Cage de la Corriveau : Que le directeur général des Musées de la civilisation corrrigent les médias qui trompent leurs lecteurs.

COURRIEL ENVOYÉ LE 30 OCTOBRE 2015 À M. STÉPHAN LA ROCHE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES MUSÉES DE LA CIVILISATION À QUÉBEC.

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Lévis, le 30 octobre 2015

Monsieur Stéphan La Roche

Musées de la civilisation

Québec

Monsieur,

Le document que les Musées de la civilisation ont diffusé le 26 octobre 2015 et que Le Devoir a reproduit en partie dans son édition du 27 octobre 2015 (page B8) a été mal compris par Le Devoir, par Le Soleil et, peut-être, par d’autres médias.

Dans Le Soleil, quotidien de Québec, un journaliste non identifié a écrit: « La cage de fer confiée il y a deux ans à l’expertise des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis est bel et bien celle ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en 1763 » (édition du 28 octobre 2015, page 36). Le Devoir, quotidien de Montréal, a titré : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée » (édition du 27 octobre 2015, une).

Dans leur document susmentionné, les Musées font plutôt savoir qu’ils n’ont pas la certitude que la « cage », après le « long et rigoureux processus de recherche » auquel ils l’ont soumise, est la structure qui a servi à montrer la criminelle à la population en 1763. Permettez-moi de vous rappeler le passage du document des Musées reproduit par les journalistes Isabelle Porter et Dave Noël dans Le Devoir : « Les résultats de ce long et rigoureux processus de recherche convergent tous vers la même conclusion : l’objet en question [la « cage de la Corriveau »] serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 ». Serait, est-il écrit, serait, pas est !

Si j’étais à votre place, Monsieur La Roche, je demanderais immédiatement aux médias qui se sont trompés (et qui ont induit en erreur leurs lecteurs) de publier rapidement un rectificatif.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

Ce courriel et votre réponse seront publiés dans l’espace lepasseurdelacote.com.

Le journal Le Devoir, sa journaliste Isabelle Porter, la cage de la Corriveau et John R. Porter.

Lévis, le 28 octobre 2015

Madame Isabelle Porter, journaliste

Journal Le Devoir, Montréal

 

Madame,

Dans Le Devoir, le 27 octobre 2015, a) vous avez écrit, avec votre confrère Dave Noël : « le gibet retrouvé il y a deux ans à Salem est bel et bien celui de celle qu’on appelait chez nous La Corriveau »; b) vous reproduisez un passage d’un document du Musée de la civilisation diffusé le 26 octobre 2015, ce passage : « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ». Votre phrase, à vous et à M. Noël, est clairement affirmative; le Musée de la civilisation, pour sa part, emploie le conditionnel; vous avez la certitude, vous et M. Noël, que la cage remise au Musée est celle dans laquelle la criminelle a été montrée en public il y a plus de deux cent cinquante ans; le Musée de la civilisation, lui, a des doutes : il les exprime par l’emploi du mode conditionnel. Vous vous êtes basés sur quelque chose de solide pour lancer votre affirmation, vous et M. Noël ; pourriez-vous me dire sur quoi?

Merci de me répondre.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

P.-S.

Êtes-vous bien la journaliste, Madame Porter, que votre employeur devrait désigner pour couvrir la vie des musées au Québec, en particulier les faits des musées de Québec? Je n’en suis pas certain. Pourquoi? Parce que vous êtes la fille d’un personnage de chez nous très bien connu, une personne qui a dirigé pendant une quinzaine d’années le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et qui, depuis un certain temps, quelques années probablement, « consacre une large part de son temps au projet d’agrandissement du MNBAQ à titre de commissaire tout en œuvrant comme président de sa Fondation » (dit Wikipedia); vous l’avez reconnue, cette personne, c’est John R. Porter, qui se présente comme « entrepreneur culturel ».

Me permettrez-vous de profiter de l’occasion pour vous faire savoir que je trouve inacceptable que Le Devoir ne dise pas un mot (je n’en ai pas vu un seul) de l’affrontement du gouvernement du Québec et du conseil d’administration de l’Université Laval que John R. Porter préside. Le Devoir aurait dû charger un autre de ses journalistes de couvrir cette affaire, dont le quotidien Le Soleil a parlé à plusieurs reprises, lui. L’affrontement gouvernement – Université Laval a pour objet le financement des universités, en particulier la « bonification des conditions d’après-mandat des hauts dirigeants »; c’est un sujet d’intérêt national, au moins autant que le« sort des vieilles granges de l’île d’Orléans », sur lequel vous vous êtes penchés le 25 février 2015, vous, Madame Porter, et Le Devoir. (N’allez pas croire que je n’aime pas les vieilles granges.)

