Jérusalem, capitale d’Israël… Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom : la guerre.

EXTRAITS de Dieu est-il diplomate ? Texte de Laurent Joffrin publié le 7 décembre 2017 dans le journal français Libération, http://www.liberation.fr/politiques/2017/12/07/dieu-est-il-diplomate_1615129?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

 

Ce matin sur France Inter. Nicolas Demorand interroge Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem décidé par Donald Trump. «Mais Jérusalem est notre capitale depuis trois mille ans !», s’écrie l’ambassadrice […] Ainsi donc, trois mille ans… C’est la tradition juive, en effet, très respectable comme tant de traditions. C’est écrit dans la Bible, aucun doute : l’Eternel offre aux Hébreux la Terre promise dont Jérusalem est la ville symbole. C’est là que l’incroyant prosaïque, tout de même, tique un peu. La Bible devient-elle pour les diplomates… parole d’Evangile ? […]

 

Difficile, dira-t-on, de ne pas prendre en compte le facteur religieux quand on parle de Jérusalem. Certes. Mais la Bible est-elle vraiment un manuel de géopolitique contemporaine, un guide de diplomatie moderne ? Rappelons tout de même, sans jouer au rationaliste à front bas, que la Bible n’est pas un livre d’histoire. Les spécialistes, par exemple, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, archéologues israéliens, considèrent que tous les événements rapportés dans la Bible antérieurs à 600 avant JC, comme la captivité en Egypte, l’exode, le retour vers Canaan, sont légendaires. […] Jérusalem capitale depuis trois mille ans ? C’est une légende. […]

 

Tous les peuples ont besoin de mythes. Mais les mythes sont-ils des repères légitimes pour organiser une politique raisonnable, ici et maintenant ? Il en va de même côté musulman. L’attachement à Jérusalem tient au «voyage nocturne» du Prophète, qui serait ensuite monté au ciel guidé par l’ange Gabriel. La vérité historique de cet épisode n’étant pas tout à fait établie, peut-on s’y fier pour discuter du statut de Jérusalem, autrement que pour évoquer une autre tradition, elle aussi respectable, mais d’une solidité factuelle un peu friable ? C’est là qu’on passe du scepticisme à l’inquiétude. Si la mystique tient lieu de politique, comme le suggère l’ambassadrice dans son cri du cœur, quelle est la place pour le compromis ? Peut-on négocier avec Dieu ? S’arranger avec les écritures saintes ? Passer un compromis avec l’Eternel ou avec Allah ? Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom, commun aux deux univers : la guerre.

 

LECTURE PROPOSÉE :

http://www.lemonde.fr/international/visuel/2017/12/13/jerusalem-capitale-impossible_5229152_3210.html

Un expert de l’ONU dénonce les violations des droits du peuple palestinien par Israël

Texte tiré de : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 6 juin 2013

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a affirmé jeudi que ni Israël ni ses soutiens ne peuvent justifier les violations des droits des Palestiniens commises dans les territoires occupés. Selon lui, la tactique utilisée pour détourner l’attention de la communauté internationale consiste à « fausser et à diffamer ».

« Il est regrettable que tant d’organisations de lobbying poursuivent l’unique objectif de détourner l’attention du monde des violations des droits de l’homme perpétrées par Israël », indique M. Falk dans un communiqué de presse.

« Toutefois, ces campagnes de diffamation, aussi malhonnêtes qu’irresponsables, et qui visent à discréditer ceux qui documentent les réalités sur le terrain, ne changent en rien aux faits ».

M. Falk a rappelé qu’Israël continuait d’annexer des terres palestiniennes, de démolir des maisons et de modifier la composition démographique de la Palestine par le biais des colonies de peuplement, et ce au mépris du droit international.

Les autorités israéliennes continuent en outre le blocus de la bande de Gaza, ce qui, selon M. Falk, représente une punition collective des 1,75 million d’habitants de cette région de la Palestine.

« Les services israéliens ont confirmé qu’à la fin 2012 près de 650.000 israéliens vivaient dans des colonies situées dans les territoires palestiniens occupés », a expliqué M. Falk.

« Durant les trois premiers mois de 2013, Israël a démoli 204 maisons palestiniennes », a-t-il souligné. « La violence des colons contre les palestiniens est un évènement quotidien, avec 146 incidents documentés pour le seul mois d’avril ».

Selon l’expert indépendant désigné par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, Israël a détenu près de 750.000 Palestiniens, soit presque 20% de la population, depuis le début de l’occupation il y a 46 ans. Actuellement, 4.979 Palestiniens sont détenus par Israël, dont 236 enfants. Près de 200 Palestiniens sont détenus « administrativement », c’est-à-dire sans avoir été inculpés.

« Ces violations privent les Palestiniens d’espoir. Elles sont en outre un affront aux négociateurs de paix. Si Israël et ses soutiens continuent de faire la sourde oreille face aux appels lancés par la communauté internationale, l’ONU ne peut détourner, elle, son attention des faits sur le terrain », a conclu M. Falk.

La colonisation des territoires palestiniens par Israël

Revue Altermondes, n° 33 – mars 2013 > Dossier 33 – Colonies en Palestine, l’Europe au pied du mur !

 

Source : http://altermondes.org/spip.php?article1046

 

 

Quelles sont les lignes rouges que nous nous fixons ?

(Extraits)

Depuis la guerre de 1967, l’État d’Israël n’a eu de cesse d’encourager l’expansion des colonies dans les Territoires palestiniens occupés, au mépris du droit international. Plus de 500 000 colons y vivent aujourd’hui, au détriment des droits les plus élémentaires des Palestiniens. Les condamnations de la communauté internationale ne suffisent plus à cacher la complaisance dont bénéficie l’État israélien. L’Union européenne doit agir pour appuyer les efforts de celles et ceux qui, en Israël comme en Palestine, se battent pour la paix.

