Mouvements étudiants québécois. – Plus que jamais solidaires!

Mot de Françoise David de Québec solidaire

Texte publié au http://www.quebecsolidaire.net/francoise-david/

 

Plus que jamais solidaires!

 

J’ai vécu le printemps 2012 comme l’un des moments les plus significatifs de ma vie. Ce printemps-là, je ne l’oublierai jamais. J’y ai vu une jeunesse enfiévrée, enthousiaste, audacieuse, créatrice, revendiquer un Québec de justice et de solidarité. Avec des gens de mon âge, j’ai participé à des marches aussi festives que déterminées, réunissant enfants, parents et grands-parents. J’ai tapé sur une casserole soir après soir avec mes voisines et voisins, dans une camaraderie jamais vue dans mon quartier. Un an plus tard, un gouvernement dont les ministres portaient le carré rouge du gel des droits de scolarité au printemps 2012, impose une indexation de 3% de la hausse des revenus des familles. Bonjour la contradiction!

 

Hier, à la marche, des étudiantes et étudiants me disaient leur déception et leur colère devant ce qui a l’apparence d’une défaite pour les mouvements étudiants qui se sont tant battus. Je les comprends fort bien…et pourtant.

 

Ce que les mouvements étudiants ont gagné

 

Pourtant, la jeunesse québécoise a fait tomber un gouvernement, provoqué des élections, obtenu l’annulation de la hausse brutale de Jean Charest et l’abrogation de la loi spéciale tant honnie.

 

Les mouvements étudiants viennent d’obtenir du nouveau gouvernement qu’il oblige les universités à rendre des comptes de façon claire et transparente. Celles-ci doivent se comporter en services publics puisqu’elles sont largement subventionnées par l’État. Un Conseil national des universités donnera de la cohérence à l’offre de programmes à travers le Québec et fera des recommandations au Ministre de l’enseignement supérieur. Les énormes frais afférents auxquels sont assujettis les étudiantes et étudiants deviennent un objet d’études au sein du chantier sur la politique de financement des universités. Ce même chantier révisera les critères qui président au financement des universités. Le gouvernement indique déjà que l’accueil d’étudiants-es de première génération sera considéré au moment de décider quel montant aura une université. Tout le monde aura compris qu’il s’agit d’aider davantage les universités en région, donc le réseau UQ. On réaffirme la pertinence des cégeps et leur rôle essentiel dans les régions.

 

Tout aussi important : la modulation des droits de scolarité n’est plus sur la table contrairement à ce que réclamaient plusieurs recteurs, la CAQ et les milieux d’affaires.

 

Le combat continue

 

Je n’essaie pas de dorer la pilule. Il y a bel et bien indexation des droits de scolarité. Les coupes dans les cégeps et universités de même que dans les fonds de recherche demeurent, comme dans bien des services publics ces temps-ci. Le gouvernement péquiste se refuse toujours à aller chercher l’argent là où il se trouve : dans les grandes entreprises et chez les contribuables aux revenus élevés.

 

Le combat pour la justice doit donc continuer.

 

Si j’écris ce petit texte, cependant, c’est parce que je veux réaffirmer avec force que le printemps 2012 fut et demeure un moment historique au Québec. Bien sûr, avec toutes ses divisions et contradictions. Mais tout de même, nous avons vécu des rassemblements spectaculaires!

 

Ce printemps aura été une pépinière d’idées, un terreau fertile en débats fondamentaux. Il y avait bien longtemps que nous n’avions discuté de désobéissance civile! Depuis quand avions-nous eu un débat social sur l’importance de l’enseignement supérieur, sur la possibilité de la gratuité scolaire?

 

Allez, on ravale nos larmes et on poursuit nos débats et nos combats! Plein de mouvements sociaux, au Québec, critiquent avec une force grandissante les choix budgétaires du gouvernement actuel. Un jour, un gouvernement Solidaire rendra l’éducation gratuite de la maternelle à l’université!

 

Françoise David

 

 

Contestation de la hausse de 1 625 $ des droits de scolarité

On trouve le texte suivant se trouve au http://www.pauvrete.qc.ca/article.php3?id_article=793.

 

Riccardo Petrella s’adresse aux étudiantEs du Québec (vidéo)

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Le mercredi 18 avril 2012.

De passage au Québec pour une série de conférences, Riccardo Petrella en a profité pour s’adresser aux étudiantes et étudiants qui s’opposent à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité.

Figure emblématique de l’altermondialisme, Riccardo Petrella est politologue et économiste. Président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau (IERPE) et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, il est fondateur du Groupe de Lisbonne et a publié de nombreux ouvrages. Dans son livre « Pour une nouvelle narration du monde » (2007), il prend position contre la marchandisation du monde et pour la défense du bien commun. Il milite activement pour un contrat social mondial fondé sur l’aspiration de toute personne et de tout peuple à la dignité, à la justice, à la liberté et à la paix.

