I AM WOMAN : chanson dédié aux femmes qui sont opprimées dans leur pays, dans leur société, dans leur famille, par une religion

 

I AM WOMAN : chanson dédié aux femmes qui sont opprimées dans leur pays, dans leur société, dans leur famille, par une religion

Helen Reddy a écrit et chante; « Je suis forte, je suis invincible, je suis une femme », « I am strong, I am invincible, I am woman ». « On me rabaissait, je plains le prochain qui m’infériorisera »

https://www.youtube.com/watch?v=xwK4kTUwxEI

I am woman, hear me roar

In numbers too big to ignore

And I know too much to go back and pretend

‘Cause I’ve heard it all before

And I’ve been down there on the floor

No one’s ever gonna keep me down again

Oh yes, I am wise

But it’s wisdom born of pain

Yes, I’ve paid the price

But look how much I gained

If I have to, I can do anything

I am strong, I am invincible, I am woman

You can bend but never break me

‘Cause it only serves to make me

More determined to achieve my final goal

And I come back even stronger

Not a novice any longer

‘Cause you’ve deepened the conviction in my soul

Oh yes, I am wise

But it’s wisdom born of pain

Yes, I’ve paid the price

But look how much I gained

If I have to, I can do anything

I am strong, I am invincible, I am woman

(Co-auteur de I AM WOMAN : Ray Burton)

 

Journée spéciale : 16 mai 2012 – La hausse des droits de scolarité au Québec. La loi spéciale.


 QUELQUES OPINIONS  À lire!

Le gouvernement suspend les trimestres qui reprendront en août. Il espère calmer le jeu et il croit que la mobilisation va se dégonfler. Pari risqué. […]

«Le gouvernement suspend les trimestres, mais il ne suspend pas la crise», a dit, hier, le président de la FECQ (cégeps), Léo Bureau-Blouin. C’est le résumé le plus juste que j’ai entendu.

Le problème reste entier. Il est tout simplement pelleté par en avant. […]

Pourquoi adopter une loi spéciale, alors que les deux parties étaient proches d’une entente? Même s’ils s’accrochaient sur certaines modalités, les leaders étudiants et le gouvernement s’entendaient sur les grands principes. […]

Hier, la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a dit que les étudiants avaient durci le ton. Pourtant la nouvelle proposition (disponible sur le web) fait preuve d’ouverture. Où est le durcissement?

Pourquoi le gouvernement a-t-il levé le nez sur les négociations et jeté son dévolu sur une loi spéciale qui risque de mettre de l’huile sur le feu?

Hier soir, le Barreau a lancé un appel au gouvernement lui demandant de donner une dernière chance aux négociations. On ne peut pas soupçonner le Barreau, qui représente 24 000 avocats, de complicité avec la FECQ.

Mais il était trop tard, le gouvernement Charest avait déjà décidé de foncer avec sa loi spéciale. Et tant pis pour les pots cassés et la paix sociale. (Michèle Ouimet, Un pari risqué, La Presse, 17 mai 2012)

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Ce sera donc une pause dans l’escalade de la tension. Rien n’est réglé sur le fond, rien du tout même, mais une bouffée d’air jusqu’en août permettra peut-être justement cette négociation de la dernière chance. Croisons les doigts. […] Les étudiants goûtent une amère déception dans cette sortie qui ne comporte rien de neuf, sinon la menace. Malgré tout, à eux aussi, au nom de la paix sociale, nous demandons d’évaluer avec soin les conséquences d’une fermeture à tout compromis. Hier, la FECQ a fait une ouverture méritant d’être examinée, et qui n’a rien du « durcissement » évoqué par la nouvelle ministre de l’Éducation. Le gagnant-gagnant espéré ne sera pas. Négocier sous la menace est une option absolument détestable, il est vrai. Mais cet espace de dialogue doit être saisi, à la faveur d’une pause. Sinon, ce sera sans doute la loi matraque. (Marie-Andrée Chouinard Conflit étudiant – Haute pression, Le Devoir, 17 mai 2012, http://www.ledevoir.com/societe/education/350234/conflit-etudiant-haute-pression)

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Considéré comme le leader étudiant le plus modéré, Léo Bureau-Blouin, de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), a haussé le ton comme jamais. «S’il y a de la violence ou des blessés graves, le gouvernement en portera l’odieux», a-t-il tonné.

Selon lui, la loi d’exception «va mettre en péril la paix sociale au Québec». «Ce n’est pas avec des matraques qu’on va régler la crise politique».

«Ce n’est pas en suspendant la session qu’on suspend la crise», a-t-il poursuivi. «La seule chose qui reste à faire est de continuer de manifester, de continuer de se mobiliser.»

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, a appelé les étudiants à manifester de façon pacifique. Mais elle constate que «le gouvernement a choisi d’aller dans une voie de confrontation avec la jeunesse québécoise».

Le gouvernement «n’a jamais voulu négocier», a-t-elle pesté. «La loi spéciale était prête avant la rencontre» de mardi soir avec la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.

Pour Léo Bureau-Blouin, «on a joué dans une pièce de théâtre» organisée par un gouvernement qui voulait «marquer des points politiques». Il dit avoir proposé des compromis, mis sa «tête sur le billot» en proposant de recommander à ses membres l’adoption d’une entente modifiée, mais le gouvernement n’a «pas agi de bonne foi depuis le début». Il ne faut pas s’étonner selon lui que les jeunes «perdent confiance en leurs élus».

