Mokaïesh et Lavilliers: avec les ouvriers, les précaires et les migrants en chanson | Le Club de Mediapart

La vidéo d’une chanson interprétée par Cyril Mokaïesh et Bernard Lavilliers, qui prend aux tripes : « La loi du marché » inspirée du film de Stéphane Brizé, avec un clip tourné par le réalisateur et mettant l’accent sur les migrants…

Mokaïesh et Lavilliers: avec les ouvriers, les précaires et les migrants en chanson | Le Club de Mediapart

 

La loi du marché (chanson)

Un bel exemple de raison critique sensible ! Une belle leçon d’internationalisme des opprimés contre la pénétration à gauche d’imaginaires nationaux-étatistes!

Paroles de La loi du marché

On vous laisse la tribune

Les honneurs du pouvoir

On vous laisse voler la victoire

On vous laisse le soin de bien ingurgiter

Notre part de votre marché

On vous laisse notre âme sur le bas-côté

Endetté, endetté, en détresse

A genoux de chagrin

D’avoir fait le baisemain

A l’austérité, son altesse

On vous laisse nos hivers

On vous laisse nos étés

De quoi vous distraire

Et nous faire tomber

On vous laisse libéral démocratisé

Chômage à volonté

On vous laisse nos destins s’ouvrirent les veines

En commission européenne

On vous laisse s’allonger la peur dans votre lit

Mais faut pas toujours croire ce qu’on dit

A Athènes Apollon a raison de chanter

Ma liberté

On vous laisse nos hivers

On vous laisse nos étés

De quoi vous distraire

Et nous faire tomber

On vous laisse nos hivers

Et notre dignité

De quoi vous distraire

Pour quelques années

On vous laisse Arcelor Mittalisés

Par Florange, l’or et l’acier

On vous laisse cet étrange capitaliser

Sur la précarité

On vous laisse à vos super hyper profits

Oh la belle vie

Chez Lidl le pack de bières

A des pulsions suicidaires

On vous laisse nos hivers

On vous laisse nos étés

De quoi vous distraire

Et nous faire tomber

On vous laisse nos hivers

Et notre dignité

De quoi vous distraire

Pour quelques années

On vous laisse nos frontières

Se refermer

Homme à la mer, émigré

Cap sur l’Angleterre

Depuis la Guinée

T’as le temps d’apprendre à nager

On vous laisse nos frontières

Se refermer

Sur la Méditerranée

Enfant de la guerre

Cherche un bout de terre

Pour apprendre à marcher

De quoi vous distraire

Pour quelques années

De quoi vous distraire

Et vous en aller

De quoi vous distraire

Et vous en aller

De quoi vous distraire

Et vous en aller

La loi du marché est une chanson de Cyril Mokaïesh, tirée de son nouvel album Blanc cassé qui devrait sortir en janvier 2017. Elle est inspirée du film du même nom de Stéphane Brizé et aussi de la situation des migrants. Elle est interprétée avec Bernard Lavilliers, dans ce clip réalisé par Stéphane Brizé et mis sur YouTube le 9 septembre 2016. Ce clip a déjà été mis en ligne sur Mediapart par Gabas le 12 septembre 2016 : https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/120916/la-loi-du-marche.

Source : https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/150916/mokaiesh-et-lavilliers-avec-les-ouvriers-les-precaires-et-les-migrants-en-chanson

Oncle Bernard – L’anti-leçon d’économie. À Voir le dimanche 27 mars au Canal Savoir à 19 h 30.

Un documentaire de Richard Brouillette avec Bernard Maris, alias Oncle Bernard

Source : Oncle Bernard – Lanti-leçon déconomie – accueil

« Bernard Maris, alias Oncle Bernard, fut assassiné lors de l’attentat à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Tournée en mars 2000, dans le contexte du film L’encerclement – La démocratie dans les rets du néolibéralisme, cette fascinante entrevue avec Oncle B., constitue une véritable «anti-leçon d’économie». Sans fard ni artifice, le réalisateur laisse toute la place à la parole riche, dissidente, acérée et mutine de Maris. En toute liberté, celui-ci assène à loisir des vérités percutantes qui renversent les dogmes sempiternellement ressassés par le chœur vibrant de la valetaille de la «science» économique. Formidable vulgarisateur dont la verve, l’éloquence, l’érudition et l’alacrité parviennent à rendre passionnants les sujets les plus arides, Oncle Bernard déploie au fil de cet entretien une pensée courageuse en son originalité, qui se révèle d’autant plus précieuse en ces temps de démission intellectuelle et d’austérité économique. »

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) invite les pays développés à stimuler leurs économies par une hausse des dépenses publiques et des salaires.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) invite les pays développés à stimuler leurs économies par une hausse des dépenses publiques et des salaires.

