La faible reprise économique ne touche pas l’emploi

Organisation internationale du travail : La faible reprise économique ne touche pas l’emploi

 

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

 

New York, 20 janvier 2014

La faible reprise économique mondiale n’a pas suscité d’amélioration sur les marchés du travail mondiaux: à l’échelle mondiale, le nombre de chômeurs a presque atteint les 202 millions en 2013, affirme l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un nouveau rapport.

 

Ce rapport intitulé les « Tendances mondiales de l’emploi 2014 » relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que beaucoup de travailleurs découragés restent en dehors du marché du travail.

 

Des profits ont été réalisés dans de nombreux secteurs mais ils sont essentiellement investis sur les marchés boursiers et pas dans l’économie réelle, nuisant aux perspectives d’emploi à long terme.

 

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Selon l’OIT, opérer un virage vers des politiques plus favorables à l’emploi et augmenter les revenus du travail permettraient d’accélérer la croissance économique et la création d’emplois, conclut le rapport. Dans les pays émergents ou en développement, il est vital de renforcer les socles de protection sociale et de promouvoir la transition vers l’emploi formel. 

 

L’ONU confirme la persistance des disparités hommes-femmes sur le marché du travail

source : Centre de nouvelles ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 11 décembre 2012

Selon un rapport conjointement publié mardi par l’Organisation internationale du travail (OIT) et ONU Femmes, les inégalités hommes-femmes sur les marchés du travail dans le monde, qui tendaient à se réduire au début de la décennie écoulée, se creusent de nouveau depuis la crise en 2007, avec des variations considérables selon les régions.

D’une manière générale, les femmes souffrent de taux de chômage plus élevés que les hommes à l’échelle mondiale, sans perspective d’amélioration dans les prochaines années, préviennent les agences onusiennes dans ce rapport qui examine les écarts entre hommes et femmes en matière de chômage, d’emploi, de taux d’activité, de vulnérabilité et de ségrégation sectorielle et professionnelle (http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_195453/lang–fr/index.htm).

« Alors que les femmes contribuent à l’économie et à sa productivité à l’échelle mondiale, elles restent confrontées à de nombreux obstacles qui les empêchent de réaliser pleinement leur potentiel économique. Cela n’a pas pour seule conséquence de freiner leur ascension, cela freine aussi la performance économique et la croissance », a assuré Michelle Bachelet, Directrice exécutive de l’ONU Femmes.

« Garantir l’égalité des chances pour les femmes et les hommes n’est pas seulement juste. C’est également pertinent d’un point de vue économique », a-t-elle résumé.

Dans les économies avancées, la crise semble davantage avoir affecté les hommes travaillant dans les secteurs liés au commerce que les femmes travaillant dans la santé et l’éducation. Dans les pays en développement en revanche, les femmes ont été plus durement touchées dans les secteurs liés au commerce.

De 2002 à 2007, le taux de chômage des femmes se situait à 5,8% contre 5,3% pour les hommes. La crise a amplifié ce décalage de 0,5 à 0,7% et détruit 13 millions d’emplois occupés par des femmes.

L’écart entre hommes et femmes concernant les ratios emploi/population avait diminué avant la crise mais demeurait élevé, à 24,5 points. La réduction avait été particulièrement forte en Amérique latine et dans les Caraïbes, dans les économies avancées, en Afrique et au Moyen-Orient.

« Les politiques visant à réduire les écarts entre les sexes peuvent considérablement améliorer la croissance économique et le niveau de vie; dans les pays en développement, ce peut être une contribution essentielle à la réduction de la pauvreté », a souligné le Directeur exécutif de l’OIT en charge de l’emploi, José Manuel Salazar-Xirinachs.

Au nombre de ses recommandations, le rapport appelle à étendre les mesures de protection sociale destinées à réduire les causes de vulnérabilité des femmes; il préconise d’investir dans la formation et l’éducation et d’instaurer des politiques favorisant l’accès à l’emploi.