Marie de France (12e siècle), Marie-Josephte Corriveau (18e siècle), une certaine « cage de la Corriveau » (21e siècle).

Marie-de-France veuve et chevalier a

marie-de-france veuve et chevalier b

 

L’exemple de cette fable nous enseigne

quelle confiance

les morts peuvent faire aux vivants

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Lais de Marie de France

Source : http://www.bnfa.fr/livre?biblionumber=24966 vu le 22-02-2016

Traduits, présentés et annotés par Laurence Harf-Lancner. Texte édité par Karl Warnke.

Résumé

Contes d’aventures et d’amour, les lais, composés à la fin du XII ième siècle par une mystérieuse Marie, sont d’abord, comme le revendique leur auteur, des contes populaires situés dans une Bretagne ancienne et mythique. Les fées y viennent à la rencontre du mortel dont elles sont éprises ; un chevalier peut se révéler loup-garou ou revêtir l’apparence d’un oiseau pour voler jusqu’à la fenêtre de sa bien-aimée. Mais la thématique universelle du folklore est ici intégrée à un univers poétique à nul autre pareil, qui intériorise le merveilleux des contes de fées pour en faire l’émanation de l’amour.

Auteur : Marie de France Editeur scientifique : Warnke, Karl ; Harf-Lancner, Laurence Éditeur : Paris, Librairie générale française, 1990 Collection : Le Livre de poche Genre : Conte Langue : français ; d’ouvrage original, français ancien (842ca. 1400). Pays : France.

Extraits de l’introduction :

« De l’auteur des Lais, on ne sait rien, à peine son nom… »

« Dans l’épilogue de Milon, Marie livre le secret du charme qui continue d’opérer dans les Lais :

De leur amour et de leur bonheur,

les anciens ont fait un lai;

et moi, qui l’ai mis par écrit,

j’ai grand plaisir à le raconter.

Page offerte par Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Le long silence des Musées de la civilisation.

Lévis, le 23 février 2016

Les Musées de la civilisation à Québec et leur directeur général, M. Stéphan La Roche, n’on toujours pas répondu au soussigné, qui leur a écrit ceci, entre autres :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que Mme Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, Monsieur LaRoche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, Monsieur LaRoche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

(…)

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, Monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de Mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez pu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (Mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, Monsieur LaRoche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de Mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

Le conseil d’administration du Musée de la civilisation, présidée par Margaret F. Delisle, ne répond pas aux communications du soussigné.  N’a-t-il pas un code d’éthique qui lui enjoint de traiter les citoyens avec respect?

Les Musées de la civilisation à Québec n’ont-ils pas un code d’éthique qui leur enjoint de traiter les citoyens avec respect?

Roger Martel, citoyen de Lévis

Le texte suivant a été publié le 24 février 2016

Vérification faite, les administrations et les administrateurs des Musées de la civilisation, qui sont publics, sont assujettis au Règlement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics1, dont l’article premier stipule ceci :

1.  Le présent règlement a pour objet de préserver et de renforcer le lien de confiance des citoyens dans l’intégrité et l’impartialité de l’administration publique, de favoriser la transparence au sein des organismes et entreprises du gouvernement et de responsabiliser les administrations et les administrateurs publics. (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=%2F%2FM_30%2FM30R1.htm)

Les Musées de la civilisation et le conseil d’administration du Musée de la civilisation pensent-ils « préserver et (…) renforcer le lien de confiance des citoyens dans l’intégrité et l’impartialité de l’administration publique » en refusant de répondre à mes communications? Pensent-ils respecter la « règle de la transparence au sein des organismes et entreprises du gouvernement »? Pensent-ils respecter leur code de déontologie en restant muets quand je leur demande d’expliquer pourquoi ils ont accepté que la Société d’histoire régionale de Lévis (dont ils étaient les partenaires déclarés pour la réalisation d’expositions sur la « cage » de la Corriveau) dévoile la « cage de la Corriveau » au Musée de la civilisation en octobre 2013, avec la participation du Musée, elle qui affirmait catégoriquement depuis toujours, avant d’avoir vu la cage de ses yeux! avant que la cage n’ait été examinée par des experts! (quel incroyable manque de rigueur intellectuelle!) que ladite cage était la structure dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763? Les Musées de la civilisation et le conseil d’administration du Musée de la civilisation pensent-ils respecter leur code de déontologie en restant muets quand je leur demande d’expliquer comment il se fait qu’ils aient accepté que des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis qui avaient affiché plusieurs fois leur manque de rigueur aient été invités à faire partie du comité dit scientifique formé par le Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (!) pour tenter de prouver que la « cage » découverte aux « États-Unis est l’objet dans lequel s’est retrouvée la dépouille corps de Marie-Josephte Corriveau?