Ce courriel et votre réponse seront publiés dans l’espace lepasseurdelacote.com.

Un article du Devoir sur la « cage de la Corriveau » trompe les lecteurs.

Couriel envoyé au journal Le Devoir le 27 octobre 2015

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Lévis, le 27 octobre 2015

Dans l’édition du 27 octobre 2015 du Devoir, les journalistes Isabelle Porter et Dave Noël rapportent la phrase suivante qu’ils disent être tirée d’un document rendu public par le Musée de la civilisation lundi dernier (26 octobre 2015) : « Les résultats de ce long et rigoureux processus de recherche convergent tous vers la même conclusion : l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 ». Le Musée emploie le conditionnel, qui est le « mode du verbe qui présente l’action comme une éventualité, une hypothèse » (Larousse de la langue française Lexis), le Musée emploie le conditionnel, qui, « Utilisé dans un système hypothétique, […] exprime l’éventualité; en dehors d’un tel système, il est le mode de l’imaginaire ou de l’atténuation » (http://www.cnrtl.fr/definition/conditionnel). Pourtant, pourtant  : a) le titre qui coiffe l’article de Porter et Noël est une affirmation (affirmative : « se dit, en grammaire, de toute proposition qui exprime d’une manière positive qu’un fait est », écrit le Lexis) : le titre de l’article de Porter et Noël est : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée » ; pourtant, pourtant : b) dans sa une du 27 octobre 2015, Le Devoir écrit  : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée »; pourtant, pourtant : c) Porter et Noël écrivent : « le gibet retrouvé il y a deux ans à Salem est bel et bien celui de celle qu’on appelait chez nous La Corriveau ». Mais le document du Musée de la civilisation dit : « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ».

Résumons : le Musée de la civilisation écrit « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ». Le Devoir et ses journalistes Isabelle Porter et Dave Noël, eux, disent aux lecteurs, en petites lettres et grosses lettres, en page B8 et à la une, que l’objet trouvé par une petite société d’histoire qui a montré qu’elle n’est pas sérieuse (à peine venait-elle de faire savoir qu’elle avait découvert une cage de fer qu’elle s’est mise à crier partout qu’elle avait trouvé la vraie cage de la Corriveau, et ce, sans même l’avoir vue, encore moins examinée), que « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée », c’est-à-dire qu’il a été prouvé hors de tout doute que ladite cage a servi à montrer au peuple le corps de Madame M.-J. Corriveau.

Je demande au Devoir de publier un rectificatif clair à la une de sa prochaine édition ou de la suivante. Ses lecteurs qui ont été trompés par l’article de Porter et Noël seront heureux d’en prendre connaissance. Je demande aussi au Devoir d’inviter ses journalistes Isabelle Porter et Dave Noël à dire aux lecteurs sur quoi ils se sont appuyés pour affirmer que « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée ».

Roger Martel, citoyen de Lévis

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.

Les Musées de la civilisation à Québec ont détruit leur crédibilité, Monsieur La Roche, directeur général.

J’ai envoyé le courriel reproduit ci-dessous le 27 octobre 2015, vers 17 h 45.

Roger Martel, citoyen de Lévis

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PRIÈRE DE TRANSMETTRE CE COURRIEL À VOTRE DIRECTEUR GÉNÉRAL, M. Stéphan La Roche.

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Lévis, le 27 octobre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général
Musées de la civilisation à Québec
Québec

Monsieur,

Le 15 octobre 2015 je vous ai écrit, le même jour vous m’avez répondu.

Votre réponse m’a laissé sur ma faim, malheureusement, je l’ai trouvée très incomplète. J’ai constaté que vous avez buté sur les mêmes difficultés que votre prédécesseur, M. Michel Côté, à qui j’avais écrit avant que vous ne lui succédiez, et que, comme M. Côté, vous avez préféré faire comme si elles n’existaient pas, ces difficultés.

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

[En 2013] Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Parce que je dis la vérité. Ne trouvez-vous pas cette vérité flatteuse pour les Musées de la civilisation à Québec? Répondriez-vous à cette question, Monsieur La Roche?

