D’importantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon l’OIT.

Malgré quelques avancées dans certaines régions du monde, des millions de femmes perdent du terrain dans leur quête d’égalité au travail, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié lundi à la veille de la Journée internationale de la femme.

 

Source : Centre dactualités de lONU – Dimportantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon lOIT

D’importantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon l’Organisation internationale du travail (OIT)

L’avenir du travail dépend de l’avenir des femmes au travail.

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=36775#.Vt4sh0uK_6g

7 mars 2016 – Malgré quelques avancées dans certaines régions du monde, des millions de femmes perdent du terrain dans leur quête d’égalité au travail, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié lundi à la veille de la Journée internationale de la femme.

« Le rapport met en avant les défis considérables auxquels les femmes continuent de faire face pour trouver et garder des emplois décents », a estimé le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. « Il faut agir tout de suite, de façon efficace, en allant le plus loin possible ».

Le rapport, intitulé « Les femmes au travail : Tendances 2016 », examine des données concernant pas moins de 178 pays et conclut que les inégalités entre hommes et femmes perdurent. Il montre qu’au cours des vingt dernières années, les nets progrès accomplis par les femmes en matière d’éducation ne se sont pas traduits par une amélioration comparable de leur situation professionnelle.

A l’échelle mondiale, l’écart entre les sexes en matière d’emploi s’est seulement réduit de 0,6 point de pourcentage depuis 1995, avec un ratio emploi/population de 46% pour les femmes et de presque 72% pour les hommes en 2015.

En 2015, 586 millions de femmes travaillaient à leur propre compte ou contribuaient à l’entreprise familiale à travers le monde. Globalement, la proportion de personnes qui travaillent dans une entreprise familiale (travailleurs familiaux) a nettement reculé parmi les femmes (de 17,0 points de pourcentage au cours de 20 années écoulées) et dans une moindre mesure parmi les hommes (de 8,1 points de pourcentage). L’écart mondial entre les sexes chez les travailleurs familiaux a donc diminué de 11 points de pourcentage.

Bien que 52,1% des femmes et 51,2% des hommes sur le marché du travail soient des travailleurs salariés, cela ne garantit pas en soi une meilleure qualité d’emploi. Globalement, 38% des femmes et 36% des hommes occupant un emploi salarié ne cotisent pas pour la protection sociale. Ces proportions atteignent 63,2% pour les femmes en Afrique subsaharienne et 74,2% en Asie du Sud, là où l’emploi informel est la forme dominante d’emploi.

Le rapport fournit aussi pour une centaine de pays de nouvelles données concernant les heures de travail rémunérées ou non et l’accès à la protection de la maternité et aux pensions de retraite.

Au quotidien, les femmes continuent d’effectuer davantage d’heures de travail que les hommes dans le travail rémunéré et non rémunéré. Que ce soit dans les pays à revenu élevé ou faible, en moyenne, les femmes effectuent deux fois et demi plus d’heures de travail domestique et de soin non rémunéré que les hommes. Dans les économies développées, les femmes actives (qu’elles soient salariées ou travailleuses indépendantes) effectuent 8 heures et 9 minutes de travail rémunéré et non rémunéré contre 7 heures et 36 minutes effectuées par les hommes.

Dans les économies en développement, les durées respectives sont de 9 heures et 20 minutes pour les femmes et 8 heures et 7 minutes pour les hommes. La répartition inégale des tâches non rémunérées limite la capacité des femmes à allonger leur durée de travail rémunéré, formel et salarié. De ce fait, à travers le monde, les femmes qui représentent 40% de l’emploi total forment 57% de la main-d’œuvre employée à temps partiel.

En outre, à travers la centaine de pays étudiés, plus d’un tiers des hommes employés (35,5%) et plus du quart des femmes employées (25,7%) travaillent plus de 48 heures par semaine. Cela affecte aussi la répartition inégale des tâches domestiques et des prestations de soin non rémunérées entre hommes et femmes.

Les handicaps accumulés par les femmes sur le marché du travail ont un impact considérable des années plus tard. En termes de pension, la couverture (à la fois juridique et réelle) est inférieure pour les femmes, ce qui se traduit par un écart global entre les sexes en matière de protection sociale.

