Chronique du journaliste et historien Jean-François Nadeau sur l’histoire de Montréal.

Le 15-18 est une émission consacrée à l’actualité et diffusée du lundi au vendredi sur les ondes d’ICI Radio-Canada dans la région de Montréal (CBF-FM). Chaque mercredi, les auditeurs p…

Source : Histoires montréalaises – Patrimoine, Histoire et Multimédia

 

La vraie vraie cage de Marie-Joseph Corriveau retrouvée, avec Madame Corriveau dedans, vivante!

Incroyable !

femme vivante dans une cage_Corriveau_in Liberation - Version 2

Cette photo montrant Marie-Josephte Corriveau vivante dans la cage où elle a été jetée en 1763 a été trouvée par hasard dans le web (site du journal français Libération). « On a enfin la preuve que Madame Corriveau n’a pas été pendue avant d’être encagée », a déclaré un dirigeant d’une société d’histoire de Lévis (Québec).

Des progrès futurs de l’esprit humain (texte de la fin du siècle des Lumières)

Le texte reproduit ci-dessous a été écrit par Nicolas de Condorcet (1743-1794), mathématicien, philosophe et homme politique français. Je l’ai découvert dans le livre L’Histoire de Jean Ehrard et Guy Palmade (McGraw-Hill et Armand Colin, 1964). Sa lecture est très intéressante pour les citoyens des années 2000. Ehrard et Palmade le présentent ainsi :

« Lorsqu’ils scrutent le passé, les « philosophes » n’oublient jamais le présent. Il leur arrive même de rêver l’histoire de l’avenir. »

Roger Martel

Texte de Condorcet :

Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain

Dixième époque. Des progrès futurs de l’esprit humain.

Si l’homme peut prédire, avec une assurance presque entière les phénomènes dont il connaît les lois ; si, lors même qu’elles lui sont inconnues, il peut, d’après l’expérience du passé, prévoir, avec une grande probabilité, les événements de l’avenir ; pourquoi regarderait-on comme une entreprise chimérique, celle de tracer, avec quelque vraisemblance, le tableau des destinées futures de l’espèce humaine, d’après les résultats de son histoire ? Le seul fondement de croyance dans les sciences naturelles, est cette idée, que les lois générales, connues ou ignorées, qui règlent les phénomènes de l’univers, sont nécessaires et constantes ; et par quelle raison ce principe serait-il moins vrai pour le développement des facultés intellectuelles et morales de l’homme, que pour les autres opérations de la nature ? Enfin, puisque des opinions formées d’après l’expérience du passé, sur des objets du même ordre, sont la seule règle de la conduite des hommes les plus sages, pourquoi interdirait-on au philosophe d’appuyer ses conjectures sur cette même base, pourvu qu’il ne leur attribue pas une certitude supérieure à celle qui peut naître du nombre, de la constance, de l’exactitude des observations ?

Nos espérances sur l’état à venir de l’espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l’inégalité entre les nations ; les progrès de l’égalité dans un même peuple ; enfin, le perfectionnement réel de l’homme. Toutes les nations doivent-elles se rapprocher un jour de l’état de civilisation où sont parvenus les peuples les plus éclairés, les plus libres, les plus affranchis de préjugés, tels que les français et les anglo-américains ? Cette distance immense qui sépare ces peuples de la servitude des nations soumises à des rois, de la barbarie des peuplades africaines, de l’ignorance des sauvages, doit-elle peu à peu s’évanouir ?

Y a-t-il sur le globe des contrées dont la nature ait condamné les habitants à ne jamais jouir de la liberté, à ne jamais exercer leur raison ?

Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, observée jusqu’à présent chez tous les peuples civilisés entre les différentes classes qui composent chacun d’eux ; cette inégalité, que les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour ainsi dire produite, tient-elle à la civilisation même, ou aux imperfections actuelles de l’art social ? Doit-elle continuellement s’affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier but de l’art social, qui, diminuant même les effets de la différence naturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu’une inégalité utile à l’intérêt de tous, parce qu’elle favorisera les progrès de la civilisation, de l’instruction et de l’industrie, sans entraîner, ni dépendance, ni humiliation, ni appauvrissement ; en un mot, les hommes approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire d’après leur propre raison dans les affaires communes de la vie, et la maintenir exempte de préjugés, pour bien connaître leurs droits et les exercer d’après leur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l’état habituel d’une portion de la société ?