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Parce que je dis la vérité. Ne trouvez-vous pas cette vérité flatteuse pour les Musées de la civilisation à Québec? Répondriez-vous à cette question, Monsieur La Roche?

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

S’il est exact [c’est exact] que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Parce que je dis la vérité. Ne trouvez-vous pas cette vérité flatteuse pour les Musées de la civilisation à Québec? Répondriez-vous à cette question, Monsieur La Roche?

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Aujourd’hui, voudriez-vous répondre à cette question, Monsieur La Roche?

Je répète ce que j’ai dit à votre prédécesseur : les Musées de la civilisation à Québec ont détruit leur crédibilité en collaborant comme ils l’ont fait à la présentation des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis. M. Michel Côté, votre prédécesseur, et vous-même, Monsieur La Roche, êtes incapables de démontrer que les faits dont je parle sont inexacts; je n’aurais pas pu trouver partisans plus efficaces que vous!

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Monsieur La Roche, auriez-vous la gentillesse de faire savoir à la présidente du conseil d’administration du Musée de la civilisation, Madame Margaret F. Delisle, qu’il serait bien qu’elle réponde au courriel que je lui ai envoyé récemment? (Dans le site web des Musées de la civilisation j’ai lu ceci : « Les Musées de la civilisation sont : le Musée de la civilisation, le Musée de l’Amérique francophone, le Musée de la Place Royale, la Maison historique Chevalier et le Centre national de conservation et d’études des collections. » Puis-je vous suggérer de trouver un autre nom pour désigner l’ensemble de vos établissements? En passant, le Centre national de conservation et d’études des collections est-il un musée?)

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.

Le nouveau patron des Musées de la civilisation à Québec et la crédibilité perdue de ces derniers.

Lévis, le 15 octobre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation à Québec

Québec

Monsieur le directeur général,

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter beaucoup de bonheur dans l’accomplissement de vos nouvelles tâches aux Musées de la civilisation à Québec, dont vous venez d’hériter de la direction générale.

Votre prédécesseur, M. Michel Côté, n’a pas été capable, avant la fin de son mandat, de répondre à des questions que je lui avais posées. Puis-je compter sur vous pour obtenir les réponses que je désirais ?

Je vous soumets des extraits du courriel que j’ai envoyé à M. Michel Côté le 28 mai 2015 :

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

[En 2013] Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

S’il est exact [c’est exact] que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts ?

(Le passages entre crochets ont été ajoutés le 13 octobre 2015.)

Si j’affirmais, Monsieur La Roche, que les Musées de la civilisation à Québec ont détruit leur crédibilité en collaborant comme ils l’ont fait à la présentation des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis, que répondriez-vous ?

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

  

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.

IL SERA ENVOYÉ À LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DES MUSÉES DE LA CIVILISATION, MADAME MARGARET F. DELISLE.

La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis


Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

Pour la ministre de la Culture du Québec, la faute des Musées de la civilisation est inexplicable, indéfendable. Voyez.

Pour la ministre de la Culture du Québec, Madame Hélène David, la faute des Musées de la civilisation est inexplicable, indéfendable. Voyez.

Lévis, le 15 septembre 2015

Madame Hélène David, ministre

Cabinet de la ministre

Ministère de la Culture et des Communications

225, Grande Allée Est, 1er étage, bloc A

Québec, G1R 5G5

Madame,

Je pensais bien que vous alliez trouver inexplicable et indéfendable la faute commise par les Musées de la civilisation de Québec (MCQ), une grave faute dont je vous ai parlé dans un courriel daté du 22 juin 2015, vous vous rappelez ? Je ne m’attendais pas, toutefois, à ce que vous exprimiez votre avis d’une manière aussi éclatante.

(Mon courriel daté du 22 juin 2015 peut être lue au https://lepasseurdelacote.com/?s=Hélène+David.)

Mon courriel daté du 22 juin 2015

Dans mon courriel, je vous disais que j’avais écrit ceci à M. Michel Côté, directeur des MCQ :

« Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans d’abord s’être enquis des messages et des informations qu’elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté. »

J’ajoutais, dans mon courriel, que M. Michel Côté, dans une courte réponse, ne m’avait donné aucune explication à ce sujet, qu’il préférait cacher cette question sous le boisseau.