A l’échelle mondiale, la proportion de femmes ayant dépassé l’âge de la retraite et qui perçoivent une pension est en moyenne de 10,6 points de pourcentage inférieure à celle des hommes. Globalement, les femmes représentent près de 65% des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite (60 à 65 ans ou plus selon la législation nationale dans la majorité des pays) et qui ne touchent pas de pension fixe. Ce qui veut dire que 200 millions de femmes âgées vivent sans revenu régulier assuré par une pension de retraite ou de réversion, contre 115 millions d’hommes.’

 

 

Semaine d’actions pour une meilleure redistribution de la richesse – Février 2016 / ATTAC-Québec

La Coalition Main rouge appelle à organiser des actions dans toutes les régions du Québec entre les 21 et 27 février, sous le thème « Budget 2016 : (…)

Source : Semaine dactions pour une meilleure redistribution de la richesse – ATTAC-Québec

 

 

Joseph Stiglitz : La dette est « l’assurance de la prospérité future, quand elle finance des investissements clés ».

Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, estime que les Européens ont oublié que  La dette est « l’assurance de la prospérité future, quand elle finance des investissements clés ».

Source : Joseph Stiglitz : « L’Union européenne est en train de détruire son avenir »

Pourfendeur des politiques d’austérité en Europe, le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz travaille depuis des années sur les causes des inégalités économiques aux Etats-Unis et sur leurs conséquences, à la fois politiques et sociales. Le 2 septembre, il publie un nouvel ouvrage sur le sujet, La Grande Fracture, aux éditions Les liens qui libèrent. Rencontre.

Vous expliquez dans votre ouvrage que les inégalités sont à l’origine de la crise de 2007. Pourquoi freinent-elles aujourd’hui la reprise ?

D’abord, parce qu’elles sont souvent le résultat de rentes et de monopoles paralysant l’économie. Mais, surtout, parce que les inégalités forment un terrible piège. Pour les Américains des classes populaires disposant d’une mauvaise couverture santé et qui ont difficilement accès à l’éducation, l’ascenseur social ne fonctionne plus. Ils ont peu de chance de voir leurs revenus augmenter. Or, sans hausse des revenus, il n’y a pas de hausse de la consommation, ce qui affaiblit la croissance.

Avant la crise des subprimes, les dépenses des ménages américains étaient artificiellement — et dramatiquement — gonflées par le crédit. Maintenant que ce levier a disparu, nous constatons les ravages provoqués par les inégalités. Elles sont incompatibles avec une croissance saine.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/01/joseph-stiglitz-l-union-europeenne-est-en-train-de-detruire-son-futur_4742246_3234.html#Vjdlf1YRR5h5oXVj.99

Georges Brassens et l’argent

Nous sommes dans les années 1950. Georges Brassens, né en 1921, qui écrit des chansons depuis plusieurs années, connaît enfin le succès.

« Brassens, qui a […] maintenant plus d’argent qu’il ne lui en faut, est d’une extrême générosité : il « prête » et ne réclame jamais ce qu’ on lui doit. [Victor] Laville [un copain] lui demande une grosse somme, pour l’aider à acheter une maison, à Vaucresson, somme qu’il obtient immédiatement et sans problèmes. « Tu déconnes », répond même Georges lorsque Victor lui propose de signer une reconnaissance de dette. Un ou deux ans plus tard, Laville rend la somme. « Ça alors, ponctue Onteniente [un autre copain] , tu es bien le seul à rendre l’argent à Georges… »

« D’ailleurs, Brassens s’en fout, l’argent il en a : il vient d’acheter la petite maison de l’impasse Florimont, puis la maison mitoyenne, pour agrandir; il a fait, nous l’avons vu, une tournée dans les pays francophone, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Belgique, la Suisse; il a sillonné la France dans tous les sens, avec partout des salles combles. Et le succès continue. »

(Louis-Jean Calvet, Georges Brassens, Paris, Éditions Payot, 1993, p. 144-145. Le livre a d’abord été publié chez Lieu commun en 1991. L’auteur, Calvet, était professeur de sociolingustique à l’université Paris-V Sorbonne.)

