PENSÉES POUR RAFFERMIR LES CERVEAUX ET LES COEURS.

LES MASSAGES RAFFERMISSENT LES MUSCLES.  VOICI DES PENSÉES POUR RAFFERMIR LES CERVEAUX ET LES COEURS.

Si tu agis contre la justice que je le sache et que je te laisse faire, l’injustice c’est moi. (Gandhi; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ne jamais laisser s’accomplir devant soi une méchanceté ou une injustice sans s’y opposer de toutes ses forces… Ne jamais laisser s’éloigner un malheureux sans avoir tout fait pour le soulager, pour qu’il soit moins seul… moins triste… (Alain; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ne savez-vous pas ce qui me plaît? Rompre les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager son pain avec l’affamé, héberger les malheureux sans asile, vêtir les gens déguenillés, au lieu de se détourner de son semblable. (Isaïe LVIII, 6-7; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

La charité sociale conditionne, détermine, commande les actes de la justice sociale elle-même. (Pie X; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

Donner aux indigents ce qui leur est nécessaire, c’est leur rendre leur dû, non donner du nôtre. Dès lors, nus payons une dette de justice plutôt que nous n’accomplissons une oeuvre de miséricorde. (saint Grégoire le Grand; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

Ceux qui se croient chrétiens et qui se résignent mollement aux triomphes de l’injustice sont plus injustes que les injustes, car celui qui fait le mal a au moins le courage de le faire, celui qui s’en ait le complice par son silence en porte le même péché avec la lâcheté en plus. (Étienne Borne; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ce n’est pas avec des velléitaires, mais avec des audacieux qu’on mène le monde et qu’on le sauve. (P. Bessières; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 201)

J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre. (Albert Camus; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Loin de croire que nous ne faisons rien, soyons plutôt confondus de la portée de nos actes; nous ne pouvons faire un pas sans peser sur l’univers. (A. Mahaut; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 151)

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie, de regarder la mort d’un regard tranquille; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers entier. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains, aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. (Jean Jaurès; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Sain-Jacques, 1977, p. 198)

Toute vie est une responsabilité, et nous sommes coupables non seulement du mal que nous faisons, mais du bien que nous ne faisons pas. (Élisabeth Leseur, cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 231)

L’Évangile n’est pas un somnifère, mais de la dynamite. Regardez l’heure à votre montre. En ce moment meurent des milliers d’hommes. Quelques autres milliers souffrent quelque part sur une table d’opération. En ce moment aussi, sur les bords de la Seine ou autre part, des femmes au désespoir sont sur le point de se suicider. À l’Est, il y a des dizaines de milliers de gens qui fuient. Ailleurs, des centaines de milliers sont dans des camps. Tout cela pendant ces quelques minutes… Et je devrais vous dire : « Je vous souhaite une bonne nuit »? Non, si vous n’avez rien fait, si vous ne voulez pas aider vos frères… je vous souhaite une mauvaise nuit, une nuit pas tranquille… (P. Leppich; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 232)

On est responsable de ce qu’on fait, de ce qu’on ne fait pas, et de ce qu’on empêche de faire. (Cardinal Suhard; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 231)

Faisons le mieux possible notre tâche, convaincus que le plus petit de nos actes a une répercussion sur toute l’humanité. (P. Doumer; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 232)

Pour qui sait les recueillir et s’en nourrir, il y a des pensées qui sont sources de vie. (A. Valensin; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, 2 éd., Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 510)

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Les citations précédentes sont tirées de ce livre du  Père Gaston Dutil : Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977.

Les martyres québécoises, à Val-d’Or.

Les martyres québécoises

Val_d_Or 3 femmes-autochtones

La situation des autochtones au Canada

(Photo : http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/2015/10/22/002-femmes-autochtones-surete-du-quebec-sq-allegations-val-dor.shtml – 23-10-2015)

Compte tenu de l’atrocité du Crime contre les Autochtones,

demander pardon paraît ridicule.