Dans mon courriel, je vous disais aussi que M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, autrefois historien au Mouvement Desjardins, avait, dans un hebdomadaire, écrit ceci :

« DU DÉVOILEMENT DE L’OBJET AU MUSÉE DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC, le 1er octobre [2013] [M. Genest parle de la « cage » dite de la Corriveau, objet trouvé par hasard dans le Web, a-t-on affirmé, par Madame Claudia Mendez Ishii à l’époque où elle vice-présidait la Société d’histoire régionale de Lévis] jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. »

J’ajoutais, dans mon courriel, que M. Michel Côté, dans une courte réponse, ne m’avait donné aucune explication au sujet de l’écrit de M. Genest, qu’il préférait cacher cette question sous le boisseau.

Dans mon courriel, vous avez trouvé, Madame la ministre, ces mots :

« Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). » (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

Dans mon courriel, je disais aussi :

« Pendant ces expositions, la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) L’affirmation trompeuse (que diffuse toujours la SHRL) est la suivante : l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer M.-J. Corriveau en public. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) (Les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans d’abord s’être enquis des messages et des informations qu’elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

S’il est exact que la « cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Claude Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ? (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

J’ai remarqué avec joie, Madame la ministre, que vous ne dites absolument rien, dans votre réponse datée du 28 août 2015 (qui porte la signature du sous-ministre adjoint de votre ministère, M. Daniel Cloutier), vous ne dites pas un mot au sujet du dévoilement de la « cage » de la Corriveau aux Musées de la civilisation, en présence de la Société d’histoire régionale de Lévis, responsable de la diffusion d’une grave affirmation infondée et trompeuse concernant ladite « cage ». Je trouve que c’est une façon très habile de faire savoir que vous trouvez inexplicable et indéfendable la conduite des Musées de la civilisation, qui ont mis en valeur un objet dont ils ne connaissaient pas avec certitude la nature et l’origine (les MCQ n’en savent pas plus aujourd’hui, à ma connaissance).

Que comptez-vous faire maintenant, Madame ? Quelles décisions marquantes allez-vous prendre ? La faute des Musées de la civilisation est très grave; à mon avis, vous devez sanctionner cette faute, punir les fautifs; vous devez exiger des Musées de la civilisation qu’ils rétablissent publiquement la vérité sur la « ‘cage » et qu’ils s’excusent d’avoir induit en erreur la population et les médias.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel et votre réponse seront publiés dans le site lepasseurdelacote.com.

David_Helene_Parti liberal du Qc PLQ

Madame Hélène David, députée d’Outremont, ministre de la Culture et des Communications, membre du Parti libéral du Québec

Un beau défi pour le président de la Société d’histoire régionale de Lévis. Tentera-t-il de le relever ?

Lévis, le 2 septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez écrit ceci au sujet de la découverte d’une structure que votre Société affirme, sans le prouver, être la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763 :

« Avez-vous rencontré en personne l’historienne Catherine Ferland et l’historien Gaston Deschênes pour avoir des réponses à vos questions au sujet de la cage ? »

Je connais l’historien Deschênes depuis longtemps, je l’ai lu, je ne l’ai jamais vu manquer de rigueur (je ne peux pas en dire autant de certains dirigeants ou anciens dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis). Je ne peux pas imaginer qu’il vous appuie, qu’il est convaincu comme vous que la fameuse cage est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a passé plusieurs jours. Comme vous semblez laisser entendre que vous êtes certain que M. Deschênes pense comme vous et comme d’autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL, je crois qu’il serait très avantageux pour vous que vous nous donniez la preuve que vous jouissez de cet appui; ce serait facile : vous avez peut-être un écrit dans lequel l’historien sudcôtois chanterait vos louanges et vous féliciterait d’avoir trouvé la VRAIE cage de la Corriveau; rendez public cet écrit. Si M. Deschênes ne vous a pas congratulé par écrit, demandez-lui de le faire.

Quant à l’historienne Catherine Ferland…

Vous laissez entendre, Monsieur Couture, que Madame Ferland (auteure avec Dave Corriveau de La Corriveau. De l’histoire à la légende) pense comme vous et comme certains autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL que la structure que Madame Claudia Mendez Ishii a dit avoir trouvée, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL, est celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public après sa pendaison. Si c’est exact, comment expliquez-vous que Madame Ferland et M. Corriveau aient écrit ceci dans leur site web :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

(On l’ignorait quand Mme Ferland et M. Dave Corriveau ont écrit ce que vous venez de lire, on l’ignore encore aujourd’hui, 2 septembre 2015 !)

