La députée libérale Hélène David et la Loi sur la laïcité du Québec

Lévis, le 17 juin 2019

Madame Hélène David, députée

Madame,

J’aimerais beaucoup que vous me fassiez savoir ce que vous pensez du texte suivant (j’en suis l’auteur) :

 

À celle qui est à l’origine du premier recours juridique contre la loi québécoise sur la laïcité

Madame,

Vous protestez publiquement contre le fait que l’État du Québec n’autorise pas les enseignantes musulmanes à porter un hijab au travail. Savez-vous qu’en Iran des femmes manifestent contre l’obligation de porter le hijab et qu’Amnistie Internationale a dû demander aux autorités iraniennes, en janvier 2018, de cesser de persécuter ces femmes? Savez-vous que la célèbre université Al Azhar, en Égypte, a validé la thèse de doctorat sur le voile islamique de Mustapha Mohamed Rached, penseur musulman et professeur de charia et de droit islamique, qui présente le port du voile « plus comme une habitude que comme une obligation religieuse qui n’a d’islamique que « les bonnes intentions » de ceux qui défendent son port » (journal algérien El Watan, 12 février 2018). Savez-vous ce qu’a répondu l’islamologue et historien Malek Chebel, qui a donné une traduction en français du Coran, à la question « Les femmes musulmanes doivent-elles se voiler ? » Il a dit : « Absolument pas. […] S’il faut voiler la femme pour en faire une musulmane, que faire des millions de femmes dévoilées pendant quatorze siècles ? Étaient-elles de mauvaises musulmanes ? Et les Asiatiques non voilées, et les Africaines non voilées, sont-elles encore musulmanes ? Je défends un islam du cœur, pas un islam du fichu. » Enfin, savez-vous que le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohamed Abdelkarim Al-Issa, « estime que les minorités musulmanes dans les pays occidentaux doivent se plier aux lois en vigueur » (Le Monde, 4 mai 2018). Voulez-vous, Madame, par votre plainte, faire passer les musulmans et les musulmanes du Québec comme des victimes, pour obtenir que l’État du Québec laisse faire à peu près n’importe quoi à des musulmans qui ne se soucient nullement du bien commun et du bien-être de la population?

Vous dénoncez l’État du Québec, Madame. Avez-vous déjà critiqué la religion musulmane, votre religion, qui n’est certainement pas votre plus grand ami au Québec? Il y a chez elle bien des choses à dénoncer : l’islam vous interdit de changer de religion ou de nier l’existence des dieux; il vous interdit d’épouser un non-musulman; il défend aux femmes d’entrer dans les mosquées pendant leurs règles; il autorise le mari à infliger des punitions corporelles à sa femme si elle lui désobéit; en islam, la femme hérite de la moitié de la part de l’homme; certains de vos coreligionnaires, Madame, dans des régions du monde, mettent en œuvre des pratiques interdites au Canada – qui sont, parfois (ou souvent?), reproduites au Canada : avortement en fonction du sexe du fœtus, mutilation génitale (excision, infibulation féminine), crime d’honneur; en islam, « Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien » (Coran, IV:34; traduction de Denise Masson); l’islam, vous l’avez peut-être compris en lisant ce qui précède, viole la Charte canadienne des droits et libertés et le Code criminel du Canada. L’islam vous prive de libertés fondamentales; la Loi sur la laïcité du Québec vous empêche de porter un vêtement à l’école seulement, pendant vos seules heures de travail, devant des enfants. Si vous dites que la Loi sur la laïcité vous fait plus de mal que l’Islam, vous ne trouverez pas beaucoup de monde pour vous comprendre.

Si vous croyez pouvoir devenir une bonne enseignante, Madame, terminez donc vos études; et si l’université vous déclare apte à enseigner, postulez un emploi d’enseignante. Et faites une longue et belle carrière, et respectez toujours la liberté de conscience des enfants et la liberté de leurs parents de pratiquer la religion qu’ils veulent ou de n’adhérer à aucune.

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

La présente et votre réponse (si vous me répondez), Madame David, seront publiées au http://www.lepasseurdelacotecom.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Pour la ministre de la Culture du Québec, la faute des Musées de la civilisation est inexplicable, indéfendable. Voyez.