Enfin, l’espèce humaine doit-elle s’améliorer, soit par de nouvelles découvertes dans les sciences et dans les arts, et, par une conséquence nécessaire, dans les moyens de bien-être particulier et de prospérité commune ; soit par des progrès dans les principes de conduite et dans la morale pratique ; soit enfin par le perfectionnement réel des facultés intellectuelles, morales et physiques, qui peut être également la suite, ou de celui des instruments qui augmentent l’intensité et dirigent l’emploi de ces facultés, ou même de celui de l’organisation naturelle de l’homme ?

En répondant à ces trois questions, nous trouverons, dans l’expérience du passé, dans l’observation des progrès que les sciences, que la civilisation ont faits jusqu’ici, dans l’analyse de la marche de l’esprit humain et du développement de ses facultés, les motifs les plus forts de croire que la nature n’a mis aucun terme à nos espérances.

Si nous jetons un coup d’œil sur l’état actuel du globe, nous verrons d’abord que, dans l’Europe, les principes de la constitution française sont déjà ceux de tous les hommes éclairés. Nous les y verrons trop répandus, et trop hautement professés, pour que les efforts des tyrans et des prêtres puissent les empêcher de pénétrer peu à peu jusqu’aux cabanes de leurs esclaves ; et ces principes y réveilleront bientôt un reste de bon sens, et cette sourde indignation que l’habitude de l’humiliation et de la terreur ne peut étouffer dans l’âme des opprimés.

[…]

Telles sont les questions dont l’examen doit terminer cette dernière époque. Et combien ce tableau de l’espèce humaine, affranchie de toutes ces chaînes, soustraite à l’empire du hasard, comme à celui des ennemis de ses progrès, et marchant d’un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur, présente au philosophe un spectacle qui le console des erreurs, des crimes, des injustices dont la terre est encore souillée, et dont il est souvent la victime ! C’est dans la contemplation de ce tableau qu’il reçoit le prix de ses efforts pour les progrès de la raison, pour la défense de la liberté. Il ose alors les lier à la chaîne éternelle des destinées humaines : c’est là qu’il trouve la vraie récompense de la vertu, le plaisir d’avoir fait un bien durable, que la fatalité ne détruira plus par une compensation funeste, en ramenant les préjugés et l’esclavage. Cette contemplation est pour lui un asile, où le souvenir de ses persécuteurs ne peut le poursuivre ; où, vivant par la pensée avec l’homme rétabli dans les droits comme dans la dignité de sa nature, il oublie celui que l’avidité, la crainte ou l’envie tourmentent et corrompent ; c’est là qu’il existe véritablement avec ses semblables, dans un élysée que sa raison a su se créer, et que son amour pour l’humanité embellit des plus pures jouissances.

(Le texte de Condorcet présenté ci-dessus est tiré dehttp://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Esquisse_d%E2%80%99un_tableau_historique_des_progr%C3%A8s_de_l%E2%80%99esprit_humain/Texte_entier&printable=yes)

……

Le 20 septembre 2013, Lise Payette, Québécoise, indépendantiste, ministre au gouvernement du Québec entre 1976 et 1981, femme de combat, animatrice à la radio et à la télévision, auteure de téléromans, Lise Payette répondrait-elle à Condorcet ? Lisez-la.

Lise Payette, À tous les dieux qui règnent dans les cieux

Chronique parue dans Le Devoir le 20 septembre 2013

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/387926/a-tous-les-dieux-qui-regnent-dans-les-cieux

Vous avez beau faire la sourde oreille, vous ne pourrez pas continuer à faire semblant de ne pas entendre les Terriens qui vous crient après pour que vous daigniez les aider à sortir du bourbier dans lequel vous les avez laissés. Je comprends que ça doit être pas mal plus drôle au paradis, car personne n’est jamais revenu nous dire que la vie éternelle, quand les conditions sont réunies, c’est un gros plus.

Sur terre, c’est l’enfer. Les efforts qui ont été dépensés depuis des siècles et des siècles pour faire marcher la petite planète, notre gros lot à nous, n’ont jamais rien donné. On continue de s’entre-tuer un peu partout dans le monde. Chaque jour fournit son lot de bombes et de produits chimiques pour permettre à un Tout-Puissant (il y en a même plusieurs qui ne se privent pas) de s’en donner à coeur joie. Les humains, souvent, crèvent de faim. Ils sont frappés et méprisés. Certains fous qui les dirigent vont même jusqu’à les torturer, les brûler ou les exécuter sur la place publique. Ne perdez pas votre temps, vous, les dieux, à lever votre verre à la santé de ces pauvres gens, ça ne servirait à rien.