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L’auteur parle de Georges Brassens :  » […] s’il ne sait pas qui est Dieu, s’il a bien l’air de tenir pour rien « la Loi et les prophètes », il suit, par contre, fidèlement les mouvements d’un coeur généreux. » (François Pierre, Myosotis sur Pavillon Noir, Georges Brasses, Bruxelles, Éditions Foyer Notre-Dame, 1963, p. 32)

B

« […] l’extrême inégalité des biens entraîne l’ignorance et l’abrutissement des pauvres, et par là fortifie les pouvoirs. »

( Émile Chartier, dit Alain (1868-1951), philosophe, Mars ou la guerre jugée – 1921, cité par Pierre Tourev au http://www.toupie.org/Citations/Bien_possession.htm )

Mourir riches… ou «caves» / Claude Béland et le mal vivre ensemble aujourd’hui

Réussir sa vie fut jadis faire une vie utile non seulement à soi-même, mais une vie utile à une collectivité heureuse. (Claude Béland)
 
 

Mourir riches… ou «caves» | Le Devoir.

Par Claude Béland – Ancien président du Mouvement Desjardins
Le Devoir, 21 novembre 2014
 

Liberté, égalité, fraternité. Vous riez ? Oui, je comprends, il faut rire tant c’est gênant. Puisque ces nobles engagements inscrits dans les grandes chartes des droits des êtres humains sont ostensiblement bafoués. Au contraire sont glorifiées les libertés, même celles qui nuisent aux autres, les inégalités tant des droits que dans le partage de la richesse, l’exploitation maximale des ressources planétaires, le productivisme illimité, la concurrence, l’exploitation des uns par les autres, l’individualisme et une continuelle lutte des classes. Il en résulte un monde déréglé, violent, injuste.

L’excellent texte de Francine Pelletier paru dans Le Devoir du 19 novembre relance le cri de désespoir du poète Claude Péloquin, cet appel sculpté dans le grand mur du Grand Théâtre à Québec : «Vous n’êtes pas tannés de mourir, bande de caves ? » Le même jour, quelques pages plus loin, des exemples d’un monde stupide sur ce plan nous étaient communiqués au sujet de la fiscalité américaine : la rémunération de sept des trente plus grands patrons américains a dépassé en 2013 le montant payé par leurs entreprises en impôt fédéral sur les bénéfices. Par exemple, le patron de Boeing a reçu une rétribution de 23,3 millions en 2013, pendant que l’entreprise qui l’emploie et qui accumulait de grands profits ne versait aucun impôt au Trésor fédéral. Pis encore, le fisc a retourné 82 millions à Boeing !

Joseph Stiglitz, vice-président et chef économique démissionnaire de la Banque mondiale, ne cesse de dénoncer dans une série de livres sur l’échec de l’ultralibéralisme cet état des lieux contemporains. Il écrit, dans son livre sur les inégalités (éditions LLL) : « Dans le monde entier, les États ne s’attaquent pas aux problèmes économiques cruciaux, à commencer par le chômage chronique ; et quand les valeurs universelles d’équité sont sacrifiées de quelques-uns malgré les assertions rhétoriques clamant le contraire, le sentiment d’injustice se mue en sentiment de trahison. » La « bande de caves » que nous ne sommes pas n’est pas que trahie, mais impuissante. Comment, en effet, changer ces puissantes nouvelles valeurs universelles alors que les experts en communication (ou en relations publiques) sont plus entendus que les experts en informations. Informer, c’est renseigner, dire ce qui se passe, mettre au courant de quelque chose. Les communicateurs d’influence visent à promouvoir ou à défendre des intérêts, plus souvent économiques ou politiques, en utilisant comme levier l’opinion publique.

De l’utilité

Ceux-ci ont fort bien réussi à changer la définition du progrès, du succès, de la réussite. Réussir sa vie fut jadis faire une vie utile non seulement à soi-même, mais une vie utile à une collectivité heureuse. Désormais, le progrès, c’est la création de richesse — même si on ne parvient pas à la partager. Créer de la richesse, comme le dit Francine Pelletier, pour faire en sorte que les riches soient toujours plus riches tandis que les « autres » se raccrochent à un emploi fragile.

