Élection municipale à Lévis (Québec) le 5 novembre 2017

Le 5 novembre prochain, à Lévis, des électrices et des électeurs éliront un maire et des conseillers. À ma connaissance, pendant la campagne électorale, les candidat·e·s n’ont pas cru bon de disserter sur l’obligation des élu·e·s et des autorités administratives municipales de toujours prendre en considération les demandes, les questions et les plaintes que leur adressent les citoyens et les citoyennes. On ne les a pas davantage entendu parler de la question de doter la Ville d’un protecteur ou d’une protectrice du citoyen et de la citoyenne, ni de la mise en place d’un dispositif d’alerte et d’une ligne de signalement. C’est malheureux parce que Lévis est mal outillée pour empêcher que des élu·e·s ou des autorités administratives opposent indéfiniment le silence à des communications d’administrés, c’est malheureux parce que Lévis n’offre pas à ses employé·e·s, soumissionnaires et fournisseur·e·s des voies qu’ils ou elles pourraient emprunter sans crainte pour dénoncer un élément de la Ville responsable d’une irrégularité ou de mauvaise gestion. Il faudrait que les électeur·rice·s élisent des candidat·e·s qui attachent beaucoup d’importance à ces questions, il faudrait qu’ils portent au pouvoir des personnes ayant la hauteur nécessaire pour proposer par exemple que la publication municipale LÉVIS’informe accueille des opinions de Monsieur et Madame tout-le-monde, ainsi que des nouvelles et des points de vue des partis d’opposition? C’est la grâce que je souhaite à la population lévisienne.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

Aujourd,hui, 19 oct. 2015, les Canadiens votent. Élections, piège à cons ?

Éditorial du numéro 61, octobre-novembre 2015

Élections, piège à cons ?

Le Collectif de la revue À bâbord !

Source : revue québécoise À Bâbord !, https://www.ababord.org/Elections-piege-a-cons

Surgie dans la foulée de Mai 1968, cette question en forme d’affirmation était et demeure provocatrice. Elle signale toutefois un problème réel, celui de la démocratie en tant qu’exercice de la souveraineté politique du peuple. Les élections et les péripéties souvent peu glorieuses qui les accompagnent favorisent-elles effectivement l’idéal démocratique ou n’en sont-elles que la caricature ? Quelques exemples récents incitent à se poser à nouveau la question.

 

En Grèce, Syriza a abruptement détruit les rêves immenses qu’il avait suscités. Élu avec un fort appui populaire pour mettre fin aux plans d’austérité qui ont saigné le pays pendant les cinq dernières années, il paraissait se battre avec courage. Devant les institutions européennes et l’Allemagne, qui exigeaient de nouvelles compressions, il a recouru à un référendum qui devait permettre de trancher la question. La population du pays, on le sait, a rejeté à 61 % les mesures que voulaient imposer ces instances. Pourtant, à la surprise générale, le gouvernement issu de ce même parti s’est soumis de la façon la plus complète et la plus désolante aux volontés impitoyables des institutions européennes. Et cela même si, selon un avis largement partagé, les solutions retenues plongeront davantage le pays dans la misère.

 

Chez nous, le NPD ne se donne même pas la peine de créer l’espoir d’un véritable changement. Plus il se rapproche du pouvoir, plus il vise le centre. Il a rayé le terme « socialiste » de son vocabulaire. Il refuse de prendre clairement position sur des enjeux fondamentaux, comme le libre-échange ou les projets d’oléoducs. Il veut atteindre le déficit zéro dès la première année d’exercice du pouvoir, alors que les libéraux – c’est le monde à l’envers ! – promettent davantage d’investissements pour relancer l’économie. Le chef du parti Thomas Mulcair a même réprimandé l’une de ses plus prestigieuses candidates, Linda McQuaig, pour avoir affirmé qu’il fallait laisser une grande quantité du pétrole des sables bitumineux sous terre !

 

Ces exemples, et on pourrait en évoquer bien d’autres, montrent une fois de plus à quel point la politique a souvent tendance à devenir une farce cynique. Dans le genre, la campagne de Donald Trump dans les primaires républicaines représente un sommet de bouffonnerie. Le spectacle que la politique nous offre n’est pas toujours aussi débilitant, mais il reste qu’elle s’avère trop souvent mauvaise et décevante, bien loin de l’idéal démocratique. D’autant plus que les décisions des élu·e·s sont de plus en plus limitées par des forces plus grandes qui viennent bousiller le système démocratique lui-même : le lobbyisme qui soumet leur travail à des intérêts très restreints et les accords internationaux – de libre-échange, entre autres –, qui contraignent les interventions des gouvernements en leur enlevant de plus en plus de souveraineté politique Ce dont nous avons d’ailleurs été témoins dans le cas navrant de la Grèce.