« Les annonces répétées d’Israël quant à l’accélération de la construction de colonies dans les Territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, envoient un message aux effets dévastateurs. Nous appelons le gouvernement israélien à faire marche arrière […] Toute activité de colonisation, y compris à Jérusalem-Est, doit cesser immédiatement « . Ainsi s’exprimait l’Union européenne, le 20 décembre 2011, devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Une déclaration forte… mais pour quel résultat ? Un an plus tard, au lendemain du vote de l’Assemblée générale des Nations unies consacrant la Palestine, État observateur non membre, Benjamin Netanyahu, chef du gouvernement israélien, confirmait un projet de construction de quelque 3 000 nouvelles habitations pour des colons en Cisjordanie et à Jérusalem- Est.

Une matrice de contrôle

« Tant que les prises de position de la communauté internationale ne seront pas suivies d’effet, Israël n’a aucune raison d’arrêter le processus de colonisation, souligne Michel Warchavski, de l’Alternative Information Center (AIC). La colonisation est une politique de long terme qui vise à judaïser le plus grand espace possible.Tant qu’on laissera faire le gouvernement israélien, il continuera de déplacer les frontières car il considère que plus il aura avancé, plus le compromis qui lui sera imposé un jour lui sera favorable ».

Sommaire

 

I. A PROPOS DE LA COLONISATION…

 

« Quelles sont les lignes rouges que nous nous fixons ? »

 

 

Depuis la guerre de 1967, l’État d’Israël n’a eu de cesse d’encourager l’expansion des colonies dans les Territoires palestiniens occupés, au mépris du droit international. Plus de 500 000 colons y vivent aujourd’hui, au détriment des droits les plus élémentaires des Palestiniens. Les condamnations de la communauté internationale ne suffisent plus à cacher la complaisance dont bénéficie l’État israélien. L’Union européenne doit agir pour appuyer les efforts de celles et ceux qui, en Israël comme en Palestine, se battent pour la paix.

par David Eloy | Altermondes

Le territoire accaparé par les colonies

 

Carte de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

La lente asphyxie de l’économie palestinienne

 

La vallée du Jourdain s’étend sur environ 2000 km2. La contrôler signifie avoir la mainmise sur la frontière avec la Jordanie, sur l’eau, ainsi que sur un très grand nombre de terres agricoles. Longtemps considérée comme le grenier à blé de la Palestine, elle est aujourd’hui celui d’Israël grâce aux 37 colonies qui y sont installées. Un exemple éclatant des conséquences de la colonisation sur l’économie palestinienne.

PAR ESTI MICENMACHER | WHO PROFITS | ISRAËL

Union européenne : une politique parfaitement incohérente

 

La politique de l’Union européenne sur les colonies est très floue. Agnès Bertrand, chargée de mission Moyen-Orient à APRODEV, un réseau de 17 grandes organisations européennes de développement qui travaillent avec le Conseil mondial des Églises, revient sur l’incohérence de cette politique commerciale européenne vis-à-vis d’Israël et sur ses conséquences pour l’économie palestinienne.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNA DEMONTIS | ALTERMONDES

« Les liens commerciaux n’expliquent pas tout »

 

PAR VÉRONIQUE DE KEYSER | DÉPUTÉE EUROPÉENNE | BELGIQUE | VICE-PRÉSIDENTE DU GROUPE SOCIALISTES ET DÉMOCRATES DU PARLEMENT EUROPÉEN

II. QUELLES SOLUTIONS POUR CONTRER LA COLONISATION ?

Intelligence collective et mobilisation

 

La mobilisation contre la colonisation est plurielle et se renouvelle sans cesse. Aucune victoire ne sera possible sans convergence des stratégies, sans intelligence collective. Les acteurs l’ont bien compris.

PAR DAVID ELOY | ALTERMONDES

La bataille contre l’ACAA

 

Le 23 octobre 2012, le Parlement européen a approuvé le Protocole relatif à l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels (connu sous l’acronyme ACAA), un texte dit technique qui va se traduire par une intensification des relations commerciales entre l’Union européenne et Israël. Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée EELV, a voté contre. Entretien.

PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID ELOY | ALTERMONDES

 

Produits des colonies ? Suivez l’étiquette !

 

Au regard du droit international, les colonies implantées dans les Territoires palestiniens occupés ne font pas partie de l’État d’Israël. Pourtant, en Europe, les produits qui en sont issus sont souvent vendus sous l’étiquette « Fabriqués en Israël ». En Grande Bretagne, les consommateurs ont exigé la transparence et un étiquetage leur permettant d’opérer des choix en conscience. Retour sur une mobilisation à succès qui aujourd’hui inspire d’autres pays.

PAR ANDREA PARACCHINI | JOURNALISTE

Les colonies : un investissement de plus en plus risqué

 

Bien que les colonies soient considérées comme illégales au regard du droit international, nombre d’entreprises, notamment européennes, n’hésitent pas à y investir. Partout dans le monde, des organisations et des citoyens se regroupent au sein de campagnes pour faire pression et obtenir le retrait de ces compagnies des colonies. Entretien avec Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France.

PROPOS RECUEILLIS PAR PIOTR MALEWSKI | JOURNALISTE

France Telecom et les relais de la colonisation

 

Réfugié derrière les clauses de l’accord de licence qu’il a signé avec l’opérateur israélien Partner Communications, le groupe France Telecom continue de ne pas prendre ses responsabilités. Pour longtemps ? Pas sûr…

PAR ROBERT KISSOUS | ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITÉ (AFPS)

 

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Créée en mars 2005, Altermondes est une revue trimestrielle de solidarité internationale, destinée à toutes celles et tous ceux qui s’intéressent aux questions de solidarité internationale, de développement durable, de droits humains. (http://altermondes.org/spip.php?rubrique1)

 

 

 

JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN : BAN RÉITÈRE SON SOUTIEN À LA SOLUTION À DEUX ÉTATS

Source : Actualités ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=29424&Cr=Palestin&Cr1=

New York, 29 nov. 2012

À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, observée chaque année le 29 novembre, le Secrétaire général Ban Ki-moon a rappelé que, alors que 65 ans se sont écoulés depuis que l’Assemblée générale des Nations Unies a proposé la partition du territoire sous mandat en deux États — Israël et la Palestine — la concrétisation de cette solution aurait dû intervenir depuis longtemps.