C’est par des actions que les Québécois et les Canadiens pourront et devront exprimer leur regret douloureux et manifester leur détermination à changer profondément et durablement, avec un grand sentiment d’urgence, tout ce qui doit être changé pour que les femmes et les hommes autochtones deviennent enfin des citoyens traités en conformité avec le droit et avec les valeurs auxquelles les Canadiens déclarent attacher un grand prix (la justice, il semble que le Canada l’oublie souvent, est l’une de ces valeurs).

Roger Martel, citoyen de Lévis,

23 octobre 2015

Pour voir le reportage de la journaliste, Josée Dupuis, et du réalisateur, Emmanuel Marchand, de l’émission Enquête,
 allez au http://ici.radio-canada.ca/tele/enquete/2015-2016/episodes/360817/femmes-autochtones-surete-du-quebec-sq.

Site web du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or : http://www.caavd.ca

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(source : http://ici.radio-canada.ca/tele/enquete/2015-2016/episodes/360817/femmes-autochtones-surete-du-quebec-sq)

Abus de la SQ: les femmes brisent le silence. (SQ : Sûreté du Québec)

À l’heure où de nombreuses voix réclament une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées, Enquête a découvert qu’à Val d’Or, des femmes autochtones sont à la merci de ceux qui normalement devraient les protéger. Ces femmes, pour la première fois, prennent la parole pour dénoncer les abus sexuels, l’intimidation, et d’autres comportements qui défient toute éthique professionnelle de la part de certains policiers de la Sûreté du Québec.

Enquête sur des policiers qui ont perdu le nord.

Journaliste : Josée Dupuis
 Réalisateur: Emmanuel Marchand
 Journaliste à la recherche: Benoit Michaud
 Caméramans: Luc Delorme, Jean-Pierre Gandin
 Preneurs de son : Éric Carbonneau, Louis Chartrand, Luc Delorme, Diane Gaudreau
 Monteurs: Bernard Lapointe, Étienne St-Amour

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Femmes autochtones : quand la police devient une menace

Source : http://ici.radio-canada.ca/emissions/gravel_le_matin/2015-2016/chronique.asp?idChronique=387101

Le jeudi 22 octobre 2015

monument a l entree de V al-d-or-femmes autochtones

Monument à l’entrée de Val-d’Or, en bordure de la 117, où l’on a retrouvé le corps d’une jeune femme autochtone en 2003. Photo : ICI Radio-Canada

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(Le texte ci-dessus est tiré d’un article de Myriam Grenier : Allégations sexuelles et abus de pouvoir à Val-d’Or Des femmes autochtones témoignent contre des policiers, Publié le 22 octobre 2015, http://www.lechoabitibien.ca/faits-divers/2015/10/22/allegations-sexuelles-et-abus-de-pouvoir-a-val-dor.html)

Le Centre d’amitié [autochtone] réagit

Dans le reportage de Radio-Canada, Édith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, réagit.

«Qui ne serait pas terrorisé quand vient le temps de dénoncer. Quand les dénonciations touchent des personnes en autorité, c’est normal que les femmes et les hommes aient peur. Les femmes autochtones sont perçues comme non crédibles. On l’abuse, on la malmène. Personne ne va s’en soucier parce qu’elle est autochtone», dénonce-t-elle.

«On est traités comme une sous-catégorie de citoyens. Cette situation est un choc. On est en colère et désabusés. On va investir tous nos efforts à créer de nouveaux espaces pour que ces femmes puissent trouver du répit et une écoute», indique Mme Cloutier.

femmes autochtones disparues ou tuees

Publié par Radio-Canada

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Le Journal de Montréal écrit :

«Ça fait des années que ça dure»

Des femmes autochtones subissent les sévices des policiers de la Sûreté du Québec

(source : http://www.journaldemontreal.com/2015/10/22/abitibi-des-femmes-autochtones-auraient-ete-contraintes-de-faire-des-fellations-a-des-policiers)

Le quotidien Le Devoir titre :

femmes autochtones Val_d_Or Une du Devoir 23-10-2015

Le quotidien Le Soleil titre… Rien ! Feuilletez votre Soleil : vous n’y trouverez rien sur les femmes autochtones de Val-d’Or aujourd’hui (23 octobre 2015). Mais Le Soleil a l’heureuse idée de parler à ses lecteurs de :

Tuerie au sabre en Suede

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« huit policiers de la Sûreté du Québec de Val-d’Or qui font l’objet d’allégations, dont certains pour agressions sexuelles et abus de pouvoir à l’endroit de femmes autochtones », écrit Radio-Canada. Huit!