 

Si bien qu’on se demande quoi faire pour que le pouvoir politique se consacre un tant soit peu aux intérêts des citoyen·ne·s et respecte les décisions démocratiques. Pour échapper aux jeux d’influence qui minent la démocratie, faudrait-il promouvoir un tout autre système ? Certains en viennent même à envisager dans cette optique l’hypothèse d’une « lotocratie », qui permettrait de choisir la classe gouvernante au hasard parmi la population, un peu comme on le fait pour les jurys. Des personnes honnêtes, sans famille politique ou financière, ne seraient-elles pas les mieux placées pour prendre des décisions courageuses et avantageuses dont on prive systématiquement les populations ?

 

Les errements de la démocratie aujourd’hui soulèvent une série de problèmes très difficiles à résoudre. Il devient alors tentant de se réfugier dans un grand cynisme, de rejeter d’emblée un système politique qui ne permet que d’accumuler les déceptions. Il s’ensuit une apathie générale pour tout ce qui touche le politique, à un moment où les besoins de mobilisation sont pourtant immenses. Le grand refus et la désillusion, bien que très compréhensibles, ne règlent cependant rien. On aurait tort de laisser tout le champ politique à des intérêts qui pourront alors se réjouir d’avoir atteint ce qui représente pour eux la réussite suprême : celle d’avoir éliminé une fois pour de bon tous leurs adversaires.

 

Les trahisons successives que permet notre système politique nous mettent dans la position du funambule. Comment conserver nos idéaux face aux manipulations minables de ceux et celles qui nous gouvernent ? Comment, dans ce contexte, continuer à défendre des valeurs que nous considérons incontournables, mais auxquelles on accorde si peu d’importance ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas baisser pavillon. Il sera nécessaire de surveiller attentivement de près le prochain gouvernement, quel qu’il soit, même si les conservateurs sont chassés du pouvoir. Il faudra continuer à travailler au renouvellement du processus démocratique, malgré tout. Il faudra surtout garder les luttes bien vivantes et s’assurer qu’elles débouchent sur de véritables victoires. Ce sont là sûrement les plus grands défis qui nous attendent dans les prochaines années.

 

Le Collectif de la revue À bâbord !

Un autre chant sacramentel du Parti conservateur de MM. Stephen Harper et Steven Blaney : Alouette, je te couperai.

Les Canadiens et les Canadiennes (ceux du Québec surtout) s’infligeront un autre gouvernement fédéral le 19 octobre 2015. La sampagne bat con plein.

 Au Canada, ah ! mes aïeux ! les électrices et les électeurs ont appris hier qu’un candidat choisi par le Parti conservateur de Stephen Harper et de Steven Blaney a fait pipi un jour dans la tasse de café de l’un de ses clients dont il n’aimait sans doute pas la bouche, et qu’un autre candidat officiel, planté à Montréal, loin de bien connaître le français comme l’avait prétendu le Parti, massacre à la chaîne la langue officielle du Québec. Harper, en colère, a d’abord invoqué un objet du culte cher aux Québécois catholiques, puis il a pris les choses en main, c’est-à-dire la queue et la langue, et les a coupées !

Alouette, gentille alouette

Alouette, je te couperai

Je te couperai la langue

Je te couperai la langue

Et la langue, et la langue

Alouette, Alouette Ô! Ô! Ô! Ô!

*

Alouette, gentille alouette

Alouette, je te couperai

Je te couperai la queue

Je te couperai la queue

Et la queue, et la queue

Et la langue, et la langue

Alouette, Alouette Ô! Ô! Ô! Ô!

 

Ainsi fut institué un énième sacrement conservateur : l’ablation des organes du mal.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

M.  Steven Blaney est le candidat du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis. Le Passeur de la Côte habite dans cette (vraiment) belle circonscription. Il ne sait pas encore pour qui il votera le 19 octobre; il sait qu’il ne votera pas pour un certain candidat qu’il ne nommera pas très clairement ici.

 

 

 

 

Pour un mode de scrutin proportionnel-mixte au Québec

Pour un mode de scrutin proportionnel-mixte au Québec.

Cliquez sur le lien ci-dessus si vous en avez assez du mode de scrutin utilisé au Québec.

