Colloque : Le miracle de guerre dans la chrétienté occidentale (4e-21e s.). OU Les interventions du surnaturel dans le cadre de conflits.

Source : https://www.crhidi.be/2017/09/01/colloque-le-miracle-de-guerre-dans-la-chr%C3%A9tient%C3%A9-occidentale-4e-21e-s/ vu le 15 mars 2017

Colloque : Le miracle de guerre dans la chrétienté occidentale (4e-21e s.) 

3 EXTRAITS

1 – Depuis les années 1980, et spécialement les travaux de Franco Cardini, le concept de « culture de guerre » s’est largement diffusé dans l’historiographie. Il tend à expliquer et à analyser la manière dont les contemporains ont perçu et vécu un conflit, ce qui détermine leurs comportements, leurs peurs, leurs espoirs, leurs pratiques…

2 – L’objectif consistera à examiner les interventions du surnaturel dans le cadre de conflits. C’est-à-dire la confrontation des hommes en tension, en opposition dans un contexte terrestre et matériel, à des forces qui les dépassent. Celles-ci sont susceptibles d’influencer, de modifier le cours des choses en faveur d’une des parties. Au-delà du cadre strict de la guerre, la destinée des vaincus, des prisonniers peut être envisagée sous cet angle également.

Ce cadre conflictuel doit être considéré au sens large. On pense bien entendu en premier lieu au fait d’armes, à l’affrontement militaire au cours d’un conflit, d’une bataille. Et les échelles sont en la matière des plus variables (de la guerre privée à la guerre publique dans toutes ses extensions). Le miracle peut se produire également dans le cadre d’une opposition confessionnelle ; la « divinité » soutient ici ses partisans – séparant d’initiative le bon grain de l’ivraie. La lutte catholicisme/protestantisme ou christianisme/Islam en sont des illustrations.

3 – Comment la perception de ces miracles va-t-elle évoluer face à la montée de l’esprit philosophique et de la rationalité ?

Ce colloque est co-organisé par l’Institut supérieur d’étude des religions et de la laïcité (ISERL) de l’Université Lyon II et le Centre de recherches en histoire du droit et des institutions (CRHiDI) de l’Université Saint-Louis – Bruxelles.

Lieux

septembre 2017 : Lyon, Université Lyon II

octobre 2017 : Bruxelles, Université Saint-Louis – Bruxelles

Comité organisateur :

Prof. Ph. Desmette (Université Saint-Louis – Bruxelles)

Prof. Ph. Martin (Université Lyon II)

Comité scientifique

Philippe Desmette (Université Saint-Louis – Bruxelles)

Robert Godding (Société des Bollandistes)

Philippe Martin (Université Lyon II)

Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain)

Christian Sorrel (Université Lyon II)

Catherine Vincent (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

 Contact : philippe.desmette@usaintlouis.be

La guerre pour améliorer son vocabulaire.

Un certain nombre des Canadiens-français qui ont participé aux opérations d’abattage sur les terres de la Guerre de 1914-1918 ont réussi à enrichi leur vocabulaire. De retour vivants au pays natal, ils ont fait connaître à leurs compatriotes, en n’y mettant pas toujours de la discrétion, malheureusement, des mots de France. Les nouveaux vocables ne sont pas répandus sur le territoire national avec un égal bonheur, cependant. boxon, par exemple, n’a pas été prononcé dans un très grand nombre de chaumières, et jamais en chair, je crois bien. Mais il survit, contrairement à d’autres qui meurent.

Un boxon est un bordel. Comme la guerre.

Mes lecteurs apprécieront que je ne répète pas ici les jeux de mots qu’ils n’ont pas manqué de faire avec les mots fusil et tirer.

Roger Martel, le Passeur de la Côte

Un coquelicot fané ne refleurit jamais.

(Omar Khayyam (Nichapur vers 1047-Nichapur vers 1122), Rubaiyyat, 23 (quatrains, Trad. El Anet et Mirza Muhammad) , Éditions la Sirène. Cité au http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/coquelicot/19179/citation)

Le canon de Scott.

