Éducation : prenons les jeunes au sérieux !

Prendre la jeunesse au sérieux

 

Louis Cornellier, le Devoir, 2 décembre 2017

http://www.ledevoir.com/culture/livres/514379/prendre-la-jeunesse-au-serieux

 

On veut les divertir, même à l’école, mais les jeunes méritent mieux et plus que ça. Souvent, sous le prétexte qu’ils sont encore à l’âge de l’insouciance, on ne leur réserve que des nourritures intellectuelles insignifiantes. Les choses sérieuses, croit-on, viendront bien assez vite.

 

Alors qu’on refuse de laisser les enfants se gaver de n’importe quoi en avançant l’idée qu’ils doivent bien se nourrir pour croître sainement, on tolère, on encourage même, leur consommation de produits culturels commerciaux et insipides. Pourtant, la croissance intellectuelle est certainement aussi importante que la croissance physique, et les jeunes, avant d’être corrompus par la malbouffe culturelle, restent ouverts à des stimulations plus substantielles. Il suffit parfois de leur en offrir pour constater qu’ils aiment ça.

 

À une époque où l’on a érigé l’estime de soi en culte, il est étonnant qu’on ne se rende pas compte des pouvoirs de la culture à cet égard. Avoir des connaissances, être cultivé, nous permet de mieux lire notre environnement, nous donne une prise sur le monde qui nous entoure, et cela rend fier et fort, en nous fournissant une armature intellectuelle inébranlable.

Mon fils a eu un problème à l’école…


Bonté :
Disposition de quelqu’un à être bienveillant, compatissant, charitable : Un regard plein de bonté.

(Larousse, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/bonté/10181

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Source : http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201612/19/01-5052897-mon-fils-a-eu-un-probleme-a-lecole.php

Le Soleil, Publié le 19 décembre 2016 à 19h20 | Mis à jour le 19 décembre 2016 à 19h20

Mon fils a eu un problème à l’école…
Par Josée Trudel, Québec, lectrice du journal Le Soleil

 

Vendredi dernier, mon fils de 13 ans a eu un problème à l’école secondaire… Quand il m’a raconté son histoire, les larmes me sont montées aux yeux…
Ce midi-là, il est entré à la cafétéria avec sa boîte à lunch et s’est rendu compte que son jus avait coulé à l’intérieur. Il a vidé le liquide dans une poubelle, sauf que le jus a atterri sur le coin d’un contenant et a éclaboussé à l’extérieur. Il y avait du jus partout, par terre, autour de la poubelle. À ce moment, plusieurs jeunes se sont retournés vers lui et ce qui devait arriver arriva. Un grand s’est levé, pas mal plus vieux que lui, probablement en troisième ou quatrième secondaire, et s’est dirigé vers mon fils. À partir de là, c’est allé très vite…
L’autre jeune a ramassé des serviettes en papier et est venu aider mon fils à ramasser son dégât, en deux temps, trois mouvements. Il lui a dit que pareille situation lui était déjà arrivée, quand il était plus jeune, et que quelqu’un était aussi venu l’aider, alors il était content de lui donner ce coup de main.
Je parie que la plupart d’entre vous ont pensé, en lisant les premières lignes, que mon fils s’était fait écoeurer, niaiser, bousculer même. C’est normal, parce que les médias nous conditionnent depuis des années à penser que la violence en milieu scolaire est partout, tout le temps. On nous entre dans la tête qu’à part le nôtre, évidemment, tous les jeunes sont des intimidateurs en puissance, prêts à attaquer à la moindre faiblesse. Mais non; la norme, c’est encore l’altruisme, et l’exception, c’est l’intimidation.
Comprenons-nous bien : je ne cherche pas à minimiser l’intimidation ou la violence à l’école. Je sais, de par ma formation universitaire, que c’est un phénomène bien réel, grave, qui brise des vies. Mais c’est aussi un phénomène qui ne résume pas tout le vécu scolaire. La lunette grossissante à travers laquelle on nous informe des pires atrocités est une représentation d’une partie de la réalité, pas de tout le tableau. Demandez à n’importe quel enseignant ou enseignante : pour un jeune qui agresse, il y en a 100 qui donnent, appuient, soutiennent, contribuent, partagent, offrent et aiment.
Aujourd’hui, je veux rendre hommage à cette superbe jeunesse, bien souvent malmenée dans les bulletins de nouvelles ou les séries télévisées, décrite comme paresseuse, arrogante, revancharde, impolie et individualiste. Je souhaite éclairer l’autre côté de la médaille, celui qui est peu exposé dans la lumière des caméras et sur le papier journal. Je remercie ce jeune homme qui a donné au suivant, qui a contribué à inculquer à mon grand que le partage, l’altruisme, la compassion et le plaisir d’aider son prochain sont nettement plus productifs et satisfaisants que les ricanements et l’humiliation. Merci de lui avoir montré que son école secondaire peut, d’abord et avant tout, être un milieu où il fait bon vivre.