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VAL-D’OR.

LES AUTOCHTONES À VAL-D’OR

Val-d’Or fait partie de la Municipalité régionale de comté La Vallée-de-l’Or, qui ne compte que « 43 912 habitants répartis dans six (6) municipalités, quatre (4) territoires non organisés (TNO) et la réserve autochtone du Lac-Simon. Porte d’entrée de la région et carrefour routier majeur, la ville de Val-d’Or forme la principale agglomération de la MRC et le centre régional de cette dernière ». (Source : http://mrcvo.qc.ca/administration/administration/portrait/statistiques/)

Extraits de :

M É M O I R E Le phénomène de l’itinérance au Québec :Val-d’Or et les Premières Nations présenté à : La Commission des affaires sociales par le : Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or Le 20 octobre 2008. » (On trouve ce mémoire au http://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/memoire_itinerance_oct__2008.pdf)

Les Autochtones en milieu urbain, une population croissante

Depuis plusieurs années, le mouvement d’urbanisation des Autochtones est très perceptible à Val-d’Or et son accélération était prévisible. Selon une étude conjointe menée en 1990 par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, la population autochtone de Val-d’Or était estimée à 2.5%. Le recensement de 2006 de Statistique Canada révèle que la population autochtone résidente pour l’agglomération de Val-d’Or représente maintenant 6,2%. Ajoutons à cette population résidente de Val-d’Or, la population algonquine des communautés avoisinantes (Lac Simon et Kitcisakik) qui compte 1 7161 membres et qui fréquente sur une base quotidienne Val-d’Or. […] La Commission des affaires sociales du Québec fait d’ailleurs référence à Val-d’Or comme « un des principaux pôles d’attraction de la population autochtone ».

En Abitibi-Témiscamingue, Val-d’Or demeure la « métropole » autochtone du Nord. La plupart de ces nouveaux arrivants en ville recherchent une vie meilleure pour eux et leurs enfants. […]

Les Autochtones qui vivent en ville sont confrontés à un système qui leur est étranger, avec des barrières difficiles à surmonter telles que la langue, les préjugés, le manque de compréhension des réalités autochtones…

[…]

Pour certains membres des Premières Nations, Val-d’Or est un choix, pour d’autres, une obligation. Les Autochtones dans les villes, de par leur condition même, vivent aujourd’hui une situation si précaire qu’elle les oblige à se poser des questions de fond, non seulement sur leur propre sort, mais aussi sur l’avenir de leurs frères et soeurs vivant dans la communauté. Les Autochtones en milieu urbain, en s’éloignant de leur communauté et en résidant en ville, en viennent non seulement à perdre la protection naturelle de leur communauté d’origine mais encore, à affronter directement un milieu allochtone qui, sans leur être nécessairement hostile, n’en défend pas moins des coutumes et des valeurs bien éloignées de celles qui les définissent en propre.

Le choc de la transition entre la communauté et la ville s’avère ainsi un obstacle additionnel pour les Autochtones qui arrivent à Val-d’Or. […]

… les Autochtones qui font l’expérience de la ville sont souvent déchirés entre le désir de profiter de l’anonymat que cette dernière procure et la protection naturelle qu’offre la vie en communauté.

Le choc du présent

Les chiffres sur l’état de santé et les conditions socioéconomiques des Autochtones sont à faire frémir et pressent le Centre d’amitié à offrir des services plus spécialisés, originaux et proches des gens. L’indice mondial du développement humain – qui tient compte à la fois du niveau de revenu, de l’espérance de vie et du taux d’alphabétisation – plaçait le Canada au 8e rang de l’ensemble des pays en 2003. Cette même année, les Autochtones du Canada se trouvaient au 78e rang. Les Autochtones d’ici vivent une situation équivalente à celle des pays dits du « tiers monde avancé » tel que le Mexique.

