Avant d’aller voir le film LA CAGE : L’HISTOIRE DE LA CORRIVEAU d’Alain Vézina, apprenez que…

Avant d’aller voir le film La cage : l’histoire de la Corriveau d’Alain Vézina à l’Anglicane de Lévis ce soir, apprenez que…

Note du Passeur de la Côte écrite le 28 octobre 2016 : Le texte ci-dessous devait être publié le 27 octobre 2016.

Lévis (Québec), 27 octobre 2016

Qui a dit :

« Nous n’aurons jamais la preuve à 100 % que c’est bien elle [la « vraie cage de la Corriveau] ».

La Ville de Lévis parle aujourd’hui, dans son site Internet, de la «  rigoureuse expertise ayant permis [l’] authentification » de « la cage de la Corriveau […] retrouvée [affirme la Ville] dans les réserves d’un musée américain ». Sachez, lectrice ou lecteur, qu’à la fin de la prétendue expertise rigoureuse, deux membres du comité d’examen de l’objet trouvé aux États-Unis ont fait savoir ne qu’ils n’avaient pas acquis la certitude que ledit objet est vraiment la structure ayant servi à montrer à la population le cadavre de M.-J. Corriveau; il s’agit de la conservatrice Sylvie Toupin, qui travaille pour les Musées de la civilisation, et de l’historienne Catherine Ferland. Madame Toupin a dit :

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Madame Toupin emploie le conditionnel : « ce SERAIT effectivement le gibet qui… ». Elle n’est pas certaine.

Madame Ferland, pour sa part, a déclaré à ICI Radio-Canada :

 

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COMME MADAME TOUPIN, L’HISTORIENNE FERLAND N’A PAS LA CERTITUDE QUE L’OBJET AMÉRICAIN EST LA « VRAIE CAGE » : c’est « presque certain », dit-elle. Elle n’est pas certaine.

Pourquoi la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation, la Société d’histoire régionale de Lévis [que les élus municipaux de Lévis et les dirigeants de la Caisse Desjardins de Lévis nourrissent d’argent, qui n’est pas le leur] s’entêtent-ils à dire et à écrire que l’objet américain EST la « vraie cage »? Pour trouver une réponse plausible, il semble qu’il faille chercher non pas « la femme » (laissons-la un peu tranquille, en ces temps où le sujet de discussion le plus répandu au Québec semble être la « culture du viol »), mais la « belle argent », l’argent qu’il y a dans les poches des touristes, et les subventions gouvernementales. À ce sujet, lisons ce qu’écrivait Évelyne Fortier en 2013 dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis :

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La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128, Printemps 2013, p. 13

« La Corriveau, écrit celle qui était alors (est peut-être encore) une employée du Mouvement Desjardins, POURRAIT NON SEULEMENT ENTRAÎNER UN POSSIBLE AVANCEMENT DU PROJET [CRÉATION D’UN CENTRE D’ARCHIVES-MUSÉE], MAIS AUSSI PERMETTRE DE FAIRE DE CE MUSÉE RÉGIONAL UN ATTRAIT MAJEUR DE LA VILLE DE LÉVIS. CELA AIDERAIT GRANDEMENT LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET TOURISTIQUE. EN EFFET, UNE TELLE EXPOSITION AUGMENTERAIT CERTAINEMENT LE NOMBRE DE VISITEURS À LÉVIS… ». Ça créerait aussi des emplois pour les historiens, les archivistes, les guides touristiques…

Utiliser une structure métallique dont on n’a pas la certitude qu’elle est un artefact authentique (c’est-à-dire la « vraie cage de la Corriveau ») pour appâter les touristes, pour les attirer avec leur argent… Est-ce que c’est là un projet moral? Craindrait-on de ne pas attirer beaucoup de touristes si on leur disait franchement et clairement que l’on n’est pas certain que la « cage » trouvée aux USA est l’objet dans lequel le cadavre de la criminelle Corriveau a été exposé ?

Certains semblent s’être dit : « N’attendons pas de savoir si la nouvelle est exacte avant de la crier sur tous les toits ».

En 2013, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musées de la civilisation n’avaient pas encore créé le comité chargé de déterminer si la « cage » trouvée aux États-Unis était bien celle dans laquelle le cadavre de M.-J. Corriveau avait été montré à la population (le comité sera créé des mois plus tard); ça n’a pas empêché Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL, ça n’a pas empêché un ancien historien de l’entreprise Mouvement Desjardins et ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis (Claude Genest, à qui Desjardins a confié un autre poste depuis), ça n’a pas empêché d’autres dirigeants de la SHRL de déclarer qu’ils étaient CERTAINS que la « cage » trouvée aux États-Unis est la « vraie Cage »! Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir!