Jeunesse d’aujourd’hui – Le chef de l’ONU débat avec des jeunes du monde entier, avant la Journée internationale de la jeunesse

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 5 août 2013

5 Août 2013 – Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a tenu aujourd’hui un dialogue interactif avec des jeunes du monde entier et lancé une plateforme en ligne de l’ONU pour la jeunesse, conjointement avec son Envoyé spécial chargé de cette question. Cet échange interactif intervient une semaine avant la Journée internationale de la jeunesse (12 août).

« Votre génération est la plus nombreuse que le monde ait jamais connu  », a dit M. Ban aux jeunes qui prenaient part au Dialogue interactif mondial de l’ONU sur les initiatives de la jeunesse. « Les outils à votre disposition pour communiquer et agir sont sans précédent. Mais les défis le sont également — des inégalités croissantes aux opportunités qui s’amenuisent, aux menaces au changement climatique et la dégradation environnementale », a-t-il prévenu.

Une des priorités du plan d’action en 5 ans de M. Ban est de travailler pour et avec la jeunesse. Illustrant cet engagement, M. Ban a nommé le premier Envoyé spécial pour la jeunesse, Ahmad Alhendawi, en début d’année.

« M. Ahmad Alhendawi travaille avec différents organismes de l’ONU, les gouvernements, la société civile, les universités et les média afin de valoriser la jeunesse au sein et à l’extérieur du système de l’ONU », a expliqué M. Ban, avant d’ajouter que le site internet de M. Alhendawi, lancé aujourd’hui, servira également de plateforme en ligne par laquelle les jeunes pourront faire entendre leurs voix et leurs inquiétudes auprès de l’ONU.

« Je suis pleinement engagé à travailler avec les jeunes et explorer les moyens de vous permettre de contribuer plus avant à la création d’un avenir d’opportunités durables et équitables et une dignité pour tous », a dit M. Ban. Le Secrétaire général a aussi précisé que M. Alhendawi travaillait avec le Réseau interinstitutions des Nations Unies pour l’épanouissement des jeunes pour rassembler les acteurs de l’ONU autour d’un plan d’action pour la jeunesse.

Ce plan, qui s’appui partiellement sur les résultats de l’étude « My World » menée en début d’année auprès de milliers de jeunes du monde entier, met l’accent sur cinq domaines thématiques : emploi et entrepreneuriat; inclusion politique; participation citoyenne et protection des droits; éducation (dont une éducation sexuelle complète) et la santé.

Journée internationale de la jeunesse, 12 août 2012

Ban Ki-moon appelle à multiplier les dispositifs de participation des jeunes à la vie active

 

Source : Actualités ONU (UNNEWS)

New York, 10 août 2012

 

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souligné vendredi que les jeunes d’aujourd’hui, qui sont plus nombreux que jamais par le passé et qui, dans leur grande majorité, vivent dans les pays en développement, représentent une chance sans précédent pour l’humanité dans son ensemble.

 

« Ils sont pourtant trop nombreux, y compris parmi les plus diplômés, à percevoir des salaires de misère, à occuper des emplois sans avenir ou à être victimes de taux de chômage records. Ce sont les jeunes qui ont le plus souffert de la crise économique mondiale et l’aggravation des inégalités en décourage plus d’un, à juste titre », a rappelé M. Ban dans son message.

 

« Beaucoup n’ont aucune perspective d’avenir à court terme et ne peuvent participer à la vie sociopolitique et au développement de leurs pays. Si nous n’agissons pas de toute urgence, tous ces talents gâchés et ces rêves brisés risquent de donner jour à une génération perdue », a-t-il ajouté.

 

Le Secrétaire général a indiqué que le travail aux côtés des jeunes et dans leur intérêt figure parmi ses premières priorités puisqu’il s’agit selon lui d’encourager les jeunes à utiliser leur créativité et leurs ressources pour être des vecteurs du changement, tant sur la place publique que dans le monde virtuel.

 

« Que ce soit par leur rôle essentiel en défense de la liberté, de la démocratie et de l’égalité ou par leur mobilisation mondiale à l’appui de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio +20, les jeunes une nouvelle fois ont montré qu’ils avaient l’intention et les moyens d’inverser le cours de l’histoire et de s’attaquer aux problèmes mondiaux », s’est félicité M. Ban.

 

Les jeunes veulent et doivent participer pleinement à la formulation des politiques qui auront une incidence sur leurs vies. Pour cela, il faut multiplier et renforcer les dispositifs de participation des jeunes, a-t-il préconisé.

 

« En cette Journée internationale, j’engage les gouvernements, les représentants du secteur privé et de la société civile et les universités à leur ouvrir grand leur porte et à resserrer leur partenariat avec les organisations de jeunes. Il est dans le pouvoir des jeunes de faire en sorte que la nouvelle ère ne soit pas porteuse de plus grands périls mais de progrès. C’est notre devoir de les aider à devenir des adultes responsables qui enfanteront de nouvelles générations de grands dirigeants éclairés », a ajouté le Secrétaire général.

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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/