Scott 06-06-2015_canon 2e Guerre mond A

Le canon de Scott

(municipalité de la Beauce, au Québec)

Scott 06-06-2015_canon 2e Guerre mond B

 » Le gouvernement du Canada a ramené de France ce canon qui était aux mains des Allemands et repris par le régiment de la Chaudière en Normandie à la fin de la guerre de 1939-1945. Tout ceci pour honorer les fils de Scott qui avec honneur et courage ont servi dans les forces armées du Canada lors du conflit en Europe. « 

Honorer ses militaires, c’est bien, pour une ville, un village. Mais pourquoi associer un canon, une bouche à feu, à l’hommage ? N’y a-t-il pas des fils de Scott qui ont été hachés par un canon ? Et des canons n’on-t-ils pas haché des fils d’autres villes ou villages, dans le pays ennemi, où des parents désiraient leur retour tout aussi fort que les parents de Scott espéraient de tout leur coeur revoir leurs enfants ?

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Photos prises en juin 2015 par Roger Martel

L’année 2014 a été dévastatrice pour les enfants, selon l’UNICEF.

Source (texte et photo): ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33865#.VIZHFUuK-Uo

 

8 décembre 2014 – Pour des millions d’enfants, l’année 2014 aura été marquée par la peur, le désespoir et l’horreur, à cause de conflits de plus en plus graves au cours desquels ils ont été exposés à la violence, recrutés de force et pris pour cible par des groupes armés, a affirmé lundi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

« Cela a été une année dévastatrice pour des millions d’enfants », a déclaré Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF. « Des enfants ont été tués alors qu’ils étudiaient dans une salle de classe ou qu’ils dormaient dans leur lit; ils ont perdu leurs parents, ils ont été enlevés, torturés, recrutés de force, violés et même vendus comme esclaves. Jamais dans l’histoire récente autant d’enfants n’ont été soumis à une telle brutalité ».

Environ 15 millions d’enfants sont victimes de conflits en République centrafricaine, en Iraq, au Soudan du Sud, dans l’Etat de Palestine, en Syrie et en Ukraine. On estime que 230 millions d’enfants au total dans le monde vivent actuellement dans des pays et des zones touchés par des conflits armés.

En 2014, des centaines d’enfants ont été enlevés alors qu’ils se trouvaient à l’école ou sur le chemin de l’école. Des dizaines de milliers d’autres ont été recrutés ou utilisés par des forces et groupes armés. Dans de nombreuses régions, les attaques menées contre des établissements scolaires ou de santé ont augmenté, de même que l’utilisation des écoles à des fins militaires.

Ainsi, en République centrafricaine, 2,3 millions d’enfants sont touchés par le conflit. Près de 10.000 d’entre eux auraient été recrutés par des groupes armés au cours de l’année écoulée, et plus de 430 enfants ont été tués et mutilés – trois fois plus qu’en 2013.

A Gaza, 54.000 enfants ont perdu leur foyer suite au conflit de 50 jours cet été. Pendant la même période, 538 enfants ont été tués, et plus de 3.370 ont été blessés.

En Syrie, plus de 7,3 millions d’enfants ont été touchés par le conflit, dont 1,7 million sont des réfugiés.

En Iraq, où environ 2,7 millions d’enfants sont touchés par le conflit, au moins 700 enfants auraient été mutilés, tués ou même exécutés cette année.

De plus en plus de jeunes voient leur avenir compromis à cause des crises dans lesquelles sont plongés des pays comme l’Afghanistan, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

 

fillettes du Liberia affiche sur eviter propagation d'Ebola

Des fillettes du Liberia consulte une affiche expliquant comment empêcher la propagation d’Ebola.

 

De nouvelles menaces à la santé et au bien-être des enfants sont apparues cette année, notamment l’épidémie d’Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, qui a fait des milliers d’orphelins et empêché quelques 5 millions d’enfants d’aller à l’école.

En dépit de l’insécurité, des obstacles posés à l’accès aux personnes qui ont besoin d’aide et des problèmes de financement, les organisations humanitaires, notamment l’UNICEF, ont travaillé de concert pour fournir une aide cruciale et d’autres services essentiels aux enfants comme l’éducation et un soutien psychologique.

