Images de la municipalité de Lac-Etchemin, au Québec (26 juin 2015).

La municipalité de Lac-Etchemin, au Québec

Origine et signification

En 2001, la ville de Lac-Etchemin et la municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lac-Etchemin. La municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin se situait en partie dans le canton de Ware et en partie dans celui de Cranbourne, dans la chaîne des Appalaches. Ceci lui a valu le surnom de Bijou des Alléghanys, les anciens manuels de géographie et les dictionnaires confondant les Appalaches et les Alléghanys. Le territoire couvert par cette municipalité a été ouvert à la colonisation à compter de 1840 par des gens originaires de Beauce, de Sainte-Claire et de Saint-Anselme. Le fondateur de l’endroit serait Therence McCaughry. Le nom choisi pour la mission, par monseigneur C.-F. Baillargeon, archevêque de Québec, en septembre 1867, souligne que, cette année-là, le pape avait procédé à la canonisation de sainte Germaine Cousin (1579-1601), surnommée l’humble bergère de Pibrac, commune de la Haute-Garonne, parce qu’elle gardait les troupeaux. Ce choix symbolique va cependant plus loin, car Germaine Cousin offrait ses souffrances (mauvais traitements de sa marâtre) pour la réparation des sacrilèges imputés aux protestants. Or, l’expansion du protestantisme dans les cantons inquiétait les évêques catholiques du temps. En 1869, une paroisse répondant au nom de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin faisait l’objet d’une érection canonique. Le spécificatif Lac-Etchemin marque la localisation géographique de l’endroit, sur les bords du lac Etchemin. Par la suite, la municipalité du canton de Ware voit le jour en 1870, rappelant que le territoire est partiellement enclos dans l’espace administratif du même nom, proclamé en 1835, ainsi dénommé en l’honneur de William Ware, arpenteur qui explore cet endroit en 1825, à la demande de la législature du Bas-Canada. Toutefois, l’exploration de Ware ne fut pas jugée satisfaisante et c’est l’arpenteur William Henderson qui complétera le travail en 1828 et préparera véritablement la colonisation. Cette première entité municipale disparaît lors d’une nouvelle érection à titre de municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin en 1874. Anciennement, on dénommait l’endroit Sainte-Germaine-de-Dorchester, nom qui évoque l’ancien comté devenu par la suite la division de recensement de Dorchester. L’importance du lac Etchemin est soulignée par le blason de Poissons dont on affublait les citoyens. Ce lac, qui s’étire d’est en ouest sur une distance de 5 km à l’ouest de Sainte-Justine, sur la rive sud du Saint-Laurent, presque vis-à-vis de Québec, joua un rôle significatif dans l’histoire de la ville de Lac-Etchemin. En plus de lui donner son nom qui, en abénaquis, aurait pour signification ceux de la terre de la peau pour les raquettes (suivant Maurault, explication reprise par Magnan et Pierre-Georges Roy), alors qu’il faudrait y voir davantage la signification : les hommes, les êtres humains, il demeure l’un des attraits locaux par sa tranquille beauté et celle de la rivière homonyme. Anciennement, l’abondance des caribous et des orignaux assurait l’approvisionnement en peaux nécessaires à la fabrication des raquettes, activité que reflète la forme Ataman, là où ils lacent des raquettes, dénomination abénaquise actuelle de la rivière Etchemin. La municipalité du village de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin sera érigée, en 1959, par suite de son détachement de la municipalité de paroisse homonyme. Afin de faire concorder avec le nom du bureau de poste – créé sous l’appellation de Lake Etchemin en 1866, francisée en Lac-Etchemin à compter de 1920 – celui de la municipalité, on a procédé à la modification de ce dernier en Lac-Etchemin en 1960; en 1966, la municipalité obtenait le statut de ville. Les Lacetcheminois ont bâti un sanctuaire dédié à Notre-Dame d’Etchemin près de la rive boisée du lac, geste qui reflète leur grande dévotion à la Vierge. Voir : Etchemin, Rivière.