Dans le numéro 128 (PRINTEMPS 2013) de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier a écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. ON PENSAIT CETTE CAGE PERDUE DANS UN INCENDIE IL Y A PLUSIEURS ANNÉES. C’EST ALORS QUE, EN DÉCEMBRE 2011, CLAUDIA MENDEZ, VICE-PRÉSIDENTE DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS (SHRL), AVEC L’AIDE DES ADMINISTRATEURS, A RETROUVÉ SA TRACE AU PEABODY ESSEX MUSEUM, À SALEM AU MASSACHUSETTS. DEPUIS, LA SHRL A PRIS CERTAINES MESURES POUR ENCLENCHER LE PROCESSUS DE RAPATRIEMENT DE CET ARTEFACT. »

Le drôle de « comité scientifique » créé par le Musée de la civilisation de Québec et la Société d’histoire régionale de Lévis

En décembre 2015, j’ai envoyé un courriel à M. Stéphan La Roche, directeur général des Musées de la civilisation; en voici un extrait :

« Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de madame Claudia Mendez Ishii et de monsieur Claude Genest, entre autres, qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a fait cette affirmation à plusieurs reprises avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage »? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur? »

Le directeur général des Musées de la civilisation n’a pas essayé de m’éclairer.

Il est utile d’ajouter qu’en octobre 2013 les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (qui depuis des mois et des mois affirmait avoir trouvé la « vraie cage de la Corriveau » sans pouvoir le prouver) se sont retrouvés côte à côte et main dans la main au Musée de la civilisation pour ce qu’ils ont appelé le :

 

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Source : Internet

« La « cage de la Corriveau », la vraie ou une fausse, ce n’est peut-être pas assez pour attirer les touristes », ont peut-être pensé certaines personnes. « Trouvons un autre appât! »

On peut imaginer que c’est pour attirer des touristes à Lévis que la Ville de Lévis et la Société d’histoire régionale de Lévis ont décidé de distribuer un dépliant dans lequel ils osent faire une affirmation qui ne repose sur rien, ils osent dire que des miracles ont eu lieu à Lévis, en 1893, à la chapelle Sainte-Anne (le Vatican n’a jamais reconnu que des miracles se sont produits à Lévis à l’ancienne chapelle Sainte-Anne). La Société d’histoire régionale de Lévis et la Ville de Lévis ont même trouvé la force d’âme nécessaire pour laisser clairement entendre, dans leur dépliant, que le ministère de la Culture et des Communications du Québec joignait sa voix aux leurs. Informé de la chose, LE MINISTÈRE EST INTERVENU AUPRÈS DE LA VILLE DE LÉVIS; RÉSULTAT : LA VILLE S’EST ENGAGÉE À NE PLUS DISTRIBUER LE DÉPLIANT MENSONGER.

MARIE-JOSEPHTE CORRIVEAU EST-ELLE UNE LÉVISIENNE OU UNE VALLIEROISE ?

Marie-Josephte Corriveau, qui n’a peut-être jamais mis les pieds à Lévis, est née et a vécu à Saint-Vallier-de-Bellechasse; c’est à Saint-Vallier qu’elle s’est mariée et qu’elle a mis au monde ses enfants; c’est à Saint-Vallier qu’elle a commis son « crime réel » (ce mot est de l’ethnologue Luc Lacourcière) et que se seraient produits ses « crimes fictifs » (dit encore Lacourcière); ses deux procès se sont déroulés à Québec; c’est à Québec qu’elle a avoué avoir tué son mari; c’est à Québec qu’elle a été pendue. Pourquoi la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) prétend-elle que la « cage de la Corriveau » a marqué l’histoire de Lévis (voir ci-dessous un texte de la SHRL)? Pourquoi la « cage »  « [appartiendrait-elle] à la Rive-Sud (entendre Lévis) et [ferait-elle] encore beaucoup de sens dans cette communauté », selon Mme Évelyne Fortier (voir ci-dessous un texte de la SHRL)? Parce que, uniquement parce que son cadavre a été exposé à Pointe-Lévy? C’est mince, bien mince, trop mince; les affirmations de la SHRL ne tiennent pas debout. Si la SHRL attache autant d’importance à la « cage », c’est, on l’aura deviné, pour qu’elle soit « transplantée » à Lévis, gardée à Lévis et attire à Lévis des touristes et leur argent. S’il y a une municipalité qui peut exiger qu’on lui confie la « cage », c’est Saint-Vallier, bien sûr : « On ne peut évoquer Saint-Vallier sans songer au personnage de La Corriveau qui habitait à cet endroit » écrit la Commission de toponymie du Québec (http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/Fiche.aspx?no_seq=281295).