 

 

 

Pour un mode de scrutin proportionnel-mixte au Québec

Pourquoi c’est important

La réforme du mode de scrutin était inscrite en 1976 au programme du Parti québécois. En 2012, elle en était retirée. L’ADQ est disparu au profit de la CAQ et, avec elle, sa promesse de réformer le mode de scrutin. Quant au Parti libéral, il n’a tout simplement jamais eu l’intention d’améliorer le mode de scrutin.

Les élections de 2012 et de 2014 obligent encore une fois un bon nombre d’électeurs et électrices à exercer un vote, non pas de conviction, mais dit « stratégique ».

Il est temps que le Québec modernise son mode de scrutin pour un autre plus représentatif, plus parcimonieux et plus démocratique. Le nouveau mode de scrutin visé par cette pétition permettra de représenter plus fidèlement la volonté populaire. Ce mode de scrutin, qui est utilisé par de nombreux États démocratiques à travers le monde, se nomme le mode de scrutin proportionnel-mixte.

En plus de signer cette pétition, vous êtes invités à soutenir la campagne Solution démocratique menée par le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN). Cette campagne concrétise la réforme du mode de scrutin par une proposition précise: un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire pourvu de mécanismes pour améliorer la représentation sous toutes ses facettes. Le MDN a formulé sa proposition en rassemblant les demandes citoyennes des dernières années.
http://www.democratie-nouvelle.qc.ca

Cette pétition a été composée et lancée par le Parti de la Réforme Proportionnelle-Mixte (PRPM).
http://www.votons-prpm.org
courriel@votons-prpm.org
http://www.facebook.com/Votons.PRPM

Plus d’informations :
http://www.democratie-nouvelle.qc.ca
http://www.voir.ca/jepenseque/2012/05/28/la-paix-sociale-par-la-proportionnelle
http://www.institutions-democratiques.gouv.qc.ca/reforme-des-institutions/mode_scrutin.htm

http://www.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2011-2012/chronique.asp?idChronique=240975

 

Des jugements favorables à Québec solidaire

DES JUGEMENTS FAVORABLES À QUÉBEC SOLIDAIRE

DANS UN QUOTIDIEN, LE 24 MARS 2014

« le PQ n’est pas seul à faire du surplace provincialiste.

Après s’être écrasé à répétition à la suite de ses sauts périlleux dans le vide du fédéralisme canadien, le Parti libéral du Québec se contente désormais de croire que ses multiples fractures lui ont appris à se tenir bien droit. Loin de lui désormais l’idée d’assainir les relations du Québec avec le Canada. Il a pris acte de la suite de ses déconvenues et propose comme solution de les oublier tout en poursuivant son oeuvre, commission Charbonneau ou pas.

Tant pour les libéraux que les souverainistes, le projet inachevé des années 1960 conduit désormais à tourner en rond. Arpenter année après année pareil sentier battu n’ouvre pas de nouvelles avenues.

Péquistes et libéraux se retrouvent donc dos à dos, dans un espace clos où ils nous invitent à les rejoindre, encore une fois. L’un et l’autre piétinent au nom du marché, de la mondialisation et d’une gouvernance à la petite semaine. »

( LE DEVOIR, 24 mars 2014 | Jean-François Nadeau | Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403466/la-province )

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Aussi fou que peut le laisser voir l’état de la planète, l’environnement n’est pas un enjeu dans cette campagne électorale. []

La Terre va mal, catégorie « très ». Les études qui en font état se succèdent sous tous les angles possibles. L’environnement est si clairement l’enjeu du siècle qu’il est irresponsable de l’ignorer.

Pourquoi alors la campagne électorale en fait-elle si peu état ? []

On ne s’en étonnera pas, Québec solidaire est le plus éloquent : il traite d’aires protégées, d’interdiction de certains produits polluants, de gestion de l’eau…, côtoyant les grands classiques que sont le pétrole, les mines, le transport, par ailleurs très présents également dans la plateforme du Parti québécois. Celui-ci y ajoute des dispositions sur les milieux humides et la diversité biologique. []

Or, quand les chefs de partis (à l’exception notable de Françoise David) osent parler du thème de l’environnement, c’est uniquement par la lorgnette des ressources naturelles, que domine le pétrole — lui-même ramené à sa plus simple équation : l’exploiter est mauvais, à quoi les « lucides » rétorquent qu’on ne peut s’en passer et qu’il vaut mieux dès lors piger dans nos propres réserves. Fin de la discussion.

