La Commission Charbonneau publie son gros rapport. Les Musées de la civilisation à Québec tiennent secrets des documents d’un petit comité.

Lévis, le 26 novembre 2015

Oui, les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) ne veulent pas faire connaître aux citoyennes et aux citoyens des documents créés par ou pour un petit comité qu’ils ont formé il y a environ vingt mois, avec la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL, dont la crédibilité est secrète elle aussi), pour s’occuper de l’expertise d’une « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard.

J’ai demandé à la directrice des communications des MCQ, Mme Geneviève DeBlois, de me permettre de prendre connaissance des documents; le 13 novembre dernier, elle me dit quelle refuse, mais ne me donne pas les raisons de son refus. Le 17 novembre, j’écris au directeur général des MCQ, M. Stéphan La Roche; je lui dis que je ne comprends pas le refus de Mme DeBlois et je lui demande d’autoriser que l’on me permette de prendre connaissance des documents (je reproduis des extraits de mon courriel ci-dessous). Malheureusement, M. La Roche ne m’a pas répondu.

L’affaire de la « cage de la Corriveau » m’oblige à garder fermées les fenêtres de ma maison : les MCQ, voyez-vous, sont mes voisins d’en face, de l’autre côté du Saint-Laurent, et l’odeur voyage bien au-dessus du fleuve. Ils auraient donc dû laisser la cage aux États-Unis!

Roger Martel, citoyen de Lévis

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3

« Cage de la Corriveau ».

Les MCQ n’ont pas réussi à prouver que cette structure est celle qui a servi à exhiber la dépouille de Marie-Josephte Corriveau après sa pendaison en 1763. Mais ils disent quand même que la « cage » a été authentifiée… L’une de leurs conservatrices, Mme Syvie Toupin, affirme que les MCQ ne peuvent pas avoir la certitude que c’est bien la cage tant désirée par des guides touristiques de Lévis et par d’autres personnes. L’historienne Catherine Ferland abonde dans le même sens. À noter que Mmes Toupin et Ferland ont fait partie du comité chargé de s’occuper de l’expertise de la « cage »…

Photo de Roger Martel.

…………………………………………..

Prière de transmettre ce courriel à Monsieur Stéphan La Roche, directeur général des MCQ

Lévis, le 17 novembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

[]

Non, Monsieur La Roche, je ne comprends absolument pas que vous et les Musées de la civilisation refusiez de rendre publics les documents que j’ai demandés. Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de votre expert en métaux pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos historiens pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos deux experts en forge traditionnelle pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Donnez-moi, donnez aux Québécois, je vous prie, une petite idée des dangers auxquels seraient exposés le pays du Québec si vous rendiez publics les documents que je voudrais consulter.

[]

Le comité dit scientifique des Musées de la civilisation comptait dans ses rangs Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest, entre autres [deux de ces personnes, M. Vincent Couture et M. Clément Samson, sont membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Mme Desjardins l’ont déjà été]. Pouvez-vous dire aux Québécois comment il se fait que vous ayez choisi comme membres ces personnes qui ont démontré avec éloquence savoir parfaitement manquer de rigueur intellectuelle. Mme Claudia Mendez Ishii, M. Vincent Couture et M. Claude Genest ont écrit noir sur blanc, à plusieurs reprises, longtemps avant que le comité dit scientifique des Musées ne soit formé, que l’objet (la cage) que leur société d’histoire, la SHRL, aurait découvert par hasard dans le Web, était incontestablement la structure métallique ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau, et leur société a commencé à faire cette affirmation avant même d’avoir vu, touché, senti, goûté et entendu la cage (faut l’faire!). À ma connaissance, Mme Desjardins et M. Samson n’ont rien écrit au sujet de la découverte de leur société; mais leur silence au sujet de l’affirmation infondée de la SHRL et le travail qu’ils font pour la société donnent à penser qu’ils sont du côté des Mendez Ishii, Couture et Genest (par exemple, Mme Desjardins et M. Samson ont travaillé pour leur société, à L’Anglicane, à la vue de tous, le jour de l’activité offerte par les Musées de la civilisation et la SHRL ce mois-ci). Je vous parle de Mme Claudia Mendez Ishii, de Mme France Desjardins, de M. Vincent Couture, de M. Clément Samson et de M. Claude Genest parce que je pense qu’il est nécessaire que vous disiez aux Québécoises et aux Québécois quel a été l’apport de ces personnes au travail du comité dit scientifique. L’avocat et juge Clément Samson, par exemple, a-t-il été utile à l’expert Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux et restaurateur de sculptures métalliques? A-t-il été utile à l’experte Catherine Ferland, docteure en histoire et coauteure d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau? A-t-il été utile à vos autres experts, Youri Harvey et Martin Dauphinais qui doivent déborder de connaissances sur la forge traditionnelle? Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest ont-ils laissé des traces écrites de leur travail au sein du comité dit scientifique? Si oui, pourriez-vous montrer ces traces aux Québécoises et aux Québécois, ne serait-ce que pour l’amour de la transparence?