« Il est triste et paradoxal à la fois qu’en cette année du 25e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, alors que nous pouvons célébrer tant de progrès pour les enfants dans le monde, les droits de tant de millions d’autres aient été bafoués avec autant de violence », a déclaré M. Lake. « Le monde peut et doit redoubler d’efforts pour que 2015 soit une bien meilleure année pour chaque enfant ».

Le monde regorge de beautés. La paix, par exemple.

L’Hymne de la paix, texte d’Antoine de Baïf (poète français, Venise 1532 – Paris 1589)

 

Source : Claude Francis, Divertissements littéraires, Moyen Âge et Renaissance, Trois-Rivières, Les Éditions trifluviennes, Québec, Les Presses universitaires Laval, © 1954, p. 381; et http://archive.org/stream/lespotesfran04augu/lespotesfran04augu_djvu.txt

EXTRAIT 

Je veux louer la Paix : c’est la Paix que je chante,
La fille d’Amitié, dessus tout excellente.
Amitié nourrit tout : tout vit par amitié;
Et rien ne peut mourir que par inimitié.
La Concorde et l’Amour sont l’appui de la vie,
Et l’effroyable Mort vient de haine et d’envie.
Paix , fille d’Amitié, tout par toi refleurit;
 
[…]
 
Quand Saturne fut roi, sous une saison telle,
La Paix avoit son règne, et le nom de querelle
Pour lors n’estoit connu : ni l’homicide fer
N’avoit été tiré des abymes d’enfer.
[…]
 
Mais Erynnis commande, on obéit au vice;
L’ambition des grands, et la gloute avarice,
Font qu’il tente les rois, de rancueur animés,
Pour se trouver aux champs, camp contre camp armés.
O la pitié de voir la flamme qui saccage,
Dévorant sans merci les maisons d’un village !
De voir dans le fauxbourg, le pauvre citoyen,
Qui ne pardonne pas au logis qui est sien !
O la pitié de voir les mères désolées,
De leurs piteux enfants tendrement accolées,
àS’en aller d’huis [porte] en huis leur vie quémander,
À qui, bien peu devant, l’on soulait [avait coutume de] demander.
O la pitié de voir labourer une ville!
O la pitié de voir la campagne fertile,
Faite un hideux désert ! voir hommes et chevaux ,
Pesle-mesle entassés î voir de sang les ruisseaux !
 
Et quel plaisir prends-tu, race frelle et chétive,
De te hâter la mort, qui jamais n’est tardive;
Sinon, quand te donnant mille maux envieux,
Tu fais le vivre tel, que le mourir vaut mieux ? T
a sotte outrecuidance, et ta folle avarice,
Redoublent ton malheur, faisant de vertu vice.
O de la bonne terre inutile fardeau.
Qui dois en peu de jours t’engloutir au tombeau !
O rois ! pensez à vous; et puisque Dieu vous donne
Le beau don de la paix, chacun de vous s’adonne
A l’aimer et garder […]

Tous les enfants ont droit à la joie, partout dans le monde.

01 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19

 

viaGaza : offensive terrestre des troupes israëliennes en replay – 19 juillet 2014.

 

À Lévis, ville très choyée du Québec, ce samedi 19 juillet 2014, il est beau de voir les enfants s’amuser :

 

 

02 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19 - Version 2

03 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19

04 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19 - Version 2

05 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19 - Version 2

06 Beauce Carnaval à Lévis 2014-07-19 - Version 2

 

Tous les enfants ont droit à la joie, notamment à Gaza.

 

Il faut voir ce reportage du 19 juillet 2014 :

viaGaza : offensive terrestre des troupes israëliennes en replay – 19 juillet 2014.

 

Les photos ont été prises à Lévis (Québec) le 19 juillet 2014, sur le terrain du centre commercial Les Galeries Chagnon, où Beauce Carnaval avait planté ses manèges. (Photographe : Roger Martel)

 

Dommage que les guerres des autres ne se déroulent pas à nos portes… Elles nous frapperaient plus !

