Ludovica, revue de la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec

Ludovica

Revue des sociétés d’histoire membres de la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec, publiée une fois l’an lors du Salon des sociétés d’histoire de la ville de Québec.

Salon des sociétés d’histoire de la ville de Québec

Société d’histoire de Sillery

Centre communautaire Noël-Brulart

1229, avenue du Chanoine-Morel

Québec (Québec) G1S 4X1

Ludovica Vol. 1, Numéro 1 Automne 2017

 

Présentation

Chers lecteurs et lectrices,

C’est avec une grande fierté que la Table de concertation des sociétés d’histoire de la ville de Québec vous présente ce premier numéro de Ludovica. Pour le salon 2017 des sociétés d’histoire de la ville de Québec, nous avons voulu remettre aux visiteurs un exemplaire d’une nouvelle revue qui vous présente ce que nous savons le mieux faire: vous parler d’histoire locale.

 Le numéro que vous avez entre les mains est spécial et exceptionnel pour plusieurs raisons. Il est exceptionnel puisque plusieurs sociétés d’histoire de la région se sont unies pour faire une œuvre d’histoire commune. Cette revue, ce n’est pas le fruit du travail d’une seule société d’histoire, mais bien de plusieurs, d’une majorité ayant les ressources pour le faire. Si l’expérience est évaluée comme positive, nous espérons pouvoir la répéter lors des prochains salons des sociétés d’histoire. Il est aussi spécial puisqu’il reprend, pour chacun de nos territoires, un élément qui nous tient à cœur, soit la naissance de leur territoire, les familles pionnières et même un métier qui a donné naissance à une Nation.

Depuis 5 ans, nous organisons un salon où nous vous présentons nos réalisations par rapport à un thème. Celui de cette année s’est rapidement imposé pour nous comme un incontournable. Le quatrième centenaire de l’arrivée de Louis Hébert, de Marie Rollet et de leur famille nous permet de vous présenter notre vision de notre histoire, de demander à un spécialiste de vous parler de notre vision de l’histoire locale. Ce premier numéro est donc un essai à partir du peu de ressources que nous avons, mais avec tout le cœur que vous nous connaissez. Nous vous demandons d’être indulgents face au défi que porte l’édition d’une telle revue, mais partagez aussi avec nous la fierté que nous avons de cette réalisation. Chacune a son style, chacune a sa façon de voir une même réalité. Mais ensemble, nous avons travaillé à vous faire connaitre un élément important de notre histoire locale.

J.-Louis Vallée,

Coordonnateur de la table de concertation des sociétés d’histoire

Président de la Société d’histoire de Sillery

 

Table des matières
Arrivée en Nouvelle-France du couple Louis Hébert Marie Rollet par Louis Richer (SGQ)……………………………………….. 2
L’apothicaire Louis Hébert: L’Acadie comme premier laboratoire par Julien St-Georges-Tremblay (AARQ) ………………….. 5
Sur les traces de Louis Hébert et de Marie Rollet par Jérôme Ouellet (SHQ) ……………………………………………………….. 7
Les difficultés d’établir une colonie: les débuts du site de Cap-Rouge par Julien St-Georges-Tremblay (SHCR) ……………… 9
Charlesbourg à l’époque de Louis Hébert et Marie Rollet par Marc-André Bluteau (SHC)………………………………………………. 12
Les terres de Sillery à l’époque de Louis Hébert et de Marie Rollet par J.-Louis Vallée (SHS) ……………………………….. 15
Le territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures au temps de Louis Hébert par Denis Desroches (SHSAD) ……………………….. 19
Le territoire de l’arrondissement Les Rivières par Michel Fragasso (SHLR)……………………………………………………….. 21
Sage-femme: une pratique indispensable par Mario Lussier (SHHStC) ……………………………………………………….. 23
Des chemins vers ailleurs par Gilles Falardeau (SHL’A.L.) ………………………………………………….. 25

SITE WEB DE LA FÉDÉRATION HISTOIRE QUÉBEC : http://www.histoirequebec.qc.ca/accueil.asp

M. Claude Genest, ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, et la gestion des sociétés d’histoire

Lévis, le 3 octobre 2013

Un colloque de la Fédération Histoire Québec à Lévis en octobre 2013

M. CLAUDE GENEST, ANCIEN PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS, ET LA GESTION DES SOCIÉTÉS D’HISTOIRE

Un historien de Lévis fait partie du comité provincial d’organisation d’un colloque de la Fédération Histoire Québec au cours duquel, a révélé ledit historien lui-même, « On ne parlera pas beaucoup d’histoire, mais de gestion » (M. Claude Genest, l’historien en question, est cité par M. Érick Deschênes dans Le Journal de Lévis, le 21 août 2013, p. 35). Les gens de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) n’ont pas oublié que M. Claude Genest a présidé et géré la SHRL d’une manière non ordinaire. Il vaut la peine d’en parler.