 

UN MESSAGE TRÈS-TRÈS-TRÈS CLAIR DES MUSÉES DE LA CIVILISATION

En février 2014, le Musée de la civilisation a écrit:

« NOUS N’AURONS JAMAIS A PREUVE À 100 % QUE C’EST BIEN ELLE [LA « VRAIE CAGE »]

CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES

COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN

(CONTENUS DANS LE SANG, LA PEAU OU DANS LES CHEVEUX) ».

 

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Pour terminer, je signale que le réalisateur du film La cage : l’histoire de la Corriveau, M. Alain Vézina, a réussi à autofinancer la production de son documentaire. Je comprends qu’il n’a pas eu besoin d’emprunter de l’argent à la Banque Royale du Canada, à une Caisse Desjardins ou à Séraphin Poudrier. C’est une information réjouissante. Mais que vaut son film?

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

* Le printemps dernier j’ai soumis à l’ombudsman du Mouvent Desjardins une plainte contre la Caisse Desjardins de Lévis; l’ombudsman n’a m’a pas répondu; quelques mois plus tard, je lui ai écrit de nouveau; j’attends encore sa réponse. J’ai ensuite répété au président de l’entreprise Mouvement Desjardins, M. Guy Cormier, ce que j’avais écrit à son ombudsman; M. Cormier se montre aussi peu bavard que son ombudsman.

 

SUPPLÉMENT

Texte de la SHRL – 1

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Vincent Couture, Rapport du président du conseil d’administration [de la SHRL] pour l’année 2013, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 132 (2014)

Texte de la SHRL – 2

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 14.

 

Texte de la SHRL – 3

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 15.

 

Texte de la SHRL – 4

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Evelyne Fortier, La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (printemps 2013), p. 15.

 

Texte de la SHRL – 5

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Document de 2013 vu dans le site Internet de la Société d’histoire régionale de Lévis, présidée aujourd’hui par M. Vincent Couture, archiviste.

Texte publié dans le site Internet de la Ville de Lévis – 6

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« Rigoureuse expertise », affirme la Ville de Lévis.

« Rigoureuse expertise » avec plein de gens qui manquent de rigueur intellectuelle…

Courriel des Musées de la civilisation de Québec daté du 3 février 2014 – 7

 

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FIN

Un comité au Musée de la civilisation de Québec. Le secrétaire savait-il écrire?

Lévis, 13 mai 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B, Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Le 21 février 2016, je vous ai écrit ceci :

 

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées

de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça)

a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des

commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou

Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les

Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux,

pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas

partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur La Roche; comment avez-vous fait pour savoir ce

qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du

comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris

que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les

informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du

comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne

doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

 

Malheureusement, vous ne m’avez pas répondu, Monsieur La Roche.

 

Une autre étrangeté pare d’une énième auréole de mystère le comité dit scientifique formé par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et les Musées de la civilisation à Québec pour tenter de déterminer si la « cage » trouvée par Madame Claudia Mendez Ishii est bien la structure dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montré à la population : ledit comité, qui n’a pas établi le compte rendu officiel et écrit des délibérations d’aucune des trois réunions qu’il est censé avoir tenues, n’a pas rédigé non plus de rapport de mission, n’a pas soumis aux Musées de la civilisation, aux membres de la SHRL, aux citoyennes et citoyens de Lévis et du reste du Québec, un rapport officiel et écrit dans lequel il aurait rendu compte du résultat de son travail. Monsieur La Roche, vous n’avez pas demandé au comité de vous présenter un rapport écrit et officiel dans lequel il aurait rendu rendu du résultat de son travail? Votre vie professionnelle ne vous a-t-elle pas appris que cette façon de faire n’est pas recommandable? Il s’impose, ne pensez-vous pas, Monsieur le directeur général, que vous réagissiez à mon questionnement.

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

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Image tirée du Catalogue Tupperware de 1963, diffusée par le Musée de la civilisation de la province de Québec.

Piste pour éviter d’être induit en erreur. Courte leçon que l’auteur doit à la Société d’histoire régionale de Lévis.