La date du 29 novembre a été retenue en raison de sa signification particulière pour le peuple palestinien. Ce jour-là en effet, l’Assemblée générale a adopté, en 1947, la résolution 181, connue par la suite sous le nom de résolution sur le plan de partage, qui prévoyait la création en Palestine d’un « État juif » et d’un « État arabe ». Cette date-anniversaire coïncide cette année avec le vote, cet après-midi par l’Assemblée générale, d’un projet de résolution qui, en cas d’adoption, permettrait à la Palestine d’obtenir le statut d’État non membre observateur à l’Assemblée.

« La concrétisation de la solution à deux États, en faveur de laquelle Israël comme les Palestiniens se sont engagés, aurait dû intervenir depuis longtemps », déclare M. Ban dans son message.

« Au cours de mon récent voyage au Moyen-Orient, suite à l’escalade dangereuse de la violence à Gaza et en Israël, j’ai pu constater à nouveau les conséquences catastrophiques — en particulier pour les populations civiles — de l’absence d’un règlement permanent du conflit», souligne-t-il. Le Secrétaire général était la semaine dernière dans la région, où il a pris part aux efforts diplomatiques qui ont permis la négociation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

« Il est indispensable de respecter le cessez-le-feu conclu la semaine dernière, qui a mis fin à plus d’une semaine de violences dévastatrices à Gaza et dans le sud d’Israël. Il ne doit plus y avoir de tirs de roquettes depuis Gaza, tirs que j’ai à maintes reprises condamnés. Les questions toujours en suspens depuis l’adoption en janvier 2009 par le Conseil de sécurité de la résolution 1860 doivent être réglées une fois pour toute, à savoir mettre fin au bouclage, empêcher le trafic illicite d’armes et réaliser la réconciliation palestinienne », plaide M. Ban.

Les grandes lignes d’un accord de paix sont claires depuis longtemps, estime-t-il dans son message. Elles figurent dans les résolutions du Conseil de sécurité, les Principes de Madrid — y compris l’échange de terres contre la paix — la Feuille de route, l’Initiative de paix arabe de 2002 et les accords existants entre les parties. Il faut désormais que les parties prenantes fassent preuve de volonté et de courage politiques ainsi que d’un sens de responsabilité historique et d’une vision pour les jeunes générations, affirme le Secrétaire général.

« Les questions liées au statut final ne pourront être réglées que par des négociations directes. Il reste toutefois encore beaucoup à faire pour créer les conditions qui permettront la reprise de négociations crédibles et concrètes et de préserver la viabilité de la solution à deux États », relève Ban Ki-moon.

Selon lui, l’unité palestinienne à l’appui d’une solution à deux États négociée est indispensable pour pouvoir créer un État palestinien à Gaza et en Cisjordanie. Les Palestiniens doivent absolument surmonter leurs divisions, sur la base des engagements pris par l’Organisation de libération de la Palestine, des positions du Quatuor et de l’Initiative de paix arabe, enjoint le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU juge tout aussi important de préserver les résultats louables des efforts d’édification de la nation déployés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et pour assurer la nécessaire continuité territoriale. La poursuite des implantations en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, est contraire au droit international et à la Feuille de route et doit donc cesser, rappelle-t-il.

« La communauté internationale n’acceptera pas les mesures prises unilatéralement sur le terrain. Il faut également permettre la mise en valeur et l’urbanisation de la zone C dans des conditions satisfaisantes, au lieu des démolitions et de la confiscation des terres. Israël poursuit la construction du mur sur des terres qui se trouvent en Cisjordanie, en violation de l’Avis consultatif de la Cour internationale de Justice. La violence accrue dont font preuve les colons, qui se traduit par des blessés dans la population palestinienne et des dégâts aux biens, est également préoccupante ».

Face à ces nombreux obstacles à la réalisation de leur aspiration légitime à un État, les Palestiniens ont décidé de demander le statut d’État non membre observateur à l’Assemblée générale. C’est aux États Membres de se prononcer sur cette demande. Il importe que tous ceux concernés le fassent de manière responsable et constructive, a souligné le Secrétaire général.

Une paix juste et durable, souhaitée par des générations de Palestiniens et d’Israéliens, une paix qui mettra fin à l’occupation qui a commencé en 1967 et au conflit et une paix qui garantira l’existence d’un État de Palestine indépendant, viable et souverain aux côtés d’un État d’Israël en sécurité, reste à réaliser. « Je demande à Israël et aux dirigeants palestiniens de faire preuve de vision et de détermination. J’exhorte par ailleurs la communauté internationale à les aider à définir une voie politique crédible qui répondra aux aspirations légitimes des deux parties », dit-il.

« Je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour contribuer à la réalisation de cet objectif. En cette journée internationale, je compte sur tous ceux concernés pour qu’ils travaillent ensemble afin de concrétiser la solidarité en action positive pour la paix », conclut le Secrétaire général.

PALESTINE ET ISRAËL : COMMENT ÇA VA?

LE CENTRE D’ACTUALITÉS DE L’ONU (UNNEWS) NOUS DONNE DES NOUVELLES.

UN EXPERT DE L’ONU CONDAMNE L’ISOLEMENT CELLULAIRE D’ENFANTS PALESTINIENS PAR ISRAËL

Source : CENTRE D’ACTUALITÉS DE L’ONU (UNNews)

New York, Jul 20 2012 12:50PM

20 juillet 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a condamné vendredi le recours, par Israël, à l’isolement cellulaire des enfants palestiniens. Cette pratique contraire au droit international a été documentée par le Comité spécial de l’ONU sur les pratiques israéliennes dans les Territoires occupés.

