JOURNÉE MONDIALE DE L’ALIMENTATION : L’ONU MOBILISE POUR « ÉRADIQUER LA FAIM UNE FOIS POUR TOUTES »

Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 16 octobre 2013

À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, observée mercredi, le système des Nations Unies souligne l’importance d’élaborer et de mettre des systèmes durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition, dans un monde où 842 millions de personnes continuent de souffrir de la faim et deux milliards d’autres de malnutrition.

« Pour […] assurer à chacun la jouissance de son droit à l’alimentation, il faut perfectionner les systèmes alimentaires. Aussi convient-il d’adopter des méthodes et des politiques plus judicieuses et de faire les investissements nécessaires, qui tiennent compte de l’environnement, de la population et des institutions et qui permettent de mettre en place des processus durables de production, de transformation et de distribution des produits agricoles », explique le Secrétaire général dans le message qu’il a adressé pour marquer cette Journée.

La mauvaise alimentation est également responsable du surpoids, qui touche 1,4 milliard de personnes, dont environ un tiers sont obèses et susceptibles de développer une coronaropathie, du diabète ou d’autres problèmes de santé.

Le Secrétaire général s’est donc félicité de constater que de nombreux pays avaient répondu à son initiative Défi Faim zéro et s’étaient engagés à oeuvrer ensemble à l’instauration de systèmes alimentaires durables.

De nombreuses manifestations se déroulent aujourd’hui sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, dont la date de création, le 16 octobre 1945, coïncide avec celle la Journée.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) souligne l’importance de la nutrition comme pilier central du développement.

«Les filles et les garçons touchés par la sous-nutrition sont confrontés à de nombreux défis en matière de santé, l’apprentissage scolaire et plus tard, dans le monde professionnel, entravant ainsi leur potentiel humain et leur capacité de contribuer aux sociétés où ils habitent,» a mis en garde la Directrice exécutive du PAM, Ertharin Cousin.

« Accorder la priorité à la nutrition est un investissement pour notre futur collectif. Cet investissement doit englober la nourriture, l’agriculture, la santé et les systèmes éducatifs », a-t-elle ajouté.

Si la communauté internationale investissait 1,2 milliard de dollars par an sur une période de cinq ans pour réduire les carences en micronutriments, les bénéfices générés en termes de santé, la baisse de la mortalité infantile et l’impact positif sur les futurs revenus pourraient atteindre 15,3 milliards de dollars, explique le PAM dans un communiqué de presse.

Dans le cadre de son effort pour fournir une aide alimentaire à 97 millions de personnes à travers le monde, le PAM s’efforce d’apporter de nouveaux produits nutritionnels aux mères et enfants. Il se focalise sur la période critique des 1.000 premiers jours de vie — de la conception jusqu’à l’âge de deux ans — pendant laquelle un accès suffisant à des nutriments et des calories est primordial pour le plein développement du potentiel de l’enfant.

En outre, il recourt de plus en plus souvent à des programmes de bons d’achat alimentaire et de transferts monétaires lorsque la nourriture est disponible sur les marchés afin de permettre aux consommateurs d’acheter des produits frais et divers.

L’ONU marque le cinquantenaire de l’adresse finale de John F. Kennedy à l’Assemblée générale

Texte tiré du Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 12 septembre 2013

A l’occasion jeudi du cinquantenaire de l’adresse finale de l’ancien Président des Etats-Unis, John F. Kennedy, à l’Assemblée générale, de hauts fonctionnaires de l’ONU doivent reprendre cet après-midi à leur compte le ferme soutien du leader américain en faveur d’une action multilatérale pour relever les défis redoutables auxquels fait face la planète.

« L’effort pour améliorer les conditions de vie de l’homme […] n’est pas une tâche réservée à quelques-uns. Il est du devoir de toutes les nations, […] alors que la peste et les épidémies, les pillages et la pollution, les catastrophes naturelles, la faim dont souffrent les enfants sont les ennemis de toutes les nations », M. Kennedy avait déclaré devant l’Assemblée générale le 20 septembre 1963, deux mois avant son assassinat à Dallas, au Texas.

Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim

POUR LA FAO, LE SECTEUR PRIVÉ EST PLUS QUE JAMAIS UN PARTENAIRE CLÉ DE LA LUTTE CONTRE LA FAIM

Source : Actualités ONU (UNNews)

New York, 13 septembre 2012

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont annoncé jeudi que la lutte contre la faim peut être gagnée par une collaboration renforcée entre gouvernements, société civile, organisations agricoles et secteur privé.

« Le monde ne pourra être libéré de la faim et de l’insécurité alimentaire sans la participation active de tous les secteurs de la société, notamment du secteur privé », a plaidé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors d’une Conférence rassemblant à Istanbul des décideurs sur les investissements agroalimentaires.

« Outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui n’est pas facile à quantifier, mais qui est crucial. Il nous faut donc dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers cet objectif. L’intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité », a-t-il ajouté.

A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l’investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée – une vaste zone dotée d’un fort potentiel d’accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu’étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l’agriculture, secteur déterminant pour les enjeux de sécurité alimentaire à long terme.