Comment comprendre qu’une grande banque canadienne puisse annoncer qu’après avoir accumulé 17 milliards de profits depuis quelques années, libérera 5000 employés au cours des prochains mois !

Les nouvelles valeurs universelles bien vendues par les communicateurs d’influence ont redéfini la réussite et le progrès. Ce n’est plus la création de l’emploi (pourtant le meilleur moyen de partager la richesse), c’est l’enrichissement illimité des actionnaires… et des salaires injustifiés et toujours plus élevés pour les hauts dirigeants. Réussir sa vie, c’est désormais mourir riche ! Ce sont les « caves » qui meurent pauvres… et plus jeunes.

Alors que les firmes d’information racontent ce qui se passe. Les firmes de communication d’influence nous communiquent leurs convictions d’un monde meilleur. Les « caves » que nous sommes, pourrions-nous trouver le financement nécessaire pour faire la promotion d’un monde libre, égalitaire et fraternel ? Un monde en cohérence avec ses engagements constitutionnels inscrits dans les grandes chartes. Ainsi, nous ne serons plus tannés de mourir. Nous serons satisfaits. Nous aurons réussi nos vies !

Claude Beland 28-10-2010 Montmartre canadien

Claude Béland le 28 octobre 2010 au Montmartre canadien, à Québec (photo de Roger Martel)

Qu’est-ce que le droit ? C’est l’égalité.

Qu’est-ce que le droit ? C’est l’égalité. Dès qu’un contrat enferme quelque inégalité, vous soupçonnez aussitôt que ce contrat viole le droit. […]

 

Un tout petit enfant, qui connaît mal l’utilité relative des choses, et qui ne règle le prix que sur son désir présent, un tout petit enfant sera l’égal de l’acheteur le plus avisé, si seulement plusieurs marchands offrent publiquement à plusieurs acheteurs la chose que le petit enfant désire. Je n’en demande pas plus. Le droit règne là où le petit enfant qui tient son sou dans sa main et regarde avidement les objets étalés, se trouve l’égal de la plus rusée ménagère.

 

On voit bien ici comment l’état de droit s’opposera au libre jeu de la force. Si nous laissons agir les puissances, l’enfant sera certainement trompé ; même si on ne lui prend pas son sou par la force brutale, on lui fera croire sans peine qu’il doit échanger un vieux sou contre un centime neuf. C’est contre l’inégalité que le droit a été inventé. Et les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés.

 

( Alain, Propos sur les pouvoirs, Éléments d’éthique politique. Propos choisis et classés par Francis Kaplan, Paris, Gallimard, collection Folio/Essais, © 1985, p. 307-308 )

«Les politiques publiques profitent aux nantis», titre El Watan le 13 juillet 2013

Rapport de la Banque africaine de développement sur l’Afrique du Nord : «Les politiques publiques profitent aux nantis»

El Watan (journal égyptien) le 13.07.13 – http://www.elwatan.com//economie/rapport-de-la-bad-sur-l-afrique-du-nord-les-politiques-publiques-profitent-aux-nantis-13-07-2013-220853_111.php

Le rapport de la BAD [sur l’Afrique du Nord en 2013] note que les pays d’Afrique du Nord ont assez bien résisté à la crise financière internationale de 2009, celle-ci a eu cependant des effets néfastes au niveau microéconomique, en particulier pour les PME.

[…]

Mais, mal ciblées, les politiques publiques ont continué à bénéficier essentiellement aux plus nantis, accentuant ainsi les inégalités et les vulnérabilités induites.

………………..

NOTE IMPORTANTE

Le mot POLITIQUE « recouvre autre chose que l’art d’harmoniser des intérêts divergents :

la politique vise à procurer à l’ensemble des citoyens les conditions matérielles et morales concrètes

dans lesquelles chacun pourra vivre humainement, librement.

Ce sont ces conditions qu’on désigne sous le nom de BIEN COMMUN ».

(Thomas Suavet, Dictionnaire économique et social, 2e édition, Paris, Les Éditions Ouvrières, ©1962, p. 312)

Le Passeur de la Côte

 

L’ONU, la justice sociale, les inégalités sociales et le programme de développement pour l’après-2015

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DÉBAT DE LA JUSTICE SOCIALE, ÉLÉMENT CLEF DU PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT APRÈS 2015

Source :  Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 8 juillet 2013

À l’occasion d’un débat de haut niveau sur l’inégalité devant l’Assemblée générale, son Président, Vuk Jeremić, a affirmé lundi que la recherche de la justice sociale était une quête universelle inscrite dans les textes sacrés de l’humanité.

