Charles Taylor, le projet de loi sur la laïcité et les violations des droits humains

Lévis, le 16 avril 2019

Charles Taylor, philosophe né en 1931, vient de manifester dans les rues de Montréal pour condamner le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État. Selon, lui, le projet est « illégitime » : « Interdire d’enseigner à des personnes portant des signes religieux, soutient-il, est une discrimination » (https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8068466/rojet-loi-sur-laicite-entrevue-avec-charles-taylor). M. Taylor devrait dire à ses compatriotes s’il pense que le droit de faire connaître sa religion par le port d’objets religieux est un droit absolu, que le port en classe par les enseignants d’objets religieux est conforme aux principes de conduite destinées à favoriser le vivre-ensemble et si le port d’objets religieux en classe par les enseignants est conforme à l’article 14 de la Convention relative aux droits de l’enfant : « Les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion ». M. Taylor devrait aussi dire s’il a déjà manifesté par écrit, et dans la rue, sa désapprobation des violations des droits humains par des religions, lui qui a déclaré, au sujet du projet de loi 21 : « Ce n’est pas le langage des droits humains » (https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8073993/ aicite-elus-et-citoyens-manifestent-contre-projet-loi); a-t-il déjà, par exemple, reprocher à l’islam d’interdire à ses adeptes de sexe féminin d’épouser un non-musulman, d’imposer des châtiments cruels à la femme musulmane adultère (lapidation), aux voleurs musulmans (amputation d’une main), d’interdire aux catholiques de construire des églises (en Arabie saoudite, par exemple)? Que M. Taylor explique sa pensée à ses compatriotes.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Personne ne peut vous enlever vos droits de l’Homme (Article 30 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unies)

Regardez cette vidéo sur l’Article 30 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unies qui stipule que personne ne peut vous enlever vos droits de l’Homme et qu’aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme donnant le droit à quiconque de détruire n’importe laquelle des libertés qui y sont énoncées.

Source : Vidéo sur l’Article 30 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unies

Le bilan de l’Arabie saoudite en termes de droits humains est désastreux. 30 mai 2018.

https://amnistie.ca/sinformer/communiques/international/2018/arabie-saoudite/larabie-saoudite-doit-investir-droits

29/03/2018 Communiqué

 

Ces derniers mois, des gros titres surprenants, comme « L’Arabie saoudite va autoriser les femmes à conduire », « L’élan anticorruption en Arabie saoudite » ou « L’Arabie saoudite sur la voie de la réforme », sont apparus dans la presse internationale. Dans le même temps, lorsque le prince héritier Mohammed bin Salman Al Saud s’est rendu au Royaume-Uni dernièrement, son arrivée était annoncée par des pleines pages dans des journaux et des panneaux commerciaux installés dans les rues de Londres annonçant « Il apporte le changement en Arabie saoudite ». La visite s’est soldée par la signature d’un protocole d’accord d’une valeur de 10 milliards de livres avec BAE Systems pour la vente d’avions à l’Arabie saoudite. Pendant les premiers jours de la visite du prince héritier aux États-Unis, un protocole d’accord de vente d’armes d’une valeur de plus de 12,5 milliards de dollars aurait été conclu entre les États-Unis et l’Arabie saoudite.

 

À première vue, on pourrait penser que l’Arabie saoudite est en train d’entreprendre d’importantes réformes. Cependant, depuis la nomination du prince héritier, peu d’éléments laissent à penser que ses ouvertures sont plus qu’un habile exercice de relations publiques. En réalité, le bilan de l’Arabie saoudite en termes de droits humains est désastreux et la situation n’a fait qu’empirer depuis que Mohammed bin Salman Al Saud a été officiellement nommé héritier du trône en juin 2017.

 

Au lieu de dépenser des millions de dollars pour des campagnes de relations publiques annonçant des mesures qui ne représentent qu’une infime partie de la refonte dont le pays a besoin, voici ce que l’Arabie saoudite devrait faire :

Cesser de réprimer les militants, les journalistes, les universitaires et les dissidents

Mettre fin à la discrimination systématique à l’encontre des femmes

Cesser de persécuter la minorité chiite

Cesser d’avoir recours à la peine de mort et à la torture

Cesser de tuer des civils au Yémen

 

Lire la suite au https://amnistie.ca/sinformer/communiques/international/2018/arabie-saoudite/larabie-saoudite-doit-investir-droits

Mis à jour le mardi, 3 avril 2018

 

CAMPAGNES D’AMNISTIE INTERNATIONAL : https://amnistie.ca/campagnes

Ligue des droits et libertés (Québec) | Tous les droits humains sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés.

Une invitation à devenir membre de la Ligue des droits et libertés.

50 ans d’action

Depuis 50 ans, la Ligue des droits et libertés joue un rôle incontournable dans la défense et la promotion des droits humains au Québec. Elle a contribué à la mise en place d’institutions vouées à la défense des droits humains comme la Charte des droits et libertés de la personne et la Commission des droits. Elle a aussi permis de poser les enjeux de droits dans le débat publics, à contrer les reculs en matière de droits humains et à rassembler les mouvements sociaux autour des enjeux de droits humains.

