Les caisses scolaires Desjardins dans les écoles du Québec : inacceptable !

Lévis, le 18 janvier 2019

Monsieur Jean-François Roberge

Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Cabinet du ministre

Édifice Marie-Guyart

1035, rue De La Chevrotière, 16e étage

Québec (Québec) G1R 5A5

Monsieur le ministre,

En 2012, un historien à l’emploi de l’entreprise Mouvement Desjardins a écrit ceci : « À partir du constat que LA CAISSE SCOLAIRE PEUT S’AVÉRER UNE ŒUVRE AUXILIAIRE DES PLUS UTILES POUR LA CAISSE POPULAIRE, [Alphonse] Desjardins fait sien cet écrit de l’économiste français Léon Say : « La caisse agit sur les adultes, mais son action devra être lente à raison même de la force de résistance des habitudes prises; tandis que de son côté l’épargne scolaire, elle, s’empare de l’enfance et la façonne dès le berceau [!] à cette vertu sociale de l’économie. […]            Par cette nouvelle activité, on préparera de nombreuses recrues qui viendront grossir plus tard les rangs des sociétaires des Caisses populaires. »

(Guy Bélanger, historien, employé de l’entreprise Mouvement Desjardins,

Alphonse Desjardins 1854-1920, Septentrion, p. 380).

« Malgré ce qui prend l’allure d’un empiètement, Alphonse Desjardins n’hésite pourtant pas à promouvoir l’épargne scolaire et intégrer ces petites caisses au mouvement coopératif. Sans désespérer de l’épargne adulte, il espère davantage de la relève des futurs épargnants que préparera la caisse scolaire. »

(Paul Morency, Alphonse Desjardins et le catéchisme des caisses populaires,

Québec, Les Éditions du Septentrion, 2000, p. 55).

« L’enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d’exploitation… »

Déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies

https://www.humanium.org/fr/normes/declaration-1959/

Les Québécoises et les Québécoises ont raison de se demander ce que font l’entreprise Mouvement Desjardins et ses caisses scolaires dans les écoles du Québec fréquentées par des enfants de 4 à 12 ans. Apprennent-ils aux enfants à épargner ? Dans un document distribué à des écoliers en 2012, Desjardins dit : « Grâce à ce mode d’épargne [la caisse scolaire], les jeunes de niveau primaire s’habituent à épargner et apprennent des notions d’économie et de coopération »; dans le web, Desjardins admet que l’un des objectifs pédagogiques de ses caisses scolaires est de faire « connaître et comprendre » la « notion de coopération ». Le Mouvement Desjardins est fidèle à son fondateur : en 2013, il lorgne « la relève des futurs épargnants que préparera la caisse scolaire », comme le faisait consciemment, délibérément, Alphonse Desjardins il y a un siècle : « À partir du constat que la caisse scolaire peut s’avérer une œuvre auxiliaire des plus utiles pour la caisse populaire, a écrit en 2012 un historien à l’emploi de Desjardins, [Alphonse] Desjardins fait sien cet écrit de l’économiste français Léon Say : « La caisse agit sur les adultes, mais son action devra être lente à raison même de la force de résistance des habitudes prises; tandis que de son côté l’épargne scolaire, elle, s’empare de l’enfance et la façonne dès le berceau à cette vertu sociale de l’économie. […] Par cette nouvelle activité, on préparera de nombreuses recrues qui viendront grossir plus tard les rangs des sociétaires des Caisses populaires. » (Guy Bélanger, Alphonse Desjardins 1854-1920, Septentrion, p. 380). Vous pensez probablement comme moi, Monsieur le ministre : on ne doit pas accepter qu’un établissement financier, Desjardins ou n’importe quel autre, soit autorisé par le gouvernement et les commissions scolaires du Québec à s’installer dans les écoles pour « grossir plus tard les rangs des sociétaires des Caisses populaires » ou des clients des succursales d’une banque.

Vous avez compris, Monsieur le ministre, que je demande au gouvernement du Québec, à votre ministère, d’ordonner à l’entreprise Mouvement Desjardins de retirer rapidement ses caisses scolaires des écoles du Québec. Je ne crois pas qu’il y a beaucoup de Québécoises et de Québécois qui aiment que leurs enfants de 4 à 12 ans subissent l’influence de l’épargne scolaire qui « s’empare de l’enfance et la façonne dès le berceau [!] à cette vertu sociale de l’économie [la coopération] », ou qu’on expose leurs enfants aux vertus du capitalisme, du communisme ou de l’illibéralisme à l’école primaire, « dès le berceau » [!].

La présente et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Je vous prie, Monsieur le ministre, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles de 2013 à 2018. Libre d’antécédents judiciaires.