« Le recours par Israël à l’isolement cellulaire des enfants constitue une violation flagrante des droits de l’homme », a déclaré M. Falk dans un communiqué de presse, en se disant « scandalisé » qu’Israël puisse envisager d’y recourir contre des enfants.

« L’isolement cellulaire des enfants palestiniens qui protestent de façon pacifique contre leurs conditions de détention, notamment par des grèves de la faim, est une violation épouvantable des droits de ces enfants », a dénoncé M. Falk.

En juin, un garçon de 15 a été placé en isolement pendant cinq jours pour avoir entamé une grève de la faim, un autre, âgé de 16 ans, a subi le même sort pendant sept jours pour avoir accroché un drapeau palestinien dans la cellule qu’il partageait avec ses codétenus. Un troisième adolescent a passé 12 jours en isolement pendant son interrogation dans la prison d’Al Jalame.

« Ces violations systématiques sont préoccupantes et constituent un traitement inhumain, cruel, dégradant et illégal. Plus grave encore, elles mettent en danger la santé physique et mentale des prisonniers mineurs », a affirmé le Rapporteur spécial.

« Je condamne les opérations et procédures d’arrestation d’Israël, pendant lesquelles des enfants palestiniens sont menottés et ont les yeux bandés. En outre, les conditions de détention sont déplorables, les enfants étant souvent obligés de dormir par terre ou sur des banc en béton dans des cellules sans fenêtres », a-t-il ajouté.

Le Rapporteur spécial a également critiqué le fait que les enfants concernés, et en particulier ceux de Gaza, sont privés de la visite de leurs familles et de leurs avocats, les isolant et les intimidant encore davantage.

M. Falk a donc exhorté le gouvernement israélien à prendre des mesures urgentes pour veiller à ce que le traitement des mineurs palestiniens soit conforme au droit humanitaire international, en particulier à la Convention sur les droits des enfants.

Selon le Rapporteur spécial, 53 cas d’isolement cellulaire d’enfants palestiniens par Israël ont été répertoriés depuis 2008 par l’ONG internationale Défense des enfants.

Jul 20 2012 12:50PM

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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

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Un expert de l’ONU dénonce la recrudescence des démolitions de maisons palestiniennes

source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28460&Cr=Palestiniens&Cr1=

27 juin 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a averti mercredi que le nombre de personnes touchées par les démolitions de bâtiments palestiniens a augmenté de 87% depuis l’an dernier. Il a exhorté le gouvernement israélien à cesser ces destructions et à respecter son obligation de protéger le droit au logement.

« Cette année, les autorités israéliennes ont déjà démoli plus de 330 bâtiments et structures palestiniens, dont des maisons, des refuges pour animaux, des châteaux d’eau et des routes. De telles démolitions constituent autant de violations des droits de plus de 2.100 Palestiniens », a affirmé l’expert indépendant de l’ONU dans un communiqué de presse, soulignant que la moitié des 536 Palestiniens déplacés cette année à cause des démolitions sont des enfants.

M. Falk a cité l’exemple inquiétant du couple palestinien Salim et Arabiya Shawamreh. « La maison qu’ils occupent avec leurs cinq enfants a été démolie cinq fois en l’espace de 14 ans. Même si elle sera reconstruite le mois prochain, la famille vit sous la menace constante d’une nouvelle démolition ».

« Vivre sous une telle menace n’est pas propice à élever des enfants », a relevé M. Falk, qui a rencontré Salim lors de sa visite dans la région en février dernier. « La menace constante des bulldozers israéliens rend impossible l’atmosphère indispensable au bien-être des enfants. »

M. Falk a également fait part de sa préoccupation concernant la communauté palestinienne de Susiya, installée dans le sud de la Cisjordanie : « Si les consignes de démolition sont appliquées, plus de 160 Palestiniens seront déplacés de force, dont 120 enfants. C’est une situation intenable ».

« Les colons israéliens développent leurs implantations illégales à proximité de Susiya, sans aucun effort du gouvernement d’Israël pour les en empêcher. En même temps, la Cour suprême israélienne facilite la démolition de maisons palestiniennes dans la zone », a rappelé M. Falk, rappelant que suite à un appel de l’organisation de colons israéliens Regavim, la Cour suprême avait donné l’ordre de démolir des maisons palestiniennes à Susiya.

« De telles discriminations font partie intégrante de l’occupation israélienne de la Palestine », a souligné le Rapporteur spécial. « Si les autorités israéliennes souhaitent respecter leurs obligations internationales, ils doivent invalider les ordres de démolition contre les Palestiniens à Susiya et veiller à ce que des gens comme Salim, son épouse et leurs enfants ne vivent dans la peur de voir les bulldozers israéliens détruire leur maison et leur tranquillité ».

M. Falk présentera le 2 juillet son rapport annuel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

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L’ONU rappelle le caractère illégal des colonies et du mur de séparation israéliens en Cisjordanie

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L’ONU rappelle le caractère illégal des colonies et du mur de séparation israéliens en Cisjordanie

source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28329&Cr=colonies&Cr1=

7 juin 2012 – Suite à l’annonce, par le gouvernement israélien, de la construction de 300 nouveaux logements dans la colonie de Beit El en Cisjordanie, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a répété jeudi que l’ensemble des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés étaient illégales au regard du droit international.

« Toute construction de colonie sur des terrains appartenant à des particuliers palestiniens ou ailleurs dans les territoires palestiniens occupés est contraire au droit international », a réaffirmé M. Serry dans un communiqué de presse.

D’après les médias, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé la construction des nouveaux logements à peine quelques heures après le rejet, par le parlement israélien, d’une proposition visant à légaliser des colonies « sauvages ».

Jugeant cette annonce « très préoccupante », M. Serry a réitéré l’avertissement qu’il a récemment formulé devant le Conseil de sécurité : « Si les parties prenantes ne saisissent pas l’opportunité qui se présente actuellement, elles doivent comprendre que la conséquence ne sera pas simplement le ralentissement de la marche vers une solution à deux États. En lieu et place de cela, nous irons vers la réalité d’un État unique, en nous éloignant d’autant plus de la paix dans la région ».