Le contexte social a beaucoup changé depuis la fondation de la LDL en 1963, mais sa mission demeure toujours aussi pertinente. À une époque où l’organisation sociale et économique devient de plus en plus incompatible avec le respect de la dignité et des droits de tous les êtres humains, il est incontournable que des organisations comme la LDL poursuivent la lutte pour faire valoir la primauté des droits humains!

Source : Ligue des droits | Tous les droits humains sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés.

Mon corps, mes droits : le manifeste (Amnistie internationale)

À lheure où les États et de nombreux acteurs cherchent à imposer des restrictions aux aspects les plus intimes de nos existences – notre vie sexuelle, nos relations avec les autres, le contrôle des naissances – nous lançons un manifeste à signer : sept principes pour affirmer que chacun doit pouvoir disposer de son corps et prendre soi-même les décisions concernant sa santé et sa vie personnelle.

Source : Mon corps, mes droits : le manifeste | Amnesty International France

Le devoir de vigilance des entreprises | Amnesty International France

France : adoption de la loi sur le L devoir de vigilance des entreprises | Amnesty International France.

17 avril 2015

Extrait :

Source : Amnistie Internationale, http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actualites/France-adoption-de-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-des-entreprises-14719

Après des années de mobilisation de la société civile en France comme à l’international, les grandes entreprises françaises pourront enfin être reconnues légalement responsables des violations de droits humains et des dommages environnementaux que peuvent provoquer leurs activités ainsi que celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs à l’étranger.

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LE COMBAT NE DOIT PAS S’ARRÊTER À CE VOTE

Pour autant, et en dépit des demandes de la société civile française, le contenu du texte n’a malheureusement pas pu être renforcé à l’Assemblée nationale. En effet, la loi ne visera que les grands groupes (5 000 salariés en France ou 10 000 en France et à l’étranger), et ne concernera donc pas certaines entreprises similaires à celles qui ont été impliquées dans des drames humains tels que celui du Rana Plaza.

L’année 2014 a été dévastatrice pour les enfants, selon l’UNICEF.

Source (texte et photo): ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33865#.VIZHFUuK-Uo

 

8 décembre 2014 – Pour des millions d’enfants, l’année 2014 aura été marquée par la peur, le désespoir et l’horreur, à cause de conflits de plus en plus graves au cours desquels ils ont été exposés à la violence, recrutés de force et pris pour cible par des groupes armés, a affirmé lundi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

« Cela a été une année dévastatrice pour des millions d’enfants », a déclaré Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF. « Des enfants ont été tués alors qu’ils étudiaient dans une salle de classe ou qu’ils dormaient dans leur lit; ils ont perdu leurs parents, ils ont été enlevés, torturés, recrutés de force, violés et même vendus comme esclaves. Jamais dans l’histoire récente autant d’enfants n’ont été soumis à une telle brutalité ».

Environ 15 millions d’enfants sont victimes de conflits en République centrafricaine, en Iraq, au Soudan du Sud, dans l’Etat de Palestine, en Syrie et en Ukraine. On estime que 230 millions d’enfants au total dans le monde vivent actuellement dans des pays et des zones touchés par des conflits armés.

En 2014, des centaines d’enfants ont été enlevés alors qu’ils se trouvaient à l’école ou sur le chemin de l’école. Des dizaines de milliers d’autres ont été recrutés ou utilisés par des forces et groupes armés. Dans de nombreuses régions, les attaques menées contre des établissements scolaires ou de santé ont augmenté, de même que l’utilisation des écoles à des fins militaires.

Ainsi, en République centrafricaine, 2,3 millions d’enfants sont touchés par le conflit. Près de 10.000 d’entre eux auraient été recrutés par des groupes armés au cours de l’année écoulée, et plus de 430 enfants ont été tués et mutilés – trois fois plus qu’en 2013.

A Gaza, 54.000 enfants ont perdu leur foyer suite au conflit de 50 jours cet été. Pendant la même période, 538 enfants ont été tués, et plus de 3.370 ont été blessés.

En Syrie, plus de 7,3 millions d’enfants ont été touchés par le conflit, dont 1,7 million sont des réfugiés.

En Iraq, où environ 2,7 millions d’enfants sont touchés par le conflit, au moins 700 enfants auraient été mutilés, tués ou même exécutés cette année.

De plus en plus de jeunes voient leur avenir compromis à cause des crises dans lesquelles sont plongés des pays comme l’Afghanistan, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

 

fillettes du Liberia affiche sur eviter propagation d'Ebola

Des fillettes du Liberia consulte une affiche expliquant comment empêcher la propagation d’Ebola.

 

De nouvelles menaces à la santé et au bien-être des enfants sont apparues cette année, notamment l’épidémie d’Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, qui a fait des milliers d’orphelins et empêché quelques 5 millions d’enfants d’aller à l’école.

En dépit de l’insécurité, des obstacles posés à l’accès aux personnes qui ont besoin d’aide et des problèmes de financement, les organisations humanitaires, notamment l’UNICEF, ont travaillé de concert pour fournir une aide cruciale et d’autres services essentiels aux enfants comme l’éducation et un soutien psychologique.