En 2001, 48% des jeunes Autochtones âgés entre 20 et 24 ans vivant hors réserve n’avaient pas terminé leurs études secondaires comparativement à 26% chez les jeunes canadiens du même âge.6

Toujours en 2001, environ 17% des Autochtones vivant hors réserve habitaient dans des logements surpeuplés. Il s’agissait d’une amélioration par rapport à 1996 mais quand même d’une proportion nettement au-dessus de la population canadienne (7% supérieur).7

Les partenaires du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or rapportent aussi des données troublantes quant à l’utilisation de leurs services par les membres des Premières Nations en situation de vulnérabilité dans notre ville…

[…]

La présence de préjugés à l’égard des personnes issues des Premières Nations demeure en trame de fond et influence le regard que le citoyen ou la citoyenne de Val-d’Or pose sur un Autochtone croisé sur la rue principale. Les intervenants sont allés plus loin à ce propos dans leurs échanges en affirmant que : « Ce constat rappelle à quel point, dans l’opinion publique, un « Indien » saoul est toujours plus visible qu’un « Blanc » saoul; un assisté social Autochtone est toujours plus lâche et sans-valeur qu’un non-Autochtone. La pauvreté c’est aussi, voire beaucoup, la vulnérabilité des individus et des collectivités face à des structures aliénantes et la faiblesse du tissu social qui en découle. À l’inverse lorsqu’ils ont des succès, leur mérite n’est pas nécessairement reconnu.»

[…]

La discrimination, les difficultés d’accès à un logement décent, à un emploi valorisant et à une participation citoyenne active, combinés au choc de la transition entre la communauté et la ville, constituent la trame de fond, les grands obstacles que rencontrent les membres des Premières Nations en arrivant à Val-d’Or et qui les maintiennent en marge de la société dominante.

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violence faite aux femmes autochtones Canada 2015_a

Paru dans Agir, publication d’Amnistie internationale

Source : ville de Val-d’Or, http://www.ville.valdor.qc.ca/commun/nouvelles_bref.aspx#1182

23 octobre 2015

Réaction du maire de Val-d’Or sur l’émission Enquête

À la suite de la diffusion du reportage faisant état de mauvais traitements infligés à des femmes autochtones par certains policiers de la Sûreté du Québec à Val-d’Or dans le cadre de l’émission Enquête du 22 octobre, le maire de Val-d’Or s’est dit très préoccupé par ces allégations.

Le maire, Pierre Corbeil, souhaite que l’enquête du gouvernement du Québec se déroule le plus rapidement possible afin que toute la lumière soit faite sur les allégations diffusées. Il précise : « On ne peut tenir une population dans le doute sur une longue période ».

Monsieur Corbeil rappelle qu’au terme de cette enquête, des mesures devront être prises par le gouvernement du Québec si des comportements inacceptables ont été commis afin de rétablir le lien de confiance entre les citoyens et son corps policier, qui assure la sécurité sur le territoire de la Vallée-de-l’Or.

Le maire précise que les résultats de cette enquête seront analysés avec minutie afin de s’assurer que tous les citoyens de notre municipalité puissent évoluer en toute sécurité et en toute tranquillité d’esprit sur son territoire.

Le maire de Val-d’Or aurait dû exigé la tenue d’une enquête indépendante (il peut encore le faire), et refusé catégoriquement que l’enquête soit confiée à la Sûreté du Québec. Quand le fils d’un citoyen de ma rue a été accusé de vol, ce n’est pas sa famille qui a été chargée d’enquêter ! D’autant plus qu’un autre fils de la famille a été condamné pour vol l’année dernière…

Si vous voulez savoir quelles sont la Mission, la vision et les valeurs de la Sûreté du Québec, allez au http://www.sq.gouv.qc.ca/mission-et-services/organisation/mission-vision-valeurs-sq.jsp; vous trouverez là de belles paroles, par exemple :

« La qualité de nos interventions individuelles contribue directement à la réputation de notre organisation. 
Nous nous engageons à fournir un service de qualité supérieure dont la communauté policière pourra s’inspirer. »

« Notre professionnalisme se manifeste par l’application rigoureuse des règles dans toutes nos interventions. Nous sommes conscients de l’effet de nos gestes et de nos paroles. »

« Le respect se manifeste par : la considération que nous portons à nos clients, à nos partenaires et à nos collègues, notre empathie pour les victimes.