POUR ENTENDRE M. PETRELLA, ALLEZ AU

http://www.youtube.com/watch?v=wCW-_mJIM_o&feature=channel&list=UL.

Témoignage éloquent en faveur de la gratuité scolaire

Frais scolaires: une infamie idéologique

par Victor-Lévy Beaulieu

D’autres l’ont dit avant moi: on prend souvent les effets pour les causes, et c’est ce qui constitue aujourd’hui la base même de nos systèmes politiques. On ne parle que des effets qu’engendrent les causes, et c’est ainsi qu’on occulte le fond des choses : on traite les effets, mais pas les causes.

 

Cette idéologie me paraît être celle qui détermine l’attitude du gouvernement du Québec par-devers les revendications étudiantes. Plus généralement, c’est celle de notre bourgeoisie politicienne nationale. Michel Foucault a parfaitement démontré dans ses ouvrages que la bourgeoisie politicienne nationale légifère d’abord pour protéger et consolider les privilèges qu’elle s’est accordé à elle-même. La richesse, elle veut toute l’avoir, comme le démontre encore le capitalisme sauvage qu’elle pratique. Et les alliés de cette bourgeoisie sont les grands corporations qui, par le détournement de ce qu’on ose encore appeler la démocratie, arrosent généreusement de leurs deniers la classe dirigeante afin d’avoir droit aux privilèges d’argent qui déterminent son idéologie.

 

Si la Révolution française a été un échec, c’est que le peuple, qui en fut l’origine, a été trahi par sa bourgeoisie : les Saint-Just et les Robespierre mirent la main dessus et écartèrent par la terreur ce peuple dont ils n’avaient que faire parce qu’il voulait prendre part en toute égalité au pouvoir politique. La bourgeoisie ne cède jamais sur ces privilèges qu’elle croit avoir acquis de droit divin. Et c’est pourquoi elle a inventé le corporatisme, ce tampon entre elle et le peuple, ce tampon qui est devenu, pour ce même peuple, un mur infranchissable.

 

Il n’en reste pas moins que la Révolution française a apporté aux Français l’éducation obligatoire et gratuite pour tous, de la petite école à l’université.

Au Québec où l’inculture était considérée comme une vertu par les pouvoirs religieux et politiques, on attendait mer et monde du Rapport Parent, c’est-à-dire la gratuité scolaire. J’ai vécu comme étudiant « ce vide juridique » qu’il y eut entre la préparation du Rapport Parent et sa parution. Une fois mes études secondaires terminées, l’accès aux grandes institutions de l’éducation me fut refusé parce que mes parents n’avaient pas les moyens de m’y envoyer. Mais moi, je voulais m’instruire! Pour pouvoir devenir un simple auditeur en histoire et en littérature dans nos maisons d’enseignement de haut niveau, je dus travailler dans une banque le jour, livrer à bicyclette les commandes chez un épicier les fins d’après-midi, faire du porte en porte dans tout l’est de la ville pour y vendre beignets et petits gâteaux le soir et les fins de semaine. J’étudiais tard le soir et souvent la nuit. Résultat : à l’âge de 19 ans, je fus frappé par la maladie parce que j’étais épuisé.

 

Près de 50 ans après la parution du Rapport Parent, les choses, loin de s’être améliorées, se sont dégradées. Plus que jamais, la bourgeoisie politicienne québécoise « vote » des lois et des règlements en fonction des privilèges qu’elle a souvent acquis par la malversation, la concussion et la corruption. C’est devenu une idéologie dont les étudiants des classes populaires paient la note, et pas seulement en frais de scolarité! Imaginez! Ces frais de scolarité, la classe bourgeoise les appelle aujourd’hui des « droits » scolaires!

 

Une société qui favorise l’endettement de plus en plus lourd de sa jeunesse manque totalement de vision, et les statistiques sont là pour le prouver sans conteste. Plus du tiers des familles québécoises vit sous le seuil de la pauvreté. Leurs enfants vont souvent à l’école sans même prendre un petit-déjeuner. Et quand ces enfants-là entrent au cégep, c’est encore pire, surtout en région : ils doivent louer un appartement, voir à se nourrir, à s’habiller et, aussi, stimulés par la publicité, à consommer même malgré eux. Résultat : un taux alarmant de décrochage scolaire, des dettes faramineuses à rembourser au gouvernement, alors qu’on doit accepter des « jobbines » à 10 $ de l’heure une fois qu’on se trouve sur le « vrai » marché du travail!