Madame Ferland vous a-telle dit, Monsieur Couture, qu’elle a changé d’idée et qu’elle pense maintenant comme vous et comme certains dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL ? Si c’est le cas, vous serez très très très heureux de le prouver, prouvez-le donc alors, allez tenter de la prouver, tentez de le prouver.

Je vous mets au défie, Monsieur Couture, de tenter de démontrer que vous dites LA VÉRITÉ, vous et la SHRL, quand vous affirmez que la structure métallique qu’une ancienne vice-présidente de la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans Internet est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763. Demandez l’aide de M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, autre partenaire (riche de l’argent des pauvres contribuables) de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide de qui vous voulez, mais ne restez pas le bec cloué.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce message et votre réponse seront publiés dans le blogue lepasseurdelacote.com (vive la transparence !). – Une copie de ce message sera transmise au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, et à M. René Bégin, président de la Caisse Desjardins de Lévis.

Le maire de Lévis (Québec), l’Union des municipalités du Québec et les citoyens bien ordinaires

Lévis, le 12 août 2015

Madame Suzanne Roy, présidente de l’Union des municipalités du Québec et mairesse de Sainte-Julie

Union des municipalités du Québec

680, rue Sherbrooke Ouest, Bureau 680

Montréal, H3A 2M7

Téléphone : 514 282-7700 – Télécopieur : 514 282-8893

Madame,

Ainsi donc, l’Union des municipalités du Québec (UMQ), organisation dont la mission consiste essentiellement à « représente[r] les municipalités de toutes tailles, dans toutes les régions du Québec », veut créer pour ses membres un « programme d’assurance pour couvrir leurs frais d’avocats s’ils veulent poursuivre des citoyens pour atteinte à leur réputation »; l’UMQ jure aux citoyens que « la démarche n’a pas pour but de museler les citoyens ou les médias » (Le Soleil, 11-08-2015). Je ne discuterai pas de ce programme ici, si ce n’est pour vous inviter, Madame, à demander avec insistance au gouvernement du Québec de créer un programme pour protéger et aider les citoyens que les élus municipaux menacent de poursuivre ou poursuivent. Pour que la justice règne, il faut que les bons et les méchants disposent de moyens suffisants pour attaquer et se défendre.

Dans la section Mission et orientations de l’UMQ du site web de l’UMQ (à noter qu’on ne trouve pas le mot citoyen dans cette section), nous lisons que l’UMQ doit contribuer à « l’amélioration continue de la gestion municipale », qu’elle « exerce […] un leadership pour des gouvernements de proximité efficaces et autonomes », qu’elle « valorise le rôle fondamental des élues et élus municipaux ». Ces belles paroles ne permettent pas d’être sûr que l’UMQ prend les moyens pour favoriser le respect des citoyens par les municipalités et leurs élus, pour favoriser la gestion responsable des fonds publics confiés aux élus municipaux. Pouvez-vous, Madame Roy, me garantir et me démontrer (énumérez des moyens que l’UMQ prend, des actions qu’elle fait) que l’UMQ attache beaucoup d’importance au respect des citoyens par les municipalités et leurs élus, qu’elle attache beaucoup d’importance à la gestion responsable des fonds publics confiés aux élus municipaux.

Je suis un citoyen de Lévis. Mon maire, M. Gilles Lehouillier, agit comme s’il refusait que j’émette des opinions, des critiques ou des suggestions concernant l’administration de notre ville; il voudrait bien me bâillonner, ça se sent. Quand je lui écris ou quand j’écris à d’autres élus municipaux (oui, d’autres élus utilisent eux aussi le silence, arme des faibles, dit-on), on ne me répond pas, jamais on ne me répond.

Exemple 1 : Je signale au maire que les habitants de Lévis ne sont pas des clients de la ville, qu’ils sont des citoyens. Le maire ne me répond pas. Je reviens à la charge : le maire ne me répond pas. Les habitants de Lévis doivent donc, s’ils veulent communiquer avec leur ville, s’adresser à son Service à la clientèle.