« Si le combat contre l’inégalité dure depuis des siècles, il est toutefois devenu « le grand impératif » de notre époque. Ce combat est inhérent au programme de développement pour l’après-2015 », a-t-il rappelé.

M. Jeremić s’est ensuite dit convaincu que la « transition universelle » vers le développement durable exigeait un plus grand engagement à combler les écarts entre les nantis et les laissés-pour-compte.

« Si nous ne répondons pas à cette situation de manière décisive, nous risquons d’entrer dans une nouvelle ère de mécontentement et de conséquences sans précédent sur la planète entière », a-t-il averti.

Les disparités entre les États à haut revenu et les États à faible revenu ont en effet pratiquement doublé au cours des 20 dernières années. Aujourd’hui, 10% de la population détient près de 70% des richesses mondiales, tandis que le pourcent le plus riche en détient 32% à lui seul.

« Une telle tendance ne sert pas les intérêts stratégiques des nations », a prévenu le Président, qui a fait observer que les sociétés où règnent les inégalités ont des périodes de croissance plus courtes et moins robustes et qu’elles sont plus vulnérables aux crises financières.

Afin de réaliser « les promesses du développement durable », M. Jeremića jugé nécessaire de répondre aux défis de la concentration croissante du pouvoir dans les mains d’une proportion toujours plus petite de la population mondiale.

Les 900 prochains jours seront critiques pour veiller à la pleine intégration de la lutte contre les inégalités dans les objectifs de développement durable, a insisté le Président pour qui une « autoévaluation » en la matière s’impose afin de consolider la justice sociale et une économie capable d’investir suffisamment dans l’avenir de toutes les populations.

En conclusion, M. Jeremić a appelé la communauté internationale à agir de manière concertée pour répondre à ces défis de manière urgente, à s’engager stratégiquement pour réparer les « liens brisés » de nos sociétés et à cesser de faire la sourde oreille aux aspirations démocratiques des peuples du monde.

De son côté, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, a estimé que le monde était entré dans une période de grandes incertitudes, marquée par des crises qui ont secoué les économies et engendré le désespoir des plus pauvres.

Il a aussi stigmatisé la dégradation de l’environnement causée par des modes de consommation et de production non viables menaçant les objectifs de développement. C’est dans ce contexte, a-t-il dit, que nous allons examiner les objectifs de développement pour l’après-2015.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a-t-il poursuivi, précisant que 600 millions de personnes avaient pu s’extraire de la pauvreté extrême et que des actions ciblées contre la paludisme, le VIH/sida et la tuberculose avaient permis de sauver des millions de vie.

Mais devant la persistance des inégalités, le patron de l’ONU a appelé à des changements radicaux et s’est réjoui que l’équité soit en train d’émerger comme une préoccupation majeure du programme du développement pour l’après-2015.

« Nous avons besoin de solutions aux crises économiques et financières qui bénéficient à tous », a insisté Ban Ki-moon en appelant à une approche inclusive du développement durable.

Il faut investir davantage dans la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi décent, notamment pour les jeunes, a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agira de créer 470 millions d’emplois, entre 2015 et 2030, a conclu le Secrétaire général.

Glanures de lectures – 27 juillet 2012

« LE POLITIQUE S’EST AGENOUILLÉ DEVANT LES MARCHÉS POUR S’EN FAIRE LE LAQUAIS. »

 (Jean-Pierre Dupuy, philosophe, L’avenir de l’économie, Flammarion, 2012; cité par Denis Clerc et Christophe Fourel, « Le politique est devenu le laquais des marchés », Alternatives économiques (revue française), juin 2012, p.78) (Site web d’Alternatives économiques : http://www.alternatives-economiques.fr/)

« C’EST INCROYABLE DE VOIR À QUEL POINT LES INÉGALITÉS S’AGGRAVENT SANS QUE LES GENS RÉAGISSENT. »

