LES OPPOSANTS À DES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT, DE PLUS EN PLUS SOUVENT STIGMATISÉS COMME «ANTIGOUVERNEMENTAUX»

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 29 octobre 2013

Les militants des droits de l’homme qui s’opposent à de vastes projets de développement sont de plus en plus considérés comme étant « antigouvernementaux » ou « ennemis d’État », a mis en garde mardi une experte indépendante des Nations Unies.

Les individus qui cherchent à aider les communautés directement impactées par des projets de construction de centrales hydroélectriques, de barrages et de voie routières sont en effet souvent « harcelés, stigmatisés et criminalisés pour avoir fait leur travail », dénonce la Rapporteuse spéciale sur les défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, dans son dernier rapport à l’Assemblée générale, qu’elle a présenté hier.

Ces militants sont également en butte à des menaces, y compris de mort et des agressions physiques. « Mais plutôt que de s’opposer au développement, ils jouent un rôle important dans sa promotion », a déclaré Mme Sekaggya.

« Il est essentiel que les communautés et ceux qui défendent leurs droits soient en mesure de participer activement, librement et de façon significative, à l’évaluation, l’analyse, la conception, la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation des projets de développement qui les concernent. »

Mme Sekaggya a appelé à une approche fondée sur les droits de l’homme qui inclurait les principes d’égalité et de non-discrimination, de participation, de protection, de transparence et de reddition de comptes, et les moyens de saisir des voies juridiques.

La participation, ainsi que l’accès à des informations relatives aux projets de développement, peuvent contribuer de manière significative à désamorcer les tensions, a plaidé la Rapporteuse spéciale.

En revanche, un manque de transparence pourrait non seulement accroître la vulnérabilité des militants et des communautés touchées, mais aussi remettre gravement en question la crédibilité et la légitimité de l’État et la participation du secteur privé à ces projets.

« Les États ont l’obligation de protéger ceux qui revendiquent leur droit légitime à participer au processus de décision et d’exprimer leur opposition aux projets de développement à grande échelle », souligne-t-elle. « Il est crucial que le signalement des violations des droits de l’homme puisse se faire en toute sécurité. »

Glanures, 19 novembre 2011

DIGNITÉ HUMAINE – Un message de 1938

« Appel aux vivants

« Voici vingt-cinq siècles que des hommes ont aperçu clairement que la dignité humaine était la seule valeur authentique, et nous en sommes encore, au sein de cette civilisation qui n’existe qu’en se nourrissant de cette certitude morale, à la voir piétinée chaque jour dans la personne de millions d’hommes, de femmes, d’enfants.

« Bien plus : parce qu’une crise de croissance de la société humaine met en question quelques biens matériels, certains se sentent prêts à humilier et égorger leurs frères pour sauver les valeurs d’utilité ou d’agrément dont ils sont petit à petit devenus les esclaves.

« Ami, Amie : si tu crois fermement qu’il vaudrait mieux que les hommes fussent au besoin un peu moins riches, mais que la dignité d’aucun ne fut jamais amoindrie ou avilie, joins-toi à nous, et forme, avec nous, la chaîne sacrée des hommes en qui la conscience morale demeure éveillée. »

Appel publié par la revue de libre pensée Homo en 1938 (reproduit dans http://www.ulb.ac.be/cal/actions/references/references.html)

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience. »

René CHAR, Fureur et Mystère (1948)

CITOYENNETÉ

« Le renouveau de la citoyenneté n’est pas un sous-produit, mais au contraire un présupposé de la démocratie, … La citoyenneté, c’est le courage, l’amour de la vérité, la conscience toujours en éveil, la liberté intérieure et la responsabilité librement assumée pour la chose publique. Autant de valeurs dont on ne pourra jamais prétendre que la mesure soit comble… »

Vaclav Havel (http://www.ulb.ac.be/cal/laiciteAZ/citoyennete.html

« In altis non deficio » : « Aux nobles causes je ne fais défaut » (Devise de la famille de Quatrebarbes ). »