Les Nations Unies et leurs partenaires cherchent un milliard de dollars pour éviter aux enfants syriens de devenir « une génération perdue »

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 7 janvier 2014

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Save the Children et World Vision ont lancé, ce mardi à Genève, une initiative pour aider les enfants syriens. L’objectif est de recueillir un milliard de dollars afin de monter des programmes éducatifs. Pour ces organismes, il faut à tout prix éviter que la guerre en Syrie ne crée « une génération perdue ».

« L’avenir de ces enfants est en train de leur échapper, mais il y a encore une chance de les sauver « , a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres lors du lancement à Genève de l’initiative « Pas de génération perdue « . Ce lancement intervient à une semaine de la tenue au Koweït d’une importante conférence de donateurs pour l’aide humanitaire en faveur de la Syrie. « Le monde doit répondre à cette crise avec un soutien international massif et immédiat « , a ajouté le patron du HCR.

Lancée par l’UNICEF, le HCR, les ONG Save the Children et World Vision ainsi que d’autres organisations non gouvernementales partenaires, l’initiative appelle les gouvernements, les organismes d’aide et le grand public à pour défendre les enfants de la Syrie, où plus de 100.000 personnes ont été tuées et 8 millions d’autres chassées de leurs foyers, 2 millions d’entre elles ayant du se réfugier dans les pays voisins, depuis le début du conflit en mars 2011.

L’initiative appelle à un investissement massif pour assurer une éducation sûre et la protection contre la violence, l’exploitation et les abus de plus de quatre millions d’enfants. Elle comprend le lancement d’une campagne de sensibilisation du grand public sous le hashtag # childrenofsyria, en utilisant les médias sociaux pour recruter des partisans influents et des contributeurs publics.

 » Depuis près de trois ans, les enfants syriens ont été les plus vulnérables de toutes les victimes du conflit ; ils ont vu leurs familles et leurs proches tués, leurs écoles détruites et leurs espoirs se réduire,  » soulignent les agences dans un communiqué de presse conjoint.

 » Les enfants ont été blessés physiquement, psychologiquement ou les deux. Ils sont également devenus vulnérables aux pires formes d’exploitation, y compris le travail des enfants, le recrutement par des groupes et forces armés, les mariages précoces et autres formes de violence fondées sur le sexe ».

Plus d’un million de réfugiés sont des enfants, plus de 425 000 d’entre eux sont âgés de moins de cinq ans, la grande majorité d’entre eux sont au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Egypte et en Iraq. Près de 8 000 de ces enfants sont séparés de leur famille.

La situation est encore plus grave pour les plus de trois millions d’enfants déplacés à l’intérieur de la Syrie, où une grande partie du pays a été ébranlée par des combats sanglants depuis que le conflit a éclaté entre les forces loyales au président Bachar al -Assad et les opposants qui cherchent à l’évincer.

Les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont indiqué qu’ils utiliseront un milliard de dollars dans des programmes menés en partenariat avec les gouvernements et les communautés locales pour fournir une éducation sûre, une protection contre l’exploitation les abus et la violence, un soutien psychologique et offrir davantage de possibilités pour la cohésion sociale et la stabilité dans une région déjà instable.

« Sans ces investissements urgents, des millions d’enfants syriens ne pourront jamais se remettre de tant de pertes et de la peur », a déclaré António Guterres.  » Leur avenir, et l’avenir de leur nation, est en jeu « , a-t-il ajouté.

Un site spécial a été créé à <« http://www.championthechildrenofsyria.org »>http://www.championthechildrenofsyria.org qui raconte les histoires d’enfants touchés par le conflit, et montre comment les investissements dans les enfants peuvent sont susceptible d’engendrer des dividendes importants, non seulement pour les victimes actuelles de la guerre, mais pour l’avenir à long terme de la Syrie et de la région.

Les enfants souffrent des guerres, des conflits.

Les conflits et les guerres tuent des soldats et des  civils adultes. N’oublions pas qu’ils font souffrir les enfants. En les empêchant de s’instruire, par exemple.

Le texte suivant est tiré du Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/.

UNESCO : la moitié des enfants non scolarisés vit dans des pays touchés par des conflits

New York, 11 juillet 2013

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a indiqué jeudi que la moitié des 57 millions d’enfants non scolarisés vit dans des pays touchés par des conflits.