La planète elle-même s’épuise. Nous finirons par manquer de tout (…).

 

FIN

 

Madame Payette continue le combat.

 

L’histoire et l’esprit critique

Lecture suggérée à certains citoyens de Lévis (Québec)

L’esprit critique

« on commença par faire des livres, et puis on consulta l’orfèvre »

Extrait de Fontenelle, Histoire des oracles, Première dissertation, chapitre IV (1687)

 

Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait, mais enfin nous éviterons le ridicule d’avoir trouvé la cause de ce qui n’est point.

Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d’Allemagne, que je ne puis m’empêcher d’en parler ici.

En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d’or à la place d’une de ses grosses dents. Horstius, professeur en médecine dans l’Université de Helmstad, écrivit en 1595 l’histoire de cette dent, et prétendit qu’elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu’elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les Chrétiens affligés par les Turcs. Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux Chrétiens, ni aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d’or ne manquât pas d’historiens, Rullandus en écrit encore l’histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d’or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme nommé Libavius ramasse tout ce qui avait été dit de la dent et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu’il fût vrai que la dent était d’or. Quand un orfèvre l’eut examinée, il se trouva que c’était une feuille d’or appliquée à la dent avec beaucoup d’adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l’orfèvre.

Rien n’est plus naturel que d’en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n’avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d’autres qui s’accommodent très bien avec le faux.

Bernard Le Bovier de Fontenelle (1657-1757), philosophe et auteur français, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Steven Blaney : « Mourons pour le Gangnam Style »

La région de Lévis est gâtée : elle a Steven Blaney, député de la circonscription fédérale de Lévis-bellechasse, qui enrichit assez bien, merci, le dictionnaire québécois de citations hilarantes.

Le 5 mai 2013, à Québec, « le ministre des Anciens Combattants et député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, a utilisé un exemple pour le moins surprenant dimanche en citant la pièce Gangnam Style du rappeur coréen Psy afin d’illustrer la contribution des soldats canadiens lors de la guerre de Corée. «La Corée, c’est une autre démonstration éclatante de l’importance de connaître la contribution des Canadiens dans les grands conflits internationaux. On entend beaucoup le Gangnam Style et il n’y aurait jamais eu de Gangnam Style si ce n’était pas des Canadiens qui sont allés là-bas pour combattre le communisme», a déclaré le ministre en marge de la cérémonie de commémoration de la campagne de la bataille de l’Atlantique, à Québec. »1

Réaction du journaliste Raymond Giroux : Le « ministre Steven Blaney soutient qu’« il n’y aurait jamais eu de Gangnam Style si ce n’était des Canadiens qui sont allés là-bas [en Corée] pour combattre le communisme ». J’espère qu’il se pensait drôle. Dans un camping entre deux caisses de bière, tard le soir, je comprendrais qu’il s’agissait d’une tentative de farce qui aurait mal tourné. Mais le député de Lévis occupe le poste de ministre des Anciens Combattants. On ne joue pas avec les morts et les blessés qui participaient à une guerre mandatée par les Nations Unies. Si M. Harper veut imposer un cours de rattrapage en histoire, je lui suggère d’y inscrire son ministre en toute priorité. »2

Pensée de Steven Blaney : « C’est important, l’histoire »1. Réplique d’un autre : « C’est aussi important de la connaître, l’histoire. »

Steven Blaney appartient au Parti Conservateur du Canada du dangereux Stephen Harper; Steven Blaney est un fidèle du dangereux Stephen Harper. L’histoire s’en souviendra; il ne faut pas que les électeurs de Lévis-Bellechasse l’oublient lors des prochaines élections.

Mourons pour le Gangnam Style, d’accord,

Mais de mort lente

(Georges Brassens, que les mots de M. Blaney ont ressuscité)

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Petite incursion dans la pensée de l’historien Marcel Trudel

Marcel Trudel, remarquable historien du Québec, est décédé le 11 janvier 2011 ; il avait vu le jour en 1917, en Mauricie. Il a enseigné à l’Université Laval de Québec et à l’Université d’Ottawa. Ses ouvrages sont nombreux : Mémoires d’un autre siècle (autobiographie) ; L’influence de Voltaire au Canada (thèse de doctorat) ; Deux siècles d’esclavage au Québec ; Le Régine seigneurial ; Initiation à la Nouvelle-France – Histoire et institutions Mythes et réalités dans l’histoire du Québec ; Le Terrier du Saint-Laurent en 1663 ; etc.