«Le gouvernement, avec sa loi spéciale, avec son entêtement sur la hausse des droits de scolarité, vient de mettre ce soir un fossé important entre lui et la jeunesse du Québec. Le gouvernement a décidé de faire l’autruche en se cachant derrière une loi spéciale plutôt que de discuter avec la jeunesse et de faire face à ses responsabilité», a affirmé Martine Desjardins. (Tommy Chouinard, Le gouvernement a «craché au visage d’une génération», La Presse, 17 mai 2012, http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/17/01-4526041-le-gouvernement-a-crache-au-visage-dune-generation.php)

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Professeur en relations industrielles à l’Université du Québec à Montréal, Michel Grant se questionne toujours à savoir de quelle façon une loi spéciale aura plus de poids que les nombreuses injonctions. À ce jour, elles n’ont pas permis un retour en classe généralisé.

«Il peut aussi y avoir des amendes pour le non-respect d’une injonction. Ça peut même aller à des accusations d’outrage au tribunal», souligne M. Grant.

Dans plusieurs conflits de relations de travail, la menace d’une loi spéciale a servi d’outil de négociation, ajoute M. Grant en faisant l’analogie avec le monde du travail. «C’est une pression pour une négociation.» (Pascale Breton, Loi spéciale: doutes et questionnements, La Presse, 17 mai 2012, http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/17/01-4526042-loi-speciale-doutes-et-questionnements.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4526042_article_POS2)

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Québec solidaire déplore que le gouvernement cherche à régler par la confrontation plutôt que par la négociation le conflit qui l’oppose à sa jeunesse. « Le gouvernement, et avec lui le Québec tout entier, sortiraient pourtant la tête haute et gagnant de cette crise en répondant favorablement aux appels fusant de toute part qui lui demandent de maintenir le dialogue. Malheureusement, le premier ministre tourne le dos à cette voie sage en annonçant son intention de faire adopter une loi spéciale pour démobiliser et casser le mouvement étudiant. C’est un échec lamentable de son leadership », a déclaré Amir Khadir, député de Québec solidaire. (Portail Québec > Actualité gouvernementale > Fil de presse > Québec solidaire dénonce l’utilisation d’une loi spéciale pour imposer la hausse des frais de scolarité, 16 mai 2012, http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2012/16/c8525.html)

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Les représentants des associations étudiantes auraient peut-être dû se méfier de l’amabilité de la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, dont la rouerie n’est plus à démontrer. On prétend qu’elle aurait préféré avoir plus de temps pour trouver une solution autre que l’imposition d’une loi spéciale, mais dénoncer le « durcissement » des positions étudiantes n’était certainement pas la meilleure façon d’en obtenir. Hier soir, les leaders étudiants pouvaient légitimement avoir le sentiment de s’être fait rouler dans la farine pour une deuxième fois en autant de semaines. Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, a eu beau proposer un compromis basé sur l’entente avortée du 6 mai denier et en appeler aux sentiments paternels du premier ministre, la décision de M. Charest était vraisemblablement prise avant la rencontre de mardi soir, peut-être même avant la démission de Line Beauchamp. (Michel David, La pause, Le Devoir, 17 mai 2012, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350284/la-pause)

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Nous sommes donc essentiellement en présence d’une tentative de report d’un problème réel. De la poursuite d’une mauvaise gestion d’un dossier essentiel. Rien n’est encore joué. Mais les choses pourraient être pires. En effet, le gouvernement aurait pu écouter les recommandations de François Legault et de la CAQ et de “prendre tous les moyens” pour faire appliquer les injonctions, donc taper davantage sur plus d’étudiants. (Jean-François Lisée, Une loi assez spéciale, merci ! 17 mai 2012, http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/une-loi-assez-speciale-merci/12909/#more-12909)

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[Question :] La loi change-t-elle quelque chose au droit du travail ? [Réponse de l’ex-juge Suzanne Coupal :] Non, parce qu’on n’est pas en droit du travail. Il faut comprendre qu’on dit « grève » pour quelque chose qui est, de manière technique, un boycottage des cours par les étudiants. Les étudiants ont droit à la liberté d’association, mais pas au droit de grève tel qu’on le définit légalement. Il n’y a pas de contrat de service, de relation d’employeur-employé. On essaie de faire des comparatifs, mais ce n’est pas la même chose sur le plan juridique. Alors le gouvernement ne change rien au droit du travail ou au droit de grève avec cette loi spéciale. (Guillaume Bourgault-Côté, « Une loi assez habile », estime l’ex-juge Coupal, Le Devoir, 17 mai 2012, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350280/une-loi-assez-habile-estime-l-ex-juge-coupal)

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Samedi, dans le Globe également, un survol pancanadien des 450 000 étudiants qui seront diplômés cette année révèle des tendances non moins inquiétantes. Près de 60 % d’entre eux sont endettés. Ainsi, le fardeau moyen était l’an dernier de 15 000 $ au Québec et dépassait 35 000 $ en Nouvelle-Écosse. La moitié des diplômés canadiens n’a pas de travail en vue. Plusieurs auront certes un bon emploi, mais pas nécessairement dans leur domaine de formation. Et bon nombre vont retourner chez leurs parents. Bref, si une certaine jeunesse conspue le « capitalisme » et ses profiteurs, les étudiants contestataires ne manquent pas de raisons de craindre pour l’avenir. La formation technique et le savoir universitaire sont, il est vrai, plus que jamais nécessaires aux nouvelles générations. Mais l’orientation des universités et leur financement devraient également préoccuper l’ensemble de la société. Il y a plus qu’une « juste » contribution étudiante dans l’enjeu du financement universitaire. (Jean-Claude Leclerc,Conflit étudiant – Une «entente» dont l’échec était inéluctable, Le Devoir, 14 mai 2012, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/350001/une-entente-dont-l-echec-etait-ineluctable)

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