 

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=35788#.VhRl3UuK_6g vu le 06-10-2015

6 octobre 2015 – Confrontés à une faiblesse persistante de la demande, les pays riches devraient accroître les dépenses publiques, augmenter les salaires et stimuler la demande afin de revigorer leurs économies et les mettre sur le chemin d’une croissance stable, affirme la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son rapport annuel sur l’économie mondiale publié mardi.

Le rapport souligne l’existence d’un phénomène de « stagnation séculaire », par lequel la croissance des économies les plus avancées ralentit pendant une longue période sans rapport avec les cycles économiques normaux. Ce phénomène est connu, poursuit le texte, mais ce qui l’est moins est le fait qu‘il est « essentiellement dû au déclin de la rémunération du travail salarié (d’environ 10% depuis les années 1980) et à l’inégalité croissante des revenus, qui réduisent la demande de consommation et affectent négativement l’investissement privé ».

Selon le rapport, la croissance de l’économie mondiale en 2015 devrait rester à peu près inchangée par rapport à 2014, à 2,5%, reflétant une légère accélération dans les économies développées, un ralentissement modéré dans les pays en développement et un déclin plus marqué dans les économies en transition. Ce taux de croissance est nettement inférieur à la moyenne de 4% qui prévalait dans les années précédant la crise de 2007-2008.

Le fait que la croissance dans de nombreux pays développés ne parvienne pas à retrouver ses niveaux d’avant la crise, en dépit de politiques monétaires accomodantes pendant plusieurs années, a créé ce que la CNUCED appelle une « nouvelle anomalie », indique encore le rapport.

« Dans le monde hyper financialisé d’aujourd’hui, la stimulation de l’économie repose indûment sur un accroissement de la dette et des bulles de capital et les pays sont obligés à un compromis difficile entre une croissance molle qui perdure et leur stabilité financière ». Selon le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, « huit ans après la crise financière, il est clair que le monde n’a pas trouvé comment changer de vitesse pour parvenir à un développement économique mondial inclusif et durable ».

Cependant, ajoute le rapport, « les hausses de dépenses publiques, par exemple dans le domaine des infrastructures, ont prouvé qu’elles avaient un effet multiplicateur très positif sur les économies en stagnation, par conséquent l’investissement public devrait être un instrument essentiel pour faire face à la ‘stagnation séculaire’ à laquelle on assiste dans les pays développés ».

En outre, « une politique progressive en matière de revenus conduit à une hausse de la demande, créant des occasions pour l’investissement privé », selon le rapport. « Une hausse des salaires réduit les pressions financières sur les systèmes de retraite et permet aux ménages d’accroître leurs dépenses de consommation sans alourdir leur dette ». A l’inverse, souligne la CNUCED, « si la ‘stagnation durable’ a son origine du côté de la demande, le gel des revenus du travail et la réduction des dépenses publiques peut aggraver le problème, au lieu de le résoudre ».

Le rapport prédit que la croissance se situera en 2015 autour de 1,9% dans les pays développés, contre 1,4% en 2014. Cela est dû, explique-t-il, à « une demande intérieure plus forte, la consommation des ménages étant stimulée par la baisse des prix de l’énergie et la hausse des prix dans le secteur immobilier ». La croissance de l’emploi dans certains pays, notamment l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, aura aussi été un facteur, selon la CNUCED.

Le devoir de vigilance des entreprises | Amnesty International France

France : adoption de la loi sur le L devoir de vigilance des entreprises | Amnesty International France.

17 avril 2015

Extrait :

Source : Amnistie Internationale, http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actualites/France-adoption-de-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-des-entreprises-14719

Après des années de mobilisation de la société civile en France comme à l’international, les grandes entreprises françaises pourront enfin être reconnues légalement responsables des violations de droits humains et des dommages environnementaux que peuvent provoquer leurs activités ainsi que celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs à l’étranger.

