Pour le conseil municipal de Lévis (Québec), les mots client et citoyen désignent la même chose.

Message envoyé à l’Office québécois de la langue française le 20 février 2019 :

À deux ou trois reprises j’ai suggéré à la Ville de Lévis (au maire, Gilles Lehouillier, et aux autres élus) de cesser d’utiliser le nom clientèle pour désigner l’ensemble de ses citoyennes et citoyens, et de rebaptiser son Service à la clientèle. La Ville ne m’a jamais répondu (les magasins traitent leurs clients avec respect, eux).

Roger Martel, citoyen de Lévis

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Office québécois de la langue française

Formulaire de plainte

https://www.oqlf.gouv.qc.ca/francisation/respect/plainte/formulaire_plainte.aspx

Jack Kerouac et la langue française.

Jack Kerouac a dit:

« Se dur pour mue parle l’Angla parse je toujour parle le Francas Canadian chenou dans ti-Canada. Encore plus dur s’ecrire en Angla ; je se comment mai je peu pa, je veu pas ; jveu mexplique pi conte mon histoire pour tous me chum su ma rue peuve comprende cosse jdi. Sa’s plu important que toul restant. Ben, jeecri sistoir icit en Franca la seul maniere ques-j-se. Sa voite interressant ee pa peur. Loome laute bord va changee sa en Angla pour mue e toul monde von comprende. Je listoire en Franca chenou si quequn veul voir comme j’le ecri. »

(Paroles rapportées par Christian Desmeules, L’autre Kerouac, Le Devoir, 2 avril 2016, http://www.ledevoir.com/culture/livres/467010/l-autre-kerouac,

« J’ai jamais eu une langue à moi-même. Le Français patoi j’usqua-six angts, et après ça l’Anglais des gas du coin. Et après ça — les grosses formes, les grands expressions de poète, philosophe, prophète. Avec toute ça aujourd’hui j’toute mélangé dans ma gum. »

(Paroles rapportées par Odile Tremblay, La langue d’un déraciné magnifique, Le Devoir, 7 avril 2016,

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/467483/la-langue-d-un-deracine-magnifique)

« Chacun a sa peur dans l’monde épouvantable. Quand qu’on est jeune comme ça la noirceur s’élarge plus vite qu’on grandit. Mais tu vouér toujours une étoile de ton lit chez vous, pis ça sa dur jusse qu’attemps t’est assez fort pi t’a pu besoin d’étoile pour t’ranforcer le coeur. »

(Paroles rapportées par Odile Tremblay, La langue d’un déraciné magnifique, Le Devoir, 7 avril 2016,

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/467483/la-langue-d-un-deracine-magnifique)

« J’garda ma mere ; comme toujours a l’ava pas peur de rien pis a voya le monde sale avec ses yeux claires. »

(Paroles rapportées par Odile Tremblay, La langue d’un déraciné magnifique, Le Devoir, 7 avril 2016,

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/467483/la-langue-d-un-deracine-magnifique)

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JACK KEROUAC (1922-1969)

Jack Kerouac, « pape de la Beat Generation », auteur du célèbre roman On the Road, incarne pour plusieurs générations de lecteurs un personnage légendaire de la littérature américaine. Bien qu’elle ait d’abord été publiée en langue anglaise, l’œuvre de l’écrivain s’inspire et se rattache au patrimoine culturel de l’Amérique française. La trajectoire de Kerouac est celle d’un Franco-Américain faisant couramment usage de la langue française pendant toute son enfance dans un « Petit Canada » du Massachusetts. S’il finit par opter pour l’anglais, étant devenu écrivain à New York, il a pourtant clairement envisagé d’écrire en français, comme le révèlent deux manuscrits retrouvés récemment. Sa renommée fut importante dans la francophonie d’Amérique, particulièrement au Québec, où certains ont vu dans sa vie et son œuvre des réminiscences de la condition canadienne-française.

(Christian Harvey, Jack Kerouac, un Canadien errant? http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-622/Jack_Kerouac,_un_Canadien_errant?.html#.VwZkZUuK_6g)

Les anglicismes au Québec, Costco Wholesale à Lévis

Levis magasin Costco gazoline ou essence 13-07-2015

Employé de Costco, à Lévis. (Photo de Roger Martel, 13 juillet 2015)

Lévis, le 14 juillet 2015

Costco Wholesale Canada

Madame ou Monsieur,

À Lévis (Québec), les employés du poste d’essence portent un vêtement sur lequel est écrit le mot gasoline. Puis-je vous rappeler que le mot gazoline est un « anglicisme au sens de essence (pour les véhicules moteurs) » (Marie-Éva de Villers, Multidictionnaire des difficultés de la langue française, Montréal, Québec-Amérique, © 1992, réimpression : juillet 1994, p. 581) ? Je ne doute pas que vous veillerez à corriger la faute.

Sincères salutations.

Roger Martel, membre de Costco

LES QUÉBÉCOIS La plainte sans révolte

La plainte sans révolte | Le Devoir.

Texte de Paul Warren

EXTRAIT

Me passe souvent par la tête cette phrase du grand poète français Louis Hémon dans son Maria Chapdeleine, une phrase qui, à la réflexion, est la métaphore du colonisé : « La plainte sans révolte contre le fardeau écrasant du long hiver. »

Je me dis que, depuis trois cents ans, dans notre peuple catholique romain qui n’a jamais été capable de se libérer, on a dû drôlement se confesser de sa « plainte sans révolte ».

Et je relis Fernand Dumont qui écrivait : « Il est des peuples qui peuvent se reporter dans leur passé à quelque grande action fondatrice : une révolution, une déclaration d’indépendance, un virage éclatant qui entretient la certitude de leur grandeur. Dans la genèse de la société québécoise, rien de pareil. Seulement une longue résistance. Mais qui n’incite pas pour autant au dédain méprisant, encore moins au cynisme rétrospectif, devant ce qui fut à tout prendre une modeste mais troublante tragédie. »

Uh échange linguistique au Québec

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Échange linguistique :

– Don’t just be another brick in the wall.

– Justement : Au Québec, on vit en français.

Photo prise dans le Vieux-Québec le 28 avril 2013 par Roger Martel. Le « mur porteur » appartient à la cathédrale de Québec.