Autodéfense intellectuelle. La négligence de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Piste pour éviter d’être induit en erreur. Courte leçon que l’auteur doit à la Société d’histoire régionale de Lévis.

Cette leçon m’a été inspirée par une réunion publique offerte à L’Anglicane de Lévis le 11 novembre 2015 par les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Sur la scène étaient présents Mme Claudia Mendez Ishii, membre de la SHRL, et M. Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, ainsi que Mme Sylvie Toupin, conservatrice aux MCQ, et M. Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux dont les services ont été retenus par les MCQ pour expertiser un artefact.

Roger Martel

Un certain nombre de femmes et d’hommes (il est raisonnable de penser que la plupart sont de simples amateurs d’histoire) sont réunis dans une salle (L’Anglicane).

Une personne, conférencière (Mme Mendez Ishii), entretient l’auditoire d’un produit québécois qui ne devrait pas faire l’objet d’un débat, encore moins d’une controverse : la « cage de la Corriveau ». Pendant son exposé, elle dit à l’auditoire, une fois, deux fois, trois fois, que le célèbre poète et conteur lévisien Louis Fréchette, qui a été primé par l’Académie française et qui a rencontré le génial écrivain Victor Hugo, a vu la cage de la Corriveau, oui, qu’il l’a vue, la « cage » ! La plupart des auditrices et des auditeurs sont impressionnés, peut-on imaginer : « Fréchette, écrivain primé par l’Académie française, qui a causé avec Victor Hugo, a vu la cage… C’est quelque chose! Fréchette est un témoin crédible », pensent-ils, pensent-ils qu’il est légitime de penser.

L’auditoire est surtout composé d’amateurs d’histoire, je le répète. Ces personnes bien correctes ne sont pas nécessairement membres d’une société d’histoire, leur dernière lecture d’un livre d’histoire remonte peut-être à plusieurs années. Quant à la littérature québécoise, il se peut  que beaucoup ne la connaissent pas bien étant donné qu’elle n’occupe pas une grande et belle place dans les écoles, ce qui est malheureux; certes, ces personnes connaissent Fréchette, surtout si elles habitent à Lévis ou aux alentours, elles ont sans doute lu au moins quelques-uns de ses contes, peut-être La Légende d’un peuple, mais que savent-elles de sa vie? Par exemple, quand une conférencière leur dit que Louis Fréchette a vu deux fossoyeurs exhumer une « cage en fer » dans le cimetière attenant à l’église de Saint-Joseph de Lévis en 1849, à quoi vont-elles penser? Vont-elles penser, par exemple, à chercher dans leur mémoire la date de naissance de Fréchette (s’ils sont certains de l’avoir déjà su)? S’il y en a qui le font, elles doivent être peu nombreuses. La femme et l’homme, par ailleurs, sont portés à faire confiance aux conférencières et aux conférenciers, surtout quand à côté d’eux se tient un juge de la Cour supérieure du Québec (M. Clément Samson, en l’occurrence) qui les applaudira, ces conférencières et conférenciers, à leur fin de leur prestation. Oui, Fréchette a écrit, en 1885, avoir vu deux fossoyeurs exhumer une « cage en fer »; il ne dit pas quel âge il avait, mais il écrit : « En 1849, année où je suivais les exercices préparatoires à la première communion dans l’église de Saint-Joseph de Lévis… » Fréchette, né le 16 novembre 1839, n’avait peut-être pas encore dix ans le jour de l’événement qu’il décrit. Neuf ans, à peine dix ans peut-être! C’est jeune! Et le texte a été écrit environ trente-cinq ans plus tard. Fréchette avait-il une mémoire exceptionnelle? Et l’enfant Fréchette était-il un observateur exceptionnel, bien informé?

Si la conférencière avait eu la bonne idée de révéler à son auditoire quel âge Louis Fréchette avait quand il a vu, selon ses dires, la « cage », pensez-vous qu’il y aurait eu des auditrices et des auditeurs qui se seraient écrié : « Fréchette, écrivain primé par l’Académie française, a vu la cage… C’est quelque chose! Fréchette est un témoin crédible!» Je ne le pense pas.

Fréchette est-il fiable?

Dans La cage de la Corriveau, Fréchette dit, à propos de la « cage » :

« Sur le sommet de la tête, un gros crochet à base pivotante avait dû servir à suspendre ce singulier cercueil.

Car c’était bien là un cercueil, puisqu’il contenait encore quelques ossements.