Source : Commission de toponymie du Québec, http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/fiche.aspx?no_seq=372118

01 Lac-Etchemin rue principale 26-06-2015

La rue principale

02 Lac-Etchemin Sanctuaire N.-D. d'Etchemin 26-06-2015 - 06

Photo prise du Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin

03 Lac-Etchemin Des jeunes sur un toit 26-06-2015

Scène captée rue principale

04 Lac-Etchemin voisin de l Eco-Parc 26-06-2015 - 3

Un voisin de l’Éco-Parc

05 Lac-Etchemin Eco-Parc 26-06-2015 - 05

Éco-Parc

06 Lac-Etchemin Eco-Parc 26-06-2015 - 17

Éco-Parc

07 Lac-Etchemin Eco-Parc 26-06-2015 - 09

Éco-Parc. Les musiciens répètent.

08 Lac-Etchemin Eco-Parc 26-06-2015 - 22

Éco-Parc

09 Lac-Etchemin Sanctuaire N.-D. d'Etchemin 26-06-2015 - 08

Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin 

10 Lac-Etchemin Sanctuaire N.-D. d'Etchemin 26-06-2015 - 04

Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin

11 Lac-Etchemin Sanctuaire N.-D. d'Etchemin 26-06-2015 - 02

Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin

Photos prises par Roger Martel le 26 juin 2015

Le Sanatorium Bégin, à Lac-Etchemins, au Québec.


Lac-Etchemin Ancien Sanatorium Bégin 26-06-2015 - 20

Le Sanatorium Bégin, à Lac-Etchemins.

 

Sanatorium

Définition donnée dans l’Encyclopédie Grolier au vingtième siècle :

SANATORIUM (Lat. sanator : celui qui guérit). C’est Hermann Brehmer qui, le premier, en 1856, soutint l’idée d’appliquer le traitement hygiéno-diététique de la tuberculose dans des établissements spécialisés. Il rencontra d’abord une certaine hostilité, mais réussit, en 1859, à installer le premier sanatorium à Goebersdorf, en Silésie, à 560 mètres d’altitude. Rapidement, des établissements analogues s’ouvrirent en Suisse, puis en France. On ne cherchait au début qu’à assurer aux malades une cure d’air et des soins diététiques. L’évolution de la thérapeutique en a fait maintenant des centres spécialisés dans le traitement de la tuberculose : traitement médical et chirurgical. En outre, suivant l’évolution de la maladie, on peut disposer de sanatoriums de haute, moyenne ou basse altitude. On tend actuellement, et de plus en plus, à multiplier les hôpitaux-sanatoriums, ce qui assure ces trois avantages : imposer une discipline ferme au malade, réaliser les divers éléments du traitement sous une surveillance médicale spécialisée, limiter la contagion par la séparation d’avec leurs familles. Est justifiable du sanatorium tout malade pouvant être soigné utilement et devant subir les interventions nécessaires à sa guérison. Le séjour prolongé en sanatorium met le malade dans des conditions de vie artificielle qui rendent sa réadaptation au milieu social assez délicate. C’est actuellement le souci des établissements modernes que d’amener le malade, par des transitions graduelles, à un retour facile dans son ancien milieu.

(Encyclopédie Grolier, Éditeurs Grolier Limitée, Montréal – Québec, copyright 1960, 1957, 1954, 1952 par The Grolier Society of Canada Limited, copyright 1947-48 par The Grolier Society Limited, copyright 1947-48 by The Grolier Society Limited in the United States of America)

( On peut aussi consulter La tuberculose au tp://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=tuberculose_pm. )

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Le Centre de santé et de services sociaux de Lac-Etchemins.

(Photo de Roger Martel, 26 juin 2015)

À Lac-Etchemin, en 1949, le Sanatorium Bégin ouvre ses portes…

Source : http://www.csssetchemins.qc.ca/fr/organisation/histoire_tradition/

En 1949, le Sanatorium Bégin ouvre ses portes pour accueillir les personnes atteintes de la tuberculose. À cette époque, l’établissement compte 268 lits d’hébergement. À partir de 1956, avec la régression de la tuberculose, l’établissement commence à accueillir des personnes en perte d’autonomie physique. En 1959, il accueille quelque 60 personnes vivant des problèmes psychiatriques en provenance de l’hôpital Saint-Michel-Archange [de Québec]. Deux ans plus tard, le Sanatorium Bégin compte 218 personnes psychiatrisées de sexe masculin. En 1963, un département psychiatrique est ouvert pour accueillir une clientèle féminine. C’est en octobre 1966 que le dernier patient tuberculeux quitte le Sanatorium Bégin.