[]

LE COMBAT NE DOIT PAS S’ARRÊTER À CE VOTE

Pour autant, et en dépit des demandes de la société civile française, le contenu du texte n’a malheureusement pas pu être renforcé à l’Assemblée nationale. En effet, la loi ne visera que les grands groupes (5 000 salariés en France ou 10 000 en France et à l’étranger), et ne concernera donc pas certaines entreprises similaires à celles qui ont été impliquées dans des drames humains tels que celui du Rana Plaza.

L’exploitation de l’homme par l’homme? Plus jamais! – Le blogue de Léo-Paul Lauzon

Aie! Ça fera les leçons de politesse | Le blogue de Léo-Paul Lauzon.

 

Faudrait faire preuve de politesse envers ceux qui nous exploite?

Par Léo-Paul Lauzon – 1 octobre 2014

Source : Le Journal de Montréal, http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/politique/aie-ca-fera-les-lecons-de-politesse/

Extraits

 

L’Association canadienne de la paie, un organisme patronal, a mentionné que : «46% des salariés québécois vivent d’une paie à l’autre». (Journal de Montréal, 10 septembre 2014). En 2012, l’ONU a signalé qu’au Canada, il y avait 2 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire et où tous les mois 900 000 personnes, dont de plus en plus de travailleurs, fréquentaient des banques alimentaires pour joindre les deux bouts. (La Presse, 10 mai 2012). La même année, l’ONU a critiqué le Québec et le Canada pour l’aggravation de la pauvreté infantile au cours des dix dernières années. (La Presse, 8 décembre 2012).

Tiens, il y a aussi cet autre titre d’article de journal du 31 juillet 2013 : «Un ménage sur huit ne mange pas à sa faim au Canada». Et celui-ci du 14 août 2014:«Les 86 plus riches au pays détiennent autant d’avoirs que les 11,4 millions les plus pauvres». Je pourrais continuer longtemps, mais terminons pour ces trois dernières :

-«OCDE. Au Canada, les inégalités de revenu se creusent, les plus riches accaparant une part disproportionnée(sic) de la richesse créée». (Le Devoir, 1er mai 2014)

[…]

Et il y a aussi Statistique Canada et d’autres qui nous disent que le salaire réel des travailleurs n’a pas augmenté au cours des trente dernières années: «Aucun gain salarial pour les travailleurs en 30 ans». (Le Devoir, 1er mai 2010). Ces inégalités ignobles et cette pauvreté odieuse, je suppose que ça découle de phénomènes tout à fait naturels et qu’il n’y a absolument personne de responsable de ces infamies. Et nos politiciens comme Harper et Couillard qui en rajoutent à ces inégalités par leurs politiques sociales et fiscales. […]

Couillard et sa gang qui, en grands effrontés qu’il sont, essaient de nous faire accroire que le Québec est en crise très sérieuse et qu’il faut par conséquent couper dans les services publics, taxer la classe moyenne et tarifier leurs programmes sociaux. […]

Crise mon œil. Le «Québec inc. touche les 300 milliards en Bourse». (La Presse, 30 octobre 2013). et aussi : «Québec inc. Un rendement à faire rougir d’envie les Américains». (La Presse, 27 mai 2014). Allô crise! Puis : «Entreprises québécoises. Des milliards conservés à l’étranger». (Le Presse, 30 août 2014). À l’étranger comme dans des paradis fiscaux, par exemple. Enfin : «Compétitivité fiscale. Le Québec se classe parmi les premiers, selon KPMG». (Le Devoir, 18 juin 2014). Gros profits, peu imposés au Québec, côtoient grosses inégalités économiques, pleins de pauvres et appauvrissement continue de la classe moyenne. […] Quand il n’y a pas d’enrichissement de la majorité, mais seulement d’une minorité, à quoi peut ben servir la croissance sans répartition équitable de la richesse qui est accaparée par le 1%?