Cette déclaration coïncide avec la publication, par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), d’une étude réalisée en collaboration avec l’Institut de recherches appliquées de Jérusalem qui démontre l’impact néfaste, aussi bien pour les réfugiés palestiniens que pour l’environnement, du mur de séparation construit par Israël sur les territoires palestiniens occupés.

L’étude s’appuie sur des données collectées auprès de plus de 170 communautés touchées par le mur, ainsi que d’agriculteurs empêchés d’accéder à leurs terres. Le mur serait responsable de la dégradation des terres, d’inondations et de la destruction de ressources aquifères. Au nombre de ses conséquences dévastatrices, il prive les Palestiniens touchés de leurs moyens de subsistance, tels que les éleveurs de bétail privés d’accès aux pâturages.

« L’étude présentée aujourd’hui démontre une fois de plus que le mur a non seulement un impact dévastateur sur les moyens de subsistance des réfugiés palestiniens, mais également sur l’environnement de la région », a expliqué le Directeur des opérations de l’UNRWA en Cisjordanie, Felipe Sanchez.

Le Directeur général de l’institut de recherches appliquées de Jérusalem, Dr. Jad Isaac a souligné que « l’étude souligne une fois de plus la nécessité pour la communauté internationale d’intervenir de toute urgence pour qu’Israël suive l’avis consultatif rendu par la Cour de justice internationale en 2004 et qui demande la cessation immédiate du mur et le démantèlement des parties déjà construites ».

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La situation des travailleurs palestiniens très préoccupante, selon l’OIT

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La situation des travailleurs palestiniens très préoccupante, selon l’OIT

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28301&Cr=Palestine&Cr1=

4 juin 2012 – La situation des travailleurs dans les territoires palestiniens occupés est extrêmement préoccupante, a révèle le rapport annuel de l’Organisation internationale du Travail (OIT), présenté lundi.

C’est avant tout le résultat de la réalité de l’occupation sur le terrain et de l’expansion sans répit des colonies israéliennes, qui provoque un rétrécissement de l’espace de développement des Palestiniens, constate le rapport, soumis à la 101ème session de la Conférence internationale du Travail, qui se tient du 30 mai au 15 juin.

Ce constat est particulièrement vrai dans la « zone C » de la Rive occidentale, qui devrait former une partie essentielle du futur État palestinien. Couvrant 60% de la superficie de la Rive occidentale, cette zone continue d’être entièrement soumise au contrôle d’Israël. Les Palestiniens s’y voient refuser l’accès à leurs moyens de subsistance, ainsi qu’à leurs proches.

« Le processus de paix est plus figé qu’il ne l’a jamais été depuis les Accords d’Oslo de 1993 », a constaté le Directeur général de l’OIT, Juan Somavia, dans la préface au rapport. D’après lui, l’évolution de la situation sur le terrain réduit sérieusement la possibilité d’une solution négociée à deux États.

« Ceci s’explique par une combinaison particulièrement néfaste d’éléments: intransigeance politique, incapacité des acteurs externes à aider les parties ou à exercer une influence réelle sur elles, volatilité dans la région, incertitude quant au processus de réconciliation palestinienne. »

A l’occasion de la publication du rapport, le Directeur général plaide pour une logique de paix et de développement basée sur une vision à long terme des intérêts en matière d’économie, d’emploi et de sécurité pour tous les travailleurs, aussi bien dans les territoires palestiniens occupés qu’en Israël.

M. Somavia a cependant exprimé sa grande préoccupation à propos de la réponse des partenaires de la coopération internationale, « plus timide qu’auparavant ». Cela complique encore la tâche qui consiste à assurer un niveau minimum de subsistance pour une grande partie de la population.

Le rapport assure qu’il n’existe aucune alternative juste et viable à la fin de l’occupation des territoires palestiniens. « L’économie palestinienne a atteint des limites qui ne peuvent être dépassées sans agir sur les deux contraintes auxquelles elle se heurte: l’occupation et la séparation », rappelle le rapport.

Le rapport admet certaines avancées. La tendance à la hausse de la croissance économique que l’on a enregistrée dans le territoire palestinien occupé entre 2008 et 2010 s’est poursuivie en 2011, avec un PIB qui a augmenté de 10,7%. Ce chiffre global a été considérablement majoré par une hausse de 26,6 % du PIB à Gaza.

Le rapport avertit néanmoins que la croissance à Gaza « est loin d’être un indicateur d’une économie saine, puisqu’elle découle essentiellement de l’essor du secteur de la construction – alimenté par l’économie des tunnels –, conjugué à une hausse des matériaux de construction autorisés à transiter par Israël pour les projets de reconstruction d’organisations internationales. »

Si le taux de chômage dans le territoire palestinien occupé est passé de 23,7% en 2010 à 21% en 2011, c’est en premier lieu grâce à une réduction du taux de chômage à Gaza de plus de 9%. Mais le chômage en général reste encore supérieur à ce qu’il était en 2000.

Les perspectives d’emploi sont clairement l’un des principaux défis pour la jeunesse palestinienne, selon le rapport. L’an dernier, 53,5% des jeunes femmes et 32,2% des jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans étaient au chômage. Étant donné que 71% des Palestiniens ont moins de trente ans, le rapport exhorte à agir immédiatement pour faire face à la crise de l’enseignement à Jérusalem-Est, pour faire cesser la démolition des écoles dans la Rive occidentale et enrayer l’érosion des compétences à Gaza.

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Jérusalem-Est : l’ONU condamne l’expulsion de Palestiniens

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Jérusalem-Est : l’ONU condamne l’expulsion de Palestiniens

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28017&Cr=Palestine&Cr1=

18 avril 2012 – Un haut responsable des Nations Unies a condamné l’expulsion mercredi de deux familles palestiniennes de leurs domiciles à Jérusalem-Est et a appelé à la fin de telles violations du droit international.

