[Gaétan] Barrette et l’intimidation : goujat et ministre

14 décembre 2017

 

EXTRAITS de l’éditorial de Robert Dutrisac publié dans le quotidien montréalais Le Devoir le 14 décembre 2017

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/515395/barrette-et-l-intimidation-goujat-et-ministre

 

[GAÉTAN] BARRETTE ET L’INTIMIDATION: GOUJAT ET MINISTRE

 

Ainsi, le ministre aurait usé et userait toujours d’intimidation. Y a-t-il quelqu’un pour se surprendre d’une telle allégation ? Ce qu’il faut craindre, c’est l’effet que le tempérament vindicatif de cet autocrate aura sur le fonctionnement du réseau de la santé.

[…]

Le ministre s’est comporté en goujat avec la critique péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, qu’il a traitée avec un mépris consommé, la qualifiant d’« ignorante », d’« épileptique », d’« architecte du néant ». […]

La semaine dernière, cinq organisations représentant des membres du personnel, les médecins et les gestionnaires du réseau dénonçaient « l’intimidation, le dénigrement et l’abus de pouvoir » dont faisait preuve l’omnipotent ministre.

La défense fournie par Gaétan Barrette pour expliquer son comportement passé est lamentable. […]

Comme il ne souffre pas la contradiction, il a transformé les gestionnaires du réseau en béni-oui-oui. Et il a aboli le poste de Commissaire à la santé et au bien-être, une institution indépendante qui aurait évalué ses réformes.


GOUJAT : Homme sans usage, manquant de savoir-vivre et d’honnêteté, et dont les indélicatesses sont offensantes. (Le Petit Robert)

GOUJAT : Implique une idée de bassesse. (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Librairie Hachette)

 

 

Docteur Frankestein, ministre de la santé du Québec ?

Source : Michel David, Docteur Frankenstein, Le Devoir, 30 avril 2016, p. A3, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/469610/docteur-frankenstein?utm_source=infolettre-2016-04-30&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’était indigné le mois dernier quand Pierre Karl Péladeau l’avait qualifié de Tartuffe, mais c’est l’image qui vient immédiatement à l’esprit en l’entendant se lamenter sur les montants « très, très élevés » qui sont versés à certains spécialistes particulièrement voraces.

M. Barrette invite la FMSQ à une « réflexion » sur le sujet, alors qu’il est le premier responsable de l’explosion de la rémunération des médecins, qui est maintenant supérieure à ce que touchent leurs confrères en Ontario et en Colombie-Britannique, où le coût de la vie est notoirement plus élevé. Il se demande avec raison si certains de ses ex-confrères ne se concentrent pas sur les pratiques les plus lucratives, mais il trouve aberrant qu’on puisse remettre en question le mode de rémunération à l’acte.

Au même moment, son collègue de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, envisage de recourir au bâillon pour forcer l’adoption du projet de loi 70, qui permettra de diminuer l’allocation mensuelle de 623 $ qui est accordée aux bénéficiaires de l’aide sociale, s’ils manquent aux obligations imposées par le programme Objectif emploi. Cherchez l’erreur !

[…]

Que son ministre de la Santé soit un cowboy mal dégrossi est une chose, mais M. [le premier ministre Philippe] Couillard a le devoir de s’assurer qu’il ne cause pas de dommages irrémédiables. On ne donne pas un chèque en blanc à un homme de cet acabit. Tel le docteur Frankenstein, le premier ministre donne l’impression d’avoir créé un monstre dont il a complètement perdu le contrôle.


Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Source : Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

Réforme Barrette – Pro­jet de « Loi mo­di­fiant l’or­ga­ni­sa­tion et la gou­ver­nance du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux »

Organisation moyenâgeuse

 

Par Yv Bon­nier Vi­ger

Mé­de­cin spé­cia­liste en san­té pu­blique et mé­de­cine pré­ven­tive

Can­di­dat de Qué­bec so­li­daire dans la cir­cons­crip­tion de Lé­vis

 

Texte publié dans le quotidien Le Soleil le 29 septembre 2014

 