Crise budgétaire aiguë selon monsieur Couillard et son trio de ministre économistes banquiers (Leitao, Daoust et Coiteux), mais ça n’empêche pas que:« Le nombre de millionnaires nettement en hausse au Québec». (La Presse, 21 septembre 2012) et «Les super-riches québécois s’enrichissent plus vite que leurs homologues canadiens». (Journal de Montréal, 22 novembre 2013). […]

Merde, les deux problèmes majeurs au Québec et au Canada sont le réchauffement climatique et la montée criminelle des inégalités sociales. Avez-vous déjà entendu Couillard et Harper promettent de s’attaquer à ces fléaux? Ben non, au contraire, leurs politiques viennent amplifier le réchauffement de la planète et les inégalités économiques par le biais, entre autres, de sauvages coupures en santé, en éducation et autres services publics. Des lâches au service des nababs et des sultans de la société. […]

POUR LIRE TOUT L’ARTICLE, ALLEZ AU HTTP://BLOGUES.JOURNALDEMONTREAL.COM/LAUZON/POLITIQUE/AIE-CA-FERA-LES-LECONS-DE-POLITESSE/.

Le pape François dit non à l’économie de l’exclusion et de la disparité sociale.

« Les revendications sociales qui ont un rapport avec la distribution des revenus, l’intégration sociale des pauvres et les droits humains ne peuvent pas être étouffées sous prétexte de construire un consensus de bureau ou une paix éphémère, pour une minorité heureuse. La dignité de la personne humaine et le bien commun sont au-dessus de la tranquillité de quelques-uns qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges. […] Non à l’économie de l’exclusion et de la disparité sociale. Une telle économie tue ».

(Pape François, Evangelii Gaudium (La joie de l’Evangile), cité par Léo-Paul Lauzon, Le Journal de Montréal, http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/politique/aie-ca-fera-les-lecons-de-politesse/)

 

Le pape François dit oui à une redistribution des revenus.

« La croissance dans l’équité exige quelque chose de plus que la croissance économique, bien qu’elle la suppose ; elle demande des décisions, des programmes, des mécanismes et des processus spécifiquement orientés vers une meilleure distribution des revenus, la création d’opportunités d’emplois, une promotion intégrale des pauvres qui dépasse le simple assistanat. »(Pape François, Evangelii Gaudium (La joie de l’Evangile), cité dans La Tribune, http://www.latribune.fr/actualites/economie/20131126trib000797883/le-pape-s-attaque-a-la-tyrannie-des-marches.html)

L’économie est au service de la société et non le contraire.

 

Extrait d’un article intitulé Entre l’identité et les affaires : la politique et publié dans le numéro de juin 2014 de la revue québécoise Relations. Pour le lire en entier, on va au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3375&title=entre-lidentite-et-les-affaires-la-politique.

 

Par Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de Relations

 

Devant ces gestionnaires du réalisme capitaliste qui banalisent les profits éhontés, les paradis fiscaux, les inégalités sociales et la dilapidation des ressources naturelles, ne faudrait-il pas redonner ses droits à l’utopie dans sa fonction de subversion de l’état des choses existant afin de contrer la vaste entreprise d’imposition du sens et la servitude volontaire? Affirmer que l’économie est au service de la société et non le contraire, que le bien commun prime sur l’intérêt privé et la solidarité sur le rendement, c’est vouloir rompre avec la fatalité entretenue médiatiquement à coup de millions. La valeur marchande n’est pas la mesure de toute chose, tout comme la politique n’est pas la pure gestion des intérêts d’une élite.

 

On ne peut céder à la dépolitisation rampante de la société par dépit. La politique doit devenir une tâche collective pour aménager une manière de vivre attentive à la vie, à la dignité humaine et à la suite du monde. L’indépendance du Québec pourrait très bien être un pas dans cette direction.

© Revue Relations/Centre justice et foi. Tous droits réservés. Crédits | Reproduction autorisée avec mention complète de la source.

 

 

Pour sortir (enfin !) de la crise du néolibéralisme, il faut réhabiliter l’État social.

Le texte suivant est tiré de L’Âge de faire, http://www.lagedefaire-lejournal.fr/vive-la-depense-publique/

Vive la dépense publique !

Par Christophe Ramaux – Université de Paris, auteur de L’Etat social pour sortir du chaos néolibéral (Mille et une nuit), membre des Economistes atterrés

La crise qui n’en finit pas est clairement celle du néolibéralisme. Finance libéralisée, libre-échange, austérité salariale et endettement privé des ménages : ce régime a explosé en 2007. Les néolibéraux sont pourtant à l’offensive. Ils prennent prétexte des conséquences de leur modèle – la hausse des dettes publiques et les différentiels de compétitivité (fruit de la concurrence sociale et fiscale mortifère entre pays de l’Union européenne elle-même) – pour aller plus loin dans l’application de leur politique.