Vous comprenez, Monsieur La Roche, que je vous demande la même chose qu’à Madame Geneviève de Blois : Serait-il possible que vous me procuriez un exemplaire des documents créés par ou pour le comité chargé par les Musées de la civilisation d’essayer de déterminer si l’objet appelé « cage de la Corriveau » est bien la structure métallique qui a servi à montrer en public la criminelle après sa pendaison en 1763?

Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Ce courriel et votre réponse seront publiés au lepasseurdelacote.com.

Affaire de la cage de la Corriveau : un danger pour les sociétés d’histoire du Québec.

Lévis, le 17 novembre 2015

Monsieur Michel L’Hébreux, président

Société d’histoire de Saint-Romuald, Lévis

Monsieur,

À Lévis, à Québec et probablement ailleurs, une controverse touche un objet que la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a affirmé et affirme toujours être la structure métallique ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau, pendue en 1763 après avoir été jugée coupable d’un meurtre. Je rappelle que la SHRL a fait cette affirmation dès qu’elle en a vu l’image de l’objet dans le Web (c’est elle qui l’a dit), qu’elle a fait cette affirmation avant même d’avoir constaté de visu l’existence de l’objet, avant même d’avoir examiné l’objet le moindrement, et sans penser, de toute évidence, à demander à des experts d’essayer de découvrir si l’objet en question était bien celui qui a reçu la dépouille de Madame Corriveau. Avouez que cette façon de faire de la SHRL a de quoi soulever des questions et… une controverse.

Je rappelle un autre fait dont personne ne peut nier la véracité : en octobre 2013, les Musées de la civilisation à Québec, dirigés alors par M. Michel Côté, ont autorisé la SHRL à utiliser l’un de leurs lieux pour présenter l’objet (la « cage de la Corriveau ») et affirmer catégoriquement que cette « cage » était celle dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été montrée à la population. Avouez que cette façon de faire de la SHRL et des Musées de la civilisation (les Musées allaient plus tard charger un comité, créé par eux, d’expertiser la cage et d’essayer de déterminer si cette dernière était la structure ayant reçu la dépouille de Madame Corriveau) a de quoi soulever des questions et… une controverse.