Pour la ministre de la Culture du Québec, Madame Hélène David, la faute des Musées de la civilisation est inexplicable, indéfendable. Voyez.

Lévis, le 15 septembre 2015

Madame Hélène David, ministre

Cabinet de la ministre

Ministère de la Culture et des Communications

225, Grande Allée Est, 1er étage, bloc A

Québec, G1R 5G5

Madame,

Je pensais bien que vous alliez trouver inexplicable et indéfendable la faute commise par les Musées de la civilisation de Québec (MCQ), une grave faute dont je vous ai parlé dans un courriel daté du 22 juin 2015, vous vous rappelez ? Je ne m’attendais pas, toutefois, à ce que vous exprimiez votre avis d’une manière aussi éclatante.

(Mon courriel daté du 22 juin 2015 peut être lue au https://lepasseurdelacote.com/?s=Hélène+David.)

Mon courriel daté du 22 juin 2015

Dans mon courriel, je vous disais que j’avais écrit ceci à M. Michel Côté, directeur des MCQ :

« Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans d’abord s’être enquis des messages et des informations qu’elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté. »

J’ajoutais, dans mon courriel, que M. Michel Côté, dans une courte réponse, ne m’avait donné aucune explication à ce sujet, qu’il préférait cacher cette question sous le boisseau.

Dans mon courriel, je vous disais aussi que M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, autrefois historien au Mouvement Desjardins, avait, dans un hebdomadaire, écrit ceci :

« DU DÉVOILEMENT DE L’OBJET AU MUSÉE DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC, le 1er octobre [2013] [M. Genest parle de la « cage » dite de la Corriveau, objet trouvé par hasard dans le Web, a-t-on affirmé, par Madame Claudia Mendez Ishii à l’époque où elle vice-présidait la Société d’histoire régionale de Lévis] jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. »

J’ajoutais, dans mon courriel, que M. Michel Côté, dans une courte réponse, ne m’avait donné aucune explication au sujet de l’écrit de M. Genest, qu’il préférait cacher cette question sous le boisseau.

Dans mon courriel, vous avez trouvé, Madame la ministre, ces mots :

« Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). » (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

Dans mon courriel, je disais aussi :

« Pendant ces expositions, la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) L’affirmation trompeuse (que diffuse toujours la SHRL) est la suivante : l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer M.-J. Corriveau en public. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) (Les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans d’abord s’être enquis des messages et des informations qu’elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

S’il est exact que la « cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Claude Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine. (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.) Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ? (Cette affirmation n’a pas été contredite par M. Michel Côté, dans sa courte réponse.)

J’ai remarqué avec joie, Madame la ministre, que vous ne dites absolument rien, dans votre réponse datée du 28 août 2015 (qui porte la signature du sous-ministre adjoint de votre ministère, M. Daniel Cloutier), vous ne dites pas un mot au sujet du dévoilement de la « cage » de la Corriveau aux Musées de la civilisation, en présence de la Société d’histoire régionale de Lévis, responsable de la diffusion d’une grave affirmation infondée et trompeuse concernant ladite « cage ». Je trouve que c’est une façon très habile de faire savoir que vous trouvez inexplicable et indéfendable la conduite des Musées de la civilisation, qui ont mis en valeur un objet dont ils ne connaissaient pas avec certitude la nature et l’origine (les MCQ n’en savent pas plus aujourd’hui, à ma connaissance).

Que comptez-vous faire maintenant, Madame ? Quelles décisions marquantes allez-vous prendre ? La faute des Musées de la civilisation est très grave; à mon avis, vous devez sanctionner cette faute, punir les fautifs; vous devez exiger des Musées de la civilisation qu’ils rétablissent publiquement la vérité sur la « ‘cage » et qu’ils s’excusent d’avoir induit en erreur la population et les médias.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel et votre réponse seront publiés dans le site lepasseurdelacote.com.

David_Helene_Parti liberal du Qc PLQ

Madame Hélène David, députée d’Outremont, ministre de la Culture et des Communications, membre du Parti libéral du Québec