« Il est triste et paradoxal à la fois qu’en cette année du 25e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, alors que nous pouvons célébrer tant de progrès pour les enfants dans le monde, les droits de tant de millions d’autres aient été bafoués avec autant de violence », a déclaré M. Lake. « Le monde peut et doit redoubler d’efforts pour que 2015 soit une bien meilleure année pour chaque enfant ».

Pas de justice pour les personnes lésées par les entreprises extractives canadiennes oeuvrant hors du Canada

Source : http://amnistie.ca/simpliquer/actions/vos-plumes/pas-justice-pour-personnes-lesees-par-entreprises-extractives-oeuvrant

A vos plumes! Québécois, Canadiens, écrivez à votre député fédéral. – Agissez avant le 31 mai 2014

 Trouvez le nom et l’adresse de votre député(e) fédéral(e) sur le site du Parlement du Canada

 

Utile à savoir : Aucun timbre n’est nécessaire si vous envoyez la lettre à l’adresse parlementaire de votre député(e) à la Chambre des communes à Ottawa.

 

CONTEXTE

 

Un grand nombre d’entreprises extractives (minières, pétrolières et gazières) à travers la planète sont liées d’une manière ou d’une autre au Canada.

 

Malheureusement, lorsqu’une entreprise extractive canadienne exerce des activités à l’étranger et que ces activités provoquent des dommages, les personnes lésées n’ont souvent nulle part où réclamer justice. En effet, à l’intérieur du pays hôte, la loi est la plupart du temps peu exigeante vis-à-vis des entreprises extractives, ou bien son application comporte des lacunes. Les personnes lésées ne peuvent pas non plus accéder à la justice au niveau international, car il n’existe pas de règles obligatoires pour les entreprises à ce niveau. Finalement, au Canada, les mécanismes en place sont peu utiles pour les victimes étrangères, car ils sont soit difficiles d’accès soit peu efficaces.

 

Écrivez à votre député(e) fédéral(e) pour lui demander de garantir l’accès à la justice au Canada pour les personnes lésées par les activités à l’étranger des entreprises extractives canadiennes. Demandez-lui d’agir pour soutenir : (1) la création d’un Ombudsman de l’industrie extractive ; (2) l’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi un grave préjudice en raison des activités menées à l’étranger par une entreprise canadienne.

 

 

Lettre modèle

 

Monsieur ou Madame (nom de famille),

 

Je vous écris pour vous demander de garantir que les personnes ayant subi un préjudice attribuable aux activités à l’étranger des compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes puissent avoir accès à la justice au Canada. À cet effet, le Canada doit se doter d’un Ombudsman de l’industrie extractive et d’une loi garantissant l’accès aux cours de justice canadiennes.

 

Le Canada héberge plus de la moitié des compagnies minières du monde, qui ont des projets actifs dans plus de 100 pays. Les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes sont souvent perçues comme représentant le Canada à l’étranger, mais des violations des droits humains, des dommages à l’environnement, des déplacements forcés et des violations des droits fondamentaux du travail sont de plus en plus associés à ces projets.

 

Il n’existe pas actuellement de système international réglementant l’extraction des ressources pour protéger les droits humains ou l’environnement. Dans de nombreux pays où les compagnies extractives sont activement présentes, il n’existe pas de mécanismes de protection, ou bien ils ne sont pas appliqués. Les institutions multilatérales sont quant à elles souvent faibles ou inaccessibles. Il y a aussi des obstacles à obtenir justice au Canada.

 

Le gouvernement du Canada se doit d’agir maintenant pour garantir que les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes appliquent les normes internationales en matière de droits humains, de travail et d’environnement. Vous êtes mon député/ma députée. À ce titre, je vous demande d’œuvrer au Parlement pour obtenir :

 

La création d’un poste indépendant d’Ombudsman de l’industrie extractive ayant le pouvoir d’enquêter sur les plaintes et de faire des recommandations, y compris la suspension ou la cessation de l’appui du gouvernement canadien aux compagnies ne respectant pas les normes internationales. À la différence du Bureau du conseiller en RSE, l’ombudsman doit avoir le mandat de rendre ses conclusions publiques et d’accomplir ses fonctions sans égard à la volonté de participation ou non d’une compagnie; et

 

L’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi de graves préjudices causés par les activités à l’étranger des compagnies canadiennes. Une telle loi doit affirmer clairement que les cours de justice canadiennes constituent un lieu qualifié pour entendre les réclamations contre les compagnies enregistrées au Canada. Jusqu’à ce jour, les cours canadiennes se sont montrées réticentes à entendre les causes présentées par des plaignants étrangers, les privant dans les faits de l’accès à la justice au Canada.

 

J’en appelle à vous pour que vous appuyiez ces mesures et pour que vous appeliez tous les parlementaires à les soutenir aussi.

 

Je vous prie de m’informer, dès que cela vous sera possible, de votre position à ce sujet et des actions que vous comptez entreprendre.

 

Veuillez recevoir, Monsieur/Madame, mes plus sincères salutations.