Source : http://www.cvh53.fr/pdf/la_houssaye_telethon_2008.pdf

LA GRATUITÉ SCOLAIRE AU QUÉBEC

« La hausse des frais de scolarité est une mesure injuste » soutient Amir Khadir le porte-parole national de Québec solidaire []. Amir Khadir et Françoise David, expliquent comment un gouvernement de Québec solidaire mettrait en œuvre des solutions concrètes pour enrayer le sous-financement des études post-secondaires et instaurer la gratuité scolaire : l’ajout d’un palier d’imposition, une diminution de 20 % des subventions aux grandes entreprises et de vraies redevances sur les ressources naturelles du Québec font parties de ces solutions. » – Source : http://www.quebecsolidaire.net/«nous_sommes_solidaires_de_la_lutte_etudiante»_flavie_trudel_candidate_de_quebec_solidaire_joliette

CHARTE D’OCCUPY TOGETHER

  1. Adopter une discipline non-violente, peu importe la situation. Tolérance zéro pour quelconque violence, incluant la violence verbale.

  2. Il faut que le message soit unifié à travers les organismes et les personnes. Il doit y avoir une cohérence dans le message et les revendications qui sont émises, et les participants devraient les connaître et les partager.

  3. Il doit y avoir une stratégie cohérente et à long terme, pas simplement des tactiques et des actions sans liens entre elles (peu importe leur ingéniosité).

  4. Les forces de l’ordre / de police sont considérées comme des alliés potentiels au mouvement, et non pas comme des adversaires. Elles font partis du 99%.

  5. Il faut garder en tête l’auditoire élargi (national et international) lorsque le message est défini. L’objectif est de gagner les gens à la cause, pas de les aliéner.

  6. Ne répondez pas aux attaques verbales ou à la propagande hostile en utilisant le même langage que l’opposant. Une stratégie défensive ne réussit pas. Il faut plutôt recentrer le débat sur les enjeux.

  7. Il faut souligner les victoires à chaque occasion possible. C’est important pour le moral et l’enthousiasme. Il faut dissiper la colère et la rage en utilisant l’humour et l’action solidaire.

  8. Le mouvement Occupons Québec fonctionne par démocratie directe. 

http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/?q=node/5549

INTRODUIRE LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE AU SEIN DE L’ENSEMBLE DES ENTREPRISES

14-11-2011 Texte tiré de http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire–la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html

Une proposition pour introduire la responsabilité sociétale au sein de l’ensemble des entreprises:

Préambule :

Les programmes politiques de gauche se contentent soit de gérer différemment le système économique en place pour en limiter les dégâts (en jouant essentiellement sur la fiscalité), soit d’en contester radicalement la légitimité sans proposer d’alternative.

Si on veut pouvoir mobiliser les citoyens, il faut leur proposer une évolution vers un mode de fonctionnement plus équitable et qui prenne en compte la préservation de l’environnement. Le capitalisme ne le permet pas, puisque les décideurs finaux sont les co-propriétaires de l’entreprise (ou leurs représentants), les actionnaires, qui ont pour principal critère d’appréciation le retour sur investissement. Le communisme y a de son côté échoué.

L’enjeu politique primordial est donc d’inventer une organisation nouvelle où les processus de prise de décision intégreront les critères d’équité et de préservation de l’environnement. C’est bien sûr un projet qui ne pourra pas être mis en œuvre du jour au lendemain, mais tant qu’on ne lui aura pas donné un contenu on ne pourra pas en faire un projet politique, et encore moins commencer à l’engager. Or cet enjeu est quasi absent du discours politique actuel !

Constat :

L’économie de marché, en faisant disparaître les entreprises les moins performantes, conduit naturellement à la formation d’oligopoles qui dominent les principaux marchés mondiaux, et la théorie de la « destruction créatrice » est de plus en plus prise en défaut. En dehors du fait que la concurrence entre eux est largement faussée en raison de leur faible nombre, les décisions prises par les dirigeants de ces groupes de taille mondiale ont un impact de plus en plus considérable. Elles concernent souvent des millions de personnes et peuvent avoir des conséquences majeures sur l’environnement. Dans certains cas même, c’est l’ensemble de la planète et de ses habitants qui pourraient subir les conséquences de leurs choix, s’ils impliquent un risque de catastrophe écologique majeure par exemple.