 (Warren Buffet, milliardaire et philanthrope américain, propos rapportés dans The Economist, Londres, cité dans Courrier international, numéro 1125, du 24 au 30 mai 2012, p.8)

LE MOUVEMENT DESJARDINS, LA COOPÉRATION ET LE BRASSAGE D’AFFAIRES

« Capital régional et coopératif Desjardins injecte 26 millions $ dans le Groupe Filgo, un distributeur de produits pétroliers et gestionnaires de stations-service (…) Rappelons qu’une des filiales du Groupe Filgo, Philippe Gosselin et Associés, avait plaidé coupable en 2009 et payé une amende de 600 000 $ après avoir comploté pour fixer les prix de l’essence à la pompe à Thetford Mines et à Victoriaville. » (Pierre Couture, Desjardins investit 26 M$ dans le Groupe Filgo, Le Soleil (quotidien de Québec), 29 juin 2012, p. 23) – « À la suite de cette transaction, CRCD (Capital régional et coopératif Desjardins) devient actionnaire de l’entreprise… » (communiqué de CRCD daté du 28 juin 2012, http://www.capitalregional.com/Fr/communiques/527.html)

LES DROITS DES FEMMES

Le sommet de Rio + 20 n’est pas seulement décevant du point écologique. Il l’est aussi du point de vue des droits des femmes. Sous pression du Vatican, de plusieurs pays d’Amérique latine, de la Russie, de l’Egypte et – c’est une première – du Canada, le paragraphe qui prévoyait de reconnaître le droit de se reproduire ou non a été retiré. Les hommes du Vatican, si concernés, s’en félicitent.

(…)

Le nouveau président islamiste, Mohamed Morsi, ne risque pas de changer de cap, bien au contraire. L’une de ses premières déclarations a été d’encourager les femmes égyptiennes à faire plus d’enfants… C’est dire si l’alliance entre pays conservateurs et patriarcaux n’est pas éteinte. Surtout si le gouvernement canadien – sous l’influence d’ultralibéraux protestants proches de la droite religieuse américaine – se joint au club.

Source : Caroline Fourest, Croissez et polluez, journal Le Monde, 29.06.2012, http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/29/croissez-et-polluez_1727003_3232.html

 FRÈRE

 Un frère est quelqu’un à qui on rend la dernière bille qu’on vient de lui gagner. (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 12)

INÉGALITÉ

La saison approchait [à Nice], il allait y avoir du monde. Dans des lignes assez amères, papa nous apprenait que malgré « les malheurs qui s’étaient abattus sur la France » les places, le casino, les boîtes de nuit étaient pleins et que décidément, la guerre n’existait que pour les pauvres. (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 181)

AU CANADA, DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES ENFANTS DES PREMIÈRES NATIONS

Un jugement de la Cour fédérale ouvre enfin la voie à l’audition d’une cause décisive sur la discrimination à l’égard des enfants des Premières Nations (extraits)

Source : Assemblée des Premières nations, http://www.afn.ca/index.php/fr/nouvelles-et-medias/dernieres-nouvelles/un-jugement-de-la-cour-federale-ouvre-enfin-la-voie-a-laudition-dune-cause-decisive-sur-la-discrimination-a-legard-des-enfants-des-premieres-nations

Le 18 avril 2012

(Ottawa) Dans un jugement rendu aujourd’hui, la Cour fédérale a exhorté le Tribunal canadien des droits de la personne à examiner les preuves démontrant que les enfants des Premières Nations sont victimes de discrimination parce que les services d’aide à l’enfance offerts dans les réserves sont sous-financés par le gouvernement fédéral. Ce jugement confirme que le gouvernement fédéral peut être tenu responsable, en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, de veiller à ce que les membres des Premières Nations qui vivent dans les réserves bénéficient d’un accès juste et équitable aux services gouvernementaux.

Il y a plus de cinq ans que la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (SSEFPNC) et l’Assemblée des Premières Nations (APN) ont déposé cette plainte pour discrimination. Toutefois, les preuves n’avaient jamais été examinées en raison d’une série d’objections techniques soulevées par les avocats du gouvernement fédéral.