Roger Martel, citoyen de Lévis

  1. « Un membre du conseil d’administration est tenu de respecter les principes d’éthique et les règles de déontologie prévus par la loi, par le Règlement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics adopté en vertu de la Loi sur le ministère du Conseil exécutif et par le présent code. En cas de divergence, les principes et les règles les plus exigeants s’appliquent. (Code d’éthique et de déontologie des membres du conseil d’administration du Musée de la civilisation, article 2, Rapport annuel 2014-2015 https://www.mcq.org/documents/10706/28705/rapport_annuel_14-15.pdf/4c03b61d-d28d-4f44-8c17-dff3136ee54d)

Que les Musées de la civilisation à Québec s’expliquent ! Missive à son directeur général, Stéphan LaRoche.

Lévis, le 21 février 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B

Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 22 janvier 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

Québec

Monsieur,

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça) a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux, pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur LaRoche; comment avez-vous fait pour savoir ce qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel et votre réponse seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musées de la civilisation

Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que Mme Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, Monsieur LaRoche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, Monsieur LaRoche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, Monsieur LaRoche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par M. Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que M.-J. Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

[ Note ajoutée par Roger Martel le 19 février 2016 :

Parlant des témoignages d’experts devant les tribunaux, M. Sébastien Grenier, chercheur en psychologie à l’Université de Montréal, déclare : « C’est un peu comme une pièce de théâtre, les avocats trient les témoins selon leurs intérêts, et finalement le débat entre les experts n’est pas un débat scientifique. C’est l’expert qui parle le mieux et qui vulgarise le plus qui va [convaincre le jury].» Dans le cas du comité dit scientifique formé par les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), tous les experts appelés à émettre une opinion ont été choisis par les MCQ et la SHRL, et leurs opinions n’ont pas été confrontées avec celles d’autres experts. (M. Grenier est cité par le journaliste Jean-François Cliche : Lumière sur le «magasinage» d’experts, Le Soleil, 30 novembre 2015 à 22h25 | Mis à jour le 01 décembre 2015 à 08h00, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201511/30/01-4926486-lumiere-sur-le-magasinage-dexperts.php.) ]

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, Monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de Mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez pu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (Mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, Monsieur LaRoche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de Mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, Monsieur LaRoche :

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de Mme Claudia Mendez Ishii et de M. Claude Genest, entre autres – avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage » – qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur? Est-ce mentir que de dire que la « cage » a été dévoilée officiellement au Musée de la civilisation le 1er octobre 2013, soit avant qu’elle n’ait été expertisée, en présence de la Société d’histoire régionale de Lévis qui avait fait preuve d’un grave manque de rigueur en affirmant à plusieurs reprises avoir trouvé la « vraie » « cage de la Corriveau » et qui le 2 octobre 2013, avant que la « cage » ne soit expertisée, invitera les gens à aller au Centre de congrès et d’expositions de Lévis « pour voir la cage de la Corriveau » (cette invitation est reproduite ci-dessous), et qui associera clairement les Musées de la civilisation à son affirmation infondée dans un écrit public (cet écrit est reproduit ci-dessous), qui laissera entendre clairement que les Musées de la civilisation sont convaincus comme elle que la « cage » américaine est celle qui a servi à montrer à la population la dépouille de M.-J. Corriveau en 1763? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’accuser les Musées de la civilisation d’avoir commis une faute grave en décidant d’être l’un des partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la préparation et la présentation par la SHRL, en 2013, de deux expositions sur la « cage de la Corriveau », d’avoir commis une autre faute grave en ne protestant pas quand la SHRL les associait à son affirmation infondée?

cage Corriveau SHRL MCQ 2-10-2013

Il est honteux que la Société d’histoire régionale de Lévis ait publié le message ci-dessus le 2 octobre 2013 et que les Musées de la civilisation aient laissé faire.

Je suis sûr, Monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, Monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Me permettrez-vous d’ajouter la demande suivante, Monsieur LaRoche : auriez-vous la bonté d’expliquer aux citoyens et aux citoyennes du Québec comment il se fait que dans la liste des membres du comité de la cage de la Corriveau qui m’a été remise le 20 janvier dernier par Mme Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe du Secrétariat général des Musées de la civilisation, figurent les noms de trois membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et que, selon une autre liste, il y avait cinq membres de la SHRL (cinq sur neuf) au sein du comité de la cage de la Corriveau (les trois susmentionnés plus le président de la SHRL,Vincent Couture, et France Desjardins)? Quelle liste est la bonne? La composition du comité a-t-elle été modifiée en cours de route? Si elle a été modifiée en cours de route, combien de fois l’a-t-elle été? Qui sont les personnes qui ont fait partie du comité à un moment ou l’autre de son existence? Pourquoi des personnes ont-elles cessé d’être membres du comité?