L’expulsion ce mercredi fait suite à des poursuites en justice contre ces familles par une association israélienne, selon un communiqué de presse publié par le Bureau du Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO).

L’association aurait l’intention de construire des logements sur ce terrain, qui est situé dans le quartier de Beit Hanina.

« Les expulsions de Palestiniens de leurs domiciles et de leurs propriétés dans les territoires occupés vont à l’encontre du droit international, notamment de la Quatrième Convention de Genève, et devraient cesser », a dit Maxwell Gaylard, le Coordonnateur spécial adjoint.

Les membres de la famille An Natsha, qui sont enregistrés comme réfugiés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), ont signalé par le passé avoir été victimes de harcèlement et d’intimidations par des groupes de colons israéliens, selon l’UNSCO. L’UNRWA fournit assistance et protection à 5 millions de réfugiés palestiniens dans la région.

La propriété a été désormais mise sous scellés, et les biens personnels des familles ont été retirés.

De hauts responsables de l’ONU, dont la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, et la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, ont appelé de manière répétée à la fin de la politique d’expulsions, tout en notant que l’installation de citoyens israéliens dans les Territoires palestiniens occupés était clairement prohibée par le droit international.

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L’ONU inquiète du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes

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L’ONU inquiète du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27924&Cr=Palestiniens&Cr1=Isra%EBl

3 avril 2012 – A l’occasion d’une réunion internationale mardi à Genève sur la question de la Palestine, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est inquiété du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, et notamment ceux en détention administrative.

« De nombreux problèmes sur le terrain requièrent une attention urgente, dont le sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. J’ai fait part de mes préoccupations concernant ce problème à de nombreuses reprises, y compris lors de ma visite dans les Territoires palestiniens occupés en février. Alors que le nombre de prisonniers a diminué, on compte encore quelques 4.400 individus, dont environ 200 enfants », a dit Ban Ki-moon dans un message lu par le Coordonnateur humanitaire de l’ONU pour les Territoires palestiniens occupés, Maxwell Gaylard.

Il a noté que plus de 300 Palestiniens étaient en détention administrative. Certains d’entre eux ont protesté contre cette situation en faisant des grèves de la faim. La détention administrative est pourtant prévue seulement dans des circonstances précises et exceptionnelles, pour une durée courte et sans porter préjudice aux droits des prisonniers, a souligné Ban Ki-moon.

« Les personnes détenues devraient avoir le droit de mettre en question leur détention et, dans l’absence d’inculpation formelle, elles devraient être relâchées sans attendre. L’ONU continue de suivre de près le sort de ceux en détention, et de signaler leur situation aux autorités israéliennes. J’appelle Israël à respecter ses obligations selon le droit international, dont la quatrième Convention de Genève », a dit le Secrétaire général.

Les arrestations de membres du Conseil législatif palestinien et le transfert forcé de certains d’entre eux de Jérusalem-Est à Ramallah est également une source d’inquiétude pour la communauté internationale en raison des implications pour les résident palestiniens de Jérusalem-Est.

« Ces déportations approfondissent le fossé entre les sociétés palestinienne et israélienne. Afin de renforcer la confiance, les deux parties prenantes doivent prendre des initiatives courageuses, dont la remise des prisonniers palestiniens à l’Autorité palestinienne », a déclaré M. Ban.

Plus généralement, le Secrétaire général de l’ONU a rappelé que le processus de paix au Moyen-Orient se trouvait actuellement dans une impasse dangereuse.

« L’année a commencé avec un effort encourageant du gouvernement jordanien pour réunir les Israéliens et les Palestiniens pour des négociations directes, mais une fois de plus, les obstacles les ont empêchés de trouver un terrain d’entente suffisant pour continuer », a-t-il noté.

La date butoir fixée par le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies) pour trouver un accord d’ici la fin de l’année reste d’actualité selon M. Ban et le Quatuor poursuit cet objectif. Parallèlement les activités pour renforcer les capacités de l’Autorité palestinienne se poursuivent.

« Un Etat palestinien viable vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël aurait dû voir le jour depuis longtemps », a souligné Ban Ki-moon. « La seule façon d’y parvenir passe par des négociations pour résoudre les problèmes de statut permanent, des frontières, de la sécurité, de l’eau, des réfugiés et de Jérusalem ».

« Une nouvelle dynamique politique entre les Israéliens et les Palestiniens est essentielle dans les mois à venir. Sans cela, chaque jour deviendra de plus en plus incertain. Nous devons avancer rapidement vers la paix et créer des relations israélo-palestiniennes plus confiantes dans tous ses aspects, y compris pour la question importante des prisonniers palestiniens », a conclu le Secrétaire général de l’ONU.

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ONU : la situation entre Palestiniens et Israéliens demeure difficile et incertaine

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ONU : la situation entre Palestiniens et Israéliens demeure difficile et incertaine

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27879&Cr=Palestine&Cr1=

27 mars 2012 – Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité que la situation entre Palestiniens et Israéliens demeurait, en l’absence d’horizon politique, « incertaine et difficile ».

« Sans horizon politique, il va devenir de plus en plus difficile d’appuyer les progrès accomplis en vue de l’établissement d’un État palestinien, tandis que l’absence de progrès peut facilement céder la place à des tendances négatives qui rendraient chaque jour plus incertain », a-t-il estimé lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité.

M. Serry a souligné qu’aucun progrès politique n’avait été enregistré au cours du mois écoulé, alors que la violence et l’instabilité se sont poursuivies sur le terrain, en particulier à Gaza, et que l’Autorité palestinienne doit affronter une situation « de plus en plus précaire ».

C’est ce climat incertain que le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies) aura à traiter lors de sa réunion le 11 avril, à Washington », a-t-il poursuivi. Il a ainsi invité celui-ci à « assumer ses responsabilités en dirigeant des efforts collectifs visant à surmonter l’absence de confiance et de résultats afin de ne pas perdre de vue l’objectif ultime et accepté d’une solution à deux États ».