Nous respectons : la dignité et les droits des personnes, les valeurs démocratiques et individuelles. »

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Extraits de :

Témoignage de Human Rights Watch

Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones (IWFA)

Chambre des communes

Parlement du Canada

30 janvier 2014

Extrait 1

« Sur la base de cette enquête et de notre analyse des informations sur les politiques fournies par la GRC, Human Rights Watch a publié un rapport intitulé « Ceux qui nous emmènent : Abus policiers et lacunes dans la protection des femmes et filles autochtones dans le nord de la Colombie-Britannique, Canada. » Ce rapport, publié il y a presque un an, rend compte d’une relation profondément endommagée entre la Gendarmerie royale du Canada et les femmes et filles autochtones dans le nord de la CB. Il documente non seulement comment les femmes et les filles autochtones sont sous-protégées par la police mais aussi comment certaines ont vécu des abus policiers flagrants. »

Extrait 2

« Deuxièmement, la gravité de la crise de violence contre les femmes autochtones exige une enquête nationale. Nous nous sommes réjouies de la création de ce comité et sommes impatientes de voir les résultats de ce travail. En même temps, notre conviction qu’une enquête nationale indépendante est nécessaire pour répondre à cette violence n’a fait que se renforcer avec le temps. Il y a encore tellement de choses que nous ignorons quant à l’ampleur et aux dynamiques de la violence, ainsi que sur la réponse de la police à la violence. Des recherches récemment publiées indiquent que le nombre des femmes autochtones disparues et assassinées dans tout le Canada pourrait dépasser 800, mais les efforts de collecte de données complètes sont entravés par le fait t par le fait qu’il n’existe pas actuellement de précédent pour la collecte standardisée de données ethniques par les forces de police au Canada.

Une enquête indépendante pourrait également inclure l’examen en profondeur de l’ensemble des facteurs économiques, sociaux et historiques complexes qui contribuent à cette violence. La nécessité de traiter le problème à ce niveau est douloureusement visible dans le nord de la CB, où des panneaux mettent en garde les femmes et les filles contre les dangers de l’autostop, mais où beaucoup d’entre elles ont peu de choix lorsqu’elles doivent consulter un médecin, se rendre à un tribunal, rendre visite à leur famille, ou bien répondre à d’autres besoins urgents. En dehors des lacunes manifestes en matière d’infrastructure – qui sont connues depuis des années – cette situation montre la nécessité d’une discussion plus large sur les dynamiques économiques et sociales qui exposent les femmes au danger.

Le désir d’aller de l’avant et de prendre des mesures immédiates est compréhensible, et il est vrai qu’un plan d’action national action est nécessaire, mais l’action devrait s’appuyer sur des informations fournies par une enquête indépendante globale avec la pleine participation de toutes les personnes concernées, y compris les femmes et les filles autochtones elles-mêmes, des membres des familles des victimes, des représentants des communautés autochtones, des défenseurs des droits des femmes, ainsi que des représentants des forces d’application de la loi et des services sociaux.

Une enquête nationale représenterait certes une initiative majeure, mais la sécurité des femmes et des filles autochtones du Canada est menacée, et ce depuis bien trop longtemps.

(source : https://www.hrw.org/fr/news/2014/01/31/canada-temoignage-devant-le-comite-special-sur-la-violence-faite-aux-femmes)

Violence et agressions contre femmes autochtones_d3

Publication d’Amnistie internationale

Violence et agressions contre femmes autochtones_d4

Publication d’Amnistie internationale

Mourir riches… ou «caves» / Claude Béland et le mal vivre ensemble aujourd’hui

Réussir sa vie fut jadis faire une vie utile non seulement à soi-même, mais une vie utile à une collectivité heureuse. (Claude Béland)
 
 

Mourir riches… ou «caves» | Le Devoir.

