Un éloge de la charia au Québec et la Ligue des droits et libertés (du Québec).

Lévis, le 20 mai 2019

Monsieur Christian Nadeau, président

Ligue des droits et libertés

Montréal (Québec)

christian.nadeau@umontreal.ca

Monsieur,

« La civilisation, c’est […] le seul combat qui vaille la peine. Celui qui détermine les caractères propres de la vie culturelle, morale et matérielle des nations. Les modernistes, attachés à la sécularité de l’État et de la société, à la démocratie, aux libertés individuelles, font face dans le monde arabo-musulman à des islamistes et à des fanatiques barbares et criminels, adeptes du califat et de la charia, institutions provenant du 7e siècle, qui font de la politique une religion, de la religion une arme criminelle, et de l’être humain un objet de sacrifice à Dieu comme les tribus vivant dans les forêts ou dans les cavernes qui faisaient des offrandes humaines aux divinités pour calmer leur colère). »

(Hatem M’rad, Révolutions arabes et jihadisme, Nirvana, © 2017, p. 173-174.) *

Le 18 mai 2017, à Lévis, se déroule une  « soirée d’échange » organisée par la Mosquée de Lévis et Le Tremplin, Centre pour personnes immigrantes et leurs familles, et destinée à démystifier l’islam, selon les organisateurs. Deux personnes s’adressent à quelques dizaines de Lévisiennes et Lévisiens; ce sont des musulmans : l’imam local et une Québécoise « pure laine » convertie à l’islam. L’imam, M. Karim Elabed, fait l’éloge de la charia, loi divine, la voie que doivent suivre tous les musulmans, dit l’imam.

Le Journal de Lévis, 19 mai 2017

J’ai reproché au Tremplin, dont j’étais membre (j’aidais bénévolement des immigrants à « naviguer » à Lévis : des Mexicains, des Africains, etc., des catholiques, des musulmans, mais leur religion ne m’importait pas), j’ai reproché au Tremplin, dis-je, d’avoir participé à l’organisation d’une activité au cour de laquelle la charia a été vantée. La charia dont l’application n’est pas autorisée au Canada, la charia clairement rejetée par l’Assemblée nationale du Québec :

La Ligue des droits et libertés n’a sans doute pas entendu parler de l’éloge de la charia fait par l’imam de Lévis le 18 mai 2017; si elle avait appris son existence, elle l’aurait certainement dénoncé vivement. Mais il n’est pas trop tard, Monsieur Nadeau, il n’est pas trop tard : je demande à la Ligue des droits et libertés de faire savoir aux citoyennes et citoyens du Québec qu’elle s’oppose à l’application de la charia et à la création de tribunaux islamiques au Québec, qu’elle fera obstacle à l’application de toute loi divine ou religieuse au Québec. Au Canada, on ne doit pas passer sous silence les éloges de la charia; il est du devoir des Canadiennes et Canadiens de les dénoncer; c’est le devoir de la Ligue des droits et libertés.

Veuillez recevoir, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

6364, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

P.-S. Pour avoir profiter de sa liberté d’expression, pour avoir reproché au Tremplin d’avoir organisé une activité au cours de laquelle un imam a fait l’éloge de la charia, l’auteur de la présente a été expulsé du Tremplin, sans qu’on lui donne la possibilité de s’adresser aux membres du Tremplin (le président du conseil d’administration lui offert de discuter avec lui entre quatre murs, derrière une porte close). À l’époque et encore aujourd’hui, le directeur du Tremplin est M. Guillaume Boivin, le président du conseil d’administration du Tremplin est M. Elhadji Mamadou Diarra, qui est – l’information est pertinente, musulman; on peut le joindre à cette adresse presidence@letremplinlevis.com.

Ce message et la réponse de son destinataire seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

* L’éditeur, Nirvana, écrit que :

« Hatem M’rad est professeur agrégé de science politique à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis. Il est Président-fondateur de l’Association Tunisienne d’Etudes Politiques (ATEP), et ancien membre du Comité Exécutif de l’International Political Science Association (IPSA-AISP). Il est l’auteur de Place de la procédure dans la diplomatie de conférence (CPU, 2001), L’opinion publique mondiale (CPU, 2006), Libéralisme et Adversité (CPU, 2008), Libéralisme et liberté dans le monde arabo-musulman (Les Cygnes, Paris, 2011; Nirvana, Tunis, 2012), De la révolution à la Constitution (Nirvana 2014), Le déficit démocratique sous Bourguiba et ben Ali (Nirvana 2015), Le Dialogue national en Tunisie ( Nirvana 2015). D’autres publications ont paru sous sa direction. Il est collaborateur au journal numérique « Le Courrier de l’Atlas ».