Sa forme indiquait à n’en pas douter que c’était celui d’une femme, – et, si ma mémoire ne me fait pas défaut –

d’une femme assez bien tournée, ma foi. »

( La cage de la Corriveau. (1), La Lyre d’Or, 1888, p. 398-401, https://books.google.ca/books?id=XxPnAAAAMAAJ&pg=PA398&lpg=PA398&dq )

Dans Une relique, Fréchette dit, à propos de la « cage » :

« Sur le sommet de la tête, un gros crochet à base pivotante avait dû servir à suspendre ce singulier cercueil.

Car c’était bien un cercueil, à n’en pas douter, puisqu’il contenait encore quelques ossements.

Et son ensemble indiquait celui d’une femme remarquable de ses formes, si je me rappelle bien ».

( Une relique, https://books.google.ca/books?id=ST9_idOEQLMC&pg=PA82&lpg=PA82&dq=«%C2%A0 )

Le petit bonhomme de 9 ou 10 ans découvre la cage dans laquelle la dépouille d’une personne a été mise environ quatre-vint-cinq ans plus tôt et est capable de constater que cette cage a été conçue pour une femme [au fait, qu’est-ce qui prouve que la « cage » a été fabriquée pour une femme?] et que cette femme avait des formes remarquables. Pas mal pour un p’tit gars de 9 ou 10 ans…

Ici, les déclarations suivantes ne dépareront pas le présent texte :

« Fréchette ne fut pas précisément un écolier modèle » [Laurent-Olivier David (journaliste, propriétaire de journaux, auteur, avocat, fonctionnaire et homme politique), cité dans Louis Fréchette (1839-1908), Masques et fantômes, Contes, La Bibliothèque électronique du Québec, collection Littérature québécoise. Volume 74 : version 2.1, https://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Frechette-masques.pdf];

Fréchette « n’eut rien de l’élève prodige ni du fort en thème. Il fit un bon cours, qui n’eut rien de brillant. » [Henri d’Arles (pseudonyme de Henri Beaudet, prêtre, historien, essayiste et critique littéraire, lauréat de l’Académie française), cité dans Louis Fréchette (1839-1908), Masques et fantômes, Contes, La Bibliothèque électronique du Québec, collection Littérature québécoise. Volume 74 : version 2.1, https://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Frechette-masques.pdf];

Louis Fréchette était « avide de réussite et de gloire » [Michel Dassonville (docteur ès lettres, professeur), Fréchette, Éditions Fides, collection Classiques canadiens, 1965, p. 7-8];

Louis Fréchette était « dominé par son admiration pour ce qui est excessif, extraordinaire, cyclopéen » (M. Dassonville, Fréchette, Éditions Fides, collection Classiques canadiens, 1965, p. 65 ;

« l’homme de sentiment et d’imagination l’emportait (en lui) sur l’homme de principes et de volonté» (L.-O. David, Souvenirs et biographies, cité par M. Dassonville, Fréchette, p. 8).

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Sur la scène de L’Anglicane le 11 novembre 2015, de gauche à droite, M. Jérôme Morissette, Madame Claudia Mendez Ishii, Madame Sylvie Toupin et Monsieur Clément Samson.

(Photo prise par Roger Martel)

Ce n’est pas tout.

Pendant la réunion à L’Anglicane, le nom de l’abbé et naturaliste Léon Provancher a été prononcé à quelques reprises; chaque fois, c’était pour rappeler l’un de ses textes, présenté comme important pour la démarche d’authentification de la « cage de la Corriveau »; on n’a pas manqué non plus de souligner que Léon Provancher était un homme de science. Mais… Mais on a tu des choses au sujet des écrits de Provancher.

Louis Fréchette a écrit ceci : « Mais, un beau matin, on s’aperçut que la cage de la Corriveau, tenue sous clef, cependant, dans le sous-sol de la sacristie [de la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis], était de nouveau disparu. Le diable l’avait encore une fois enlevée. Mais le diable, cette fois, s’appelait P.-T. Barnum. Maintenant ceux qui visitent le Boston Museum peuvent apercevoir, dans un recoin peu fréquenté du public, une vitrine oblongue placée verticalement, où se trouve entassée en désordre, une masse de vieilles ferrailles brisées, tordues, enchevêtrées, rongées par la rouille et le feu » ( source : http://www.sylvestre.qc.ca/archives/genealogie/corriveau.htm). Léon Provancher, lui, a décrit le Boston Museum qu’il a visité dans les années 1860 (vous verrez ci-dessous que cet établissement ne l’a pas impressionné, au contraire). [Le sieur P.T Barnum mentionné par Fréchette est l’Américain qui, au dix-neuvième siècle, « par une réclame tapageuse, fondée sur des affirmations mensongères, d’invention souvent drolatique, conquiert, un demi-siècle durant, d’innombrables foules, parfois sceptiques, mais jamais déçues. Il exhibe successivement : la nourrice de George Washington, une vieille négresse aveugle et à moitié paralysée ; la sirène des îles Fidji, une tête de singe cousue sur un corps de poisson ; le général Tom Pouce « mesurant un peu plus de 0,60 mètres et ne pesant que 6,750 kilogrammes… », est-il écrit dans l’Encyclopédie Universalis (http://www.universalis.fr/encyclopedie/cirque-barnum/)].