CITATIONS DE MARCEL TRUDEL

Cartier est au point de départ de l’occupation française des trois quarts d’un continent.

Champlain n’est pas venu pour cultiver des carottes dont la France, à l’agriculture très riche, n’a pas besoin. Ce qu’on cherche, en Amérique, ce sont des ressources en mines, en fourrures, en pêcheries, et une voie maritime directe pour commercer avec l’Asie.

C’est au régime seigneurial que la Nouvelle-France doit d’avoir été peuplée et colonisée; c’est lui qui en a fait toute la force. [] [Il] assura la survivance des 65 000 conquis. Isolés dans les seigneuries où les colons anglais ne voulaient pas s’établir, Le Canadiens ne purent pas être assimilés. On ne reconnaîtra jamais suffisamment les services que ce système de tenure des terres a rendus à la nationalité canadienne-française.

[] ce qui marque tout le régime français, c’est la pénurie d’hommes; certes, le régime seigneurial existait pour en faire venir, mais il était illusoire de penser que le régime seigneurial seul pouvait les faire venir : ce qui attire l’immigration, c’est le besoin de main-d’œuvre; or, en Nouvelle-France, le commerce ne demande qu’une main-d’œuvre restreinte; l’agriculture, n’ayant pas de débouchés extérieurs, continue de se pratiquer sur une toute petite échelle; la grande industrie qui aurait pu attirer beaucoup de monde, est prohibée.

[La Nouvelle-France n’est] pas aussi éloignée qu’elle y paraît… À bien des égards, elle s’est prolongée jusqu’aux années 1960. – (« De même, en 2003, dans La Nouvelle-France par les textes: les cadres de vie, il signale que cette Nouvelle-France n’est «pas aussi éloignée qu’elle y paraît… À bien des égards, elle s’est prolongée jusqu’aux années 1960». Il relève notamment les traces du régime seigneurial dans le paysage, le mode d’habitation, le rôle de la famille, les mesures de poids et de distance et l’importance de la religion, qu’il s’agisse des médailles ou du catéchisme inspiré de celui de monseigneur de Saint-Vallier. » Jacques Mathieu – Professeur émérite à l’Université Laval, Marcel Trudel, 1917-2011 – Les leçons du maître,dans Le Devoir, 13 janvier 201 

Devant cette Nouvelle-France du XVIIe siècle, je suis comme un spectateur qu’un mur sépare de la scène. Au travers de ce mur, grâce à quelques fissures, je puis voir des bribes de ce qui se passe. […] J’entends des voix, mais les mots n’ont pas de suite. Je voudrais poser des questions, mais ils ne m’entendent pas, ils ne savent même pas que je suis là, à tenter de faire leur connaissance. Et je prétendrais connaître cette société ?

En général, on pense que l’historien doit se dégager de tout parti politique et religieux pour essayer autant que possible de faire une histoire neutre, même si « neutre » est un terme un peu galvaudé. Les historiens, en général aujourd’hui, essaient de se montrer le plus objectifs possible. Mais tout le monde reconnaît qu’on n’y arrive pas de façon absolue. On a une certaine formation, on a vécu dans une certaine société. Par conséquent, on n’arrive pas à enlever tous les vêtements qu’on a été obligé de porter.

En histoire, on est toujours dans le doute.

DANS LA VINGTAINE, MARCEL TRUDEL A ÉCIT UN ROMAN : VÉZINE (1946), DANS LEQUEL ON LIT :

Ah! je vas dire comme on dit, un queuqu’un qui a jamais goûté au tabac, y en pâtit pas.

Ouais, vous autres, les femmes, vous voyez des tragédies partout. Quand je vas en voyage, t’as peur que je revienne entre quatre planches; quand je vas dans le bois, t’as peur que je me parde; pi tu penses toujours que la maison va passer au feu.

On n’élève pas des rongeurs dans une cage de bois.

LIENS:

http://www.marceltrudel.ca/index.html

http://agora.qc.ca/Documents/Mythe–Limaginaire_quebecois_revisite_par_Marcel_Trudel_par_Claude_Gagnon