 

 

Le Devoir, 17 décembre 2004

 

 

 

 

Islamophobie, islam liberticide… Lettre au président de la Ligue des droits et liberté, M. Christian Nadeau

Lévis, le 15 mai 2019

Monsieur Christian Nadeau, président

Ligue des droits et libertés

516, rue Beaubien Est
, Montréal, H2S 1S5

info@liguedesdroits.ca

Monsieur,

Depuis longtemps les organes d’information du Québec transmettent beaucoup de nouvelles concernant l’islamophobie dont se rendraient coupables des Québécois et, depuis quelques semaines, à propos du projet de loi 21 sur la laïcité. Je m’étonne de ne pas les voir traiter aussi souvent de quelques autres questions concernant la religion, très importantes, selon moi.

Je pense en particulier à l’obligation que l’islam fait aux enfants musulmans, donc issus d’hommes musulmans, et ce, même si la mère n’est pas musulmane), de mémoriser tout le Coran, les centaines de pages du très-très long Coran. L’islam ne viole-t-il pas la liberté de conscience des enfants? (Je dis oui.) L’islam ne prive-t-il pas les enfants d’une partie de leur enfance? (Je dis oui.) L’islam ne met-il pas en danger la santé mentale des enfants? Des experts vous le diraient, Monsieur Nadeau; interrogez-les.

Je pense aussi aux femmes musulmanes auxquelles l’islam interdit de se marier avec un non-musulman. Trouveriez-vous, dans notre LDL, des membres favorables à cet interdit? (Curieusement, Monsieur Nadeau, vous le savez, l’islam autorise les hommes musulmans à demander la main d’une ou plusieurs non-musulmanes.)

Cette autre question me tourmente elle aussi : l’islam a-t-il le droit, au Canada, d’interdire aux musulmanes et aux musulmans de renoncer à leur religion. Je suis sûr, Monsieur Nadeau, que vous trouvez cet empêchement liberticide tout à fait inacceptable. Pourquoi la LDL n’inviterait-elle pas les gens du Québec à manifester avec elle en faveur de sa suppression?

En mai 2017, l’imam de Lévis, M. Karim Elabed, a déclaré devant quelques dizaines de Lévisiennes et Lévisiens qu’il trouve la Charia merveilleuse, la Charia, une loi divine, la voie que les musulmanes et musulmans doivent suivre absolument, a dit M. Elabed. Comme l’islam ne sépare guère politique et religion, comment un adepte de l’islam canadien peut-il obéir à la Charia, qui souvent n’est pas conforme aux lois canadiennes? C’est là une autre question dont j’aimerais voir nos organes d’information parler à leurs lectrices et lecteurs, nos organes d’information et aussi la LDL, Monsieur Nadeau.

Je ne vous retiens pas davantage.

Je publierai ce courriel au www.lepasseurdelacote.com, de même que votre réponse.

Recevez, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Femmes autochtones de Val d’Or (Québec) : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits et libertés

Source : Val d’Or : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits

Rassemblement le mardi 22 novembre 2016 à 18h à la Place-des-Arts de Montréal

Rassemblement organisé en solidarité avec les femmes autochtones de Val d’or, afin de réclamer du gouvernement du Québec une commission d’enquête sur les pratiques policières à l’égard des Autochtones.

L’équipe de la Ligue des droits et libertés

 

 

Au Québec : la Ligue des droits et libertés condidère que le projet de loi 62 va à l’encontre de la neutralité religieuse de l’État.

Le 1er novembre (2016), la LDL est intervenue en commission parlementaire pour demander le retrait du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État. Elle considère que le projet de loi crée du profilage religieux de nature discriminatoire et va ainsi à l’encontre de la neutralité religieuse de l’État, qui vise au contraire à éviter toute forme de discrimination fondée sur des critères religieux entre les individus.

Source : Infolettre de la LDL: projet de loi 62, formation «Environnement et droits humains», etc.