Le pro­jet de «Loi mo­di­fiant l’or­ga­ni­sa­tion et la gou­ver­nance du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux no­tam­ment par l’abo­li­tion des agences ré­gio­nales» pro­pose exac­te­ment le contraire de ce qu’il au­rait fal­lu faire pour amé­lio­rer la per­for­mance du sys­tème de san­té et les ser­vices à la po­pu­la­tion. Il fait même le contraire de ce que son titre évoque. Au lieu d’abo­lir les agences, il crée 24 su­per­a­gences, quatre éta­blis­se­ments su­pra­ré­gio­naux (tous à Mon­tréal) et un su­per­mi­nis­tère de la san­té et des ser­vices so­ciaux. Le pro­jet de loi abo­lit toute gou­ver­nance au ni­veau lo­cal, près des be­soins des ci­toyennes et des ci­toyens. Loin d’al­lé­ger la bu­reau­cra­tie, il la rend en­core plus lourde et contrô­lante. Les ef­fec­tifs du mi­nis­tère aug­men­te­ront de plus du double et le mode de ges­tion sug­gé­ré dans les éta­blis­se­ments exi­ge­ra une mul­ti­pli­ca­tion des cadres et des or­ganes de red­di­tion de comptes. Cette fa­çon moyen­âgeuse de conce­voir l’or­ga­ni­sa­tion des ser­vices va à l’en­contre des meilleures pra­tiques de ges­tion. La com­plexi­té des ser­vices de san­té et des ser­vices so­ciaux exige au contraire une ges­tion très souple, une ges­tion or­ga­nique, très près de la po­pu­la­tion et des per­sonnes, une or­ga­ni­sa­tion créa­tive et ap­pre­nante, tout le contraire de l’or­ga­ni­sa­tion cen­tra­li­sée et fi­gée qui est pro­po­sée par le gou­ver­ne­ment li­bé­ral. On peut donc s’at­tendre à re­prendre tout cet exer­cice d’or­ga­ni­sa­tion dans peu de temps. Pen­dant qu’on dé­pense toute cette éner­gie et toutes ces res­sources, qu’ar­rive-t-il des vrais ser­vices à la po­pu­la­tion?

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Un remède pire que le mal

 

Par Réjean Hébert – Professeur, Université de Sherbrooke et ex-ministre péquiste de la Santé |

 

Le Devoir, 30 septembre 2014 – http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419766/reforme-barrette-un-remede-pire-que-le-mal

 

Extraits

La réforme annoncée par le Dr Barrette est une vaste opération de centralisation et de contrôle qui est aux antipodes de l’évolution actuelle des systèmes de santé. La décentralisation des structures et l’engagement des patients dans les soins et la gouvernance sont en effet de grands courants internationaux qui ont démontré leur efficience. []

 

Le Dr Barrette prétend faire disparaître les agences ; la réforme les conserve au contraire, en augmente le nombre (quatre de plus à Montréal) et en élargit les fonctions en leur confiant aussi la prestation des services. [] La participation citoyenne locale est complètement évacuée au profit d’une centralisation régionale et nationale. La démocratie est aussi abolie, car les membres des conseils d’administration des centres régionaux seront nommés par le ministre. [] une telle gouvernance ouvre la porte au favoritisme et aux ingérences politiques. Au sortir d’une commission Charbonneau, une telle approche est pour le moins téméraire. Le ministre nommera aussi les p.-d.g. et les p.-d.g. adjoints de ces centres, sans droit de regard du conseil d’administration qui devra se résoudre à entériner les décisions du ministre par p.-d.g. interposé : belle gouvernance !

Doc, doc, doc! (Déduit médical)

Le vigoureux jeune scout continue sa tournée des maisons avec sa boîte munie d’une fente capable de recevoir les billets de cinq dollars, de dix dollars, de vingt dollars, de cent dollars et même de mille dollars, mais qui est est vide. Il frappe à une porte :

  • Doc, doc, doc!

C’est le médecin-ministre-député de la circonscription 127 qui ouvre et la porte et la bouche :

  • « Mon argent est dans ma grosse trousse de docteur, je l’ai oublié chez l’un de mes mille six cents patients, je ne sais pas lequel, alors… mais j’encourage tous mes électeurs à payer leurs taxes et leurs impôts dont une partie aboutit dans mes poches, va voir mes voisins, jeune scout, c’est du ben bon monde. »

Le scout va plutôt se coucher.

Le lendemain, le jeune scout se heurte à une porte de garage, il fait quelques pas qui le conduisent à une porte bien plus imposante. Il frappe :

  • Doc, doc, doc!