( Élections et environnement. Ça va très mal LE DEVOIR, 24 mars 2014 | Josée Boileau | Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403440/Electionsetenvironnement-ca-va-tres-mal )

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LES MEMBRES DE Québec solidaire – Lévis ÉLISENT LEUR CANDIDAT : YVES BONNIER VIGER

2014 : les Québécois aux urnes bientôt

QUÉBEC SOLIDAIRE EST PRÊT

LES MEMBRES DE QUÉBEC SOLIDAIRE – LÉVIS ÉLISENT LEUR CANDIDAT : YVES BONNIER VIGER, citoyen et travailleur de Lévis

Yves Bonnier Viger 02-03-2014 _ QS-2

Yves Bonnier Viger, au centre, et des membres de Québec solidaire Lévis le 2 mars 2014.

La carrière d’Yves Bonnier Viger, médecin spécialisé en santé publique et médecine préventive, n’est pas banale, loin de là : il a été médecin-conseil à la Direction de santé publique Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, directeur régional de santé publique pour un territoire du Nord du Québec et directeur général adjoint du Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James; il a enseigné à l’Université McGill; entre septembre 2008 et août 2010, il a agi comme responsable du secteur de la promotion de la santé et du bien-être et de la prévention des maladies et des traumatismes en Chaudière-Appalaches tout en occupant également un poste de professeur au Département de médecine sociale et préventive à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Depuis juillet 2009, Yves Bonnier Viger préside l’Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec. Depuis le 1er septembre 2011, il dirige le Département de médecine sociale et préventive de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Yves Bonnier Viger est un candidat sérieux et solide. Il est conscient, lui, que les gouvernements doivent penser avant tout au bien-être de tous leurs citoyens et au bonheur collectif; il agira en conséquence, avec Québec solidaire !

JE VOTE POUR MA COLLECTIVITÉ,

JE VOTE POUR BONNIER VIGER !

Yves Bonnier Viger 02-03-2014 _ QS

 Yves Bonnier Viger élu candidat de Québec solidaire dans Lévis le 2 mars 2014

FAISONS DU BIEN, FAISONS DU BON

AVEC QUÉBEC SOLIDAIRE !

Campagne électorale, philosophie, action

Madame Valérie C. Guilloteau, candidate de Québec solidaire dans la circonscription électorale de Lévis, lance sa campagne électorale aujourd’hui, jeudi 2 août 2012, à 12 h 45, au Café La Mosaïque (13, rue Saint-Louis, Vieux-Lévis, Lévis).

Valérie C. Guilloteau enseigne la philosophie. Il semble qu’elle ait entendu le message du philosophe Ludwig Wittgenstein, qui a écrit ceci dans une pièce de correspondance :

Les électeurs de Lévis peuvent se réjouir : ils ont la possibilité de voter pour une candidate, professeur de philosophie très engagée politiquement, capable de penser sur les questions importantes de la vie de tous les jours de ses concitoyennes et concitoyens.

C’est le sociologue Pierre Bourdieu qui cite Ludwig Wittgenstein dans un ouvrage réalisé sous sa direction : La Misère du monde (Paris, Éditions du seuil, collection Points, 2007, 1460 p.). M. Bourdieu juge sévèrement notre monde politique (La Misère du monde a d’abord été publié dans les années 1990); lisons : « Le monde politique s’est fermé peu à peu sur soi, sur ses rivalités internes, ses problèmes et ses enjeux propres. Comme les grands tribuns, les hommes politiques capables de comprendre et d’exprimer les attentes et les revendications de leurs électeurs se font de plus en plus rares, et ils sont loin d’être au premier rang dans leurs formations. Les futurs dirigeants se désignent dans les débats de télévision ou les conclaves d’appareil. » (La Misère du monde, Post-scriptum, page 1449)

Bourdieu dit aussi : « rien n’est moins innocent que le laisser-faire : s’il est vrai que la plupart des mécanismes économiques et sociaux qui sont au principe des souffrances les plus cruelles, notamment ceux qui règlent le marché du travail et le marché scolaire, ne sont pas faciles à enrayer ou à modifier, il reste que toute politique qui ne tire pas pleinement parti des possibilités, si réduites soient-elles, qui sont offertes à l’action, et que la science peut aider à découvrir, peut être considérée comme coupable de non-assistance à personne en danger. » (page 1454)

VOTER, C’EST AGIR.

 Le Passeur de la Côte (Roger Martel)