Le 9 novembre 2015, dans un communiqué, les Musées de la civilisation et la SHRL ont déclaré ceci : « La célèbre cage de la Corriveau intégrera la collection nationale sous la responsabilité des Musées de la civilisation. C’est ce qu’a annoncé ce matin, le directeur général de l’institution muséale, M. Stéphan La Roche, accompagné du président de la Société d’histoire régionale de Lévis, M. Vincent Couture et du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier. Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont en effet tous convergé vers son authentification. » Authentifier, lit-on dans le Trésor de la langue française informatisé, c’est « Déclarer, reconnaître l’auteur ou l’origine de quelque chose » (le TLFI donne cet exemple de l’emploi du verbe : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître »). Pour être encore plus clair, j’ajoute deux choses : a) un dictionnaire Larousse en ligne définit ainsi le mot authenticité : « Caractère de ce qui est authentique, exact : L’authenticité d’une nouvelle »; b) le même dictionnaire donne la définition suivante du mot authentique : « Dont l’exactitude, la vérité ne peut être contestée : Histoire authentique » (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/authentique/6561?q=authentique#6538). Or : 1) le 14 novembre 2015, à Québec, dans les voûtes de la Maison historique Chevalier où la « cage de la Corriveau » était exposée, un guide des Musées a répondu non quand je lui ai demandé si les Musées avaient la certitude que l’objet présenté par la SHRL est celui dans laquelle la dépouille de Madame Corriveau a été montrée à la population (la Maison historique Chevalier est un élément des Musées de la civilisation); 2) le 11 novembre 2015, dans une salle de spectacle de Lévis, LAnglicane, les Musées de la civilisation et la SHRL ont permis aux quatre personnes suivantes de prendre la parole devant des citoyennes et des citoyens : Madame Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, M. Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, M. Jérôme Morissette, restaurateur d’oeuvres d’art spécialisé en métaux, et Madame Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation. Cette dernière a affirmé que les Musées n’ont pas la certitude que l’objet présenté par la SHRL est celui dans lequel la dépouille de Madame Corriveau a été montrée à la population (Madame Toupin répondait à l’une de mes questions). Le bafouillage des Musées, leurs propos incohérents ont de quoi soulever des questions et… une controverse.

L’affaire de la « cage de la Corriveau » risque de diminuer la confiance et la considération dont jouissent les sociétés d’histoire animées par des amateurs d’histoire bénévoles, des sociétés d’histoire qui pourraient voir la population refuser que leur administration municipale les subventionne. Des sociétés comme la vôtre. C’est pourquoi j’aimerais que vous demandiez au conseil d’administration de votre Société de prendre une décision concernant la possibilité que la Société d’histoire de Saint-Romuald intervienne dans le débat, prenne position au sujet de la controverse.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis, membre de la Société d’histoire de Saint-Romuald.

Ce courriel et votre réponse seront publiés au lepasseurdelacote.com.

Ce courriel sera transmis à beaucoup de personnes et organisations.

Que dit la conservatrice Sylvie Toupin dans le Web en novembre 2015?

Parlant de la « cage de la Corriveau », Madame Toupin dit : « y a rien qui prouve que ce ne l’est pas » (rien ne prouve que ce n’est pas la structure ayant reçu la dépouille de Madame Corriveau). Dans le Web, comme à l’Anglicane le 11 novembre 2015, Madame Toupin est incapable de dire que l’objet présenté par la SHRL est la structure utilisée pour montrer à la population la dépouille de Madame Corriveau. (https://www.youtube.com/watch?v=KoBvLt3ESZE vu le 16 nov. 2015)

Qu’a dit la conservatrice Sylvie Toupin à Radio-Canada en novembre 2015?

Elle a dit : « Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml) L’emploi de ce serait au lieu de est ne laisse aucun doute : les résultats des expertises ne permettent pas aux Musées de la civilisation d’être certains que l’objet présenté par la SHRL est celui qui a reçu la dépouille de Madame Corriveau.

Quelles sont les paroles de l’historienne Catherine Ferland rapportées par Radio-Canada le 16 novembre 2015?

Voici ces paroles : « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml) Plausible, Presque certain, a dit Madame Ferland. Elle n’a pas dit certain.

LE BAFOUILLAGE DES MUSÉES, LEURS PROPOS INCOHÉRENTS

ONT DE QUOI SOULEVER DES QUESTIONS ET… UNE CONTROVERSE.

_________________

Le ce serait de la conservatrice Sylvie Toupin : « C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Corriveau expertises concluantes c Ferland  2

Le ce serait de l’historienne Catherine Ferland : Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2

Il faudra bien que je parle bientôt des déclarations incohérentes de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Roger Martel, le Passeur de la Côte, citoyen de Lévis

Incroyable! La Société d’histoire régionale de Lévis tente d’empêcher le Passeur de la Côte d’entrer dans la Maison historique Chevalier de Québec, qui ne lui appartient pas…

Que diriez-vous si vous entriez dans une épicerie, dans un restaurant, dans un musée, et qu’une personne vous aborde subito presto en vous disant de vous en aller? Vous vous demanderiez peut-être si vous rêvez, si votre gouvernement démocratique a été renversé et remplacé par une dictature, qui est l’hurluberlu qui veut vous chasser…

J’ai vite su qui préférait que je n’entre pas dans la Maison historique Chevalier, l’un des établissements des Musées de la civilisation à Québec dirigés par Stéphan La Roche. C’était la Société d’histoire régionale de Lévis, encore elle! Et l’hurluberlu qui ne se mêlait pas de ses affaires était l’un de ses membres, France Desjardins*.