[…]

Les lois et normes internationales en matière de droits de la personne indiquent clairement qu’aucune excuse n’est acceptable pour justifier une pratique discriminatoire », a déclaré Craig Benjamin, porte-parole d’Amnistie Internationale Canada. « Nous nous réjouissons du message clair que la Cour a adressé au gouvernement fédéral concernant son devoir de respecter ses obligations internationales en matière de droits de la personne. »

OÙ FAITES-VOUS VOS ACHATS ?

« Pour que le client de Wal-Mart soit comblé, le travailleur doit souffrir… Pour que les prix de Wal-Mart et de ses sous-traitants soient toujours les plus bas, il faut aussi que les conditions sociales se dégradent alentour. Et mieux vaut par conséquent que les syndicats n’existent pas. Ou que les produits viennent de Chine. »

Serge Halimi, Le Poumon du capitalisme américain, dans Manière de voir (Le Monde diplomatique), numéro 122, avril-mai 2012, p. 28

MANIÈRE DE VOIR DANS LE WEB : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

INÉGALITÉS ENTRE HOMMES ET FEMMES

La question des inégalités entre hommes et femmes est loin d’être réglée : quels que soient le domaine et la dimension de la vie sociale que l’on considère, la persistance des disparités, quelquefois importantes, entre la condition faite aux hommes et celle subie par les femmes est patente, en dépit du principe hautement affirmé de l’égalité entre les sexes.

[ … ] Comme les inégalités sociales auxquelles elles s’articulent, celles entre sexes se répètent et se cumulent : elles s’engendrent et se nourrissent mutuellement, en multipliant les avantages au profit des uns et les handicaps au détriment des autres. Ainsi la division inégalitaire du travail domestique dresse un sérieux obstacle à l’activité, à l’investissement dans une carrière professionnelle des femmes.

[ … ] S’attaquer directement à cette citadelle relève d’une mission presque impossible. On touche là au coeur de la vie privée des individus. Or toute notre civilisation, au moins depuis la Renaissance et plus encore à compter de l’établissement de régimes démocratiques, repose sur des principes intangibles tels que l’autonomie de l’intimité, garante de la liberté individuelle, à l’égard du champ public. Autrement dit, l’inégalité entre les sexes s’engendre à l’ombre de la vie privée, sous couvert de préserver les droits de la personne.

Alain BIHR et Roland PFEFFERKORN, Manière de voir ( Le Monde diplomatique), numéro 122, avril-mai 2012, p. 61, 62, 63

MANIÈRE DE VOIR DANS LE WEB : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

LE COUPLE MONDIALISATION ET PUBLICITÉ

«  La culture de la mondialisation, culture de l’abondance et de la répétition, ne peut exister que grâce aux bouches ouvertes des consommateurs. […]

« Pour entretenir le besoin, rien de tel que les messages publicitaire. Ils savent bien capter l’attention des enfants du Monde. Sont-ils la voix de la mère? La publicité décrète, c’est elle qui décide ce qu’il faut consommer, comment le consommer, quand et avec qui. La publicité pénètre les zones les plus intimes des enfants du Monde, utilisant les fragilités de la maturation pour les faire régresser dans les besoins du tout début de la vie. Se nourrissant des dernières idées en vogue sur l’inconscient, elle s’accroche avec beaucoup d’habilité aux pulsions, aux fantasmes et aux besoins narcissiques des enfants du Monde pour leur offrir les images crues de la sexualité, de la violence et elle se joue ainsi de la détresse humaine. Les fantasmes secrets et les expériences les plus personnelles se trouvent mis en images, banalisés, exposés à chaque coin de rue. C’est un viol du psychisme, un vol de la vie intérieure. »

(Kathleen Kelley-Laîné, psychanalyste, et Dominique Rousset, journaliste, Contes cruels de la mondialisation, Ed. Bayard, p. 67-68)