La dépense publique est désignée comme une galeuse. Ce n’est pas nouveau : c’est sous un angle accusateur qu’elle est traditionnellement désignée et même nommée (« charges sociales », « prélèvements obligatoires »). L’idée communément répandue est la suivante : le public supposé improductif serait financé par un prélèvement sur le privé, ce qui étranglerait celui-ci, alors même qu’il créerait, seul, la richesse.

La dépense publique joue pourtant un rôle irremplaçable en termes de bien être social (population mieux formée, soignée, etc.), mais aussi, ce qui est moins connu, en termes de production et de revenu des ménages.

En France, elle s’élève à 1119 milliards d’euros (en 2011), soit 56 % du PIB. Mais cela ne signifie pas que « plus de la moitié de la richesse va aux fonctionnaires ».

Rien ne se perd

La moitié (576 milliards) est constituée de prestations sociales en espèces (retraites, allocations chômage et familiales, etc.) et en nature (remboursement des médicaments, des consultations, etc.) qui sont directement versées aux ménages. Et cela soutient leur dépense auprès du privé.

L’autre moitié sert principalement à payer les services publics non marchands. Tous les fonctionnaires contribuent au PIB au même titre que les travailleurs du privé. Mais leur production n’est pas vendue : elle est délivrée gratuitement (éducation, hôpital…). Or il faut bien la payer. L’impôt stricto sensu sert justement à cela, tout comme le prix sert à payer la production privée.

Au total, 42 % du revenu des ménages est constitué de prestations sociales ou de consommation de services publics individualisables (éducation, hôpital, etc.). En comptant les services publics non individualisables (police, justice, infrastructures…), on arrive à 46 %. Rien ne se perd.

Aux Etats-Unis, les prélèvements obligatoires sont plus faibles. Mais les prélèvements destinés au privé (fonds de pension, assurances privées…) sont plus élevés. Est-ce plus juste et plus efficace ? Clairement non : ce pays dépense bien plus pour la santé (18 % du PIB) que la France (13 %), pour des performances médicales moindres.

Pour sortir (enfin !) de la crise du néolibéralisme, il faut réhabiliter l’Etat social.

Démocratiser l’économie – À bâbord ! Éditorial de février-mars 2013

Revue québécoise À bâbord ! Éditorial du no 48 (février-mars 2013)

Présentation du dossier du no. 48

source : http://www.ababord.org/spip.php?article1557

Démocratiser l’économie

Philippe Hurteau, Chantal Santerre, Claude Vaillancourt

Un moyen incontournable pour combattre l’injustice et les inégalités

Deux constats sont à l’origine de ce dossier. Le premier devrait être une évidence pour chacunE de nous : les institutions économiques telles que nous les connaissons ne favorisent pas le développement de la démocratie. Elles génèrent des inégalités effarantes, distribuent injustement les fardeaux et les bénéfices de la production de biens et de services, mettent en concurrence les individus et les groupes et asservissent les institutions politiques aux classes dominantes.

Pour que la démocratie puisse s’exercer, il faut faire en sorte qu’elle soit au service du politique et du bien commun – et pas seulement des intérêts des classes dominantes. Ce premier constat nous impose un programme : celui de démocratiser l’économie. C’est-à-dire permettre aux citoyens et aux citoyennes d’obtenir un véritable contrôle des décisions économiques dans l’intérêt de la majorité.

Or, il est possible d’observer, ici et là, de convaincantes réalisations de ce programme. C’est là le deuxième constat à l’origine de ce dossier, et il est aussi encourageant que le premier pouvait être désolant.

Les citoyens et les citoyennes ont inventé des moyens multiples et remarquables pour se réapproprier l’espace public, pour démontrer que notre compréhension de l’économie ne doit pas se limiter à l’application des préceptes du libre marché. La preuve est alors faite que l’économie n’est pas ce à quoi tous et toutes doivent se soumettre et obéir.

C’est ainsi qu’en première partie de ce dossier, des articles nous donnent des exemples de différents types de politiques budgétaires dans lesquelles on retrouve des alternatives aux diktats que veulent nous imposer les tenants du marché. C’est là un précieux moyen de décider de l’utilisation de nos ressources collectives.