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Une cure en été au Sanatorium Bégin.

Premier CLSC à être implanté en milieu rural au Québec, le Centre local de services communautaires (CLSC) des Etchemins ouvre ses portes en 1973, suite à une vaste consultation de plus de deux ans sur les besoins de la population en termes de services de santé, services sociaux et communautaires. Ce nouvel établissement de santé s’implique dans le développement des services médicaux et de l’enseignement de la médecine familiale, des services sociaux et communautaires ainsi que dans le développement socio-économique local. Au fil des ans, on voit apparaître dans notre milieu, des outils de développement majeurs tels que la Société de développement économique des Etchemins, la Société d’aide au développement de la collectivité de Bellechasse-Etchemins, la radio communautaire Radio Bellechasse et toute une variété d’organismes communautaires en réponse aux divers besoins de la population.

En 1996, le CLSC des Etchemins et les CHSLD [Centre d’hébergement et de soins de longue durée] de la MRC [Municipalité régionale de comté] des Etchemins se fusionnent afin de former Les CLSC et CHSLD de la MRC des Etchemins, pour s’appeler en 2002, le Centre de santé des Etchemins. En juin 2004, dans le cadre de la création des réseaux locaux de services, le Centre de santé des Etchemins obtient le statut de Centre de santé et de services sociaux et est désigné l’instance locale du Réseau local de services des Etchemins.

( Voir aussi http://www.csssetchemins.qc.ca/fr/organisation/mission/ vu le 28 juin 2015. )


150 ans d’histoire

Source : http://www.csssetchemins.qc.ca/fr/organisation/histoire_tradition_publications/

La Congrégation des Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie célèbre en 2010 le 150e anniversaire de sa fondation. À cette occasion, « ce que nous souhaitons de tout coeur c’est de rendre grâce avec les membres du peuple de Dieu de nos lieux d’insertion… »

Fondée à Paris en 1860 par le père François-Jean-Baptiste Delaplace, C.S.Sp., et Soeur Jeanne-Marie Moisan, la jeune famille religieuse répond aux besoins du temps. La Congrégation trouve son origine avec l’ouverture d’un orphelinat permettant d’assurer une éducation chrétienne à des petites filles abandonnées dans les rues de Paris.

En 1889, des soeurs françaises traversent l’océan et ouvrent une mission aux Etats-Unis (Illinois). Trois ans plus tard, elles répondent à un appel venu du Canada, quatre soeurs sont accueillies à Saint-Éphrem en Beauce. La terre québécoise donne à l’Église de nombreuses vocations permettant l’expansion de la Congrégation en d’autres pays : Cuba en 1950, Cameroun en 1953, Argentine en 1963 et Chili en 1997.

[…]  Lac-Etchemin Ancien Sanatorium Bégin 26-06-2015 - 28  « Le personnel médical en 1949 est composé de médecins, bronchoscopiste, oto-rhino-laryngologiste, oculiste, clinicien et dentiste. »

 

Plus près de nous, présente depuis 60 ans, la Congrégation a été l’actrice principale dans l’organisation et le fonctionnement du Sanatorium Bégin. L’exposition permanente « Le mur qui raconte… », dévoilée le 18 septembre 2009, en est le témoin. En 2010, trois soeurs oeuvrent bénévolement au Centre de santé et de services sociaux des Etchemins et dans la communauté, dans les rôles suivants :

o prépare et participe aux célébrations religieuses ;

o offre la communion ;

o anime le chant à la messe et accompagne à l’orgue ;

o visite les résidantes et les résidants ;

o accompagne les personnes en fin de vie ;

o est engagée dans la communauté de Sainte-Germaine à titre d’intervenante en pastorale et de catéchète en initiation chrétienne ;

o participe à l’animation au Sanctuaire Notre-Dame d’Etchemin.

( 5e édition, le 22 juin 2010 )


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La vue que le Sanatorium Bégin offrait aux malades.

(Photo de Roger Martel, 26 juin 2015)

Page créée par le Passeur de la Côte (Roger Martel) en juillet 2015