À suivre!

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis

*Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a pris la parole ce matin à la Maison historique Chevalier. Je ne sais pas quel âge mon maire donne à Madame Desjardins. Mais je crois bon de lui apprendre qu’il s’est trompé quand il a dit que Madame Desjardins est la fille de l’illustre Alphonse Desjardins, mort il y a environ 95 ans. Madame Desjardins est l’arrière-petite-fille de l’illustrissime fondateur des Caisses Desjardins. J’espère que ma correction fera plaisir à Madame Desjardins.

Divertissement musical (ouvrez la radio et regardez la photo)

Football_http::lebuzz.eurosport.fr

Fin de l’intermède.

La maison historique Chevalier recevait, ce matin, 9 novembre 2015, outre des personnes, la cage de la Corriveau.

 À suivre.

Extrait d’un courriel envoyé en octobre 2015 à M. Stéphan la Roche, directeur général des Musées de la civilisation (réponse attendue).

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Parce que je dis la vérité. Ne trouvez-vous pas cette vérité flatteuse pour les Musées de la civilisation à Québec? Répondriez-vous à cette question, Monsieur La Roche?

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

S’il est exact [c’est exact] que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Parce que je dis la vérité. Ne trouvez-vous pas cette vérité flatteuse pour les Musées de la civilisation à Québec? Répondriez-vous à cette question, Monsieur La Roche?

Dans mon courriel daté du 15 octobre 2015, j’ai reproduit le passage suivant d’un courriel que j’avais soumis à M. Côté :

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Votre prédécesseur, M. Côté, n’a pas répondu; vous n’avez pas répondu, Monsieur La Roche. Pourquoi? Aujourd’hui, voudriez-vous répondre à cette question, Monsieur La Roche?

Je répète ce que j’ai dit à votre prédécesseur : les Musées de la civilisation à Québec ont détruit leur crédibilité en collaborant comme ils l’ont fait à la présentation des deux expositions de la Société d’histoire régionale de Lévis. M. Michel Côté, votre prédécesseur, et vous-même, Monsieur La Roche, êtes incapables de démontrer que les faits dont je parle sont inexacts; je n’aurais pas pu trouver partisans plus efficaces que vous!

Courriel déjà envoyé à la présidente du Mouvement Desjardins, Madame Monique Leroux (réponse attendue).

Desjardins à Lévis (Québec) – Courriel à la présidente du Mouvement des caisses Desjardins, Madame Monique Leroux, expédié pour la première fois le 19 juin 2014

 LÉVIS, LE 19 JUIN 2014

 MADAME MONIQUE F. LEROUX, PRÉSIDENTE ET CHEF DE LA DIRECTION DU MOUVEMENT DES CAISSES DESJARDINS

MONTRÉAL OU LÉVIS (QUÉBEC)

 

MADAME,

 VOUS ME PERMETTREZ SANS DOUTE DE VOUS SUGGÉRER DE CHARGER L’UN DE VOS COMPAGNONS DE TRAVAIL D’ACCOMPLIR LES TÂCHES SUIVANTES :

 1 – PRENDRE CONNAISSANCE DES TEXTES QUE J’AI PUBLIÉS CES DERNIÈRES SEMAINES, ET MÊME AVANT, DANS MON SITE WEB (LEPASSEURDELACOTE.COM);

 2 – TROUVER PARMI LESDITS TEXTES CEUX DANS LESQUELS FIGURENT LE NOM DESJARDINS OU LES NOMS D’EMPLOYÉS OU D’ANCIENS EMPLOYÉS DE DESJARDINS;