En deuxième partie du dossier, on trouvera justement des outils pour contrôler l’utilisation de ces ressources. Un premier article porte sur la vérification citoyenne de la dette, où l’on questionne l’origine de cette dette, sa signification et sa légitimité. Un autre article aborde la question du contrôle de la circulation des capitaux par l’implantation d’une taxe sur les transactions financières. On démontre enfin la nécessité de réguler le marché pour pallier l’une de ses importantes et dangereuses défaillances, les externalités.

Notre dossier se termine par une réflexion sur le travail, sur son rôle et sa place dans nos sociétés et sur son organisation, de manière à développer une plus grande démocratie. En théorie, dans notre système économique, le travail est libérateur parce qu’il nous permet de sortir de la pauvreté. Dans les faits, on constate qu’il est pour bien des gens une contrainte tellement forte qu’il les empêche d’exercer cette liberté pour laquelle ils travaillent. Il nuit ainsi à l’organisation d’une vie démocratique pleine et entière.

Ce dossier nous fait donc pénétrer dans un vaste chantier. Nous souhaitons que les propositions énumérées ici soient stimulantes et permettent d’en inventer d’autres, tout aussi appropriées. La démocratisation de l’économie est sans aucun doute un des moyens les plus incontournables pour combattre l’injustice et les inégalités.

ARTICLE ÉCRIT PAR Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS

Chantal Santerre

Claude Vaillancourt

L’austérité est une erreur mathématique.

Source : Mediapart (« journal d’information numérique, indépendant et participatif »), http://blogs.mediapart.fr/blog/hubert-huertas/090113/extraordinaire-lausterite-est-une-erreur-mathematique

Extraordinaire: l’austérité est une erreur mathématique

09 janvier 2013 Par Hubert Huertas

(EXTRAITS)

C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses [] C’est un rapport de 44 pages signé par un économiste en chef du FMI[Fonds monétaire interbational] , un Français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.

       Ce que dit Olivier Blanchard, c’est que le modèle mathématique sur lequel s’appuyaient ces politiques visant au désendettement radical, et au retour sacré à l’équilibre budgétaire, comportaient une erreur au niveau, je cite, du multiplicateur fiscal. Pour simplifier beaucoup, ce modèle mathématique, donc incontestable, prévoyait que lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné. Or c’est faux. Pour des raisons qui tiennent à une réalité parfaitement triviale, et qui est que les hommes sont humains, cette austérité a déclenché des réactions collectives qui ont abouti à ce que cet euro retiré a provoqué la perte de trois euros dans les sociétés concernées.

       Multipliez par des milliards, et vous comprendrez pourquoi l’austérité imposée à coup de sabre par des troïkas savantes n’a conduit qu’à plus d’austérité, plus de chômage, et plus de récession.

[]

      [] il [a] fallu s’apercevoir que quelque chose clochait dans une équation pour découvrir que quelque chose n’allait pas dans la vraie vie. Un peu comme si on assistait à des accidents de la route en chaîne et qu’on ne donnait pas l’alerte tant qu’un modèle mathématique ne disait pas que c’était des accidents.

       France Culture 7h37, France Musique 8h06, twitter : @huberthuertas

On trouve l’intégralité du texte au http://blogs.mediapart.fr/blog/hubert-huertas/090113/extraordinaire-lausterite-est-une-erreur-mathematique.

De chose en chose

LE GOUVERNEMENT DU CANADA, LE CANADA ET LE DANGEREUX STEPHEN HARPER

STEPHEN HARPER ET SES PROJETS DE LOI DIGNES D’UN ÉTAT POLICIER.

LE PRÉSIDENT DE LA LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS PROTESTE ET INVITE À LA CONTESTATION.

Dans le numéro de février 2012 de la revue Relations, M. Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés (Québec), proteste avec force contre les projets de loi C-46 – Loi sur les pouvoirs d’enquête et C47 – Loi sur l’assistance au contrôle d’application des lois au 21e siècle, que le gouvernement Harper veut faire adopter. « Bien que ces lois permettraient une intrusion dans la vie privée sans commune mesure avec l’écoute électronique, le contrôle judiciaire auquel seront astreintes les autorités est beaucoup moindre », écrit M. Peschard.

M. Peschard fait une comparaison qui aide à comprendre la gravité de la menace que le gouvernement Harper fait peser sur les Canadiens : « C’est comme si on demandait à Postes Canada de photocopier toutes vos lettres… au cas où ».