Post-scriptum

I_Rappel – Le 3 février 2012, le quotidien montréalais La Presse a écrit ceci :

« Pour avoir contrevenu à l’interdiction de faire de la publicité destinée aux enfants, le Mouvement Desjardins s’est fait taper sur les doigts par l’Office de protection du consommateur (OPC), a appris La Presse. Dans le matériel scolaire qu’il offre aux écoles, le Mouvement a « fait la promotion de Desjardins avec un certain appétit de faire de la publicité », a expliqué Nathalie Jackson, avocate à l’OPC.

« C’est une commission scolaire qui a porté plainte à l’OPC en 2010, jugeant que le matériel didactique offert en lien avec les caisses scolaires devenait hors de proportion. Il y en avait tant que « ça faisait un bon dictionnaire Robert de haut », a décrit Me Jackson. » (https://www.lapresse.ca/actualites/education/201202/02/01-4492114-desjardins-a-fait-de-la-pub-dans-les-ecoles.php)

II_« Parce que le droit est au service de la Justice il est fondamental pour le juge de ne jamais tolérer que l’homme aliène* l’homme, l’exploite** ou le trompe sous le couvert de la loi ou du contrat et de toujours rechercher les points d’équilibre des droits ou des intérêts qui s’affrontent. »

(Jean Chazal [président de Chambre à la Cour d’appel de Paris, président d’honneur de l’Association des Juges des enfants], Les Droits de l’enfant, Paris, Presses universitaires de France, coll. Que Sais-Je? © 1959, p.117)

* aliéner : « Soumettre quelqu’un à des contraintes, lui enlever son libre arbitre », https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ali%C3%A9ner/2258

** exploiter : « Tirer abusivement profit »

http://www.cnrtl.fr/definition/exploiter



Membres de caisses scolaires, enfants de six ans ou plus.

Les meilleurs coopérateurs sont probablement les enfants qui déposent le plus d’argent.

Où êtes-vous, Madame Leroux? La Caisse Desjardins de Lévis ne veut pas le dire.

 

Leroux Monique Desjardins 2011-03-29-08-30-44-vc desjardins

Monique Leroux (Photo du Mouvement Desjardins)

 

 

Lévis (Québec), le 27 juin 2014

 

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins

 

Madame,

 

Ces jours-ci, à trois reprises j’ai demandé à la caisse Desjardins de Lévis de bien vouloir me dire à quelle adresse je pourrais envoyer un message à vos bureaux de présidente de Desjardins. La Caisse ne me répond pas. C’est pourquoi je vous demanderais (le hasard m’étant souvent favorable, j’ai l’espoir que vous tomberez sur cette page dès aujourd’hui), d’avoir la bonté d’appeler M. René Bégin, le président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, et de bien vouloir lui demander pourquoi « sa » Caisse ne me répond pas et l’inviter à me répondre.

 

Je vous remercie d’avance.

 

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, sociétaire de la Caisse Desjardins de Lévis et détenteur d’une carte de crédit Desjardins

 

P.-S. Voici le message que j’aimerais porter à votre attention :

 

Madame,

Vous me permettrez sans doute de vous suggérer de charger l’un de vos compagnons de travail d’accomplir les tâches suivantes :

1 – prendre connaissance des textes que j’ai publiés ces dernières semaines, et même avant, dans mon site web (lepasseurdelacote.com);

2 – trouver parmi lesdits textes ceux dans lesquels figurent le nom Desjardins ou les noms d’employés ou d’anciens employés de Desjardins;

3 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est avantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

4 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est désavantageux ou peut-être désavantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

5 – établir un rapport sur le résultat de l’accomplissement des tâches précédentes.

Après avoir pris connaissance du rapport, Madame, vous pourrez évaluer, si vous croyez que c’est nécessaire, si tout est sain et conforme à vos valeurs et à celles de votre entreprise chez Desjardins à Lévis.

L’exercice de contrôle que je vous propose ne peut être que bénéfique pour Desjardins.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

 

P.-S. Assurez-vous que les affirmations que contiennent mes textes sont fondées, exactes, pleines de bons sens. Mettez vos meilleures femmes là-dessus!

 

C’est assez : que la Société d’histoire régionale de Lévis mette fin à ses activités sans tarder! Qu’elle se saborde!