Revue de la Ligue des droits et libertés sur les personnes réfugiées, juin 2016

La Ligue des droits et libertés (LDL) a le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier numéro de sa revue Droits et libertés, qui porte sur les droits des personnes réfugiées.

Pour vous procurer un ou des exemplaires de la revue, nous vous invitons à contacter Karina Toupin à info@liguedesdroits.ca ou au 514-849-7717, poste 21. Vous pouvez aussi utiliser notre bon de commande. Les exemplaires sont en vente au prix de 6$. Des tarifs spéciaux sont offerts pour les commandes de plus de cinq exemplaires et des arrangements sont possibles pour les personnes et organisations à faibles revenus.

La revue est gratuite pour les membres de la LDL, qui recevront un exemplaire par la poste au cours du mois de juin. Pour devenir membre de la LDL.

Nous vous invitons à vous abonner à la revue Droits et libertés. Vous recevrez alors votre exemplaire par la poste deux fois par année, à un tarif privilégié qui inclut les frais de transport. Cet abonnement permettra aussi de soutenir une revue qui alimente la réflexion sur différents enjeux de droits humains.  Cliquez ici pour connaître les tarifs et pour accéder au formulaire d’abonnements en ligne.

(Source : http://liguedesdroits.ca/?p=3540)

La Ligue des droits et libertés s’oppose au projet de loi 59 concernant la prévention et la lutte contre le discours haineux et incitant à la violence.

Source :

http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/lettre_ouverte_projet_59_ldl_2015-09-221.pdf

Mal protéger pour mieux contrôler la parole publique :

La Ligue des droits et libertés s’oppose au projet de loi 59 concernant la prévention et la lutte contre le discours haineux et incitant à la violence.

Christian Nadeau, président de la Ligue des droits et libertés

Le 22 septembre 2015

Dans son projet de loi 59 sur la radicalisation, le gouvernement libéral veut interdire le discours haineux et le discours incitant à la violence. Les plaintes à cet égard seraient confiées à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Il s’agit selon les instigateurs du projet de loi d’établir des mesures de prévention et de lutte contre les discours haineux et les discours incitant à la violence afin d’assurer des balises juridiques pour le vivre ensemble. Le texte prévoit aussi d’octroyer un pouvoir d’enquête au ministre de l’Éducation « à l’égard de tout comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou morale des élèves et des étudiants ».

La Ligue des droits et libertés s’oppose au projet de loi 59. Selon nous, ce projet de loi annonce des restrictions importantes à la liberté d’expression alors que le gouvernement ne nous en a pas démontré la nécessité pas plus que les avantages pour notre vie en commun. Vouloir restreindre la liberté d’expression signifie limiter la possibilité de manifester ses opinions, croyances et idées. Or, si impopulaires ou déplaisantes puissent paraitre certaines de celles-ci, une société démocratique digne de ce nom doit les permettre et ne devrait pas empêcher leur expression publique. Nous croyons également que le système de dénonciation que met de l’avant ce projet de loi aura pour effet d’inciter à la déaltion et nous fera entrer dans une ère du soupçon où la méfiance des uns à l’égard des autres sera la règle et non l’exception.

Rappelons que l’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne, relié au discours haineux, avec l’adoption de la loi C-304, a été abrogé en juin 2013. En ce sens, le projet de loi 59 irait directement à l’encontre des motivations qui ont présidé à cette abrogation. Le projet de loi 59, s’il était accepté, modifierait de larges pans des législations existantes : le Code civil du Québec, la Charte des droits et libertés, le Code de procédure civile, et la Loi sur les collègues d’enseignement général et professionnel, en plus de la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur la protection de la jeunesse. Il ne s’agit donc absolument pas d’une modification cosmétique aux normes juridiques existantes.

S’il est évident qu’un acte violent ne peut être permis sous prétexte de liberté d’expression, un discours violent peut l’être à la condition qu’il n’exhorte pas au crime. Reste à évaluer, et voilà l’objet réel du projet de loi 59, les cas de discours violent haineux, qui incitent à la haine envers les membres d’un « groupe identifiable », lequel est caractérisé par des critères raciaux, religieux, de genre ou d’orientation sexuelle. Il est crucial de bien examiner le sens à donner à des notions comme celles de «discours incitant à la violence » ou «discours haineux » . Qu’est-ce qu’ «inciter à la violence » ? Un discours violent sera-t-il jugé selon sa capacité d’influencer les actes de certaines personnes ? Si tel est le cas, alors il sera extrêmement difficile de démontrer de quelle manière cette influence a été subie.