Pour terminer, Monsieur, je vous rappelle ce qu’ont dit les Musées de la civilisation, par l’entremise de leur service des relations avec la presse : « nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c'[l’objet trouvé par la SHRL] est bien elle [la structure dans laquelle la dépouille de M.-J. Corriveau a été montrée à la population] car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau ou dans les cheveux) ».

Corriveau cage_Jamais la preuve_mcq Dufour_03-02-2014_v2

Roger Martel, citoyen de Lévis.

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 d’une organisation qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité.

Note Une copie de la présente communication sera envoyée notamment à Mme Hélène David, ministre de la culture et des Communications et ministre responsable des Musés de la civilisation, à Mme Margaret F. Delisle, présidente du conseil d’administration du Musée de la civilisation, à M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

P.-S. CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

La rumeur concernant le Passeur de la Côte et Monsieur Claude Genest…

 

Lévis, 14 février 2016,

jour de la Saint-Valentin

La rumeur selon laquelle j’unirais mes mains à celles de Monsieur Claude Genest pour écrire une adaptation lévisienne de la « Cage aux folles » n’est pas fondée quoiqu’en dise M. Genest.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

 

 

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

« Cage de la Corriveau » : deux membres du comité dit scientique contredisent les Musées de la civilisation.

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général
Musées de la civilisation
Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que madame Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, monsieur La Roche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, monsieur La Roche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, monsieur La Roche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par monsieur Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que madame Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez lu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, monsieur la Roche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, monsieur La Roche.

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de madame Claudia Mendez Ishii et de monsieur Claude Genest, entre autres, qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a fait cette affirmation à plusieurs reprises avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage »? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur?

Je suis sûr, monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Demande d’accès à des documents des Musées de la civilisation relatifs à l’affaire de la « cage de la Corriveau ».

Lévis, le 1er décembre 2015

Madame Sylviane Morrier

Affaires juridiques

Les Musées de la civilisation

16, rue de la Barricade

Québec, G1K 7A6

Madame,

Le 13 novembre 2015, la directrice des Communications des Musées de la civilisation à Québec (MCQ), Madame Geneviève De Blois, a refusé, sans me donner les raisons de son refus, de me permettre de prendre connaissance a) des documents relatifs à la création et au travail du comité formé par les MCQ et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de l’objet appelé communément « cage de la Corriveau », b) des documents créés par ou pour ledit comité.

Je vous demande de me permettre de prendre connaissance des documents relatifs à la création et au travail du comité formé par les MCQ et la SHRL pour s’occuper de l’expertise de l’objet appelé communément « cage de la Corriveau », ainsi qu’aux documents créés par ou pour ledit comité ou soumis audit comité.

Je vous prie de croire, Madame, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

6364, rue Fraser, Lévis (Québec), G6V 3S3




LEPASSEURDELACOTE.COM 

P.-S. Pour formuler une plainte, à qui le citoyen insatisfait des Musées de la civilisation doit-il s’adresser? J’ai écrit deux fois à la présidente du conseil d’administration, Madame Margaret Delisle; elle ne m’a pas répondu.

Cette communication et votre réponse seront publiées au lepasseurdelacote.com.

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( Le texte ci-dessous n’a pas été transmis aux Affaires juridiques des Musées de la civilisation. )

Au moins deux membres du comité dit scientifique  formé par les MUSÉES DE LA CIVILISATION et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise la « cage de la Corriveau » n’ont pas acquis la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le CONDITIONNEL dans leurs déclarations publiées dans le site Web de  Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2

Corriveau_Ferland_3 expertises_R-Canada 2:2 v2 9 nov15

Curieusement, les MUSÉES DE LA CIVILISATION et leur directeur général, Monsieur Stéphan La Roche, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée (et désirée par certains) a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard dans Internet par la SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS est incontestablement la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été exhibée.

Pour terminer, il est bon de souligner que plus de la motié des membres du comité dit scientifique sont membres de la SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS. 

Il est bon de dire aussi que la Société d’histoire régionale de Lévis a déclaré à la population, à plusieurs reprises, que la « cage » trouvée par elle est inconstestablement celle qui a reçu la dépouille de M.-J. Corriveau, et qu’elle a commencé à faire ces déclaration AVANT qu’elle ait vue la « cage » aux États-Unis, et LONGTEMPS AVANT que le comité dit scientifique ne soit créé. C’est dire à quel point ces personnes ignorent ce qu’est la rigueur intellectuelle (Madame et Monsieur  tout le monde sont en droit de se demander comment il se fait que certaines d’entre elles soient devenues membres du « comité scientifique »).

( J’invite les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis à répliquer au texte ci-dessus. Je passerai leur message. )

Roger Martel, le Passeur de la Côte, citoyen de Lévis (Québec)