Le Coordonnateur spécial a mis l’accent sur le fait qu’il n’existe actuellement aucun terrain d’entente pour reprendre les pourparlers directs, les perspectives d’une évolution positive demeurant à cet égard « minces ». « L’absence d’un horizon politique commence à nuire à la viabilité d’un futur État palestinien », a-t-il dit, en exhortant parallèlement les deux parties à éviter toute provocation qui serait nuisible pour le processus de paix.

M. Serry, qui a énuméré, au cours de son exposé, certains des incidents violents en Cisjordanie et fait état de la poursuite de l’activité israélienne de colonisation, s’est également arrêté sur les violences à Gaza, qui ont connu, du 11 au 13 mars, une escalade, la « plus importante depuis l’opération Plomb durci », a-t-il fait remarquer.

Un calme relatif, mais qui demeure « fragile », a été instauré le 13 mars grâce à la médiation égyptienne, a affirmé le Coordonnateur spécial, qui a condamné les attaques à la roquette contre Israël à partir de Gaza, tout en exhortant Israël à faire preuve de retenue.

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Les colons israéliens entravent l’accès des Palestiniens à l’eau, selon l’ONU

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Les colons israéliens entravent l’accès des Palestiniens à l’eau, selon l’ONU

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27822&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens

19 mars 2012 – Une enquête publiée lundi par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) montre que les Palestiniens sont de plus en plus coupés des sources d’eau en Cisjordanie parce que les colons israéliens prennent le contrôle des points d’eau à coup d’intimidations, de menaces et de violence.

Trente sources sont de cette façon entre les mains de colons israéliens, qui les utilisent de manière exclusive en empêchant l’accès des Palestiniens, selon cette enquête effectuée au cours de l’année dernière.

Selon l’enquête, 56 sources d’eau se trouvent à proximité de colonies israéliennes, dont une majorité sont situées dans la « zone C », qui couvre environ 60% de la Cisjordanie où Israël garde le contrôle sans partage en matière de planification et de construction, et sur des terres qui appartiennent à des personnes privées palestiniennes.

« Malgré une chute de leur débit, les sources d’eau restent la plus importante ressource en eau pour l’irrigation et une source importante pour l’abreuvage des animaux », a indiqué l’étude de l’OCHA. Les sources servent aussi pour couvrir les besoins des Palestiniens eux-mêmes.

L’étude montre que la perte d’accès aux sources et aux terres avoisinantes a réduit les revenus des agriculteurs affectés, qui sont soit obligés d’abandonner la culture de leurs terres soit de voir disparaître une partie considérable des récoltes.

A Genève, la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay a rappelé lundi que l’expansion des colonies illégales et la violence commise par les colons israéliens contre les Palestiniens constitue le plus grand problème lié au droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.

« Le gouvernement israélien doit effectuer une enquête pour chaque incident de violence contre les Palestiniens et garantir que les auteurs soient poursuivis en justice », a souligné Mme Pillay lors du débat général au Conseil des droits de l’homme sur la situation dans les Territoires palestiniens occupés et dans d’autres territoires arabes occupés par les Israéliens, dont le Golan syrien.

Mme Pillay a également rappelé que le blocus israélien de la bande de Gaza perpétue la pauvreté, le chômage et la détérioration de la santé publique, de l’éducation et des infrastructures dans le territoire.

La Haut commissaire a également exprimé sa préoccupation concernant les détentions arbitraires et les mauvais traitements infligés à des citoyens, particulièrement à Gaza, et elle a exhorté les dirigeants palestiniens à assurer que toute accusation de mauvais traitement fasse l’objet d’enquêtes rapidement et de façon impartiale.

Elle a aussi qualifié d’ « illégals et injustifiables » les tirs de projectiles de Gaza sur le territoire israélien.

De son côté, le Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient a montré dans un récent rapport que les efforts pour établir les institutions du futur Etat de Palestine sont de plus en plus menacés par le manque de moyens financiers de l’Autorité palestinienne et par l’absence de règlement du conflit.

Le rapport préparé par le Comité ad-hoc de liaison, qui est composé de 15 membres chargés d’agir comme mécanisme de coordination pour l’assistance au peuple palestinien, fait état de progrès réalisés par l’Autorité palestinienne dans différents domaines, dont la délivrance de services sociaux de base et le renforcement des capacités des forces de sécurité.

L’Autorité palestinienne continue cependant à faire face à des défis pressants pour couvrir le manque de financement afin de pouvoir honorer ses engagements. « Je suis très inquiet pour la situation financière de l’Autorité palestinienne telle que présentée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international », a déclaré le Coordinateur spécial de l’ONU, Robert Serry.

« Notre première priorité doit être d’assurer que l’Autorité palestinienne est en mesure de faire face aux manques budgétaires et j’appelle donc l’ensemble des bailleurs de fonds à respecter leurs engagements et de payer en avance les contributions promises. J’exhorte aussi à la conclusion rapide et à la mise en oeuvre d’un accord technique qui renforcerait la collecte de fonds par les autorités palestiniennes », a-t-il ajouté.

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L’ONU déplore l’autorisation par Israël de nouveaux logements dans les colonies

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L’ONU déplore l’autorisation par Israël de nouveaux logements dans les colonies

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27647&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens

22 février 2012 – Le Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a qualifié mercredi de « regrettable » la décision israélienne d’autoriser la construction de nouveaux logements dans des colonies à l’intérieur du Territoire palestinien occupé.

« Lors de sa récente visite en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, le Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] a réitéré la position bien connue de l’ONU que les colonies sont illégales, contraires aux obligations israéliennes inscrites dans la Feuille de route et qu’elles ne seront pas reconnues par la communauté internationale », a rappelé M. Serry dans une déclaration faite à Jérusalem.

« L’annonce aujourd’hui par Israël de l’approbation d’un grand nombre de nouveaux logements dans la colonie de Shilo, qui se trouve à l’intérieur du Territoire palestinien occupé, et de l’octroi d’un permis rétroactif pour des centaines d’autres logements dans un avant-poste à proximité est déplorable et nous éloigne de l’objectif de la solution à deux Etats », a-t-il ajouté.

Lors de sa visite dans la région au début du mois de février, M. Ban avait réitéré son appel à des progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient et avait rappelé le prix lourd de l’occupation sur l’économie palestinienne et sur la vie quotidienne des Palestiniens.

« La question des colonies, qui sont illégales et qui nuisent aux perspectives d’une paix négociée, ont clairement une portée économique. Les colonies et leurs infrastructures limitent sévèrement l’accès des Palestiniens à leurs terres et aux ressources naturelles », avait souligné le Secrétaire général dans un discours prononcé le 6 février.

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L’ONU appelle Israéliens et Palestiniens à s’impliquer dans les négociations

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Ban Ki-moon souligne le coût économique élevé de l’occupation israélienne

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27523&Cr=Palestine&Cr1=

6 février 2012 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a renouvelé lundi son appel à des progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient, citant le coût élevé de l’occupation israélienne pour l’économie palestinienne.

« Les progrès économiques ne peuvent être réalisés et consolidés sans une solution politique crédible à l’horizon », a dit Ban Ki-moon aux participants du Séminaire de l’ONU sur l’assistance au peuple palestinien, qui se déroule au Caire et est organisé par le Comité de l’Assemblée générale sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le Secrétaire général a pu voir de ses propres yeux la situation sur le terrain et les défis sur le chemin de la paix lors d’un voyage dans la région la semaine dernière qui l’a conduit en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.

« Lors de ma visite, j’ai vu clairement le coût économique élevé de l’occupation israélienne du territoire palestinien. J’ai réitéré mon appel à mettre fin au conflit et à l’occupation qui a débuté en 1967 », a dit Ban Ki-moon dans son message qui a été lu par le Coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Maxwell Gaylard, qui est aussi Coordonnateur humanitaire pour le territoire palestinien occupé.

« La question des colonies, qui sont illégales et pèsent sur les perspectives d’une solution négociée, a clairement une dimension économique. Les colonies et leurs infrastructures restreignent sévèrement l’accès du peuple palestinien à la terre et aux ressources naturelles », a-t-il ajouté.

A cela s’ajoute la violence des colons, a-t-il noté, notant que les restrictions israéliennes à la liberté de mouvement sont une autre entrave importante à la viabilité économique palestinienne en Cisjordanie.

« Cette situation est inacceptable », a dit le Secrétaire général. « Comme je l’ai dit durant ma visite, malgré les mesures israéliennes visant à faciliter la croissance économique, les mesures d’occupation qui étouffent la vie des Palestiniens doivent être annulées ».

Selon lui, cela est d’autant plus important que l’Autorité palestinienne construit les institutions indispensables pour le fonctionnement de la démocratie et d’un futur Etat palestinien.

« Israël peut contribuer de manière significative à la consolidation de ces succès, en préparant le terrain pour une solution négociée à deux Etats », a déclaré le Secrétaire général.

Ban Ki-moon s’est dit aussi préoccupé par la situation financière “fragile” de l’Autorité palestinienne, prévenant que des déficits récurrents pourraient peser sur les progrès ‘impressionnants’ dans la mise en place des institutions. Il a appelé les bailleurs de fonds à octroyer dès que possible leurs contributions pour 2012 à l’Autorité palestinienne.

S’agissant du blocus de Gaza, il a aussi appelé à agir immédiatement, soulignant que l’ouverture complète des points de passage légitimes pour l’importation de matériaux de construction était cruciale pour le relèvement économique de Gaza, et rendrait possible des activités de reconstruction.

« La reprise à grande échelle des exportations, un élément crucial de toute économie, devraient être autorisées, y compris les transferts vers la Cisjordanie et Israël », a-t-il dit. « Tous ces changements politiques peuvent être mis en œuvre tout en tenant compte des préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité, et peuvent faire une réelle différence dans la vie de nombreux Gazaouis. »

Ban Ki-moon a souhaité que les pourparlers directs qui ont commencé le mois dernier entre les négociateurs israéliens et palestiniens aboutissent bientôt à des négociations substantielles destinées à arriver à un accord pour une solution à deux Etats d’ici à la fin de cette année, comme l’a suggéré le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies).

« Les dirigeants israéliens et palestiniens doivent afficher la vision, le courage et la détermination nécessaires pour surmonter la méfiance actuelle et arriver à un accord de paix historique qui réponde aux aspirations légitimes des deux côtés », a dit le Secrétaire général.

« Une solution à deux Etats a trop tardé. Le statu quo est inacceptable », a-t-il conclu.

Par ailleurs, Ban Ki-moon a eu une conversation téléphonique lundi avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il a souhaité que M. Abbas continue de participer aux efforts de dialogue menés par le Roi Abdallah de Jordanie, a indiqué son porte-parole dans un compte-rendu de la conversation.

« Le Secrétaire général et le Président Abbas ont évoqué les discussions entre le Président et le chef du Hamas, Khaled Meshal, à Doha concernant la formation d’un nouveau gouvernement », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général a souligné que les Nations Unies ont constamment soutenu la réconciliation palestinienne dans le cadre des principes de l’OLP et sous le leadership du Président Abbas. Il a noté que la réconciliation palestinienne et les négociations avec Israël ne devraient pas être vues comme contradictoires et mutuellement exclusives. »

Selon la presse, le Fatah et le Hamas se sont mis d’accord, lors d’une réunion lundi 6 février au Qatar, pour former un gouvernement d’union chargé à la fois de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, qui sera dirigé par Mahmoud Abbas.

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En visite à Gaza, Ban Ki-moon appelle Israël à alléger davantage le blocus

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