 

Je ne sais pas combien de membres compte aujourd’hui la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL). Ceux qui n’ont pas cessé de la fréquenter ne sont-ils pas étranges? Pourquoi? Ils peuvent être considérés comme étranges parce qu’ils se trouvent à accepter, selon toute apparence :

 

1 – que leur Société leur présente et présente à la population, depuis des mois, une affirmation infondée, et qu’elle continue de présenter publiquement cette affirmation même si elle sait maintenant, si elle ne l’a pas toujours su, qu’elle ne repose sur rien;

2 – que leur Société, conséquemment, les ait induits en erreur, eux et la population, par une ou des actions, et qu’elle continue d’induire en erreur des personnes en présentant toujours son affirmation dans son site web (et ailleurs, peut-être);

3 – que leur Société les traite d’une manière irrespectueuse, eux et la population.

 

L’affirmation infondée que la SHRL a répandue abondamment et avec des moyens puissants (grâce à l’aide que la ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis, entre autres, lui ont accordée) est la suivante: Nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis, c’est la cage qui a servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau. CETTE AFFIRMATION NE REPOSE SUR RIEN; cette affirmation est contredite clairement par plusieurs, dont :

 

1 – les Musées de la civilisation du Québec;

2 – M. Dave Corriveau et Mme Catherine Ferland (docteure en histoire), auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau paru en 2014 chez Septentrion;

3 – le quotidien Le Devoir qui a écrit : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ».

 

Ce n’est pas tout! La SHRL ose continuer de répandre son information infondée, que je lui ai mise sous le nez et que j’ai dénoncée publiquement et nettement: en juin 2014, on trouve toujours cette affirmation tout à fait infondée dans son site web! La SHRL se croit-elle toute-puissante, pense-t-elle être appuyée par un ami tout-puissant qui lui assurerait l’impunité totale? On le dirait.

 

Comment la SHRL en est-elle arrivée à répandre une affirmation qui ne repose sur rien? Il semble que ce soit Madame Claudia Mendez Ishii qui ait péché la première, à l’époque où elle assumait la vice-présidence de la SHRL; pourtant, Madame Mendez Ishii aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, elle qui posséderait un diplôme en sociologie. Monsieur Claude Genest a péché lui aussi; pourtant, Monsieur Genest aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, lui à qui aurait été décerné un diplôme en histoire, qui a déjà présidé la SHRL et qui occupe depuis longtemps un poste d’historien à la Maison historique Alphonse Desjardins; Madame Évelyne Fortier a péché elle aussi; pourtant, Madame Fortier aurait dû faire preuve de rigueur intellectuelle, elle à qui a déjà été confié le poste de trésorière au conseil d’administration de la SHRL et qui travaille à la Maison historique Alphonse Desjardins, qui est le « musée de Desjardins ».

 

La SHRL n’aurait-elle pas dû se soucier de ne pas trahir la confiance de ceux qui l’aidaient financièrement à réaliser des activités, ou à participer à de telles activités, au cours desquelles elle diffusait son affirmation infondée. Ceux qui l’ont aidée ne sont pas des quantités négligeables; les principaux semblent avoir été : l’administration municipale de Lévis (l’argent qu’elle a sorti de ses goussets pour la SHRL provenait en partie des citoyens de Lévis), les Musées de la civilisation du Québec (l’argent qu’ils ont sorti de leurs goussets pour la SHRL provenait en partie des citoyens du Québec), la Caisse Desjardins de Lévis (l’argent qu’elle a sorti de ses goussets pour la SHRL provenait en partie de ses sociétaires et des citoyens du Québec). Il est à espérer que les généreux donateurs demanderont un jour à la SHRL des explications (on constate qu’ils ne sont pas pressés de le faire) et, pourquoi pas? le remboursement de leur contribution financière (qu’ils ne se gênent pas : la SHRL avait un compte intéressant chez Desjardins il y a une couple d’années).

 

Considérant ce qui précède, considérant que le lien de confiance entre les membres de la Société d’histoire régionale de Lévis et la direction de leur Société ne peut être que rompu, considérant que le lien de confiance entre la population de Lévis et la direction de la Société d’histoire régionale de Lévis ne peut être que rompu, je demande à la Société d’histoire régionale de Lévis* de mettre fin à ses activités, de se saborder sans attendre davantage.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

 

* Je m’adresse aux membres du conseil d’administration de la SHRL : M. Vincent Couture, président; M. André Gaumond, vice-président; M. Pierre-Olivier Maheux, trésorier; M. Louis Hallé, secrétaire; M. Claude Genest; M. Clément Samson; M. Xavier Chambolle. (Source : http://www.shrl.qc.ca/conseil-dadministration/ consulté le 24 juin 2014)

La SHRL autrefois

 

Georges-Etienne Proulx, 2e pres. SHRL

Georges-Étienne Proulx, deuxième président de la SHRL

Edith Labarre, 1re pres. SHRL

Édith Labarre, première présidente de la SHRL