En plus de celui de Fréchette, la Société d’histoire régionale de Lévis n’a pas manqué de faire retentir le nom de l’homme de science Provancher à quelques reprises, à L’Anglicane, le 11 novembre 2015. Curieusement, elle a oublié, et Claudia Mendez Ishii et Clément Samson ont oublié de parler de la description dévastatrice que Provancher a faite du Boston Museum à la fin des années 1860 : « De l’Athenaeum nous passons au Boston Museum, rue Trémont. Est-ce ici le Musée de la Société d’Histoire Naturelle de Boston, demandons-nous à l’imberbe qui veillait à l’entrée de ce musée? – Connais pas. – Mais cette Société a un musée, est-ce celui-ci? – Je ne connais pas cette société. – Voyant que notre homme ne pouvait pas être compté parmi les disciples de Linné ou de Buffon, nous nous dirigeons vers l’entrée, lorsqu’on nous cria : mais il faut payer 35 cts. – Nous comprenons de suite que nous n’avons pas affaire à une institution scientifique, mais bien à une association quelconque qui, pourvu qu’elle fasse de l’argent, se soucie aussi peu de servir la science en collectionnant des spécimens d’étude, que d’attirer le public en piquant sa curiosité. »

(Le dixhuitième [sic] Congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement de la science, Le Naturaliste canadien, volume 2 ) https://books.google.ca/books?id=1i0VAAAAYAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=%22naturaliste+canadien%22+Provancher+cage+Corriveau&source=bl&ots=VxWBJNhAsJ&sig=2dc8rXHJQNr9ze3qoYENelhlxeo&hl=fr&sa=X&ei=iDecVbvVKYzz-AHY0InYBw&ved=0CDUQ6AEwBA#v=onepage&q=%22naturaliste%20canadien%22%20Provancher%20cage%20Corriveau&f=false

Lectrices, lecteurs, comprenons-nous bien : la présente leçon n’a pas pour but de vous aider à induire en erreur vos semblables; elle vise à vous inciter à prendre garde : on pourrait vous induire en erreur et même abuser de votre confiance n’importe quand!

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis

Toujours à propos de P. T. Barnum :

La « cage de la Corriveau » est passée entre les mains de l’homme de cirque Phineas Taylor Barnum (1810-1891), un personnage bien connu pour ses tromperies, des tromperies si bien connues que le psychologue américain Paul Meehl (1920-2003) a utilisé son patronyme pour nommer un biais cognitif et une technique de manipulation : l‘effet Barnum (source : http://www.toupie.org/Biais/Effet_barnum.htm).

Lecture recommandée

Petit cours d’autodéfense intellectuelle

Illustrations de Charb

Auteur : Normand Baillargeon

Lux Éditeur, Montréal

http://www.luxediteur.com/autodefenseintellectuelle

Normand Baillargeon a enseigné les fondements de l’éducation à l’université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de L’ordre moins le pouvoir et de Les Chiens ont soif chez le même éditeur. Il collabore régulièrement au journal Le Couac et à la revue À bâbord!

« Cage de la Corriveau » : un chapitre sombre de l’histoire du passage de Monique F. Leroux au Mouvement Desjardins à titre de présidente et de chef de la direction?

Lettre à Madame Monique F. Leroux

Lévis, le 14 mars 2016

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins

Cité Desjardins

100, rue des Commandeurs, Lévis, G6V 7N5

Madame,

L’affaire de la « cage de la Corriveau » sera un chapitre sombre de l’histoire de votre passage au Mouvement Desjardins, comme présidente et chef de la direction, si ce dernier persiste à refuser de se prononcer sur la conduite de la Caisse Desjardins de Lévis et de certains employés d’autres éléments du Mouvement Desjardins dans l’affaire de la « cage de la Corriveau ».