C’est le médecin-premier ministre-député de la circonscription 127 bis qui répond. Il ajoute : « Désolé, mon jeune sympathique, je n’ai pas d’argent au Canada. »

Le scout vainc son envie d’aller se coucher. Il passe devant les portes d’une église, pense à aller piller les troncs, mais il se dit qu’il doit donner le bon exemple à ses parents et aux autres adultes et ne pas convoiter le bien d’autrui au-delà d’une limite raisonnable (il réfléchit puis efface au-delà d’une limite raisonnable). À coté de l’église s’élève jusqu’aux dieux un immense presbytère devenu ancien avec le temps mais qui a été merveilleusement refait à l’inauthentique. À la porte le scout frappe :

  • Doc, doc, doc!

C’est le médecin-ministre-député de la circonscription 127 ter qui répond, il aperçoit tout de suite la boîte munie d’une fente qui a la forme d’un estomac. Semblant pressé, il dit : « Tu reviendras quand j’aurai touché mon indemnité de départ, bientôt, compris, scout? » Le jeune scout dit : « Où allez-vous? » Le médecin-ministre hurle : « En dehors de la politique, en-dehors du monde inique de la politique! Le médecin-ministre-député de la circonscription 127 a reçu un incitatif pour travailler, pourquoi on veut pas m’en donner à moi, des stimulus incitateurs, j’en ai besoin autant que n’importe qui, viande à chien! » Et le médecin-ministre ferma la porte, et arracha ainsi à sa vue l’estomac fendu.

Le jeune scout, au lieu d’aller se coucher, alla chez le centième voisin du médecin-ministre-député de la circonscription 127 ter. Il frappa à la porte :

  • Duck, duck, duck!

C’est un canard qui répondit. L’animal dépourvu de conscience remplit la boîte munie d’une fente du jeune scout.

Le jeune scout remua le derrière en disant « Merci beaucoup », puis reprit sa tournée en chantant :

C’est un jardin extraordinaire:
Il y a des canards qui parlent français.
On y voit aussi des statues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour, dit-on.
Mais moi, je sais que, dès la nuit venue,
Elles s’en vont danser sur le gazon.
Papa, c’est un jardin extraordinaire:
Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet.
Ils vendent du grain, des petits morceaux de gruyère.
Comme clients ils ont Monsieur le maire et le Sous-Préfet,
Des médecins-ministres et même
Des médecins premiers-ministres, bonheur suprême.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte), qui a emprunté des vers à Charles Trenet.

Les 3 députés-médecins libéraux du Québec lancent un appel à la générosité de leurs compatriotes.

 

Trois membres du Parti libéral du Québec :

Messieurs Yves Bolduc, médecin avant tout et ministre de l’Éducation,

Philippe Couillard, médecin avant tout et premier ministre,

Gaétan Barrette, médecin avant tout et ministre de la Santé,

font appel à la générosité des Québécois (à noter qu’ils acceptent les contributions des pauvres).

 

Trio liberal_PLQ_Choix - 1

 

 

Le trio de médecins-députés libéraux a reçu l’appui d’un autre trio de personnalités célèbres :

Trio liberal_PLQ_Choix - 3

« NOUS APPUYONS SANS RÉSERVE LES TROIS MÉDECINS-DÉPUTÉS BOLDUC, COUILLARD ET BARRETTE.  Soyez généreux! »

Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy et Jean Charest.

 

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Lettre

Prêcher par l’exemple

Le Devoir, 5 juillet 2014, |http://www.ledevoir.com/politique/quebec/412667/precher-par-l-exemple Pierre Deschênes Montréal, le 3 juillet 2014

Un premier ministre-médecin dont certains des faits et gestes passés et récents — entre autres le placement de ses avoirs dans un paradis fiscal — nous font nous poser des questions légitimes auxquelles on n’a pas obtenu à ce jour de réponses claires.Un ministre médecin qui bénéficie d’une plus-que-substantielle prime de départ en tant qu’ex-président d’un puissant syndicat médical. Un ministre-médecin qui, pendant son bref séjour dans l’opposition, cumule salaire de député et de médecin, sans compter des incitatifs salariaux pour prise en charge — ponctuelle, dans son cas — de 1500 patients dits orphelins ou sans médecin de famille (et selon de généreuses modalités tarifaires mises en place alors qu’il était lui-même ministre de la Santé). Qu’ont en commun ces trois hommes ? Eh bien, ne vous en déplaise, ce sont ces mêmes personnages dont vous devrez pendant plusieurs années supporter le discours, voire la morale, sur la nécessaire rigueur budgétaire, sur la « responsabilisation fiscale », sur les sacrifices, sur les coupes, sur le serrage de ceinture. Sur l’austérité dont ils ne veulent pas dire le nom, quoi. Grand bien leur fasse de vouloir ainsi prêcher aux masses, mais ce faisant, ils enlèvent malheureusement tout son sens à l’expression « prêcher par l’exemple. »

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L’humanité compte de nombreux trios célèbres (la gloire en a enivré beaucoup, hélas!). L’un des plus grands du vingtième siècle est celui des Pieds nickelés.  On se souvient que ces derniers n’étaient pas portés sur le travail, et qu’il fallait leur donner un incitatif pour qu’ils  acceptent une besogne et un autre incitatif pour qu’ils fassent la besogne.