M. Peschard conclut par ces mots : « Nous devons refuser ces projets de loi dignes d’un État policier ».

Si vous voulez que le gouvernement Harper renonce à faire adopter les projets de loi dont il est question ci-dessus, empressez-vous de signer la pétition que vous trouverez à cette adresse :

http://www.openmedia.ca/fr/ArretezLEspionnage

Pour lire la protestation de M. Peschard, allez au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/impr_article.php?ida=2810.

CHACUN A DROIT À LA PROTECTION CONTRE LES FOUILLES, LES PERQUISTIIONS OU LES SAISIES ABUSIVES. (Charte canadienne des droits et libertés, article 8)

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QUAND SARKOZY ET MERKEL RÊVENT

« Les choses qu’ils [Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et compagnie] demandent au nom de leur vision romantique sont souvent cruelles, impliquant d’énormes sacrifices pour les salariés ordinaires et leurs familles…. Leurs visions sont mues par des rêves sur la façon dont les choses devraient être, plutôt que par une analyse rationnelle de ce qu’elles sont. » (Paul Krugman, économiste américain, cité par Guillaume Duval dans Alternatives Economiques n° 308 – décembre 2011) (Le texte de Krugman est tiré de Boring Cruel Romantics, The New York Times, 20 novembre 2011.)

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MONDIALISATION FINANCIÈRE ET TERRORISME

Livre de René Passet et Jean Liberman

Éditions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-71-9 / 175 pages, 18 $

Le décryptage du nouveau terrorisme qui, pour la première fois, a frappé de plein fouet les États-Unis montre qu’il est inséparable de la mutation du monde et de l’instauration d’un type de pouvoir global plus inhumain que jamais. En effet, la politique économique néolibérale planétaire menée par la sphère financière, devenue maîtresse du globe, a complètement perverti les immenses promesses humaines de la mondialisation. La misère, l’exclusion de masse et l’humiliation sont la contrepartie de la marchandisation accélérée d’une part croissante des activités humaines: le fanatisme kamikaze, issu de populations en perdition, ne saurait se dissocier de la financiarisation du monde, de son information en réseaux et de son financement par un «argent sale» intégré au système.

Renonçant à prendre en compte ce diagnostic, le leadership néolibéral, au premier chef les États-Unis, se refuse toujours, malgré quelques faux-semblants, à prendre les mesures connues qui assécheraient le terreau de la barbarie hyperterroriste. Comment, donc, une mondialisation à finalité humaine pourrait parvenir à l’éradiquer en changeant les racines du pouvoir actuel, c’est le défi politique que propose René Passet dans cet ouvrage.

René Passet est professeur d’économie à l’Université Paris VII et a été président du conseil scientifique d’ATTAC jusqu’en décembre 2001. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’économique et le vivant (Économica), L’illusion néolibérale (Fayard) et Éloge de la mondialisation par un anti présumé (Fayard).

(Souce : http://www.ecosociete.org/tep04.php)

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LES TROIS TEMPS

 » Les choses passées et les choses futures ne sont point, et à proprement parler, on ne saurait dire qu’il y ait trois temps, le passé, le présent, le futur : mais peut être on pourrait dire avec vérité, qu’il y a trois temps :

le présent des choses passées

le présent des choses présentes

le présent des choses futures.

Et je trouve dans l’esprit ces trois choses que je ne trouve nulle part ailleurs :

le présent du passé, c’est la mémoire

le présent du présent, c’est l’attention

le présent du futur, c’est l’attente »

(Saint Augustin, Confessions)

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QUAND MENT-ON?

« On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. » (Bon mot attibué à Georges Clémenceau, homme politique français).

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MOTS ET ARSENIC

Les « mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir » (Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIe Reich. Carnets d’un philologue, Paris, Albin Michel, Agora, Pocket, 2003 (réed.)p. 40).

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TORTURE

Tous les jours, des milliers d’hommes, de femmes et même d’enfants sont livrés à l’imagination des bourreaux.

En ce moment même, dans la majorité des pays du monde, l’usage de la torture est une pratique courante, voire routinière.

Le rapport Un monde tortionnaire 2011 fait suite à celui publié il y a un an par l’ACAT-France, avec une même ambition : rendre compte de l’ampleur et de la réalité des pratiques tortionnaires dans 23 nouveaux pays tout en poursuivant l’analyse des multiples dimensions de ce phénomène et des facteurs qui l’y encouragent.