Par Claude Béland – Ancien président du Mouvement Desjardins
Le Devoir, 21 novembre 2014
 

Liberté, égalité, fraternité. Vous riez ? Oui, je comprends, il faut rire tant c’est gênant. Puisque ces nobles engagements inscrits dans les grandes chartes des droits des êtres humains sont ostensiblement bafoués. Au contraire sont glorifiées les libertés, même celles qui nuisent aux autres, les inégalités tant des droits que dans le partage de la richesse, l’exploitation maximale des ressources planétaires, le productivisme illimité, la concurrence, l’exploitation des uns par les autres, l’individualisme et une continuelle lutte des classes. Il en résulte un monde déréglé, violent, injuste.

L’excellent texte de Francine Pelletier paru dans Le Devoir du 19 novembre relance le cri de désespoir du poète Claude Péloquin, cet appel sculpté dans le grand mur du Grand Théâtre à Québec : «Vous n’êtes pas tannés de mourir, bande de caves ? » Le même jour, quelques pages plus loin, des exemples d’un monde stupide sur ce plan nous étaient communiqués au sujet de la fiscalité américaine : la rémunération de sept des trente plus grands patrons américains a dépassé en 2013 le montant payé par leurs entreprises en impôt fédéral sur les bénéfices. Par exemple, le patron de Boeing a reçu une rétribution de 23,3 millions en 2013, pendant que l’entreprise qui l’emploie et qui accumulait de grands profits ne versait aucun impôt au Trésor fédéral. Pis encore, le fisc a retourné 82 millions à Boeing !

Joseph Stiglitz, vice-président et chef économique démissionnaire de la Banque mondiale, ne cesse de dénoncer dans une série de livres sur l’échec de l’ultralibéralisme cet état des lieux contemporains. Il écrit, dans son livre sur les inégalités (éditions LLL) : « Dans le monde entier, les États ne s’attaquent pas aux problèmes économiques cruciaux, à commencer par le chômage chronique ; et quand les valeurs universelles d’équité sont sacrifiées de quelques-uns malgré les assertions rhétoriques clamant le contraire, le sentiment d’injustice se mue en sentiment de trahison. » La « bande de caves » que nous ne sommes pas n’est pas que trahie, mais impuissante. Comment, en effet, changer ces puissantes nouvelles valeurs universelles alors que les experts en communication (ou en relations publiques) sont plus entendus que les experts en informations. Informer, c’est renseigner, dire ce qui se passe, mettre au courant de quelque chose. Les communicateurs d’influence visent à promouvoir ou à défendre des intérêts, plus souvent économiques ou politiques, en utilisant comme levier l’opinion publique.

De l’utilité

Ceux-ci ont fort bien réussi à changer la définition du progrès, du succès, de la réussite. Réussir sa vie fut jadis faire une vie utile non seulement à soi-même, mais une vie utile à une collectivité heureuse. Désormais, le progrès, c’est la création de richesse — même si on ne parvient pas à la partager. Créer de la richesse, comme le dit Francine Pelletier, pour faire en sorte que les riches soient toujours plus riches tandis que les « autres » se raccrochent à un emploi fragile.

Comment comprendre qu’une grande banque canadienne puisse annoncer qu’après avoir accumulé 17 milliards de profits depuis quelques années, libérera 5000 employés au cours des prochains mois !

Les nouvelles valeurs universelles bien vendues par les communicateurs d’influence ont redéfini la réussite et le progrès. Ce n’est plus la création de l’emploi (pourtant le meilleur moyen de partager la richesse), c’est l’enrichissement illimité des actionnaires… et des salaires injustifiés et toujours plus élevés pour les hauts dirigeants. Réussir sa vie, c’est désormais mourir riche ! Ce sont les « caves » qui meurent pauvres… et plus jeunes.

Alors que les firmes d’information racontent ce qui se passe. Les firmes de communication d’influence nous communiquent leurs convictions d’un monde meilleur. Les « caves » que nous sommes, pourrions-nous trouver le financement nécessaire pour faire la promotion d’un monde libre, égalitaire et fraternel ? Un monde en cohérence avec ses engagements constitutionnels inscrits dans les grandes chartes. Ainsi, nous ne serons plus tannés de mourir. Nous serons satisfaits. Nous aurons réussi nos vies !

Claude Beland 28-10-2010 Montmartre canadien

Claude Béland le 28 octobre 2010 au Montmartre canadien, à Québec (photo de Roger Martel)

Et nous, si nous nous demandions si nous laissons faire des méchancetés ou des injustices ? Aurions-nous peur de nous répondre ?

