Le maire de Lévis et sa défense, et trois plaintes de harcèlement psychologique

Lévis, le 18 décembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

Le 30 août 2018 Radio-Canada communiquait à son public une information bouleversante :

« Le climat de travail au cabinet du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, est décrié par plusieurs ex-employées. Trois plaintes de harcèlement psychologique ont été déposées le mois dernier à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui a confirmé l’ouverture des dossiers à Radio-Canada. »

(Plaintes de harcèlement psychologique au travail contre Gilles Lehouillier, Radio-Canada, 30 août 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1120811/plaintes-harcelement-psychologique-travail-contre-gilles-lehouillier?cid=rg_il-reg_txt_inf_infolettre-matinale_quebec-2018-08-31_0)

Le lendemain, le journaliste François Bourque écrivait ceci :

« Les colères, excès verbaux et impatiences du maire Gilles Lehouillier étaient connus. Ce qui ne l’était pas, c’était les dommages qui pouvaient en résulter. »

(François Bourque, Le côté sombre de la force de Lévis, Le Soleil, 31 août 2018, Le Soleil, https://www.lesoleil.com/chroniques/le-cote-sombre-de-la-force-de-levis-feb051453199158bdaecdb840f591664)

Le 30 août 2018, la journaliste Stéphanie Martin apprenait ceci à ses lecteurs :

« Aussitôt qu’il a su que Le Journal enquêtait sur des allégations de harcèlement psychologique le concernant, le maire de Lévis a préparé sa défense aux frais des contribuables »;

« Aux frais des contribuables de Lévis, il [le maire de Lévis] a envoyé des mises en demeure à d’anciennes employées »;

« M. Lehouillier a aussi fait appel à une firme de relations publiques, toujours aux frais des citoyens. »

(Stéphanie Martin, Plaintes de harcèlement: les fonds publics pour préparer la défense de Gilles Lehouillier, Le Journal de Québec, https://www.journaldequebec.com/2018/08/30/plaintes-de-harcelement-contre-lehouillier-pas-de-pouvoir-de-suspension-dit-la-ville)

Monsieur Lehouillier, je trouve très étrange (comme un grand nombre de Lévisiens, j’imagine) que vous utilisiez l’argent de la population pour préparer votre défense, pour vous défendre. Pourriez-vous dire à vos concitoyennes et concitoyens sur quelle loi, sur quoi, vous vous basez pour penser que vous avez le droit d’utiliser des fonds publics de la Ville de Lévis pour vous défendre dans une affaire de harcèlement psychologique, harcèlement dont les victimes seraient des membres du personnel de la Ville, des personnes qui entraient en contact avec vous dans le cadre de leur travail? Avez vous consulté la directrice des affaires juridiques de la Ville, Madame Annie Gaudreault, le directeur général de la Ville, M. Simon Rousseau, le vérificateur général de la Ville, M. Yves Denis, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, un avocat du secteur privé? Si les maires ont le droit de se servir de fonds publics pour se défendre quand ils sont soupçonnés ou accusés de harcèlement psychologique, pourquoi leur interdirait-on de le faire quand il est leur reproché d’avoir administré une taloche, à l’intérieur de l’Hôtel de Ville, pendant leurs heures de travail, à un employé ou à une employée? Un maire qui endommage volontairement les ordinateurs de son cabinet sous le coup de la colère a-t-il le droit de piger dans la poche des contribuables pour se défendre? Une explication s’impose, Monsieur Lehouillier, ne trouvez-vous pas?

La présente et votre réponse, si vous me répondez, Monsieur Lehouillier, seront publiées au www.lepasseurdelacote.com

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Rappel : Extrait de la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale :

« A. — Éthique

4. Le code d’éthique et de déontologie énonce les principales valeurs de la municipalité en matière

d’éthique; parmi ces valeurs, les suivantes doivent être énoncées:

1° l’intégrité des membres de tout conseil de la municipalité;

l’honneur rattaché aux fonctions de membre d’un conseil de la municipalité;

3° la prudence dans la poursuite de l’intérêt public;

le respect envers les autres membres d’un conseil de la municipalité, les employés de celle-ci et les

citoyens;

5° la loyauté envers la municipalité;

6° la recherche de l’équité.

Les valeurs énoncées dans le code doivent guider les membres de tout conseil de la municipalité dans

l’appréciation des règles déontologiques qui leur sont applicables. »

(Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/cs/E-15.1.0.1.pdf)

 

GillesLehouillier

L’objet publicitaire du maire de Lévis, Gilles Lehouillier. L’élu répondra-il ? La greffière trouvera-t-elle les documents?

L’honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Qui a fabriqué cet objet publicitaire?

Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 3 décembre 2018

 

Gens de Lévis,

Allez assister à une séance du conseil municipal de votre ville, vous aurez le bonheur de voir votre maire, l’honorable Gilles Lehouillier, ainsi que ses chauds partisans, les conseillers municipaux qui l’appuient tous.

 

LA PROCHAINE SÉANCE AURA LIEU LE 10 DÉCEMBRE 2018 à l’Hôtel de Ville (2175, chemin du Fleuve, SECTEUR SAINT-ROMUALD); ELLE DÉBUTERA À 18 H 30.

 

L’honorable Lehouillier n’a pas encore répondu à la lettre suivante datée du 29 novembre 2018  (si vous le voyez de près, demandez-lui pourquoi il préfère  se taire et ne pas respecter pas le code de déontologie des élus de la Ville) (est-ce qu’il arrive qu’il réponde à ses concitoyens? Non, si j’en juge par mon expérience).

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès»

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie, ou lors d’un bal. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. »(Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole auTremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Confession de l’auteur : Je suis peut-être trop impatient, je devrais donner plus de temps au maire pour me répondre. Mais si j’en juge pas mon expérience…

 

Un objet publicitaire vantant le maire de Lévis (Québec). Pas de traces de l’acquisition de cet objet à la Ville !

Qui a fabriqué cet objet publicitaire? Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. » (Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Des nouvelles de la ville de Québec _ 26 juillet 2012

À la une du journal Le Soleil de Québec, le 26 juillet 2012 : création grâce à des fonds publics de deux salles de spectacles à Québec (il s’agit du projet Le Diamant du célèbre Robert Lepage, qui coûtera, prévoit-on, 60 millions de dollars). Et en page 3, la journaliste Valérie Gaudreau dit que le premier ministre du Québec a déclaré que ce projet est le « coup de cœur » de son gouvernement.

Le même jour, dans le même journal, à la page 10, un petit article de Madame Claudette Samson nous informe que la maison Lauberivière, qui sert environ 500 repas par jour à des démunis, à Québec, « manque cruellement de viande » : « Le DG parle d’une baisse de 300 kilos par semaine ».