Peu de temps après son arrivée à la tête de la SHRL, M. Genest et son entourage ont supprimé le site web de cette dernière, un site qui, il faut bien le dire, contenait beaucoup d’informations rassemblées patiemment par des bénévoles de la SHRL, et l’ont remplacé des mois et des mois plus tard, moyennant une dépense d’argent, par un site web très appauvri par rapport au site détruit. Un gestionnaire ordinaire aurait attendu, avant de supprimer le site jugé digne d’être expédié chez les ancêtres, que le nouveau site amélioré soit créé et alimenté au moins des informations contenues dans le site condamné. [Le président actuel de la SHRL, M. Vincent Couture, a annoncé dans le numéro du printemps 2013 de la revue de la SHRL que le site web de la SHRL « aura droit à une refonte » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 127, p. 3).]

Pendant l’assemblée générale annuelle (AGA) de 2010 de la SHRL, M. Claude Genest, accompagné par le trésorier de cette dernière, M. Gilbert Samson, a répondu à l’un des membres de la Société qui l’interrogeait publiquement (par conséquent, c’est à tous les membres présents que M. Claude Genest a répondu) qu’il n’était pas en mesure de faire connaître trois, deux ni même une seule des dépenses du poste Frais de bureau pour l’exercice 2009-2010, dépenses qui s’élevaient à plus de six mille dollars. Un gestionnaire ordinaire, accompagné par le trésorier de la Société, aurait donné une réponse différente.

M. Claude Genest présidait la SHRL quand cette dernière a employé une procédure hors de l’ordinaire en vue de l’approbation du procès-verbal de l’AGA de 2010 (c’est de cette AGA dont il est question dans le paragraphe précédent) par les membres présents à l’AGA de 2011. Lors de chacune des AGA de la SHRL (ou de toute autre organisation semblable), un membre lit normalement le procès-verbal de l’AGA de l’année précédente; en 2011, le procès-verbal de l’AGA de 2010 n’a pas été lu; M. Étienne Chabot, alors membre du conseil d’administration (CA) de la SHRL, n’en a présenté qu’un résumé, ce qui ne pouvait que créer une situation aberrante puisqu’après la lecture du résumé le président de la SHRL, M. Claude Genest, devait demander aux membres d’approuver l’intégralité du procès-verbal, c’est-à-dire chacune de ses phrases et parties. M. Claude Genest n’a pas expliqué pourquoi le procès-verbal n’a pas été lu en entier. Un gestionnaire ordinaire aurait expliqué pourquoi, s’il avait eu une explication acceptable à donner.

Le procès-verbal écrit de l’AGA de 2010 oublie malencontreusement de faire savoir que M. Claude Genest a affirmé, pendant ladite AGA, n’être pas en mesure de faire connaître trois, deux ni même une seule des dépenses les plus importantes du poste Frais de bureau pour l’exercice 2009-2010 (la somme de ces dépenses, inhabituellement très élevée, était de plus de six mille dollars). Un gestionnaire ordinaire aurait corrigé l’oubli le plus rapidement possible.

Une inexactitude très importante a malencontreusement été insérée dans le procès-verbal écrit de l’AGA de 2010 : selon ce procès-verbal, le membre qui a posé des questions concernant les états financiers de la SHRL pendant l’AGA de 2010 aurait dit que les frais de bureau de l’exercice 2009-2010 s’étaient élevés à six cents dollars (montant approximatif); or, le montant donné par le membre en question était d’environ dix fois supérieur. L’inexactitude fausse la perception que les lecteurs du procès-verbal peuvent avoir de la question du membre étant donné que des frais de bureau de six cents dollars semblent corrects pour une organisation comme la SHRL. Un gestionnaire ordinaire aurait corrigé l’inexactitude le plus rapidement possible.

Pendant la présidence de M. Claude Genest, un membre de la SHRL apprend de la bouche de M. Gilbert Samson, l’un des piliers de la SHRL, que cette dernière a dépensé une assez belle somme, en 2009-2010, pour l’achat d’encre. M. Samson ayant dit qu’il ne savait pas quels documents avaient été imprimés avec cette encre, le membre s’adresse au CA de la SHRL. Le CA n’a pas répondu à sa question. (Il faut signaler qu’en mai 2013, le président actuel de la SHRL, M. Vincent Couture, a lui aussi renoncé à son droit de répondre à la même question, présentée par un deuxième membre de la SHRL.) Un gestionnaire ordinaire aurait répondu quelque chose comme : « Avec l’encre achetée, la SHRL a imprimé xzz exemplaires du document intitulé abc ».