 

Trio liberal_PLQ_Choix - 2

 

Image tirée de http://www.priceminister.com/offer/buy/3941316/Collectif-Les-Pieds-Nickeles-N-32-Detectives-Prives-Revue.html

 

 

Page créée par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

 

 

 

Au Québec, les hausses salariales des médecins ont mis à mal le réseau de santé, constatent les établissements de santé

 

Les hôpitaux veulent revoir le panier de services

Les hausses salariales des médecins ont mis à mal le réseau de santé, constate l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS)

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Gaétan Barrette, médecin aguerri

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Yves Bolduc, médecin aguerri

 

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Philippe Couillard, médecin aguerri

 

Le Passeur de la Côte parie que l’équipe « médicale » du Parti libéral du Québec, et ses chefs Philippe Couillard  et Gaétan Barrette, augmenteront généreusement la rémunération des médecins au cours de leur mandat.

P. Couillard  a trouvé le moyen de payer le moins d’impôts possible au Québec et au Canada; se soucie-t-il assez du bien-être et du bonheur des Québécois ? G. Barrette se réjouit de sa dernière hausse de salaire ainsi que de l’indemnité de départ de 1,2 million de dollars que sa Fédération des médecins spécialistes lui a versée récemment; se soucie-t-il assez du bien-être et du bonheur des Québécois ?

Roger Martel

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Source : Le Devoir, 17 février 2014 | Amélie Daoust-Boisvert | Santéhttp://www.ledevoir.com/societe/sante/400188/les-hopitaux-veulent-revoir-le-panier-de-services#reactions

[…] l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) y va de prévisions très pessimistes. Les cadres du réseau de la santé proposent même à Québec de réviser le panier de services couverts par la « carte soleil » ainsi que la rémunération des médecins.

[…]

Appelée à commenter ce document dimanche, la directrice générale de l’AQESSS, Diane Lavallée, confirme que « nous sommes arrivés au bout de la logique de compression. Si les sommes nécessaires ne sont pas au rendez-vous, nous n’aurons pas le choix de toucher aux services ».

[…]

Elle [la directrice générale de l’AQESSS] croit qu’il faut « revoir la pertinence de certains actes médicaux et de certains examens diagnostics » en fonction de leur pertinence, leurs coûts, leur valeur ajoutée et des ressources disponibles.

« Ce n’est pas politiquement populaire de faire ça, mais il faudra, avec des données scientifiques, évaluer la pertinence de certains actes médicaux qui ont des coûts et n’améliorent pas la santé de la population », dit Mme Lavallée.

[…]

Coûteux médecins

L’AQESSS croit que les hausses salariales consenties aux médecins ces dernières années ont mis à mal les autres services de santé.

L’enveloppe de rémunération des médecins a connu une croissance de 530 millions en 2013-2014. Elle sera de 540 millions en 2014-2015, pour une croissance moyenne de 9,2 % en deux ans. Or, dit l’AQESSS en citant les études du chercheur Damien Contandriopoulos, « la productivité des médecins, soit le nombre d’actes médicaux, a suivi ces dernières années une courbe inverse à la hausse de la rémunération ». « C’est aussi ce que nos dirigeants d’établissements observent », dit Mme Lavallée.

« Il est très difficile de démontrer l’impact positif du rehaussement de la rémunération des médecins sur l’accès aux services et la qualité du suivi, puisqu’aucun objectif de performance contraignant et aucun mécanisme de reddition de comptes n’ont été prévus », déplore l’AQESSS. Diane Lavallée donne l’exemple des Groupes de médecine de famille. Alors que plusieurs d’entre eux ne respectent pas leurs contrats avec Québec, le désengorgement promis des urgences ne s’est pas produit, affirme-t-elle. « Nous leur prêtons des ressources infirmières et administratives sans aucun retour sur cet investissement », dénonce-t-elle.

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