 

Ne jamais laisser s’accomplir devant soi une méchanceté ou une injustice sans s’y opposer de toutes ses forces… Ne jamais laisser s’éloigner un malheureux sans avoir tout fait pour le soulager, pour qu’il soit moins seul… moins triste… (Alain; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

 

Si tu agis contre la justice que je le sache et que je te laisse faire, l’injustice c’est moi. (Gandhi; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

 

Ne savez-vous pas ce qui me plaît? Rompe les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager son pain avec l’affamé, héberger les malheureux sans asile, vêtir les gens déguenillés, au lieu de se détourner de son semblable. (Isaïe LVIII, 6-7; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

 

La charité sociale conditionne, détermine, commande les actes de la justice sociale elle-même. (Pie X; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

 

Donner aux indigents ce qui leur est nécessaire, c’est leur rendre leur dû, non donner du nôtre. Dès lors, nous payons une dette de justice plutôt que nous n’accomplissons une oeuvre de miséricorde. (saint Grégoire le Grand; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

Ceux qui se croient chrétiens et qui se résignent mollement aux triomphes de l’injustice sont plus injustes que les injustes, car celui qui fait le mal a au moins le courage de le faire, celui qui s’en ait le complice par son silence en porte le même péché avec la lâcheté en plus. (Étienne Borne; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

 

Ce n’est pas avec des velléitaires, mais avec des audacieux qu’on mène le monde et qu’on le sauve. (P. Bessières; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 201)

 

J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre. (Albert Camus; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

 

Loin de croire que nous ne faisons rien, soyons plutôt confondus de la portée de nos actes; nous ne pouvons faire un pas sans peser sur l’univers. (A. Mahaut; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 151)

 

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie, de regarder la mort d’un regard tranquille; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers entier. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains, aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. (Jean Jaurès; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Sain-Jacques, 1977, p. 198)

 

Toute vie est une responsabilité, et nous sommes coupables non seulement du mal que nous faisons, mais du bien que nous ne faisons pas. (Élisabeth Leseur, cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 231)

 

L’Évangile n’est pas un somnifère, mais de la dynamite. Regardez l’heure à votre montre. En ce moment meurent des milliers d’hommes. Quelques autres milliers souffrent quelque part sur une table d’opération. En ce moment aussi, sur les bords de la Seine ou autre part, des femmes au désespoir sont sur le point de se suicider. À l’Est, il y a des dizaines de milliers de gens qui fuient. Ailleurs, des centaines de milliers sont dans des camps. Tout cela pendant ces quelques minutes… Et je devrais vous dire : « Je vous souhaite une bonne nuit »? Non, si vous n’avez rien fait, si vous ne voulez pas aider vos frères… je vous souhaite une mauvaise nuit, une nuit pas tranquille… (P. Leppich; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 232)

 

 

Pensées pour raffermir les cerveaux et les coeurs.

LES MASSAGES RAFFERMISSENT LES MUSCLES.

VOICI DES PENSÉES POUR RAFFERMIR LES CERVEAUX ET LES COEURS.

Si tu agis contre la justice que je le sache et que je te laisse faire, l’injustice c’est moi. (Gandhi; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ne jamais laisser s’accomplir devant soi une méchanceté ou une injustice sans s’y opposer de toutes ses forces… Ne jamais laisser s’éloigner un malheureux sans avoir tout fait pour le soulager, pour qu’il soit moins seul… moins triste… (Alain; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ne savez-vous pas ce qui me plaît? Rompre les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager son pain avec l’affamé, héberger les malheureux sans asile, vêtir les gens déguenillés, au lieu de se détourner de son semblable. (Isaïe LVIII, 6-7; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

La charité sociale conditionne, détermine, commande les actes de la justice sociale elle-même. (Pie X; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

Donner aux indigents ce qui leur est nécessaire, c’est leur rendre leur dû, non donner du nôtre. Dès lors, nus payons une dette de justice plutôt que nous n’accomplissons une oeuvre de miséricorde. (saint Grégoire le Grand; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 70)

