COMMUNICATION ENVOYÉE PAR ROGER MARTEL, LE 20 NOVEMBRE 2012, À M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS :

Lévis, le 20 novembre 2012

Monsieur René Bégin, président

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Centre financier Les Galeries Chagnon

1200, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 6Y8

Monsieur le président,

Monsieur Clément Samson n’étant plus le président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, le temps est venu, pour cette dernière, de s’excuser auprès des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et de chacune des personnes qui formaient le conseil d’administration de cette dernière aux alentours du dernier trimestre de 2006 et du premier trimestre de 2007. Comme je n’ai pas le pouvoir de prendre la parole au nom de la SHRL et de son conseil d’administration, je ne parlerai ici qu’en mon nom.

 

En 2006 et 2007, j’étais l’un des administrateurs de la SHRL. À cette époque, M. Clément Samson, alors président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, a réagi à un article du numéro 104 (Hiver 2007) de la revue de la SHRL dans lequel des réserves très importantes étaient émises au sujet de la Fresque Desjardins de Lévis (l’article soutenait entre autres que le Mouvement Desjardins et Alphonse Desjardins étaient trop présents dans la Fresque). M. Clément Samson, dans sa lettre, qui m’a stupéfié et qui a semblé stupéfier tous ceux qui la découvraient en même temps que moi, mentionne que la Caisse populaire Desjardins de Lévis apporte une contribution financière importante au milieu lévisien pour favoriser la diffusion des connaissances sur l’histoire locale; il ajoute – et là, il commet une faute, il ajoute ne pas comprendre que la SHRL critique la Caisse populaire Desjardins de Lévis.

 

M. Clément Samson avait le droit de ne pas aimer l’article dont il n’a pas pu s’empêcher de parler à la SHRL, mais rien ne l’autorisait à écrire à la SHRL elle-même qu’il ne comprenait pas qu’elle l’ait publié dans sa revue, La Seigneurie de Lauzon, et ce, même si la Caisse populaire Desjardins de Lévis était le commanditaire le plus important de cette revue. M. Clément Samson aurait dû savoir que son intervention pouvait être perçue comme un avertissement sévère du… commanditaire.

 

La SHRL avait-t-elle abusé de sa liberté d’expression? Absolument pas! La SHRL avait et a toujours le droit d’exprimer son opinion sur la Fresque Desjardins de Lévis comme le journal Le Soleil a le droit de publier un compte rendu de lecture comme celui dans lequel le chroniqueur Didier Fessou écrit qu’ « Alphonse Desjardins était affreusement dépensier », qu’ « Alphonse Desjardins était ambitieux, voire carriériste », qu’ « Alphonse Desjardins n’était pas hostile au « bon » patronage », qu’ « Alphonse Desjardins s’opposait catégoriquement au droit de votre des femmes » et, enfin, qu’ « Alphonse Desjardins utilisait du papier à en-tête de la Chambre des communes dans ses relations épistolaires », que, pour cette raison, « ses correspondants européens croyaient avoir affaire à un parlementaire » et que, « Évitant de la dissiper, il (Alphonse Desjardins) sut tirer partie de cette… méprise », tous des passages dommageables à la réputation du cofondateur de la Caisse populaire de Lévis et qui, pourtant, n’ont probablement pas poussé un personnage important du Mouvement Desjardins à protester auprès du journal Le Soleil (il aurait été bizarre qu’on blâme M. Fessou étant donné que ce dernier recensait une biographie d’Alphonse Desjardins écrite par un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse-Desjardins, créée par le Mouvement Desjardins).

Maintenant que Maître Clément Samson a quitté la présidence de la Caisse populaire Desjardins de Lévis pour aller jouer le rôle de juge à la Cour supérieure du Québec, je compte sur le nouveau président, vous, M. René Bégin, pour faire savoir que la Caisse populaire Desjardins de Lévis regrette l’intervention de M. Clément Samson et présente ses excuses à l’ensemble des membres de la SHRL, aux autres administrateurs de la SHRL directement concernés et au signataire de la présente.

 

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel

 

Lévis

 

P.-S. Cette lettre sera publiée dans le web. Je rendrai votre réponse publique, si vous voulez bien me répondre.

 

 

COMMUNICATION ENVOYÉE LE 26 NOVEMBRE 2012 PAR M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS, À M. ROGER MARTEL :

Desjardins

Caisse populaire de Lévis

 

Monsieur Roger Martel

Lévis

 

Objet : Réponse à votre courriel du 20 novembre 2012

 

Monsieur,

 

Nous avons bien reçu votre courriel du 20 novembre dernier dans lequel vous demandez des excuses de la part de la Caisse populaire Desjardins de Lévis concernant un article publié dans la revue de la Société d’histoire régionale Lévis (SHRL) et rédigé par notre président de l’époque, M. Clément Samson.

 

Dans un premier temps, j’aimerais préciser, au nom du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, que l’événement dont il est question dans votre requête remonte à cinq ans et que, conséquemment, nous pensions que le sujet était clos.

 

Vous comprendrez sans doute notre surprise de recevoir à nouveau une communication au sujet d’un incident dont la nature réside dans une interprétation bien personnelle des faits.Nous jugeons que, dans cette affaire, les allégations « d’avertissement » que vous émettez à l’égard de l’article composé par M. Samson ne sont nullement fondées et, par conséquent, ne requièrent aucune justification de notre part.

 

Nous sommes également surpris que vous réclamiez des excuses pour les dirigeants de la SHRL qui ne vous ont pas officiellement mandaté pour le faire et qui ne semblent aucunement informés de vos démarches.

 

Pour conclure, vous comprendrez sans doute que nous ne pouvons tolérer des allégations publiques basées sur des perceptions et ayant pour conséquence de mettre en doute l’intégrité des dirigeants de la Caisse ou de son personne, ainsi que l’action démocratique de notre organisation.

 

En souhaitant que cette réponse puisse clore, une fois pour toutes, ce dossier, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

René Bégin,

président

COMMUNICATION ENVOYÉE PAR ROGER MARTEL, LE 30 JANVIER 2013, À M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS :

Lévis, le 30 janvier 2013

Monsieur René Bégin, président

Caisse populaire Desjardins de Lévis, Lévis

Monsieur,

Je réponds à votre lettre datée du 26 novembre 2012.

 

Dans la communication que je vous ai envoyée le 20 novembre 2012, je vous parle d’une LETTRE écrite par la personne à laquelle vous avez succédé à la présidence de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, M. Clément Samson; cette lettre était destinée à la Société d’histoire régionale de Lévis. Dans le premier paragraphe de votre lettre, Monsieur Bégin, vous écrivez que la démarche que j’ai faite auprès de vous et de la Caisse populaire Desjardins de Lévis « [concerne] un ARTICLE publié dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) en 2007 et rédigé par notre président de l’époque, M. Clément Samson ». L’article publié en 2007 dont vous parlez, Monsieur Bégin, N’EXISTE PAS. Dans ma communication du 20 novembre 2012, c’est bien d’une LETTRE dont il est question, une lettre qui n’a pas été rendue publique; je vous ai en effet écrit ceci : «  M. Clément Samson, DANS SA LETTRE, qui m’a stupéfié… ». Il y a une différence entre un article paru dans la revue de la SHRL et une lettre adressée au conseil d’administration de la SHRL : l’article peut être lu par tous les membres de l’organisation, la lettre n’est destinée qu’aux yeux d’un petit nombre de personnes de l’organisation. Est-ce bien la lettre dont je vous ai parlé que vous avez lue avant de me répondre ? Je vais continuer ce message en supposant que votre réponse serait oui.

 

Vous m’avez écrit, Monsieur Bégin, que ma communication du 20 novembre 2012 avait trait à « un incident dont la nature réside dans une interprétation bien personnelle des faits ». Ce que vous écrivez ne signifie pas, bien sûr, que d’autres personnes ne pourraient pas avoir la même interprétation que moi, ni que votre interprétation n’est pas moins personnelle que la mienne. QUE DIRIEZ-VOUS SI NOUS DONNIONS AUX LÉVISIENS (AU MOINS AUX MEMBRES DE LA SHRL) LA POSSIBILITÉ DE FAIRE SUR EUX-MÊMES L’EXPÉRIENCE DE LA LECTURE DE LA LETTRE DE M. CLÉMENT SAMSON ? JE SERAIS HEUREUX QUE L’ON PERMETTE À TOUS LES MEMBRES DE LA SHRL DE FORGER LEUR OPINION SUR LA LETTRE DE M. CLÉMENT SAMSON. Naturellement, je ne m’objecte pas à ce que ma réaction à cette lettre soit portée à la connaissance de tous les membres de la SHRL. Je vais envoyer une copie de la présente au président de la SHRL, qui est M. Vincent Couture (aux dernières nouvelles), et à M. Clément Samson pour qu’ils sachent que je souhaite que la lettre de M. Clément Samson et ma réaction à cette lettre soient rendues publiques et pour les inviter à faire ce qu’il faut, de leur côté, pour qu’elles le soient. Pour votre part, Monsieur Bégin, vous pourriez inciter M. Clément Samson et la SHRL à agir pour rendre possible la mise en œuvre de mon idée.

 

Un mot sur d’autres points de votre lettre, Monsieur Bégin. – Vous dites que la question que je soulève est vieille; je réponds : le temps ne fait rien à l’affaire. Vous dites que personne ne m’a mandaté pour vous écrire; je réponds : tout au début de ma communication du 20 novembre 2012, je vous dis que je ne parle qu’en mon nom. Vous écrivez que vous êtes « surpris que [je réclame] des excuses pour les dirigeants de la SHRL »; je réponds : quand la lettre de M. Clément Samson a été reçue par la SHRL, j’étais l’un des dirigeants de la SHRL.

 

J’agis dans l’espoir de faire progresser la société, avec mes faibles moyens, comme tous les êtres humains devraient vouloir tout le temps viser le progrès de la société (sans toujours y parvenir, à cause de leurs défauts, faiblesses ou manques). Il serait merveilleux que la question que j’ai soulevée nous fasse grandir tous les deux et fasse grandir les autres personnes concernées.

 

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel

Lévis

 

P.-S. Cette communication sera rendue publique, votre réponse aussi si vous voulez bien en offrir une.

 

Des excuses demandées à la Caisse populaire Desjardins de Lévis

Lévis, le 20 novembre 2012

Monsieur René Bégin, président

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Centre financier Les Galeries Chagnon

1200, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 6Y8

Monsieur le président,

Monsieur Clément Samson n’étant plus le président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, le temps est venu, pour cette dernière, de s’excuser auprès des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et de chacune des personnes qui formaient le conseil d’administration de cette dernière aux alentours du dernier trimestre de 2006 et du premier trimestre de 2007. Comme je n’ai pas le pouvoir de prendre la parole au nom de la SHRL et de son conseil d’administration, je ne parlerai ici qu’en mon nom.

En 2006 et 2007, j’étais l’un des administrateurs de la SHRL. À cette époque, M. Clément Samson, alors président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, a réagi à un article du numéro 104 (Hiver 2007) de la revue de la SHRL dans lequel des réserves très importantes étaient émises au sujet de la Fresque Desjardins de Lévis (l’article soutenait entre autres que le Mouvement Desjardins et Alphonse Desjardins étaient trop présents dans la Fresque). M. Clément Samson, dans sa lettre, qui m’a stupéfié et qui a semblé stupéfier tous ceux qui la découvraient en même temps que moi, mentionne que la Caisse populaire Desjardins de Lévis apporte une contribution financière importante au milieu lévisien pour favoriser la diffusion des connaissances sur l’histoire locale; il ajoute – et là, il commet une faute, il ajoute ne pas comprendre que la SHRL critique la Caisse populaire Desjardins de Lévis.

M. Clément Samson avait le droit de ne pas aimer l’article dont il n’a pas pu s’empêcher de parler à la SHRL, mais rien ne l’autorisait à écrire à la SHRL elle-même qu’il ne comprenait pas qu’elle l’ait publié dans sa revue, La Seigneurie de Lauzon, et ce, même si la Caisse populaire Desjardins de Lévis était le commanditaire le plus important de cette revue. M. Clément Samson aurait dû savoir que son intervention pouvait être perçue comme un avertissement sévère du… commanditaire.

La SHRL avait-t-elle abusé de sa liberté d’expression? Absolument pas! La SHRL avait et a toujours le droit d’exprimer son opinion sur la Fresque Desjardins de Lévis comme le journal Le Soleil a le droit de publier un compte rendu de lecture comme celui dans lequel le chroniqueur Didier Fessou écrit qu’ « Alphonse Desjardins était affreusement dépensier », qu’ « Alphonse Desjardins était ambitieux, voire carriériste », qu’ « Alphonse Desjardins n’était pas hostile au « bon » patronage », qu’ « Alphonse Desjardins s’opposait catégoriquement au droit de votre des femmes » et, enfin, qu’ « Alphonse Desjardins utilisait du papier à en-tête de la Chambre des communes dans ses relations épistolaires », que, pour cette raison, « ses correspondants européens croyaient avoir affaire à un parlementaire » et que, « Évitant de la dissiper, il (Alphonse Desjardins) sut tirer partie de cette… méprise », tous des passages dommageables à la réputation du cofondateur de la Caisse populaire de Lévis et qui, pourtant, n’ont probablement pas poussé un personnage important du Mouvement Desjardins à protester auprès du journal Le Soleil (il aurait été bizarre qu’on blâme M. Fessou étant donné que ce dernier recensait une biographie d’Alphonse Desjardins écrite par un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse-Desjardins, créée par le Mouvement Desjardins).

Maintenant que Maître Clément Samson a quitté la présidence de la Caisse populaire Desjardins de Lévis pour aller jouer le rôle de juge à la Cour supérieure du Québec, je compte sur le nouveau président, vous, M. René Bégin, pour faire savoir que la Caisse populaire Desjardins de Lévis regrette l’intervention de M. Clément Samson et présente ses excuses à l’ensemble des membres de la SHRL, aux autres administrateurs de la SHRL directement concernés et au signataire de la présente.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Lévis (Québec)

P.-S. Cette lettre sera publiée dans le web. Je rendrai votre réponse publique, si vous voulez bien me répondre.

 

VIENNE LE MOUVEMENT DE REFONDATION ET DE MORALISATION DU MOUVEMENT DESJARDINS !