Exemple 2 : Je signale au maire que l’on trouve dans le site web de la ville Lévis un texte de l’archiviste Pierre-Georges Roy digne de figurer dans un bêtisier. Aujourd’hui, 12 août 2015, longtemps plus tard, donc, la bêtise « agrémente » toujours le site web de Lévis (vous irez voir au https://www.ville.levis.qc.ca/developpement-planification/planification-urbanisme/toponymie-levis/). (Voici le texte de M. Roy : « Les noms de rues dans une ville ont plus d’importance qu’on le croit généralement. À ceux qui ne veulent pas ou qui n’ont pas le temps de lire, ils sont une leçon d’histoire qu’ils apprennent d’autant plus facilement qu’elle est toujours sous leurs yeux. » Dans mon message à la ville, j’ai écrit : « Il suffirait donc de lire « Rue de la Bataille-de-Carillon »‘ sur une plaque odonymique pour apprendre qu’une bataille eut lieu en 1758 pendant une guerre qui sera appelée Guerre de Sept Ans, dans un espace n’appartenant pas encore aux Américains, et que cette bataille porte aujourd’hui le nom de Bataille de Carillon, qu’un général français appelé Montcalm savoura la victoire au déplaisir d’un général anglais appelé Abercrombie, et que le vainqueur planta une croix portant ce message : Quid dux? quid miles? quid strata ingentia ligna?
En signum! en victor! Deus hic, Deus ipse triumphat! Que les enseignants d’histoire libèrent leurs élèves de leurs tablettes et les amènent lire les plaques odonymiques de la ville! »)

Autre exemple, spectaculaire, très éloquent (vous en jugerez, Madame Roy) :

En 2013, la ville de Lévis et l’une de ses créations, Tourisme Lévis, aident financièrement (et peut-être autrement aussi) un organisme de Lévis à monter deux expositions et à les présenter dans deux lieux importants de Lévis : le Centre de congrès et d’expositions de Lévis et la Gare maritime de Lévis (il vaut la peine de noter que la ville de M. Lehouillier a baptisé Gare de Lévis – c’est écrit dans le béton – la nouvelle gare maritime de Lévis, ignorant qu’une gare, en français, est l’ensemble, dit Larousse, des « installations de chemin de fer permettant d’assurer les opérations relatives à la circulation des trains, au service des voyageurs et/ou des marchandises »). Or, ces expositions reposent sur une affirmation tout à fait infondée de l’organisme, la Société d’histoire régionale de Lévis. Voici de quoi il en retourne :

(Vous me permettrez, Madame Roy, de reproduire ici un extrait du courriel que j’ai envoyé à l’honorable Gilles Lehouillier le 21 mai 2014, oui, vous avez bien lu : 2014.)

Il est déplorable que la ville de Lévis ait été mêlée à l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende pour la raison suivante : l’exposition a véhiculé une affirmation importante absolument infondée. Cette affirmation apparaît dans la photo 1 ci-jointe, prise sur les lieux de l’exposition; je la reproduis : « à l’automne 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, avec l’aide des administrateurs, a retrouvé la trace de la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en effectuant une recherche sur Internet. »

Dire que la Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », c’est induire tout le monde en erreur, c’est induire les citoyens de Lévis en erreur. Je vous le démontre :

I

Les Musées de la civilisation ont contredit Claudia Mendez. Le 14 février 2014, on trouve en effet le texte suivant dans le site web du Musée de la civilisation de Québec :

« Une cage pouvant être celle de la Corriveau expertisée par les Musées de la civilisation. Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. »

(Musée de la civilisation, http://www.mcq.org/fr/presse/presse.php?idEx=w3899 consulté le 14-02-2014)

II

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau contredisent Claudia Mendez. Ces auteurs, Dave Corriveau et Catherine Ferland, écrivent ceci :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau ».

(http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/)

III

La conservatrice Sylvie Toupin contredit Claudia Mendez : le 2 octobre 2013, le quotidien Le Devoir, qui a interrogé Madame Toupin, parle de « la présumée cage » de Madame M.-J. Corriveau. Voici un extrait de l’article :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité .

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. »

(Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface)

IV

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, contredit très clairement tous ceux qui affirment que la « cage » trouvée à Salem est bien celle dans laquelle le cadavre de Madame Corriveau a été exposé. Le Peuple Lévis écrit en effet ceci le 4 octobre 2013 :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ».

(Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis)

V

Un article du quotidien Le Devoir contredit Claudia Mendez; il dit : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». On ne peut pas être plus clair!

(Le Devoir, 1er août 2012, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

La ville de Lévis a l’obligation de demander des explications à la Société d’histoire régionale de Lévis. J’ajouterais ceci : j’imagine, vous aussi sans doute, Monsieur le maire, qu’aucun Lévisien ne tolérerait que sa ville favorise la réalisation d’activités qui, pour une raison ou une autre, induisent en erreur, et qu’elle ne s’en explique pas à ses citoyens, et ce, même si elle n’est pas en faute.