« C’est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées », a souligné le Président de la BERD, Suma Chakrabarti, en s’adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l’agrobusiness.

« Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l’emploi, avec le concours de l’expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l’alimentation et de l’agriculture ».

Dans le courant de l’année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l’investissement privé dans l’agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen, traduisant la pression des deux organismes pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.

Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d’assistance technique pour un montant total d’environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu’à améliorer la transparence et l’efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.

Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Tire, tire, la lirette – 26 juin 2012

Juin 2012 – Le Vatican engage un conseiller en communication. Ainsi donc, au lieu de changer sa gouverne, il veut changer son image. « Qu’importe ce que je fais, ce qui compte c’est qu’on ait une bonne image de moi », aurait-il dit au confessionnal.

Juin 2012 – Arrêtez de dire qu’un enfant meurt de faim toutes les cinq, dix, quinze secondes. Vous perdez votre temps, ça n’émeut pas grand monde. Dites plutôt : au Soudan du Sud, il y a seulement cinquante kilomètres de routes asphaltées. Là, les gens vont se rendre compte que la misère, ça existe !

Juin 2012 – Je me suis vite trouvé niaiseux, tantôt, quand je me suis dit que les Québécois étaient chanceux d’avoir des chefs étudiants qui parlent mieux que beaucoup de leurs députés. Les Québécois seraient chanceux si tous leurs députés parlaient aussi bien que leurs chefs étudiants.

Juin 2012 – Dialogue absurde entre le Vatican et le conseiller en communication qu’il vient d’engager. Le conseiller dit : « Mon salaire est abusif et honteux. » Le Vatican dit : « On vous a engagé pour que ça ne sache pas. »

 Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le Cri d’Edvard Munch et celui d’inconnus miséreux et humiliés

Extrait du journal intime d’Alfred Pellerin

Aujourd’hui, 3 mai 2012

Chers lecteurs de mon journal intime,

Le 2 mai 2012, une Madame ou un Monsieur qui ne veut pas dire son nom a acheté l’aquarelle Le Cri d’Edvard Munch; pour ce faire, elle ou il a dû retirer près de 120 millions de dollars de son ridicule de satin sang de bœuf ou de sa poche garnie d’un passepoil (j’espère qu’elle ou il lui reste de l’argent pour manger).

Le Cri de Munch

En primeur, je vous annonce que la Madame ou le Monsieur, poussé par le réveil de sa conscience sociale, dit-elle ou dit-il, n’a pas tardé à entreprendre une tournée médiatisée des pays où vivent les enfants les plus miséreux et les plus humiliés de la Terre, et qu’elle ou il est déjà rendue ou rendu en Afrique sous-alimentée. Elle ou il a expliqué que les enfants miséreux ne vivent pas que de bonne soupe, qu’ils ont aussi besoin de belles images, donc de regarder des choses comme le Cri, une œuvre qui, grâce à elle ou à lui, vaut maintenant 120 millions de dollars, une somme énorme. (Pour vous donner une idée de l’éléphantesquerie de cette somme, je vous apprends qu’elle permettrait de libérer exactement des millions de personnes de la misère. C’est formidable, n’est-ce pas? Ça vous aide à comprendre jusqu’à quel point est baleineresque la richesse de la Madame ou du Monsieur. Je n’en reviendra jamais!)

Drelin, drelin, me dit mon ordinateur. Permettez que j’aille voir le message qui arrive. Il est signé La Madame ou Le Monsieur. C’est des images. Ouais, c’est pas ragoûtant. Pauvres enfants! C’est incroyable! Faut que je vous en montre un couple avant d’aller dîner (je choisirai pas les pires):

C’est sûr que de voir autre chose que leurs faces d’affamés, ça va leur faire du bien, à ces pauvres petits. À part de ça, regarder le Cri de Munch, ça va leur faire découvrir que l’angoisse existe aussi ailleurs que dans leur cour; ça console; un peu.

Aujourd’hui, 4 mai 2012

Chers lecteurs de mon journal intime,

Vous savez ce que je vous ai confié hier. Pour terminer ce que j’ai dit, il faut que je vous raconte une anecdote. – Mon père, il est vieux, il souffre aussi de sensibilité. Quand je lui ai raconté l’histoire du Cri de Munch, du prix qu’une Madame ou un Monsieur avait payé pour devenir l’heureuse ou l’heureux propriétaire de cette œuvre d’art que personne dans ma rue ne connaissait avant qu’elle ou il l’achète, quand je lui ai montré les photos des enfants miséreux d’Afrique, vous savez comment il a réagi? Il n’a rien dit, il a rien que fait cette tête-là :

Le Cri de Rodin

Pauvre papa!

SI VOUS AVEZ DE L’ARGENT DONT VOUS NE SAVEZ PAS TROP QUOI FAIRE, QUÊTEZ DONC DES IDÉES AUPRÈS DE :

OXFAM QUÉBEC

https://oxfam.qc.ca/fr/civicrm/contribute/transact?reset=1&id=1

MÉDECINS SANS FRONTIÈRES CANADA

http://www.msf.ca/fr/faire-un-don/

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)