 3 – DÉTERMINER COMBIEN DE FOIS LES LECTEURS PEUVENT CONSIDÉRER QU’IL EST AVANTAGEUX POUR DESJARDINS QUE CES NOMS APPARAISSENT DANS MES TEXTES;

 4 – DÉTERMINER COMBIEN DE FOIS LES LECTEURS PEUVENT CONSIDÉRER QU’IL EST DÉSAVANTAGEUX OU PEUT-ÊTRE DÉSAVANTAGEUX POUR DESJARDINS QUE CES NOMS APPARAISSENT DANS MES TEXTES;

 5 – ÉTABLIR UN RAPPORT SUR LE RÉSULTAT DE L’ACCOMPLISSEMENT DES TÂCHES PRÉCÉDENTES.

APRÈS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RAPPORT, MADAME, VOUS POURREZ DÉTERMINER, SI VOUS CROYEZ QUE C’EST NÉCESSAIRE, SI TOUT EST SAIN ET CONFORME À VOS VALEURS ET À CELLES DE VOTRE ENTREPRISE CHEZ DESJARDINS À LÉVIS.

L’EXERCICE DE CONTRÔLE QUE JE VOUS PROPOSE NE PEUT ÊTRE QUE BÉNÉFIQUE POUR DESJARDINS.

 

JE VOUS PRIE, MADAME, D’AGRÉER L’EXPRESSION DE MES SENTIMENTS LES MEILLEURS.

ROGER MARTEL, LÉVISIEN

P.-S. ASSUREZ-VOUS QUE LES AFFIRMATIONS QUE CONTIENNENT MES TEXTES SONT FONDÉES, EXACTES, PLEINES DE BONS SENS. METTEZ VOS MEILLEURES FEMMES LÀ-DESSUS!

L’étonnante et triste affaire de la cage de la Corriveau, triste pour le Mouvement Desjardins, entre autres.

Lévis, le 8 novembre 2015

Présentation à Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, d’une demande qu’il a déjà reçue.

Roger Martel, citoyen de Lévis

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La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

 

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

Cage de la Corriveau : Que le directeur général des Musées de la civilisation corrrigent les médias qui trompent leurs lecteurs.

COURRIEL ENVOYÉ LE 30 OCTOBRE 2015 À M. STÉPHAN LA ROCHE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES MUSÉES DE LA CIVILISATION À QUÉBEC.

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Lévis, le 30 octobre 2015

Monsieur Stéphan La Roche

Musées de la civilisation

Québec

Monsieur,

Le document que les Musées de la civilisation ont diffusé le 26 octobre 2015 et que Le Devoir a reproduit en partie dans son édition du 27 octobre 2015 (page B8) a été mal compris par Le Devoir, par Le Soleil et, peut-être, par d’autres médias.

Dans Le Soleil, quotidien de Québec, un journaliste non identifié a écrit: « La cage de fer confiée il y a deux ans à l’expertise des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis est bel et bien celle ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en 1763 » (édition du 28 octobre 2015, page 36). Le Devoir, quotidien de Montréal, a titré : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée » (édition du 27 octobre 2015, une).

Dans leur document susmentionné, les Musées font plutôt savoir qu’ils n’ont pas la certitude que la « cage », après le « long et rigoureux processus de recherche » auquel ils l’ont soumise, est la structure qui a servi à montrer la criminelle à la population en 1763. Permettez-moi de vous rappeler le passage du document des Musées reproduit par les journalistes Isabelle Porter et Dave Noël dans Le Devoir : « Les résultats de ce long et rigoureux processus de recherche convergent tous vers la même conclusion : l’objet en question [la « cage de la Corriveau »] serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 ». Serait, est-il écrit, serait, pas est !

Si j’étais à votre place, Monsieur La Roche, je demanderais immédiatement aux médias qui se sont trompés (et qui ont induit en erreur leurs lecteurs) de publier rapidement un rectificatif.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

Ce courriel et votre réponse seront publiés dans l’espace lepasseurdelacote.com.