Quelle forme a pris la contribution de la ville de Lévis à la réalisation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende? Avant l’inauguration de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende, la ville de Lévis avait-elle été informée que cette exposition véhiculerait une affirmation non fondée? Après l’inauguration de l’exposition, la ville de Lévis a-t-elle appris que l’exposition véhiculait une affirmation non fondée? La ville de Lévis a-t-elle contribué à la réalisation de l’exposition sur la « cage de la Corriveau » tenue au Centre de congrès et d’expositions de Lévis en 2013? Si oui, quelle a été sa contribution? La ville de Lévis a-t-elle contribué à la réalisation d’autres activités relatives à la « cage de la Corriveau »? Si oui, quelle a été sa contribution dans chaque cas? À ma connaissance, la ville de Lévis a toujours un conseiller en histoire à son service; a-t-elle pris la peine de le consulter avant de décider de contribuer à la réalisation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende?

Veuillez, Monsieur le maire, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Si vous n’êtes pas convaincue, Madame Roy, que l’affirmation de la SHRL était et demeure infondée et que la ville de Lévis n’aurait pas dû dépenser de l’argent et utiliser des ressources municipales pour la tenue des deux expositions de la SHRL basée sur cette affirmation infondée et trompeuse, auriez-vous la bonté de me dire pourquoi, c’est-à-dire de démontrer que l’affirmation de la SHRL est parfaitement fondée et que la ville de Lévis a indéniablement eu raison de dépenser de l’argent et d’utiliser des ressources municipales pour la tenue des deux expositions de la SHRL basée sur cette affirmation.

Pour terminer, Madame Roy, vous serait-il possible de me faire savoir :

a) comment le citoyen d’une municipalité, au Québec, peut forcer un maire à répondre à une question légitime qu’il lui pose;

b) quelle est, au Québec, l’instance habilitée à recevoir les plaintes des citoyens relativement au refus d’un maire de répondre à des questions légitimes des citoyens;

c) quelle est, au Québec (province d’un État démocratique), l’instance qui peut prononcer la destitution d’un maire et quels sont les raisons qui peuvent justifier la destitution d’un maire.

Vous aurez compris, Madame Roy, que je pense qu’il est plus urgent ces temps-ci de régler le problème que pose aux Lévisiens la conduite de certains élus de leur municipalité dans l’affaire des expositions tenues en 2013 par la Société d’histoire régionale de Lévis, que d’offrir aux maires et conseillers municipaux du Québec un « programme d’assurance pour couvrir leurs frais d’avocats s’ils veulent poursuivre des citoyens pour atteinte à leur réputation », un programme payé par les citoyens , un programme que les citoyens risquent fort de voir utilisé d’une manière inappropriée par des élus.

Je vous prie, Madame Roy, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce message sera publié au lepasseurdelacote.com; votre réponse aussi, Madame Roy, si vous me répondez.

Dossier La Cage de la Corriveau – Demande au conseiller Clément Genest

Lévis, le 13 juillet 2015

M. Clément Genest, conseiller municipal, Ville de Lévis (Québec)

clement.genest@ville.levis.qc.ca 

Monsieur le conseiller municipal,

Le 12 mai 2015 j’ai publié le texte ci-dessous dans lepasseurdelacote.com (la partie principale de ce texte s’adresse directement au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier). Comme le maire nous montre, par son silence, qu’il est incapable de se défendre, c’est-à-dire de présenter des preuves et des raisonnement convaincants qui détruiraient mes affirmations et ma critique, je vous demanderais de bien vouloir tenter de l’aider en me répondant à sa place. Croyez bien que je vous lirais avec beaucoup d’attention.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Votre réponse sera publiée au lepasseurdelacote.com.