Le 11 décembre 2015, j’ai envoyé un courriel au président du Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. Monsieur René Bégin. M. Bégin et la Caisse Desjardins de Lévis ne m’ont pas répondu. Voici ce courriel :

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

En mai 2015, j’ai envoyé un courriel à Mme Sylvie Larouche, membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins, ainsi qu’un courriel presque identique à M. Yves Genest, lui aussi membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins. Mme Larouche ne m’a pas répondu; M. Genest m’a envoyé cet accusé de réception : « J’accuse réception de votre correspondance. Je l’achemine aux personnes concernées dans les meilleurs délais et on vous revient rapidement ». Personne ne m’a écrit, répondu. Voici le message que j’avais transmis à Mme Larouche :

Lévis, le 29 mai 2015

Madame Sylvie Larouche

Membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins

Présidente du conseil régional Québec-Ouest et Rive-Sud

Présidente du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Augustin-de-Desmaures

Madame,

Permettez-moi de vous présenter des faits que les dirigeants du Mouvements Desjardins trouveront peut-être utile de connaître et qu’ils vérifieront très facilement et très rapidement s’ils le veulent bien.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en mai 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement médiatisées de la SHRL aux cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouve encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même, « c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis) numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître la réaction des hauts dirigeants du Mouvement Desjardins au présent exposé de faits.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je vous demanderais de bien vouloir accepter que je publie votre réponse au même endroit. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il va soi que la réaction du Mouvement Desjardins soit rendue publique : l’affaire de la « cage » de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la « cage » de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être et sera public.

Le 19 juin 2014, je vous ai envoyé un courriel, Madame Leroux. Vous ne m’avez pas répondu. Voici ce courriel :

Lévis, le 19 juin 2014

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des Caisses Desjardins

Montréal ou Lévis (Québec)

Madame,

Vous me permettrez sans doute de vous suggérer de charger l’un de vos compagnons de travail d’accomplir les tâches suivantes :

 1 – prendre connaissance des textes que j’ai publiés ces dernières semaines, et même avant, dans mon site web (lepasseurdelacote.com);

 2 – trouver parmi lesdits textes ceux dans lesquels figurent le nom Desjardins ou les noms d’employés ou d’anciens employés de Desjardins;

 3 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est avantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 4 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est désavantageux ou peut-être désavantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 5 – établir un rapport sur le résultat de l’accomplissement des tâches précédentes.

Après avoir pris connaissance du rapport, Madame, vous pourrez déterminer, si vous croyez que c’est nécessaire, si tout est sain et conforme à vos valeurs et à celles de votre entreprise chez Desjardins à Lévis.

L’exercice de contrôle que je vous propose ne peut être que bénéfique pour Desjardins.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

P.-S. Assurez-vous que les affirmations que contiennent mes textes sont fondées, exactes, pleines de bons sens. Mettez vos meilleures femmes là-dessus!

Vous ne m’avez pas répondu, Madame Leroux.


La présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, deux membres du conseil d’administration du Mouvement Desjardins et le président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis refusent de répondre aux communications que je leur transmets. Ces personnes se jugent-elles incapables de répliquer à mes communications de façon convaincante, impuissantes à contredire mes affirmations, à faire considérer comme non blâmable la conduite de la Caisse Desjardins de Lévis et de certains employés d’autres éléments du Mouvement Desjardins? Il est permis de se poser la question.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis, client d’une caisse Desjardins depuis l’âge de cinq ou six ans grâce au mouvement des caisses scolaires Desjardins toujours bien vivant au Québec

P.-S. Cette communication et votre réponse, Madame Leroux, si vous me répondez, seront publiées au lepasseurdelacote.com.

Cité Desjardins Dernier immeuble construit  20-05-2015Le dernier-né de la Cité Desjardins de la coopération, à Lévis (Québec)

Photo prise par Roger Martel le 20 mai 2015

Courriel envoyé au directeur des Musées de la civilisation, M. Stephan La Roche, le 11 mars 2016 (À propos de la « cage de la Corriveau »)

Courriel envoyé par Roger Martel au directeur des Musées de la civilisation à Québec, M. Stephan La Roche, le 11 mars 2016

Lévis, le 11 mars 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur
Musées de la civilisation à Québec
Québec
Monsieur,

Le texte ci-dessous a été publié aujourd’hui au lepasseurdelacote.com. J’aimerais savoir ce que vous en pensez.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

————————————————

On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui?