 

Autre résultat : le nombre de plus en plus élevé d’étudiants qui sont les victimes de dépressions, de burn out, d’obésité, du diabète et de tant d’autres maladies. Les cancers notamment frappent de plus en plus notre jeunesse, et le suicide aussi. Pourquoi? Parce que dans le monde où nous vivons maintenant, étudier est en soit un emploi à plein temps, et stressant. Être forcé de travailler en plus en avalant de la malbouffe, est ignominieux pour toute société qui se respecte, croit à l’avenir de sa jeunesse, qui est son propre avenir.

 

Ce qui se passe dans le monde du hockey, où de plus en plus de jeunes joueurs subissent des commotions cérébrales, devrait nous servir d’exemple. Les administrateurs du sport, les médecins et les chroniqueurs sont tous du même avis : s’il y a plus de commotions cérébrales aujourd’hui qu’autrefois, ce serait parce que les joueurs sont plus costauds et plus rapides que jadis, leur équipement plus sophistiqué, et que sais-je encore! Pourtant, il fut une époque où les hockeyeurs jouaient sans casque, avec des semblants d’épaulettes et de jambières. Et ils n’étaient pas tous des anges sur la patinoire : les Léo Labine, Stan Jonathan, Lou Fontinato et John Ferguson étaient des joueurs violents, voire vicieux. Les bagarres générales faisaient même partie du jeu. Pourtant, peu de hockeyeurs étaient victimes de commotions cérébrales.

 

La question qu’il faut poser est la suivante : quelle est la cause véritable de ces commotions à répétitions, et qui frappent davantage les joueurs d’origine québécoise et canadienne-française?

 

Pas besoin d’être diplômé des HEC pour y répondre. À peine sait-il marcher qu’on emmène à cinq ou à six heures du matin l’enfant à la patinoire; à peine a-t-il commencé l’école que les longs voyages en autobus d’une ville à l’autre sont monnaie courante. Et les choses ne font qu’empirer dès que l’adolescent devient hockeyeur junior : on le trimbale de Gatineau, de l’Abitibi ou de Chicoutimi jusqu’à Halifax, ce qui représente au moins 15 heures de route. On y joue 70 matchs en saison régulière seulement. Ajoutez à cela les matches des séries éliminatoires, les entraînements, la malbouffe et le manque de sommeil récupérateur, et si vous ne comprenez pas pourquoi les jeunes hockeyeurs québécois sont peu scolarisés par rapport aux Américains et aux Européens, c’est que vous êtes sourds et aveugles. Si vous ne comprenez pas non plus pourquoi ils sont plus fragiles que leurs co-équipiers, c’est que vous faites partie sans doute de ces parents, eux-mêmes peu scolarisés, qui voient dans les succès sportifs de leurs enfants la valorisation de ce qu’ils n’ont pu devenir… et les dollars qui viennent avec!

 

Quel rapport, me demanderez-vous, avec la condition que vivent nos étudiants en général et le merveilleux monde du hockey de nos adolescents? Je vous dirai que c’est le même : celui de l’exploitation de nos enfants par une société bourgeoise et corporatiste qui, contrairement à ce qu’elle essaie de nous faire croire, se fiche absolument de leur avenir. C’est à ce point qu’elle ne s’interroge même pas sur les coûts à moyen et à long termes qu’une telle attitude implique : des coûts sociaux et des coûts médicaux dont on a encore qu’une faible idée, étant donné qu’à peu près personne ne se penche vraiment sur cette question pourtant fondamentale.

 

C’est, me semble-t-il, ce que les grèves étudiantes mettent en relief : l’aberration d’un pouvoir politique et judiciaire qui se croit tout permis, y compris de considérer notre jeunesse comme les serviteurs, pour ne pas dire les esclaves, de l’enrichissement sauvage et pervers d’une bourgeoisie politicienne qui n’a de national que son incompétence!

 

Trois-Pistoles

Le 15 avril 2012

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Universités, droits de scolarité, gratuité scolaire

Université inc., Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir

Par Eric Martin et Maxime Ouellet

Suivi de contributions de Guy Rocher, Lise Payette, Omar Aktouf, Victor-Lévy Beaulieu

ISBN : 978-2-89596-126-0

156 pages, 14.95 $

Pour l’élite politique, les affairistes et les bureaucrates, le dossier est clos : pour que nos universités soient concurrentielles sur le marché mondial du savoir, il est impératif d’augmenter les frais de scolarité. Une telle hausse les sauvera de la faillite, garantira un enseignement de qualité et, ô miracle, ne limitera pas l’accès à l’éducation.

Université inc. démontre à quel point ce discours repose sur des chiffres tronqués et des arguments biaisés. Ce qu’il fait passer pour un plan de sauvetage de l’institution correspond en fait à un changement profond – et dramatique – dans son mode de financement. Plus encore : la conception de la culture et de l’enseignement qu’il trahit, on le réalise très vite, relève de la vulgarité bien comprise. Nous assistons en somme au pur et simple détournement de l’université vers des fins mercantiles.