(Texte de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), organisation internationale non gouvernementale de défense des droits de l’homme. Pour en savoir plus, allez au http://www.unmondetortionnaire.com/La-Federation-internationale-de-l.)

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LE MYTHE DU DÉVELOPPEMENT

 Le mythe du développement. Les économies non viables du XXIe siècle

 Livre d’Oswaldo De Rivero

Édtions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-86-7 / 241 pages, 18 $

Qu’arrive-t-il à la majorité des peuples du tiers-monde? Soyons honnêtes: ces peuples n’ont pas profité et ne profiteront pas des apports des projets de développement, promis depuis plus de cinquante ans. Les investissements nécessaires font défaut et les technologies modernes réduisent le besoin de main-d’œuvre au lieu de créer les emplois nécessaires aux multitudes des villes du Sud.

De nombreux pays s’effondrent en des «entités ingouvernables» contrôlées par des seigneurs de la guerre ou les mafias. Les modèles de développement fondés à la fois sur la régulation étatique et sur le libre marché ont failli. Il est erroné de qualifier de nombreux pays comme étant «en développement»: il vaudrait mieux les décrire comme des «économies nationales non viables».

Que faire? L’ordre du jour de la «richesse des nations» doit être remplacé par celui de «la survie des nations». Afin d’éviter l’accroissement de la misère humaine et du désordre politique, de nombreux pays doivent abandonner le rêve du développement et adopter des politiques de stabilisation de leur démographie et de survie nationale en assurant approvisionnement en eau, nourriture et énergie de base.

Oswaldo de Rivero a été ambassadeur du Pérou aux Nations Unies et a dirigé la délégation de son pays lors des négociations du GATT. Il vit aujourd’hui à Genève où il a travaillé comme consultant jusqu’à ce que le nouveau gouvernement péruvien le nomme ambassadeur auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

(Source : http://www.ecosociete.org/tep06.php)

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LA VIE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

La vie n’est pas une marchandise. Les dérives des droits de propriété intellectuelle

Livre de Vandana Shiva

Éditions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-93-X / 159 pages, 18 $

 Qui ne connaît la brebis Dolly ? Mais qui sait comment le droit de propriété sur cet animal a été acquis ? Nouveauté des années 1980, des brevets sur les êtres vivants sont désormais accordés. Brevets exclusifs sur toutes les cellules du cordon ombilical des fœtus et des nouveau-nés, sur le gène du cancer du sein, sur le gène de l’obésité… Main basse sur les plantes médicinales indigènes, et 190 animaux transgéniques en attente d’être brevetés !

L’écologiste de renommée internationale et spécialiste en politiques scientifiques Vandana Shiva brosse dans cet ouvrage un tableau éloquent des lourdes conséquences pour l’humanité, tant sur le plan moral qu’écologique et économique, de l’extension des brevets à tous les domaines, y compris celui des êtres vivants (micro-organismes, semences, plantes, forêts, animaux et cellules -humaines).

Fournissant de nombreux exemples, l’auteure montre comment les géants du commerce mondial se servent du droit de propriété intellectuelle sur ces brevets pour légitimer leur propriété exclusive des ressources, produits et procédés biologiques utilisés depuis des siècles par des peuples de pays non industrialisés. Le brevetage par des transnationales de médicaments provenant de pharmacopées autochtones prend des proportions épidémiques dans les pays du Sud, et le savoir séculaire lui-même, appliqué depuis toujours aux besoins quotidiens des gens, court le danger imminent d’être breveté par l’Occident à des fins commerciales.

Cette scientifique défait aussi les mythes de ces brevets et explique les ravages de la biopiraterie légalisée. Mais elle ne se limite pas à démonter ce système. Elle propose une voie à suivre au sujet des lois, des brevets et des accords commerciaux internationaux, une voie qui respecte tous les êtres vivants, les droits fondamentaux des individus, notamment à la nourriture et aux médicaments, le patrimoine culturel et intellectuel des collectivités et des pays ainsi que la conservation de la biodiversité de la nature et de l’agriculture, indispensable à la survie des peuples.

Écologiste de renommée internationale, Vandana Shiva dirige la Research Foundation for Science, Technology and Ecology et est l’auteure de nombreux ouvrages dont La guerre de l’eau (Parangon), Le terrorisme alimentaire (Fayard) et La biopiraterie ou le pillage de la nature et de la connaissance (Alias etc.).

(Source : http://www.ecosociete.org/tep08.php)

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