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »
II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».
Roger Martel, citoyen de Lévis

 

CL de rm a La Roche 11-03-2016_On rit aux MCQ_Corriveau_mcq_ - Version 2

 

 

On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui? (À propos de la « cage de la Corriveau »)

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »

cage corriveau entre ds collection nationale des mcq_9-11-15_3:3

II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

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Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec), 11 mars 2016

Lettre à un membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, Linda Goupil.

Lévis, le 9 mars 2016

Madame Linda Goupil

Lévis (Québec)

Madame,

Je ne m’adresse pas à vous parce que vous êtes avocate ni parce que vous avez été ministre de la Justice du Québec de décembre 1998 à mars 2001; je vous écris parce que vous êtes membre du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, selon le site web de cette dernière consulté aujourd’hui.

J’ai écrit plusieurs fois au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. René Bégin. Malheureusement, ce dernier fait peu de cas de moi, je dirais même qu’il se conduit comme si je n’existais pas (pourtant, il y a de l’argent qui m’appartient dans les coffres de sa Caisse, de l’argent que M. Bégin, comptable professionnel, ne doit pas dédaigner).

Auriez-vous la bonté de me dire, Madame, si M. René Bégin ou quelqu’un d’autre a informé les membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni, de la réception de mes communications? Auriez-vous la bonté de me dire si la teneur de toutes mes communications a été dévoilée aux membres du conseil d’administration de la Caisse, devant le conseil réuni? Auriez-vous la bonté de me dire si les membres du conseil d’administration de la Caisse ont discuté de chacune de mes communications, quand le conseil était réuni?

Serait-ce trop vous demander que d’essayer de convaincre le conseil d’administration de la Caisse de répondre aux deux dernières communications que j’ai transmises à M. René Bégin et que je reproduis ci-dessous? Vous conviendrez avec moi qu’il est inacceptable que le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis ignore mes communications, ne serait-ce que pour la raison suivante : le code d’éthique du Mouvement Desjardins prévoit certainement que les dirigeants, gestionnaires et employés ne doivent pas traiter les clients d’une manière inconvenante.

Le silence de M. Bégin, c’est aussi celui des autres membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

Recevez, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LES RÉPONSES AUXQUELLES ELLE DONNERA LIEU SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

 

Première communication

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Seconde communication

Combien de clients du Mouvement Desjardins pourront dire qu’ils ont participé au choix du prochain président du Mouvement?

Lévis, le 26 février 2016

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis, Lévis

Monsieur,

Le 19 mars 2016, le Mouvement Desjardins déterminera qui succédera à Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction. Comme le Mouvement Desjardins est une entreprise démocratique (il l’affirme), comme je suis client d’une caisse Desjardins, je pensais que j’allais avoir mon mot à dire au sujet du choix du prochain président. Malheureusement, je ne me souviens pas d’avoir reçu de Desjardins des communications m’informant de la tenue de l’élection, me présentant les candidats en lice, me décrivant le processus électoral, m’expliquant comment je pourrai voter; et aucun des trois candidats n’a communiqué avec moi pour essayer de me convaincre de voter pour lui. Aujourd’hui, je comprends pourquoi Desjardins n’a pas pensé à moi: c’est un collège électoral (256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l’Ontario) qui choisira le nouveau président (Desjardins a jugé utile de tenir la réunion à huis clos). Certains penseront peut-être que des membres du collège électoral m’ont approché pour savoir quel candidat je désire voir succéder à Leroux… Aucun ne l’a fait. N’empêche, le 19 ou le 20 mars 2016, Desjardins enverra aux médias ce message : « Monsieur X été élu à la présidence du Mouvement Desjardins par les membres du Mouvement Desjardins ». Par les membres…

Auriez-vous l’amabilité de me dire, Monsieur Bégin, quels moyens la Caisse Desjardins de Lévis a mis en œuvre pour donner à ses clients des informations sur l’élection du prochain président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, sur le processus électoral, sur la façon de voter? J’apprécierais aussi que vous m’expliquiez comment on pourra affirmer que le prochain président de Desjardins a été élu démocratiquement par les membres du Mouvement si ces derniers n’ont pas été informés adéquatement, s’ils n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans une urne, si les membres du collège électoral ayant choisi le président n’ont pas communiqué avec les clients du Mouvement Desjardins, pendant la « campagne électorale », pour savoir qui ils désirent avoir comme président.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DU DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU LEPASSEURDELACOTE.COM.