Dans un rapport publié pour marquer le 16ème anniversaire, le 12 juillet, de Malala Yousafzai, la collégienne pakistanaise victime d’une attaque des Taliban en octobre 2012 alors qu’elle rentrait de l’école, l’UNESCO souligne l’urgence d’agir pour assurer aux 28,5 millions d’enfants non scolarisés dans les pays touchés par des conflits l’accès à l’éducation primaire.

À l’échelle de la planète, le nombre d’enfants non scolarisés a reculé, passant de 60 millions en 2008 à 57 millions en 2011. Toutefois, ces lents progrès n’ont pas bénéficié aux enfants vivant dans des zones de conflits, lesquels comptent désormais pour la moitié des enfants privés d’éducation, contre 42% en 2008.

Selon le rapport, 44% des 28,5 millions d’enfants concernés vivent en Afrique subsaharienne, 19% en Asie du Sud et de l’Ouest et 14% au Moyen-Orient. 95% d’entres eux vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Les filles, qui représentent 55% du total, sont les plus durement touchées, car elles sont souvent victimes de viols et autres sévices sexuels qui accompagnent les conflits armés.

« Il est rare que l’éducation soit mentionnée lorsqu’on évalue les dommages infligés par la guerre », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « L’attention internationale et les médias sont invariablement centrés sur les images humanitaires les plus immédiates des souffrances et non sur les coûts cachés et les séquelles durables de la violence. Pourtant, il n’est pas de domaine où ces coûts et ces séquelles soient plus évidents que dans l’éducation. Dans nombre des pays les plus pauvres du monde, un conflit armé détruit non seulement les infrastructures scolaires mais aussi les espoirs et les ambitions d’une génération entière d’enfants. »

Le rapport révèle également que la part de l’aide humanitaire destinée à l’éducation a diminué, passant de 2% en 2009 à seulement 1,4% en 2011. De tous les secteurs, c’est celui qui reçoit la plus petite part de l’aide humanitaire demandée. En 2010, à peine plus d’un quart du montant réclamé pour l’éducation dans les contextes de crises humanitaires a été reçu, ce qui laisse un déficit de financement de près de 220 millions de dollars.

La guerre


L’auteur du texte suivant, Joseph Joffo, est né en 1931 à Paris. Dans Un sac de billes, il raconte ses souvenirs d’enfance, d’enfant juif devant quitter sa ville pour échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Écoutons-le un peu :

 

« Ce que je comprends le moins, c’est la violence de ce soldat [de la Gestapo]. Sa mitraillette braquée, ses bourrades, les yeux surtout, j’ai eu l’impression que le rêve de sa vie aurait été de m’enfoncer dans le mur et je me pose la question: pourquoi?

 

« Je suis donc son ennemi?

 

‘On ne s’est jamais vus, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer. Ce n’est qu’en cet instant que je comprends un peu maman ou des gens qui venaient au salon à Paris et que j’entendais discuter, ils disaient que la guerre était une chose absurde, stupide, et cela ne me paraissait pas juste. Il me semblait qu’il y avait dans la lutte armée un ordonnancement, une raison d’être qui m’échappait mais qui existait dans le crâne des gens importants et responsables. Aux actualités, les régiments défilaient en bon ordre, bien alignés; les chars roulaient en longues lignes, des individus à mine grave, cravate stricte ou poitrine constellée discutaient, signaient, parlaient avec force et conviction. Comment pouvait-on dire que tout cela était absurde? Ceux qui le disaient ne comprenaient pas, ils tranchaient, dans leur ignorance, mais la guerre aux yeux de l’enfant que j’étais ne ressemblait en rien au chaos, au désordre, à la police. Même dans mon livre d’histoire, en plus des belles images qui me la rendaient pittoresque et exaltante, on me l’avait représentée entourée d’accords, de traités, de réflexions, de décisions… Comment penser que Philippe Auguste, Napoléon, Clémenceau et tous les ministres, les conseillers, tous ces gens pleins de savoir, occupant les postes les plus élevés aient été des fous ?» » (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 252-253)

Changeons de registre. – Joffo rapporte une histoire racontée par son père, Juif, rappelons-le :

Voilà, dit-il, c’est l’histoire d’un monsieur qui dit à un autre : « Pour que les hommes puissent vivre tranquilles, c’est extrêmement simple. Il faut tuer tous les Juifs et tous les cordonniers. »

L’autre monsieur le regarde d’un air étonné et au bout d’un moment de réflexion, demande :

« Mais pourquoi les cordonniers? »

Papa se tut.