Dans le système économique actuels, les seuls décideurs finaux légitimes sont les représentants des actionnaires, au nom du droit de propriété de ces derniers. Ils ont certes la contrainte de se soumettre aux lois des pays concernés par leurs projets, mais les lois, même quand elles sont bien faites et respectées, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, ne peuvent pas tout anticiper quand il s’agit de projets complexes conduits à l’échelle mondiale.

Les décisions prises au sein de ces groupes sont donc prises par des intérêts privés en fonction d’un critère principal, celui de la rentabilité (à court terme de préférence) des capitaux investis.

La question primordiale à régler pour aboutir à un fonctionnement sain de l’économie mondiale est donc la suivante : comment introduire des représentants de l’intérêt général dans la gouvernance des entreprises ?

ON LIT LA SUITE AU http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire—la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html.

CRI DU COEUR DE LA PRESSE INDÉPENDANTE!

LES JOURNAUX INDÉPENDANTS DU QUÉBEC SE REGROUPENT

Le texte suivant a été publié dans l’hebdo L’Oie blanche de Montmagny, au http://oieblanc.typepad.com/oiejour/2011/11/14-4.html

Trois-Rivières, 14 novembre 2011 – Les journaux indépendants du Québec se regroupent pour former une association afin de faire face à la convergence des grands groupes de presse et dénoncer des pratiques commerciales qui mettent en péril 160 années de journalisme hebdomadaire au Québec.

Notez que L’Oie Blanche sera impliquée de près puisque son directeur général Yannick Patelli a été nommé secrétaire de l’association de la presse indépendante du Québec.

Ce regroupement – qui représente déjà à ce jour une trentaine de journaux indépendants de partout au Québec – réagit ainsi à la guerre que se mènent actuellement deux groupes de presse importants, une guerre initiée par Quebecor Media, dont les pratiques commerciales «sur le terrain» mettent en péril la presse hebdomadaire locale.

«Avec ces pratiques commerciales déloyales, comme la vente systématique de publicités à rabais, destinées à occuper l’ensemble du territoire, ces groupes de presse ébranlent carrément la démocratie, dont l’une des assises demeure une presse vivante et diversifiée, particulièrement en région, souligne la présidente de l’Association de la presse indépendante du Québec (APIQ), Josée Pilotte. Que ce soit clair: nous ne dénonçons pas la concurrence, mais seulement des pratiques commerciales déloyales. Si les grands groupes de presse peuvent se permettre une guerre de prix, il en est tout autrement de nous de la presse indépendante, qui donnons pourtant de l’oxygène aux débats publics et participons activement à la vitalité de nos régions respectives. Nous faisons les frais d’une guerre absurde, qui se déroule bien au-dessus de nous, mais dont les conséquences pourraient s’avérer à court terme désastreuses pour tout un pan du journalisme au Québec, qui pourrait s’écrouler très bientôt.»

L’APIQ interpelle Michael Sabia et Christine St-Pierre

Rappelant que Quebecor Media est détenue et financée à hauteur de 45% par des fonds publics via la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’APIQ demande formellement à son président, Michael Sabia, de faire les représentations nécessaires auprès de ce groupe de presse afin de stopper cette hémorragie qui, selon l’Association, finira par tuer la presse hebdomadaire locale; l’APIQ considère qu’il est du devoir de M. Sabia de réagir rapidement sur la question.

De même, l’APIQ espère que Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, saura être attentive à cette problématique et prendre les actions nécessaires à sa résolution.

N’excluant aucune avenue pour mener à bien son action et ce combat qu’elle estime juste, de la tenue d’une Commission parlementaire jusqu’à la nécessité pour le gouvernement de légiférer afin de préserver la presse hebdomadaire indépendante et de rétablir un équilibre entre celle-ci et les grands groupes de presse, l’APIQ souhaite en premier lieu sensibiliser le public et ses lecteurs à cette réalité qui se doit d’être dénoncée.

Mission de l’APIQ (fondation: 9 novembre 2011, Trois-Rivières, Québec): L’APIQ représente et défend les intérêts des éditeurs indépendants et soutient toute initiative visant à promouvoir et à protéger la liberté de presse et sa diversité.

Pour informations et entrevues:

Josée Pilotte , Présidente de l’APIQ

450 227-7999

514 246-3700

Paul Brisson , Vice-président de l’APIQ

418 589-9990

418 297-5773