TEXTE TIRÉ DE HTTP://LEPASSEURDELACOTE.COM/TAG/GILLES-LEHOUILLIER/ :

Ce soir, le conseil municipal de Lévis se réunit; des citoyens iront l’écouter, certains lui parleront. Au début de la séance, le maire, l’honorable Gilles Lehouillier, invitera l’assistance à se recueillir (il serait aussi profitable, sinon plus, que le monde réfléchisse). J’aimerais qu’à cette occasion le maire lise à haute voix le texte suivant écrit par le célèbre et très-aimé Bernard Pivot :

Quia (à)

(locution adverbiale)

Être à quia, c’est n’avoir rien à répondre, être dans l’impossibilité d’opposer des arguments. Réduire quelqu’un à quia, c’est le réduire au silence. L’expression vient du latin quia, qui signifie « parce que » : la réponse « parce que » sans autre explication est en effet un aveu de faiblesse ou d’impuissance. (Bernard Pivot, 100 mots à sauver, Paris, Albin Michel, 2004, p. 96-97)

Changement de propos, je rappelle que j’ai écrit au maire Lehouillier au sujet des deux expositions sur la « cage de La Corriveau » que la Société d’histoire régionale de Lévis a présentées en 2013 et qui lui ont donné l’occasion de diffuser une affirmation parfaitement infondée qui a trompé presque tout le monde, et ce, grâce à l’aide de nombreux partenaires : Tourisme Lévis et la Ville de Lévis, entre autres. Je reproduis ci-dessous des extraits de certains de mes messages (que le maire de Lévis a pu lire et auxquels il n’a pas répondu). Bonne lecture !

Monsieur le maire,

La Ville de Lévis aide une société d’histoire qui répand une affirmation infondée et induit ainsi en erreur ses membres et la population, et vous pensez, Monsieur le maire, que les citoyens ne poseront pas de questions! Les dirigeants de la Ville et les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis seraient-ils complices? Les citoyens auront raison de se poser cette question, et d’autres, tant que des explications plausibles ne leur seront pas données par la Ville. Votre silence, dans cette affaire, vous disqualifie. On ne peut pas faire confiance à des dirigeants municipaux qui tolèrent qu’un organisme qu’ils aident par des subventions ou autrement trompe la population.

Monsieur le maire,

Je vous demande de me faire savoir :

1_Combien a coûté à la Ville de Lévis sa contribution à la préparation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende et à sa présentation à la Gare intermodale de Lévis par la Société d’histoire régionale de Lévis, en 2013?

2_Combien a coûté à la Ville de Lévis sa contribution à la préparation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende et à sa présentation au Centre de congrès et d’expositions de Lévis par la Société d’histoire régionale de Lévis, en 2013.

3_Combien a coûté à la Ville de Lévis, s’il y a lieu, sa contribution à la préparation et à la réalisation de toutes autres activités relatives à la « cage de la Corriveau » en 2013.

4_Combien a coûté à la Ville de Lévis, s’il y a lieu, sa contribution à la préparation et à la réalisation de toutes autres activités relatives à la « cage de la Corriveau » en 2014.

Dans le nouveau site Web de la Ville, Monsieur Lehouillier, vous parlez de « [votre] volonté d’être le plus transparent possible ». Qu’est-ce qui vous empêche d’être transparent dans le cas que je soulève? Si tout est beau, qui y a-t-il à craindre de la transparence?

Les faits accablent des élus municipaux de Lévis, notamment le maire, M. Gilles Lehouillier.

Fait 1 : en 2013, la ville de Lévis aide financièrement la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) à tenir à Lévis deux expositions accessibles à l’ensemble de la population.

Fait 2 : la raison d’être de ces expositions est la présentation au public et aux médias d’un objet que la SHRL affirme être la structure métallique dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763.

Fait 3 : l’affirmation de la SHRL est tout à était infondée, les Musées de la civilisation de Québec le montrent, eux qui créeront un « comité scientifique » pour déterminer l’authenticité de l’objet.

Fait 4 : j’informe la ville de Lévis, principalement par des courriels envoyés au maire, que les expositions avaient induit en erreur la population et les médias.

Fait 5 : le maire Gilles Lehouillier ne répond à aucun de mes messages, le conseiller Robert Maranda ne répond pas au courriel que je lui ai expédié, aucun élu ou travailleur de la ville ne répond à mes communications, aucun, à ma connaissance, n’a parlé en public de l’action blâmable de la SHRL. Les faits sont pourtant indéniables.

Il est clair que le maire Lehouillier et les élus municipaux qui l’appuient se sont faits les complices et continuent de se faire les complices de la SHRL et de la diffusion de son affirmation infondée à Lévis et ailleurs au Canada. C’est une faute grave. Le maire Gilles Lehouillier et les élus municipaux qui l’appuient sont aussi coupables d’accepter l’utilisation inappropriée de fonds publics, c’est-à-dire d’argent appartenant aux seuls Lévisiens.

(Source : https://lepasseurdelacote.com/tag/gilles-lehouillier/)