Il y eut un silence un peu surpris, maman seule se mit à tire.

Je demandai :

Mais pourquoi aussi les Juifs?

Papa eut un sourire un peu amer et avant de replonger dans son journal me dit :

C’est justement la question qui n’est pas venue à l’esprit de ce monsieur et c’est la raison pour laquelle cette histoire est drôle.

(Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 197-198) 

Avons-nous changer de registre?

Anne Frank – Une exposition présentée à Lévis (Québec)

Adolf Hitler, l’hostile aux Juifs, est au pouvoir, en Allemagne. La famille juive d’Anne Frank quitte l’Allemagne, se réfugie aux Pays-Bas. Quand les nazis envahissent les Pays-Bas, les occupent, Anne Frank se terre avec ses parents et avec d’autres personnes. C’est dans son lieu secret qu’elle écrit, pendant environ deux ans (1942-1944), son journal si célèbre, si lu.

Journal d’Anne Frank (De Dagboeken van Anne Frank), première édition, 1947

L’École Marcelle-Mallet de Lévis (Québec) présente l’exposition itinérante Anne Frank, réalisée par la Maison Anne Frank d’Amsterdam. Pour cette dernière, il est important que « les jeunes québécois puissent avoir la chance de discuter des thèmes de cette exposition, soit les dangers de la discrimination et l’importance de la tolérance face à l’autre ».

L’exposition est présentée dans l’ancienne chapelle de l’école. Cet établissement, fondé par les Soeurs de la Charité de Québec, portait autrefois le nom de Couvent Notre-Dame-de-Toutes-Grâces.

L’exposition prendra fin le 13 avril 2012. Elle est ouverte au grand public les mardis de 13 h à 15 h 30, les mercredis de 13 h à 15 h 30 et de 18 h 30 à 20 h 30 ainsi que les jeudis de 13 h à 15 h 30. Pour obtenir plus de renseignements et pour réserver, on compose le 418 833-7691 (poste 221). L’école Marcelle-Mallet, fondée en 1858, s’élève rue Déziel, à Lévis, près de la gare des traversiers. On peut aussi consulter le http://www.emm.qc.ca/exposition-anne-frank.

Anne Frank, née en 1929, morte dans l’horreur en 1945, a été victime du nazisme, comme beaucoup d’autres enfants, d’êtres humains. La souffrance qui frappe les êtres humains, les enfants, les animaux, est abominable. Pourtant, au moment même où ces lignes sont lues…

Photo : http://www.droitsenfant.com/guerre.htm

« deux milliards d’individus souffrent de la faim ou de carences alimentaires sévères »,

selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). (source : http://www.chaireunesco-adm.com/spip.php?rubrique2)

Photo : http://www.droitsenfant.com/guerre.htm

Estimation du nombre d’enfants victimes de conflits armés durant la dernière décennie :

Nombre d’enfants soldats : 250 000, dont plus du tiers en Afrique

Nombre d’enfants victimes des mines anti personnel : 8 à 10 000 par an

Nombre d’enfants réfugiés ou déplacés dans le monde : 23 millions

Tués : 2 millions

Gravement blessés ou mutilés à vie : 6 millions

Sans abri : 12 millions

Orphelins ou séparés de leurs familles : plus de 1 millions

Traumatisés psychologiquement : 10 millions

20 pays sont inscrits sur la liste noire des pays en conflit utilisant massivement des enfants soldats : Afghanistan, Burundi, Colombie, Côte d’Ivoire, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Géorgie, Haïti, Iraq, Liban, Myanmar (ex Birmanie), Népal, Ouganda, Philippines, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tchad, Thaïlande et dans le Territoire palestinien occupé par Israël (source : rapport ONU 2010).

(source : http://www.droitsenfant.com/guerre.htm)

(Ce document a été créé par Roger Martel le 20 mars 2012.)