Imposer de nouvelles normes juridiques ne signifie pas pour autant que nous comprenons bien le sens du mal dont on veut nous protéger. Au contraire, un nouveau projet de loi pourrait au final accroitre plutôt que réduire la confusion générale qui prévaut en ce moment sur des sujets aussi complexes. Pourtant, les auteurs du projet de loi 59 veulent non seulement sanctionner le discours haineux, mais aussi le discours incitant à la violence. Or, le Code criminel interdit déjà « l’incitation publique à la haine contre un groupe identifiable lors que cette incitation est susceptible d’entraîner une violation de la paix ». Le projet de loi 59 instaure une procédure de dénonciation et entend pénaliser toute entrave à son fonctionnement. Elle attribue un pouvoir d’enquête à la Commission qui aurait aussi la responsabilité d’exiger qu’un discours haineux cesse. En outre, elle confie au Tribunal des droits de la personne de nouvelles responsabilités, comme celle de fixer le montant des amendes applicables en cas d’infraction des nouvelles dispositions de la loi. Ces amendes apparaissent si élevées qu’elles semblent davantage correspondre à la punition qu’à la prévention. En revanche, il apparaît évident qu’elles auront pour effet pervers de décourager l’expression des opinions. Pire encore, cette criminalisation de la liberté d’expression semble ne pas suffire puisque le projet de loi permettrait également la constitution d’une liste de personnes reconnues coupables d’infraction, laquelle serait administrée par la Commission et accessible sur Internet, et ce pour une durée « déterminée », sans qu’on puisse savoir exactement ce que cela signifie.

En outre, dans le contexte de l’exercice du pouvoir d’enquête du ministre de l’Éducation sur tout comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou morale des étudiants, à l’école ou au cegep, le projet de loi prive de la présomption d’innocence les personnes dont le nom apparaitra sur cette liste, puisqu’il est établi que ces personnes sont réputées avoir un tel comportement.

Comme société, il est tout à fait légitime de vouloir protéger l’ensemble des individus et garantir une égale dignité à chaque personne. Une telle préoccupation ne relève pas d’un caprice : elle est essentielle à l’équilibre social. En revanche, il serait non seulement inutile, mais contraire à l’esprit même de cette notion d’égale dignité de vouloir interdire des opinions qui la remettent en cause. Si nous sommes vraiment en faveur d’une société libre et démocratique, si nous nous opposons vraiment à la haine, au racisme et au sexisme, nous devons faire confiance au dialogue social, tel qu’il est encadré par les lois actuelles qui ont déjà montré leur pertinence et leur utilité. Et peut-être, pour compléter le régime de protection actuel, devrions-nous examiner la portée positive que pourrait avoir l’une des recommandations faites par la CDPDJ, à l’occasion du bilan des 25 ans de la Charte québécoise, qui proposait que la Charte interdise l’incitation publique à la discrimination.

Spectacle bénéfice de la Ligue des droits et libertés le 25 avril 2o16, au Québec.

Trajectoires croisées: spectacle bénéfice de la ligue des droits et libertés (LDL) le lundi 25 avril 2016

Pour ce 8e spectacle bénéfice, nous vous invitons à une soirée où la parole est à l’honneur. Au programme de la soirée: un extrait d’une pièce de théâtre percutante de Mani Soleymanlou; des contes enflammés livrés par la conteuse « descendante des reines et princesses d’Afrique et des Caraïbes », Joujou Turenne; la poésie personnelle et intense de Queen Ka; Claude Vaillancourt, homme aux talents très divers, à la flûte traversière et au saxophone.

Ne manquez pas cette soirée – on vous y attend! Invitez vos parents et amis, et venez passer une soirée mémorable avec nous!

Trajectoires croisées: spectacle bénéfice de la LDL – Au Lion d’or, 1676 Ontario est, Montréal – Salle accessible –  Le 25 avril 2016 à 20h  –

Pour réserver des billets: 514-849-7717, poste 21  – Achat de billets en ligne Événement Facebook

Merci de diffuser dans vos réseaux!

Source : Spectacle bénéfice de la LDL le 25 avril