L’ÉCONOMIE, LES BESOINS, LE DÉSIR

« Tous les grands auteurs qui ont réfléchi à la place essentielle ou exorbitante que joue l’économie dans les sociétés moderneS – Adam Smith, Hegel, Tocqueville, Durkheim, Weber – ont été sensibles à ce paradoxe que l’économie, dans son étymologie même, c’est la mesure, la gestion prudente des choses de la maisonnée. Alors que l’économie réalisée, c’est la croissance sans bornes, le toujours plus, la démesure. Tous ont conclu que le moteur de économie avait à voir non avec les besoins mais avec le désir, non avec le matériel mais avec le spirituel. » (Jean-Pierre Dupuy, philosophe, propos recueillis par Denis Clerc et Christophe Fourel, « Le politique est devenu le laquais des marchés », Alternatives économiques (revue française), juin 2012, p.78)

(Site web d’Alternatives économiques : http://www.alternatives-economiques.fr/)

IL SERAIT TEMPS QUE SHORTS ET ROBES SOLEILS DISPARAISSENT

Par Georges de Montigny, commerçant de Saint-Romuald (Québec)

Texte paru dans Le Foyer, juin 1956 (Le périodique Le Foyer a été publié à Saint-Romuald, au Québec, de 1949 à 1972.)

« Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer. » 

Bien sûr qu’il avait raison Guy de Nigauderie. Seulement, ce jeune écrivain français ne devait pas se souvenir avoir débarqué sur le continent américain lorsqu’il écrivit ces lignes.

Dès juin, défilent dans les rues et sur les places publiques, des femmes affreusement attifées de shorts, de blue-jeans, de pedal pusher, de pantalons toréador, etc. En tout temps, d’ailleurs, on peut assister à la mascarade !

Dieu sourit-il du haut du ciel, en assistant au défilé de ces accoutrements hybrides ? J’en doute, parce qu’il est intelligent et que l’être humain a été créé à sa ressemblance ! Peut-être n’en veut-il pas surtout aux marchands juifs d’avoir popularisé comme vêtement féminin ces vulgaires culottes qu’on appelait autrefois ‘overalls’ – les pauvres diables, ils ont besoin d’argent ! – mais à la femme qui renverse ses plans d’ordre et de beauté. »

LES FILLES, par Guy de Larigaudie (1908-1940)

« Les jeunes filles sont l’image précieuse de notre mère lorsqu’elle avait notre âge. Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer. Plus tard seulement, lorsque tu seras plus mûri, tu découvriras parmi elles, ta femme de demain. Aujourd’hui, considère-les tout simplement comme de franches compagnes. Une éducation faussée nous a trop souvent appris à ne voir dans la femme qu’une occasion de péché, au lieu d’y déceler une source de richesses. Mais sœurs, cousines, amies, camarades ou cheftaines, les jeunes filles sont les compagnes de notre vie, puisque dans notre monde chrétien nous vivons, côte à côte, sur le même palier. Sans doute la camaraderie entre garçons et filles est chose infiniment délicate, qu’il faut mener avec prudence et régler chacun pour soi à sa propre mesure. Mais c’est un manque à gagner certain que de négliger ce don de Dieu que sont les vraies jeunes filles. […] Leur grâce nous allège et rétablit l’équilibre. Nous sommes trop cérébraux. Les jeunes filles comprennent d’un seul coup avec leur cœur ce que nous disséquons péniblement avec notre raison. Leur présence est un apaisement. Elles sont un sourire et une douceur dans notre cercle de luttes.

Mon Dieu, faites que nos sœurs les jeunes filles soient harmonieuses de corps, souriantes et habillées avec goût. Faites qu’elles soient saines et d’âme transparente. Qu’elles soient la pureté et la grâce de nos vies rudes. Qu’elles soient avec nous, simples, maternelles, sans détours ni coquetterie. Faites qu’aucun mal ne se glisse entre nous. Et que, garçons et filles, nous soyons, les uns pour les autres une source, non de fautes, mais d’enrichissement ».

Guy de Larigaudie (1908-1940) – Etoile au grand large

Publié dans : La Jeunesse de Dieu

Étoile au Grand Large – Suivi du Chant du vieux pays. Le testament spirituel de Larigaudie. Seuil, Paris, 1943.

« Guillaume Boulle de Larigaudie, connu sous le nom de Guy de Larigaudie, est un Routier Scout de France, écrivain, explorateur, conférencier et journaliste français, né à Paris, le 18 janvier 1908, et mort pour la France, tombé au champ d’honneur, le 11 mai 1940, à Musson, en Belgique. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Larigaudie)