Eric Martin est doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa et chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Maxime Ouellet détient un doctorat en études politiques de l’Université d’Ottawa. Il est actuellement professeur au Collège Lionel

Université inc., Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir_Par Eric Martin et Maxime Ouellet_156 pages_14.95 $

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Économie du savoir – L’université n’est pas une entreprise

Lors d’un «rendez-vous du savoir» tenu début octobre, le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, appelait à intensifier la collaboration entre l’enseignement supérieur et les milieux d’affaires: «Les cerveaux [doivent] correspondre aux besoins des entreprises», expliquait-il. Le nouveau scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, faisait sa première apparition publique devant la Chambre de commerce de Montréal pour parler de la «création de nouveaux partenariats [de recherche] entre les secteurs public et privé» qui auraient des «retombées économiques» positives.

Dans une telle perspective, l’enseignement et la recherche devraient répondre immédiatement aux besoins des marchés, tant en ce qui concerne la «formation de main-d’oeuvre» que la production de recherche commercialisable. Si ce projet sert les intérêts de l’entreprise, il signifie en revanche la remise en question de la nature et des finalités du système d’éducation québécois, c’est-à-dire la privatisation de l’institution, de son financement et de sa mission.

Marchandisation du savoir

Les mêmes recteurs et gens d’affaires affirment qu’il faut augmenter les droits de scolarité sous prétexte que l’université serait «sous-financée». Or, le calcul du prétendu «sous-financement» ne tient pas compte des budgets de recherche «externes», qui ont doublé au cours des 10 dernières années au Canada. L’université de l’enseignement crie famine; mais l’université de la recherche qui répond aux besoins «d’innovation» commercialisable des entreprises est de plus en plus financée. De fait, en 2000, les universités effectuaient 28 % de la R&D au Canada. En 2008, elles en réalisaient 38 %, recevant pour cela des sommes dépassant 11 milliards de dollars. L’objectif est de recopier ce modèle au Québec, c’est-à-dire faire exécuter une part croissante de la R&D au sein des universités.

Ce phénomène s’explique par le fait que depuis les années 1990, les entreprises externalisent leur fonction de recherche et développement (R&D) vers les universités. Ce processus de sous-traitance s’inscrit dans le contexte de la mise en place d’une «économie du savoir» qui repose sur la logique spéculative du capitalisme financiarisé. Comme les entreprises doivent répondre aux critères du rendement à court terme imposé par la sphère boursière, elles sont incitées à réduire leurs investissements les plus risqués, notamment leurs dépenses en R&D.

Les études effectuées tant aux États-Unis qu’au Canada ont démontré que ces «partenariats», très profitables pour les entreprises, s’avèrent très coûteux pour les fonds publics et pour les universités, en ce que ces dernières tirent très peu de revenus de ce type de recherche, et qu’elles doivent en plus assumer les nombreux coûts de gestion associés à ces activités commerciales (frais judiciaires, gestion de brevet, recherche de subventions, etc.). Dans la mesure où moins de 1 % du revenu des universités provient de la commercialisation de la recherche, autant dire qu’on socialise les pertes et qu’on privatise les profits.

La «financiarisation» de l’éducation ne se limite pas à la production de brevets, mais comprend également les étudiants qui devront subir une augmentation marquée des droits de scolarité. Les revenus que les universités tireront de cette hausse n’iront vraisemblablement pas à améliorer la qualité de l’enseignement, mais serviront plutôt à financer la reconversion commerciale de l’institution. La hausse des droits de scolarité et l’augmentation de l’endettement qui lui est inhérent se légitiment à partir de l’idéologie voulant que l’éducation consiste en un «investissement en capital humain». Or, cette conception marchande de l’éducation risque de mener, selon le magazine The Economist, à l’éclatement d’une nouvelle bulle spéculative, celle de l’éducation supérieure, en raison de l’augmentation massive d’étudiants qui ne sont pas en mesure de rembourser leurs dettes.

Détournement commercial

Le président de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) disait récemment que «la recherche universitaire couronnée de succès transforme le savoir en produits et services dont l’économie mondiale a besoin». Cette redéfinition du rôle de l’université la réduit à n’être qu’une usine à diplômes et à brevets. Or, comme le rappelle le philosophe français Plinio Prado, le «principe d’université est le principe qui [la fonde] comme lieu de l’exercice inconditionnel, libre et public de la pensée».

En cultivant l’autonomie à l’encontre des pouvoirs, l’université doit maintenir une distance critique avec le monde, celle-là même qui devrait lui permettre d’éduquer au jugement, de transmettre la culture et de réfléchir sur le sens de notre présence dans le monde. En des temps de crise économique, écologique, culturelle et sociale, nous aurions plus que jamais besoin d’un lieu dédié à une telle réflexion. Mais il faudra pour cela résister à la nouvelle «université inc.» promue par les milieux d’affaires et les recteurs.