M. Claude Genest et son entourage expulsent de la SHRL un membre qui leur pose des questions sur la gestion de la Société. Ils décident de ne pas renouveler l’adhésion de ce membre à la Société (par le fait même, sa conjointe cesse d’être membre elle aussi étant donné que le couple avait choisi la formule de l’adhésion familiale). Voici comment M. Claude Genest et son entourage ont procédé. Ils expulsent le membre vers la fin de novembre 2011; ils n’en informent pas le membre (ni sa conjointe); puis, en juin 2012 se tient l’AGA; le membre ayant été expulsé et ne sachant pas qu’il avait été expulsé s’y présente (la SHRL ne lui avait pas rappelé la date de la tenue de l’AGA, pas plus qu’à sa conjointe); il prend connaissance de l’ordre du jour et découvre, très étonné, que son statut de membre est l’un des points à l’ordre du jour. Un gestionnaire ordinaire aurait procédé autrement.

Depuis 2005, environ, le total de l’actif de la SHRL a augmenté notablement; à la fin de l’exercice 2011-2012, il s’élevait à 48 574, 88 $. Un organisme sans but lucratif comme la SHRL a le droit d’accumuler de l’argent, mais, pour le faire, il doit avoir une bonne raison. M. Claude Genest, pendant sa présidence, a-t-il jamais indiqué pourquoi la SHRL entassait autant d’argent (s’il l’a fait, il désirera sûrement dire quand et où) ? Un gestionnaire ordinaire dirait : « Une grande partie de l’argent que la SHRL dépose année après année dans son compte de banque provient des contribuables de la Ville de Lévis, des contribuables qui sont soucieux du bon usage des taxes qu’ils versent à la Ville; il faudrait que la SHRL cesse d’empocher des subventions de la Ville quand elle ne sait pas quel usage acceptable faire de cet argent; il faudrait aussi inviter la Ville à cesser d’accorder des subventions aveuglément. »

À ma connaissance, M. Claude Genest (ou le trésorier de la SHRL) n’a pas expliqué pourquoi les frais de bureau de la SHRL ont connu une baisse vertigineuse entre l’exercice 2009-2010 et l’exercice 2010-2011 (6 017,19 $ pour le poste intitulé Frais de bureau en 2009-2010; 743,62 $ pour le poste intitulé Matériel et frais de bureau en 2010-2011). Un gestionnaire ordinaire aurait expliqué pourquoi.

Pendant la présidence de M. Claude Genest, des membres du CA de la SHRL ont participé à des congrès à l’extérieur de Lévis et, peut-être, à Lévis (exemples : la somme de 757,59 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2009 au 30-04-2010; la somme de 864,18 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2010 au 30-04-2011; la somme de 834,37 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2011 au 30-04-2012). Une partie indéterminée des dépenses importantes liées à cette participation ont été assumées par la SHRL et ses membres. Qui se souvient d’avoir lu ou entendu un vrai compte rendu de la participation de membres du CA de la SHRL à un congrès ? Un gestionnaire ordinaire aurait présenté tous les comptes rendus jugés requis.

La SHRL a tenu un jour un cocktail dînatoire qui lui a coûté entre 800 et 900 dollars (elle en a peut-être tenu d’autres). Seul un petit nombre de membres de la SHRL ont été invités à ce cocktail dînatoire, avec un nombre indéterminé de journalistes et, peut-être, d’autres personnes. Ce cocktail dînatoire a été payé par la SHRL et, par conséquent, les membres de la SHRL qui n’avaient pas été invités à l’événement ont contribué à payer la tournée à boire et à manger dont d’autres ont profité gratuitement; de plus, les contribuables de Lévis ont vu leurs taxes utilisées pour payer cette dépense étant donné que la ville de Lévis subventionne généreusement la SHRL. M. Claude Genest et l’ancienne maire de Lévis, Madame Danielle Roy Marinelli, ont argué que de telles dépenses sont justifiées parce qu’elles permettent d’attirer des journalistes et, par conséquent, de faire parler de la SHRL dans les médias, oubliant que des organisations comme la Société d’histoire de Saint-Romuald font parler d’elles sans offrir de cocktails dînatoires gratuits. Un gestionnaire ordinaire aurait pensé autrement que M. Claude Genest et son entourage.

Les états financiers présentés lors de l’AGA de 2011 n’avaient pas été vérifiés par un vérificateur externe; c’est un membre du CA de la SHRL qui les avait vérifiés. Or, selon un expert auquel le CA de la SHRL s’était adressé dans le passé à la suggestion de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec  : « […] l’article 206 de la Loi sur les compagnies [la SHRL est assujettie à cette loi] précise très bien que le vérificateur des livres de la corporation doit être nommé par l’assemblée générale de la société. Il ne peut être un membre du conseil. Dans ce contexte, le « bilan financier lors de l’assemblée générale des membres » ne peut remplacer le rapport de vérification effectué par un vérificateur externe. » Un gestionnaire ordinaire aurait tenu compte de l’avis de l’expert.

Il faut féliciter la SHRL, en particulier son président actuel, M. Vincent Couture, et sa vice-présidente actuelle,Mme Claudia Mendez, d’avoir élevé M. Claude Genest au rang de membre honoraire de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Roger Martel, Lévisien, amateur d’histoire, heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis