L’ex-argentier Marc Bibeau du Parti libéral du Québec devrait être autorisé par le gouvernement du Québec à porter le titre d’honorable. Jean Charest et Philippe Couillard le portent bien, eux.

 

L’ex-argentier libéral a organisé des réceptions auxquelles étaient invités Jean Charest et Philippe Couillard

Kimonos et champagne pour ministres et gens d’affaires: reportage

L’ex-argentier libéral Marc Bibeau a organisé au moins sept somptueuses réceptions pour mettre en contact les ministres du gouvernement libéral et les gens d’affaires qui contribuaient à la caisse du parti, a appris notre Bureau d’enquête.


 

LE PASSEUR DE LA CÔTE

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HISTOIRE DE LÉVIS

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VILLE DE LÉVIS

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LÉVIS, MA VILLE

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MA CÔTE DU SUD

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LE QUÉBEC PAR DES CITATIONS

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PAROLES CHERCHENT MÉLODIE

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Les silencieux défectueux de Lévis. Aujourd’hui, le maire Gilles Lehouillier, l’opposition du gouvernement Charest à la création d’une commission d’enquête sur la construction et le silence du député Gilles Lehouillier.

(Nous sommes le 25 septembre 2017; le maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, n’a pas réagi publiquement au texte publié ci-dessous.)

22 NOVEMBRE 2016

LE PASSEUR DE LA CÔTE

Nathalie Normandeau, Gilles Lehouillier et Jean Charest, à l’époque… Comment qualifier cette époque?

Il arrive à Nathalie Normandeau, ex-vice-première ministre sous Jean Charest, de dire des choses qu’il vaut la peine de répéter. Le 6 septembre 2016, elle a déclaré :

« Philippe Couillard, lorsque je l’écoute parler, on dirait que pour lui, il y a deux Parti libéral du Québec. Mais ce qu’il oublie, c’est qu’il n’y a qu’un seul Parti libéral du Québec, a-t-elle insisté. C’est comme si Philippe Couillard essayait de nier, de mettre sous le tapis tout ce qui s’était passé avant qu’il devienne chef du Parti libéral du Québec. Mais il ne faut pas oublier que Philippe Couillard a fait partie d’un gouvernement où j’étais à l’époque, et il était ministre de la Santé. »*

À l’époque où elle faisait partie du gouvernement, Nathalie Normandeau avait aussi pour compagnons de travail Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec, et Gilles Lehouillier, député libéral de la circonscription de Lévis.

M. Charest, M. Lehouillier et la plupart des autres députés libéraux se sont opposés pendant environ deux ans et demi à la création d’une commission d’enquête sur la construction (qui a entendu Gilles Lehouillier s’opposer à Jean Charest?)

« À l’Assemblée nationale, les libéraux ont voté 11 fois contre des motions réclamant qu’une commission d’enquête soit mandatée. »**

En mars 2016, Nathalie Normandeau a été accusée de sept chefs de complot, de corruption, d’abus de confiance et de fraude. (Il est important de rappeler que Mme Normandeau n’a pas été déclarée coupable de quoi que ce soit. Elle devrait se présenter en cour plus tard en 2017.

Roger Martel, citoyen de Lévis

*source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/479368/nathalie-normandeau-l-upac-m-a-declare-la-guerre?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+fluxdudevoir+(Le+fil+de+presse+du+Devoirvu le 07-09-2016

** (http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2014/2014/03/23/011-plq-commission-charbonneau-charest.shtml vu le 07-09-2016).

 

Monsieur Philippe Couillard , chef du Parti libéral du Québec, on dirait que vous perdez la mémoire…

Monsieur Couillard promet de mettre en œuvre « des mesures qui visent d’abord à favoriser un climat propice aux investissements : réduction du fardeau fiscal des entreprises, rehaussement des dépenses d’infrastructures, relance du Plan Nord…

« En somme, le chef du PLQ nous dit que son gouvernement s’inscrirait dans la continuité du gouvernement Charest. Il faut croire qu’une année et demie dans l’opposition, c’est bien court !

  « Mais pourquoi pas s’il est convaincu que c’est la meilleure façon de réduire les écarts de productivité et de croissance qui séparent toujours le Québec de la moyenne canadienne ? À lui cependant d’expliquer pourquoi un tel rattrapage n’a pas eu lieu au cours des neuf années Charest… » (Note du Passeur de la Côte : Monsieur Couillard a été membre de l’équipe Charest pendant cinq de ces neuf années.)

(Jean-Robert Sansfaçon, La valse économique, Le Devoir, 7 mars 2014, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/401950/Electionseconomie-la-valse-economique)

 

Page présentée par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Un autre aspect du Plan Mort, pardon : Plan Nord, de Jean Charest et du Part libéral du Québec?

Anglais à la Baie-James: le Mouvement Québec français portera plainte

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source: Mouvement Québec français, http://quebecfrancais.org/node/4307

Article d’André Dubuc publié dans le journal La Presse le jeudi 2 août 2012

Le Mouvement Québec français portera plainte à l’Office québécois de la langue française (OQLF) au sujet des dispositions régissant la langue de travail du futur gouvernement régional Eeyou Istchee Baie-James. «Nous allons porter plainte dans les prochains jours», a confirmé le président du Mouvement, Mario Beaulieu, dans un entretien. Il avait d’abord annoncé ses intentions hier matin à la radio CHEF FM de Matagami, dans le nord du Québec.

Selon lui, il n’y a rien dans la Charte de la langue française qui permet de donner un statut bilingue anglais-français à un gouvernement régional. «Est-ce que ça veut dire que le Plan Nord va servir à angliciser le nord du Québec?», se demande-t-il.

L’article 109 de l’entente donne le libre choix entre le français et l’anglais comme langue de travail du futur gouvernement. À première vue, cela paraît entrer en contradiction avec la loi 101, qui stipule que le français est la langue normale et habituelle de travail au Québec.

Lire l’article complet dans le journal La Presse

Jean Charest à la rue

Les Québécois, propriétaires de leur État, devraient-ils jeter leur premier ministre, Jean Charest, à la rue?

Jean Charest, premier ministre du Québec, n’aime pas la rue, on le sait. C’est pourquoi il ne marche jamais dans la rue; il se tient sur le trottoir. C’est pourquoi vous ne le voyez jamais traverser la rue. Évidemment, ça limite ses horizons. C’est pourquoi il est le premier ministre qu’il est.

Stéphane Hessel, lui, aime la rue. (Rappelons que M. Hessel, né en 1917, a été un résistant contre les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, puis un diplomate, et qu’il a écrit un petit livre très populaire intitulé Indignez-vous. ) M. Hessel aime aussi qu’on marche dans la rue; lisons-le :

« Mais nous avons besoin aussi d’une génération qui descende dans la rue, partout, et qui dise : « Nous n’en pouvons plus de la façon dont nous sommes gouvernés. Nous voulons un gouvernement réellement démocratique. » Et s’ils sont nombreux dans les rues, alors les gouvernements sentiront qu’ils doivent soit écouter les sages, soit opprimer la jeunesse… » (Déclarons la paix, publication cosignée par le dalaī-Lama, Indigène éditions, avril 2012, p. 34-35)

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

L’amiante, le Parti libéral du Québec, Jean Charest, Gilles Lehouillier et une décision « honteuse »

Conscients que leur décision de rendre possible la réouverture de la mine d’amiante Jeffrey n’allait pas améliorer le bilan de santé des populations indienne, chinoise, etc., MM. Jean Charest, Clément Gignac, Raymond Bachand et Yves Bolduc (médecin à temps partiel ou en congé prolongé), tous décideurs éminents du Parti libéral du Québec, au pouvoir actuellement, se réjouissent de l’existence de Transports [sic] médical de l’Amiante, une entreprise dont les ambulances ont peut-être été fabriquées au Québec (l’exploitation de l’amiante aura certainement toutes sortes de belles retombées économiques). À noter que M. Lehouillier, député libéral de Lévis, a promis de faire moins de vélo et de prendre le volant d’une ambulance de temps en temps. La photo fait voir une ambulance prête à partir vers le premier nouveau malade de l’amiante, qu’importe où il sera (les ambulances sont équipés d’un parfait GPS).

LA DÉCISION DE QUÉBEC D’APPUYER LA RELANCE DE LA MINE JEFFREY, DONT LE MINERAI SERA MAJORITAIREMENT EXPORTÉ, EST HONTEUSE.

PETITE REVUE DE PRESSE

LA MINE JEFFREY, À ASBESTOS, SERA RELANCÉE GRÂCE À UN PRÊT DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC.

La relance de la mine Jeffrey, rendue possible grâce au prêt de 58 millions de dollars accordé par le gouvernement libéral, a suscité tout un tollé, tant dans les organismes de santé publique que dans les associations environnementales et les regroupements de scientifiques. Et cela, bien au-delà des frontières du Québec. […]

Au cours des derniers mois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Association médicale canadienne, la Société canadienne du cancer et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ont tous fait parvenir des avis défavorables à la relance de la mine Jeffrey, arguant que l’amiante était un cancérigène reconnu et qu’il devait, de ce fait, être proscrit.

Car bien que l’on soutienne, du côté de l’industrie et du gouvernement, que des règles strictes d’encadrement permettent une utilisation sécuritaire de l’amiante chrysotile, ces procédures sont, dans la réalité, bien difficilement applicables, surtout à l’extérieur du Québec, comme en Inde ou en Corée, où la majorité du matériau est exporté. « L’amiante, c’est un cadeau empoisonné typiquement canadien au reste de l’humanité », se désole le Dr Fernand Turcotte. (Jessica Nadeau, Relance de la mine Jeffrey: regards d’opposants. Le Devoir, 21 juillet 2012, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/355061/relance-de-la-mine-jeffrey-regards-d-opposants)

……………..

AMIANTE – VERS «UN DÉSASTRE DE SANTÉ PUBLIQUE»

Un comité international d’épidémiologistes condamne l’utilisation de l’amiante sous toutes ses formes

Toutes les formes d’amiante, dont le chrysotile, sont susceptibles de causer des cancers, le mésothéliome, l’amiantose et d’autres maladies, soulignent des épidémiologistes de partout à travers le monde.

Des épidémiologistes de partout sur la planète unissent leurs voix pour demander le bannissement de l’amiante.

Ce pavé dans la mare vise à faire contrepoids au discours des gouvernements et des industriels qui prétendent que la science ouvre la porte à l’utilisation sécuritaire de l’amiante.

Le document, consulté par Le Devoir, demande que l’extraction, l’utilisation et l’exportation d’amiante sous toutes ses formes soient bannies à l’échelle mondiale. […]

« J’espère que notre prise de position va faire réfléchir le premier ministre Jean Charest et l’industrie qui prétendent que l’amiante peut être utilisé de façon sécuritaire », dit Colin Soskolne. « Pour une raison étrange et inexplicable, certains n’écoutent pas la science et soutiennent une position idéologique, ajoute-t-il. Il est faux de prétendre qu’il y a toujours une controverse scientifique au sujet de l’amiante. » Pour lui, la décision de Québec d’appuyer la relance de la mine Jeffrey, dont le minerai sera majoritairement exporté, est « honteuse ». […]

Les preuves scientifiques sont accablantes : toutes les formes d’amiante, dont le chrysotile, sont susceptibles de causer des cancers, le mésothéliome, l’amiantose et d’autres maladies, souligne le comité mixte. Il ajoute que si on ne freine pas « l’utilisation accrue » de la fibre, nous nous dirigeons tout droit vers « un désastre de santé publique » et des « morts prématurées », et ce, pour des décennies à venir dans les pays en voie de développement où il est exporté, « répétant l’épidémie à laquelle nous assistons aujourd’hui dans les pays développés ». […]

« À la lumière des preuves scientifiques irréfutables du danger de l’exposition à l’amiante sous toutes ses formes pour la santé humaine, nous sommes très inquiets que des gouvernements mettent imprudemment en péril non seulement leurs propres citoyens en laissant l’exploitation et la commercialisation et l’amiante continuer, mais aussi les citoyens des pays où cet amiante sera utilisé », écrivent-ils.

(Amélie Daoust-Boisvert, Le Devoir, 24 juillet 2012, http://www.ledevoir.com/societe/sante/355231/vers-un-desastre-de-sante-publique?utm_source=infolettre-2012-07-24&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)

Tire, tire, tire la lirette – 27 juin 2012

27 juin 2012 – Les images de Jean Charest touchant, à titre de premier ministre, un salaire secret de 75 000 $ provenant de son parti politique, parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – Le dangereux Stephen Harper et son associé (comme on dit chez Wal Mart) Steven Blaney, député de Lévis, ont donné une subvention de 50 000 $ pour qu’un groupe dont la femme du premier ministre est la marraine érige une statue de chien militaire. Madame Harper, vous qui êtes une femme, pouvez-vous nous dire quand vous érigerez une statue à la femme du soldat inconnu ? Vous pourriez la mettre à côté de la statue des orphelins du soldat inconnu, quand vous aurez pensé à en commander une après avoir reçu une subvention du gouvernement fédéral.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec), Madame Danielle Roy Marinelli, juge nécessaire de changer le logo de sa ville. Ceux qui vont faire de l’argent avec ce changement inutile sont d’accord avec elle.

27 juin 2012 – Les images de la ministre libérale Michelle Courchesne lisant les pages du vérificateur général du Québec la concernant et consternant les Québécoises et les Québécois parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec) pense qu’il est nécessaire de changer le logo de sa ville. Laissons-la continuer à penser : elle va finir par juger nécessaire de démissionner.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Les destructeurs, les libéraux du Québec

Nouvelle publiée le 3 juin 2012

Hebdomadaire L’Oie blanche de Montmagny, http://www.oieblanc.com/nouvelles/lire/les-destructeurs?utm_medium=email&utm_campaign=LETTRE+OUVERTE+DE+JEAN+GARON%3A+%5C%22LES+…&utm_source=YMLP&utm_term=6a01156f944385970b01630618863b

LES DESTRUCTEURS

 

Par Jean Garon, citoyen de Lévis (Québec), ex-ministre de l’Agriculture et de l’Éducation et indépendantiste plus que jamais

 

Les libéraux ont toujours eu un grand talent pour démolir, pervertir ou affaiblir ce qui, dans la société québécoise, incarne notre identité, favorise le progrès social et permet de réduire les inégalités.

 

La liste est longue de ces reculs et trahisons : les amendements libéraux à Loi 101, les contournements systématiques de la Loi sur le financement démocratique des partis politiques, l’indifférence face au contrôle par les québécois de nos leviers économiques, les modifications à la Loi sur la protection du territoire agricole n’en sont que quelques exemples.

 

Dans le domaine agricole que j’ai bien connu, on parle aujourd’hui d’un niveau de détresse et de découragement sans précédent chez les producteurs. Selon moi, il y a un lien direct entre cette situation et la perversion par les libéraux du principal outil de soutien à l’agriculture, l’assurance stabilisation des revenus. Cet outil avait été conçu dans mon temps pour protéger la ferme familiale indépendante et efficace mais les libéraux l’ont mis au service des méga corporations agricoles qui font des agriculteurs des ouvriers agricoles sur leurs propres fermes.

 

Partout et toujours, la caisse électorale libérale n’est jamais loin lors de ces changements de cap qui affaiblissent notre société.

 

La dernière cible des libéraux est l’accessibilité aux études supérieures. Pour moi, le fait que cette accessibilité pour tous soit plus grande au Québec que partout ailleurs en Amérique du Nord, du moins sur le plan financier, est une source de fierté. Pour Jean Charest, on dirait que c’est une honte nationale.

 

La richesse d’une nation c’est d’abord et avant tout sa population et qu’est-ce qui permet de développer cette richesse sinon les investissements en éducation et en santé? Vouloir faire des économies de bout de chandelles dans ces domaines est une erreur magistrale, surtout quand des solutions alternatives existent.

 

Lors de mon bref passage au ministère de l’Éducation, en 1994-96, j’ai été moi aussi confronté au défi de limiter la croissance des dépenses en éducation. Comme aujourd’hui, la solution facile qu’on me proposait était d’augmenter la contribution des étudiants. J’ai toujours refusé et j’ai plutôt forcé les recteurs à faire des économies et les banques à consentir de meilleurs taux sur le financement des prêts aux étudiants.

 

Cela prend un peu d’imagination et surtout un gouvernement qui a les coudées franches face aux puissances de l’argent et à ceux qui tirent les ficelles derrière les portes closes des conseils d’administration.

 

La crise actuelle que Jean Charest a lui-même déclenchée est en train de faire une victime collatérale : la solidarité intergénérationnelle entre les jeunes et leurs ainés. Cela me peine de constater qu’une proportion importante de personnes âgées trouvent que les étudiants sont gâtés et devraient payer plus. Songent-elles au jour où il faudra augmenter les budgets pour leurs soins en foyer ou à domicile et où ces mêmes jeunes diront que les «vieux sont trop gâtés, qu’ils auraient dû économiser quand c’était le temps et qu’ils payent plus maintenant». Ce serait triste de voir cela arriver.

 

Jean Charest s’est peinturé dans le coin en faisant de la hausse des droits de scolarité une question de vie ou de mort pour son gouvernement. Il a pourtant reculé bien des fois sur des sujets plus importants. Il est comme le «pissou» qui se sent des gros bras quand son adversaire lui semble plus petit que lui.

 

Dans l’état actuel des choses, sa démission du poste de premier ministre m’apparaît la seule issue pour dénouer l’impasse. Un nouveau chef pourrait changer la donne sans perdre la face. Les libéraux seraient battus quand même, mais au moins le champ de ruines qu’ils se préparent à laisser derrière eux ne comporterait pas l’accessibilité aux études et la solidarité intergénérationnelle.

 

Que Paul Desmarais se présente

 

Il y a quelque temps, j’ai entendu une des déclarations les plus stupides de la part d’un politicien de ma longue carrière. Le ministre Gignac, visiblement frustré, a invité les jeunes leaders étudiants à se présenter aux élections s’ils ne sont pas contents.

 

D’abord, j’ai beaucoup d’admiration pour ces jeunes qui ont les idées pas mal plus claires et s’expriment infiniment mieux que le ministre en question. Mais, ils ont vingt ans et bien d’autres choses à faire pour quelques années encore.

 

Ce ne sont pas ces jeunes qui devraient se présenter, mais celui qui est sans doute le leader des leaders de l’ombre derrière tout ce chaos social, ici comme ailleurs : Paul Desmarais que les français viennent d’expulser des coulisses du pouvoir en même temps que Sarkozy.

 

Ces grands personnages qui prétendent diriger notre société sans avoir le courage de se présenter, en utilisant des pantins achetés à gros prix, m’écœurent profondément.

 

Je suis heureux de voir sur certaines pancartes brandies par les manifestants : «Desmarais = Charest». J’espère que ce n’est que le début de l’éveil.

 

Jean Garon, citoyen de Lévis, ex-ministre de l’Agriculture et de l’Éducation et indépendantiste plus que jamais

 

Lettre ouverte publiée dans le Journal de Montréal et Journal de Québec du dimanche 3 juin 2012.

 

 

Pour une nouvelle société, pour un nouveau vivre-ensemble

Vient de paraître le numéro 757, juin 2012, de la revue Relations.

Relations est une revue québécoise soutenue par les Jésuites du Québec.

Pour un projet de société

Jean-Claude Ravet

Relations, juin 2012

Près de 300 000 personnes se sont rassemblées à Montréal, le 22 avril dernier, pour célébrer le Jour de la Terre en formant une immense main humaine. Belle idée, cette main collective. Une main protectrice en souci de la Terre, dressée contre ce qui la mutile et la ravage. Un immense stop à l’insouciance prédatrice. Une main comme un arbre dont les racines s’enfouissent dans nos pratiques quotidiennes et collectives, et les branches se déploient dans notre imaginaire. Comment ne pas y discerner aussi la sève printanière du mouvement étudiant qui irrigue le Québec, drainant avec elle le courage, la détermination, l’audace, la créativité et le rêve d’une société fraternelle et solidaire – et être soulevé par cette vague d’humanité!

Nous vivons à une époque charnière. Nous le pressentons dans les multiples mouvements de solidarité, dans la fébrilité des voix qui s’élèvent pour des causes sociales et environnementales : éducation, santé, Plan Nord, harnachement des rivières sauvages, gaz de schiste, etc. Toutes ces expressions citoyennes évoquent une aspiration à des changements majeurs touchant aux fondements de notre société. L’establishment politique et économique n’en est d’ailleurs pas dupe. Ses chroniqueurs attitrés revêtent leurs habits de combat, appelant à la ligne dure – surtout ne pas plier – devant la « menace » de la démocratie participative et de la désobéissance civile. Quand le quotidien au plus fort tirage au Québec, le Journal de Montréal, préfère consacrer sa une à un fait divers plutôt qu’à un événement historique de l’ampleur de celui du 22 avril, cela en dit long sur le malaise que celui-ci génère.

Un renouveau politique et social se dessine à l’horizon. Certains diraient un projet de société. Mais voilà un vilain mot dans une société gérée de plus en plus comme une entreprise : ce qui convient, c’est plutôt un plan d’affaires pour optimiser la mainmise économique et technique du monde en transformant tout en valeurs monnayables. Il faut que ça produise, rapporte et enrichisse les élites économiques et financières coûte que coûte. Et comme celles-ci sont de moins en moins rattachées et redevables aux communautés locales, suspendues qu’elles sont à la spéculation globalisée, leur seule préoccupation sera le rendement à court terme de leurs actions. Le souci du bien commun et du territoire, le bien-être de la population, la justice, l’égalité, le partage, la responsabilité n’entrent guère dans leur champ de vision, sinon comme des slogans vides de sens, dont on se sert pour légitimer le statu quo et maintenir les citoyens dociles et passifs dans leur rôle de clients et de consommateurs. « Je n’écoute que la majorité silencieuse », comme l’a dit si bien Jean Charest.

On se rappelle la bouffonnerie du premier ministre évoquant à demi-mot les camps de travail pour les manifestants chahutant aux portes du Salon du Plan Nord. Rires et applaudissements parmi les gens d’affaires rassemblés. Scandale ailleurs. On a moins insisté sur la chute de sa blague qui exprimait pourtant un profond mépris pour la démocratie et la citoyenneté. Il a, en effet, ajouté gloussant : «… en espérant que ça va tous nous permettre de travailler fort », comme si les revendications sociales, les débats publics sur une vision de l’éducation cohérente avec un projet de société démocratique n’étaient qu’empêchements à accomplir des choses sérieuses. François Legault n’a pas dit autre chose en interpellant les étudiants en grève pour qu’ils retournent en classe : « C’est fini la récréation! »

Mais les nombreuses manifestations publiques des derniers mois témoignent que nous avons la solidarité bien ancrée dans la mémoire collective. Le souffle de la liberté anime toujours notre existence que certains aimeraient rapetisser à la vie privée, domestiquer et asservir aux dieux du marché. En optant pour l’expression d’une manière d’être collective qui lui soit propre et digne d’exister, le peuple québécois n’est-il pas en train de puiser à même la source qui peut donner sens à son existence comme nation politique? Et le pousser à écrire enfin son acte de naissance politique : sa Constitution?

Le philosophe tchèque Karel Kosik disait que la grandeur d’une « petite nation tient à son esprit », à sa culture, à une « vérité spirituelle » qui innerve sa vie politique et l’empêche d’être un jouet entre les mains des grandes puissances économiques et militaires[1]. On l’oublie trop souvent, un citoyen est aussi un quêteur de sens. La politique n’est pas qu’affaire de sous et de gouvernance, comme voudraient le laisser croire ceux qui nous dirigent actuellement.

« On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, est-il écrit dans les Évangiles, autrement les outres se rompent et le vin se répand. » Jean Charest est une vieille outre!

[1] La crise des temps modernes, Paris, Éd. de la Passion, 2003, p. 238.

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Quand MM. Harper et Charest bourrent les banques alimentaires de « clients »

BRAVO À MM. STEPHEN HARPER ET JEAN CHAREST. LEURS POLITIQUES ÉCONOMIQUES, LEURS POLITIQUES BUDGÉTAIRES, LEURS POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ, LEUR GÉNÉROSITÉ FISCALE À L’ÉGARD DES PUISSANTS ET DES RICHES, TOUT ÇA PORTE FRUIT. VOYEZ :

LE RECOURS AUX BANQUES ALIMENTAIRES DU QUÉBEC EN HAUSSE FULGURANTE DE 22 % DEPUIS 2008

Publié le 16 novembre 2011 | Par Banques alimentaires Québec (http://www.banquesalimentaires.org/204-accueil)

source : site web de Banques alimentaires Québec, http://www.banquesalimentaires.org/200-actualites–204-le_recours_aux_banques_alimentaires_du_quebec_en_hausse_fulgurante_de_22__depuis_2008

Les résultats de l’enquête Bilan-Faim 2011 démontrent une augmentation stupéfiante de 22 % entre 2008 et 2011 des demandes d’aide alimentaire au Québec. Dans un mois typique, les membres Moisson (banques alimentaires) de Banques alimentaires Québec procurent des denrées alimentaires pour 348 919 personnes. Plus de 127 000 personnes bénéficiaires de cette aide sont des enfants (36,5 %). « Il est inconcevable que dans une société riche comme la nôtre, des centaines de milliers de québécois aient besoin de l’aide des banques alimentaires chaque mois pour joindre les deux bouts,» affirme Zakary O. Rhissa, directeur général de Banques alimentaires Québec. « L’utilisation des banques alimentaires a augmenté d’une façon inquiétante pendant les trois dernières années » poursuit M. Rhissa.

Selon l’étude Bilan-Faim 2011 :

15,6 % de ceux qui s’adressent aux banques alimentaires chaque mois au Québec – 54 431 individus – le font pour la première fois;

9 % de ceux qui reçoivent l’aide d’une banque alimentaire ont un revenu provenant d’un emploi actuel ou récent;

Presque trois fois plus de personnes âgées (11,3 %) ont besoin d’aide alimentaire;

En mars 2011 (la période couverte par l’étude), 51,9 % des organismes nous ont rapporté une augmentation de leur clientèle.

Près de la moitié des ménages qui demandent l’aide d’une banque alimentaire sont des familles avec enfants (48 %).

Cliquez ici pour la version complète du Bilan-Faim 2011 pour le Québec

À propos de Banques alimentaires Québec

L’association Banques alimentaires Québec (BAQ) soutient et représente à travers le Québec 18 Moissons (banques alimentaires) qui approvisionnent quelques 1064 organismes communautaires venant en aide à plus de 348 000 personnes par mois. Membre de Banques alimentaires Canada, BAQ est mandataire au Québec du partage alimentaire canadien et du Bilan-­faim.