Eric Martin et Maxime Ouellet, Le Devoir, 26 octobre 2011

Source : http://www.luxediteur.com/content/universite-inc

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Prônons la gratuité scolaire sans modération ! Pour que les personnes soient plus instruites, mieux formées.

VOUS, MADAME, VOUS MONSIEUR, POURRIEZ-VOUS NOUS DIRE

PAR QUI VOUS PRÉFÉRERIEZ VOUS FAIRE SOIGNER, OPÉRER?

PAR LE MÉDECIN XYZ QUI TRAVAILLAIT DANS UN RESTAURANT 10, 12, 15 OU 18 HEURES PAR SEMAINE

PENDANT SES SESSIONS D’ÉTUDE?

OU PAR LE MÉDECIN ABC QUI ÉTUDIAIT  10, 12, 15 OU 18 HEURES DE PLUS PAR SEMAINE QUE LE MÉDECIN XYZ

PENDANT SES SESSIONS D’ÉTUDE?

 

Le texte suivant, écrit par Lisa-Marie Gervais, a été publié dans le quotidien Le Devoir le 11 avril 2012 (voir http://www.ledevoir.com/societe/education/347145/la-lutte-des-etudiants-est-juste-dit-guy-rocher).

La lutte des étudiants est juste, dit Guy Rocher

L’un des penseurs du système d’éducation québécois prône l’abolition des droits de scolarité

Le principe de la gratuité scolaire est toujours d’actualité, estime le sociologue Guy Rocher.

Le sociologue Guy Rocher a choisi son camp: c’est dans la rue avec les étudiants qu’il trouve sa place depuis le début du mouvement de grève. Et au-delà du gel des droits de scolarité, c’est pour le principe de la gratuité scolaire qu’il milite, une lutte qu’il qualifie de «juste», a-t-il confié en entrevue au Devoir. «La gratuité est souhaitable, a rappelé M. Rocher. En adoptant ce principe de départ, ça nous impose de repenser les politiques tout autrement. Tant qu’on est dans le débat du gel et du dégel, on reste sur une discussion de chiffres qui tournent en rond.»

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« En 1960, la gratuité de l’université était souhaitable et atteignable. Depuis lors, on nous a convaincus qu’il s’agit d’une utopie. Pourtant, un bon nombre de pays d’Europe, la Scandinavie notamment, pratiquent cette utopie et avec succès. Ils ont compris que, l’éducation ne doit pas être uniquement envisagée comme un investissement personnel et individuel, il s’agit plutôt de la voie par laquelle une société tisse des liens entre les générations et prépare son avenir. Le financement de l’éducation est une responsabilité qui concerne la collectivité. Selon les données même du ministère des Finances du Québec, la gratuité scolaire à l’université aurait coûté au gouvernement, en 2011-2012, un montant maximum additionnel de 750 millions $ (Source : Plan de financement des universités équitable et équilibré, tableau 6, p. 23) . La gratuité à l’université n’a rien d’une utopie. C’était l’objectif visé « à long terme » par les membres de la Commission Parent. Il s’agit d’un choix de société, d’un choix politique pour être plus précis qui coûterait autour de 1% du budget du gouvernement du Québec. Compte tenu du montant en jeu, cet idéal peut être rapidement atteint. Pour rendre l’éducation supérieure accessible à celles et ceux qui ont les aptitudes pour la suivre, sans égard à leur origine sociale, le gouvernement n’a qu’à réintroduire un certain nombre des paliers d’imposition qu’il a abolis entre 1988 à 1998. Il obtiendrait, par le fait même, la somme requise pour répondre positivement aux revendications étudiantes. (Yvan Perrier et Guy Rocher, Professeur émérite, Sociologie, Université de Montréal, Les droits de scolarité à l’université: « Juste part » ou « Lutte juste »? in Le Devoir, avril 2012, http://www.ledevoir.com/documents/pdf/droits_scolarite_rocher.pdf)

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« Nous sommes dans une société du savoir. Dans ce contexte, la formation postsecondaire est l’assise du développement de la société et des individus qui la composent. L’accès aux études supérieures doit être posé, par les membres de la classe politique, comme un droit et non comme un privilège à tarifer. La lutte pour le gel des droits de scolarité et la lutte pour l’élimination de ces droits à l’université correspondent, l’une comme l’autre, à une « lutte juste ». Les droits de scolarité constituent en soi une mesure régressive. Seuls les étudiants en provenance de milieux aisés peuvent l’envisager. Pour les autres, ils assumeront difficilement les augmentations qu’on veut leur imposer. C’est par une fiscalité progressive des contribuables et des entreprises que doit être financé dorénavant l’enseignement universitaire. Les montants recueillis par l’impôt, pour financer ce niveau d’enseignement, devront plutôt correspondre à la capacité de payer de chacun. Seule une éducation financée à même les impôts permettra de la rendre plus accessible. Mais pour y arriver, il faudra que le gouvernement ait le courage politique d’imposer une fiscalité juste et équitable. Quarante-six ans après la publication du Rapport Parent, nous sommes d’avis que l’élimination des droits de scolarité doit être envisagée comme une mesure à instaurer non pas à « long terme » mais plutôt à « court terme ». Il ne s’agit plus d’un objectif inaccessible. Il s’agit plutôt, pour reprendre le mot de Max Weber cité en exergue, de quelque chose de « possible ». (Yvan Perrier et Guy Rocher, Professeur émérite, Sociologie, Université de Montréal, Les droits de scolarité à l’université: « Juste part » ou « Lutte juste »? in Le Devoir, avril 2012, http://www.ledevoir.com/documents/pdf/droits_scolarite_rocher.pdf)

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LA GRATUITÉ SCOLAIRE AILLEURS DANS LE MONDE

« Un rapport de la fondation européenne Robert Schumann publié en 2011 montre que le modèle européen se distingue toujours nettement de celui des pays anglo-saxons. Il classe les universités européennes en trois catégories. (1) Celle où l’université est entièrement gratuite inclut les pays scandinaves, y compris la Finlande dont le système scolaire a été régulièrement vanté par toutes les études de l’OCDE. (2) La catégorie des pays où les droits de scolarité sont modérés ou quasi inexistants comprend la France, l’Allemagne et la République tchèque, l’Espagne. C’est le modèle européen dominant. (3) Seuls le Royaume-Uni et les Pays-Bas se sont alignés sur le modèle anglo-américain avec des droits de scolarité élevés. Mais, contrairement à la Grande-Bretagne, où ceux-ci atteindront bientôt 14 000 $ par année, aux Pays-Bas, ce montant ne dépasse pas 2500 $ par année. Le pays jouit par ailleurs d’un généreux système de bourses, alors que le Royaume-Uni privilégie les prêts. » (Christian Rioux, Droits de scolarité à l’université – La quasi-gratuité reste la norme en Europe, Le Devoir, 3 mars 2012)

………….

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels

Ce pacte, qui prône la gratuité scolaire, a été adopté par l’Assemblée générale dans sa résolution 2200 A (XXI) du 16 décembre 1966; il est entrée en vigueur: le 3 janvier 1976. Le Canada l’a signé et, pour honorer sa parole, doit le respecter; le Québec est tenu lui aussi de le respecter.

En vertu de l’article 13 du Pacte :

1. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation. Ils conviennent que l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ils conviennent en outre que l’éducation doit mettre toute personne en mesure de jouer un rôle utile dans une société libre, favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux, ethniques ou religieux et encourager le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

2. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent qu’en vue d’assurer le plein exercice de ce droit:

a) L’enseignement primaire doit être obligatoire et accessible gratuitement à tous;

b) L’enseignement secondaire, sous ses différentes formes, y compris l’enseignement secondaire technique et professionnel, doit être généralisé et rendu accessible à tous par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité;

c) L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité;

d) L’éducation de base doit être encouragée ou intensifiée, dans toute la mesure possible, pour les personnes qui n’ont pas reçu d’instruction primaire ou qui ne l’ont pas reçue jusqu’à son terme;

e) Il faut poursuivre activement le développement d’un réseau scolaire à tous les échelons, établir un système adéquat de bourses et améliorer de façon continue les conditions matérielles du personnel enseignant.

Glanures, 19 novembre 2011

DIGNITÉ HUMAINE – Un message de 1938

« Appel aux vivants

« Voici vingt-cinq siècles que des hommes ont aperçu clairement que la dignité humaine était la seule valeur authentique, et nous en sommes encore, au sein de cette civilisation qui n’existe qu’en se nourrissant de cette certitude morale, à la voir piétinée chaque jour dans la personne de millions d’hommes, de femmes, d’enfants.

« Bien plus : parce qu’une crise de croissance de la société humaine met en question quelques biens matériels, certains se sentent prêts à humilier et égorger leurs frères pour sauver les valeurs d’utilité ou d’agrément dont ils sont petit à petit devenus les esclaves.

« Ami, Amie : si tu crois fermement qu’il vaudrait mieux que les hommes fussent au besoin un peu moins riches, mais que la dignité d’aucun ne fut jamais amoindrie ou avilie, joins-toi à nous, et forme, avec nous, la chaîne sacrée des hommes en qui la conscience morale demeure éveillée. »

Appel publié par la revue de libre pensée Homo en 1938 (reproduit dans http://www.ulb.ac.be/cal/actions/references/references.html)

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience. »

René CHAR, Fureur et Mystère (1948)

CITOYENNETÉ

« Le renouveau de la citoyenneté n’est pas un sous-produit, mais au contraire un présupposé de la démocratie, … La citoyenneté, c’est le courage, l’amour de la vérité, la conscience toujours en éveil, la liberté intérieure et la responsabilité librement assumée pour la chose publique. Autant de valeurs dont on ne pourra jamais prétendre que la mesure soit comble… »

Vaclav Havel (http://www.ulb.ac.be/cal/laiciteAZ/citoyennete.html

« In altis non deficio » : « Aux nobles causes je ne fais défaut » (Devise de la famille de Quatrebarbes ). »

Source : http://www.cvh53.fr/pdf/la_houssaye_telethon_2008.pdf

LA GRATUITÉ SCOLAIRE AU QUÉBEC

« La hausse des frais de scolarité est une mesure injuste » soutient Amir Khadir le porte-parole national de Québec solidaire []. Amir Khadir et Françoise David, expliquent comment un gouvernement de Québec solidaire mettrait en œuvre des solutions concrètes pour enrayer le sous-financement des études post-secondaires et instaurer la gratuité scolaire : l’ajout d’un palier d’imposition, une diminution de 20 % des subventions aux grandes entreprises et de vraies redevances sur les ressources naturelles du Québec font parties de ces solutions. » – Source : http://www.quebecsolidaire.net/«nous_sommes_solidaires_de_la_lutte_etudiante»_flavie_trudel_candidate_de_quebec_solidaire_joliette

CHARTE D’OCCUPY TOGETHER

  1. Adopter une discipline non-violente, peu importe la situation. Tolérance zéro pour quelconque violence, incluant la violence verbale.

  2. Il faut que le message soit unifié à travers les organismes et les personnes. Il doit y avoir une cohérence dans le message et les revendications qui sont émises, et les participants devraient les connaître et les partager.

  3. Il doit y avoir une stratégie cohérente et à long terme, pas simplement des tactiques et des actions sans liens entre elles (peu importe leur ingéniosité).

  4. Les forces de l’ordre / de police sont considérées comme des alliés potentiels au mouvement, et non pas comme des adversaires. Elles font partis du 99%.

  5. Il faut garder en tête l’auditoire élargi (national et international) lorsque le message est défini. L’objectif est de gagner les gens à la cause, pas de les aliéner.

  6. Ne répondez pas aux attaques verbales ou à la propagande hostile en utilisant le même langage que l’opposant. Une stratégie défensive ne réussit pas. Il faut plutôt recentrer le débat sur les enjeux.

  7. Il faut souligner les victoires à chaque occasion possible. C’est important pour le moral et l’enthousiasme. Il faut dissiper la colère et la rage en utilisant l’humour et l’action solidaire.

  8. Le mouvement Occupons Québec fonctionne par démocratie directe. 

http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/?q=node/5549

INTRODUIRE LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE AU SEIN DE L’ENSEMBLE DES ENTREPRISES

14-11-2011 Texte tiré de http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire–la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html

Une proposition pour introduire la responsabilité sociétale au sein de l’ensemble des entreprises:

Préambule :

Les programmes politiques de gauche se contentent soit de gérer différemment le système économique en place pour en limiter les dégâts (en jouant essentiellement sur la fiscalité), soit d’en contester radicalement la légitimité sans proposer d’alternative.

Si on veut pouvoir mobiliser les citoyens, il faut leur proposer une évolution vers un mode de fonctionnement plus équitable et qui prenne en compte la préservation de l’environnement. Le capitalisme ne le permet pas, puisque les décideurs finaux sont les co-propriétaires de l’entreprise (ou leurs représentants), les actionnaires, qui ont pour principal critère d’appréciation le retour sur investissement. Le communisme y a de son côté échoué.

L’enjeu politique primordial est donc d’inventer une organisation nouvelle où les processus de prise de décision intégreront les critères d’équité et de préservation de l’environnement. C’est bien sûr un projet qui ne pourra pas être mis en œuvre du jour au lendemain, mais tant qu’on ne lui aura pas donné un contenu on ne pourra pas en faire un projet politique, et encore moins commencer à l’engager. Or cet enjeu est quasi absent du discours politique actuel !

Constat :

L’économie de marché, en faisant disparaître les entreprises les moins performantes, conduit naturellement à la formation d’oligopoles qui dominent les principaux marchés mondiaux, et la théorie de la « destruction créatrice » est de plus en plus prise en défaut. En dehors du fait que la concurrence entre eux est largement faussée en raison de leur faible nombre, les décisions prises par les dirigeants de ces groupes de taille mondiale ont un impact de plus en plus considérable. Elles concernent souvent des millions de personnes et peuvent avoir des conséquences majeures sur l’environnement. Dans certains cas même, c’est l’ensemble de la planète et de ses habitants qui pourraient subir les conséquences de leurs choix, s’ils impliquent un risque de catastrophe écologique majeure par exemple.

Dans le système économique actuels, les seuls décideurs finaux légitimes sont les représentants des actionnaires, au nom du droit de propriété de ces derniers. Ils ont certes la contrainte de se soumettre aux lois des pays concernés par leurs projets, mais les lois, même quand elles sont bien faites et respectées, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, ne peuvent pas tout anticiper quand il s’agit de projets complexes conduits à l’échelle mondiale.

Les décisions prises au sein de ces groupes sont donc prises par des intérêts privés en fonction d’un critère principal, celui de la rentabilité (à court terme de préférence) des capitaux investis.

La question primordiale à régler pour aboutir à un fonctionnement sain de l’économie mondiale est donc la suivante : comment introduire des représentants de l’intérêt général dans la gouvernance des entreprises ?

ON LIT LA SUITE AU http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire—la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html.

CRI DU COEUR DE LA PRESSE INDÉPENDANTE!

LES JOURNAUX INDÉPENDANTS DU QUÉBEC SE REGROUPENT

Le texte suivant a été publié dans l’hebdo L’Oie blanche de Montmagny, au http://oieblanc.typepad.com/oiejour/2011/11/14-4.html

Trois-Rivières, 14 novembre 2011 – Les journaux indépendants du Québec se regroupent pour former une association afin de faire face à la convergence des grands groupes de presse et dénoncer des pratiques commerciales qui mettent en péril 160 années de journalisme hebdomadaire au Québec.

Notez que L’Oie Blanche sera impliquée de près puisque son directeur général Yannick Patelli a été nommé secrétaire de l’association de la presse indépendante du Québec.

Ce regroupement – qui représente déjà à ce jour une trentaine de journaux indépendants de partout au Québec – réagit ainsi à la guerre que se mènent actuellement deux groupes de presse importants, une guerre initiée par Quebecor Media, dont les pratiques commerciales «sur le terrain» mettent en péril la presse hebdomadaire locale.

«Avec ces pratiques commerciales déloyales, comme la vente systématique de publicités à rabais, destinées à occuper l’ensemble du territoire, ces groupes de presse ébranlent carrément la démocratie, dont l’une des assises demeure une presse vivante et diversifiée, particulièrement en région, souligne la présidente de l’Association de la presse indépendante du Québec (APIQ), Josée Pilotte. Que ce soit clair: nous ne dénonçons pas la concurrence, mais seulement des pratiques commerciales déloyales. Si les grands groupes de presse peuvent se permettre une guerre de prix, il en est tout autrement de nous de la presse indépendante, qui donnons pourtant de l’oxygène aux débats publics et participons activement à la vitalité de nos régions respectives. Nous faisons les frais d’une guerre absurde, qui se déroule bien au-dessus de nous, mais dont les conséquences pourraient s’avérer à court terme désastreuses pour tout un pan du journalisme au Québec, qui pourrait s’écrouler très bientôt.»

L’APIQ interpelle Michael Sabia et Christine St-Pierre

Rappelant que Quebecor Media est détenue et financée à hauteur de 45% par des fonds publics via la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’APIQ demande formellement à son président, Michael Sabia, de faire les représentations nécessaires auprès de ce groupe de presse afin de stopper cette hémorragie qui, selon l’Association, finira par tuer la presse hebdomadaire locale; l’APIQ considère qu’il est du devoir de M. Sabia de réagir rapidement sur la question.

De même, l’APIQ espère que Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, saura être attentive à cette problématique et prendre les actions nécessaires à sa résolution.

N’excluant aucune avenue pour mener à bien son action et ce combat qu’elle estime juste, de la tenue d’une Commission parlementaire jusqu’à la nécessité pour le gouvernement de légiférer afin de préserver la presse hebdomadaire indépendante et de rétablir un équilibre entre celle-ci et les grands groupes de presse, l’APIQ souhaite en premier lieu sensibiliser le public et ses lecteurs à cette réalité qui se doit d’être dénoncée.

Mission de l’APIQ (fondation: 9 novembre 2011, Trois-Rivières, Québec): L’APIQ représente et défend les intérêts des éditeurs indépendants et soutient toute initiative visant à promouvoir et à protéger la liberté de presse et sa diversité.

Pour informations et entrevues:

Josée Pilotte , Présidente de l’APIQ

450 227-7999

514 246-3700

Paul Brisson , Vice-président de l’APIQ

418 589-9990

418 297-5773