Ceux qui se croient chrétiens et qui se résignent mollement aux triomphes de l’injustice sont plus injustes que les injustes, car celui qui fait le mal a au moins le courage de le faire, celui qui s’en ait le complice par son silence en porte le même péché avec la lâcheté en plus. (Étienne Borne; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Ce n’est pas avec des velléitaires, mais avec des audacieux qu’on mène le monde et qu’on le sauve. (P. Bessières; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 201)

J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre. (Albert Camus; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 63)

Loin de croire que nous ne faisons rien, soyons plutôt confondus de la portée de nos actes; nous ne pouvons faire un pas sans peser sur l’univers. (A. Mahaut; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 151)

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie, de regarder la mort d’un regard tranquille; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers entier. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains, aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. (Jean Jaurès; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Sain-Jacques, 1977, p. 198)

Toute vie est une responsabilité, et nous sommes coupables non seulement du mal que nous faisons, mais du bien que nous ne faisons pas. (Élisabeth Leseur, cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 231)

L’Évangile n’est pas un somnifère, mais de la dynamite. Regardez l’heure à votre montre. En ce moment meurent des milliers d’hommes. Quelques autres milliers souffrent quelque part sur une table d’opération. En ce moment aussi, sur les bords de la Seine ou autre part, des femmes au désespoir sont sur le point de se suicider. À l’Est, il y a des dizaines de milliers de gens qui fuient. Ailleurs, des centaines de milliers sont dans des camps. Tout cela pendant ces quelques minutes… Et je devrais vous dire : « Je vous souhaite une bonne nuit »? Non, si vous n’avez rien fait, si vous ne voulez pas aider vos frères… je vous souhaite une mauvaise nuit, une nuit pas tranquille… (P. Leppich; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 232)

On est responsable de ce qu’on fait, de ce qu’on ne fait pas, et de ce qu’on empêche de faire. (Cardinal Suhard; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 231)

Faisons le mieux possible notre tâche, convaincus que le plus petit de nos actes a une répercussion sur toute l’humanité. (P. Doumer; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 232)

Pour qui sait les recueillir et s’en nourrir, il y a des pensées qui sont sources de vie. (A. Valensin; cité par le Père Gaston Dutil dans Vivre sa vie. Comment?, deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, p. 510)

Les perdants de l’économie globale (mondialisation)

Parmi les perdants du meilleur des mondes

Enquêtes infiltrées

Livre de Günter WALLRAFF

Günter Wallraff est journaliste. Il est l’auteur de Tête de Turc (La Découverte, 1986) qui s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires.

Traduit du par Olivier CYRAN, Marianne DAUTRAY, Monique RIVAL

Éditions La Découverte

Collection : La Découverte Poche / Essais n°379

Parution : novembre 2012

Prix : 12 €

ISBN : 9782707174932

Dimensions : 125 * 190 mm

Nb de pages : 324

Vingt-cinq ans après le succès de Tête de Turc, qui dénonçait le racisme de la société allemande, Günter Wallraff est de retour. Dans ce livre, composé de huit enquêtes, il part à la rencontre des perdants du « meilleur des mondes » que nous promettaient les apôtres de l’économie globale.

Déguisé en Noir, caméra cachée dans la boutonnière, il révèle les nouveaux visages du racisme. En SDF [sans domicile fixe], il raconte les ravages du chômage et de la précarité. Embauché dans une boulangerie industrielle, il témoigne des conditions de travail épouvantables qui y règnent. Il va jusqu’à se mettre dans le rôle d’un dirigeant d’entreprise voulant vendre son affaire et sollicite les conseils d’un cabinet de consultants pour qu’il trouve le meilleur moyen de débarrasser son entreprise des syndicats, histoire de valoriser sa vente auprès de futurs acquéreurs…

« Lorsque j’ai commencé mon travail, il y a quarante ans, je n’étais pas le seul – peut-être même une majorité parmi nous – à espérer un lent progrès vers plus d’humanité et plus de justice. Si je continue à me battre par mes reportages et mes livres, je suis de plus en plus saisi par le doute. Nous avons subi, ces derniers temps, trop de revers : l’injustice a progressé, les conditions de vie ne sont pas devenues plus humaines, bien au contraire. »

Source : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707174932