Où va notre argent? Une fiscalité pour les riches

Le texte suivant est tiré du site web des Éditions Écosociété de Montréal, http://www.ecosociete.org/t100.php.

 

LIVRE

Où va notre argent?

Une fiscalité pour les riches

ATTAC-Québec

Collectif d’auteurs

Illustration : Dave Landry

 ISBN 2-923165-23-3

184 pages – 17 $ / 14,30 €

Selon nos dirigeants, les milliards amassés par les taxes et les impôts ne suffisent pas à assurer à tous les citoyens un niveau de vie décent. De nos jours, il est convenu d’accepter qu’il n’y a plus d’argent; et qu’il revient à la population de se serrer la ceinture. Mais où donc est passé tout l’argent ? Où va toute la richesse que notre société produit avec une efficacité sans précédent ? Ne vivons-nous pas à l’ère de la surproduction et des profits mirobolants?

 

Les auteurs de ce collectif croient qu’il y a bien assez d’argent pour tous, et qu’il est temps de réclamer qu’il soit réparti justement! Une autre forme de gestion des biens publics est possible et nécessaire, en faisant intervenir une fiscalité fondée sur des valeurs d’équité, de partage et de solidarité.

 

L’Association québécoise pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens.

 

Née de la volonté de rétablir un contrôle démocratique des marchés financiers et de leurs institutions, ATTAC mène des actions variées visant la reconquête, par les citoyenNEs, du pouvoir démesuré que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle.

Avec des textes d’Omar Aktouf, Marc Bonhome, Gaétan Breton, Raymond Favreau, Jacques B. Gélinas et Pierre Henrichon.

TABLE DES MATIÈRES

POURQUOI CE LIVRE ?

INTRODUCTION

Reconquérir et répartir

PREMIÈRE PARTIE Entrée en matière

CHAPITRE PREMIER Comment la droite néoconservatrice a gagné la bataille des idées

CHAPITRE II La nostalgie de l’État-providence

DEUXIÈME PARTIE Sur la piste de l’argent « disparu»

CHAPITRE III Des revenus non perceptibles

CHAPITRE IV Mais où donc est passée la recette fiscale ?

CHAPITRE V La fuite des impôts vers les paradis fiscaux

CHAPITRE VI Le remboursement de la dette

CHAPITRE VII L’accumulation massive du capital

TROISIÈME PARTIE Éléments de solutions

CHAPITRE VIII Une réforme en profondeur de la fiscalité

CHAPITRE IX Une fiscalité mondiale pour une économie mondialisée

CHAPITRE X Conclusion

La bourse et la politique des États

« LA POLITIQUE NE SE FAIT PAS À LA CORBEILLE »,

a déclaré Charles de Gaullle, président de la France, en 1966.

Qu’a-t-il voulu dire?

Le président Nicolas Sarkozy dirait-il la même chose aujourd’hui?

En 1962, les hausses boursières ont été très importantes en France; en 1966, la bourse plongeait sérieusement. Le mot corbeille employé par de Gaulle désigne un « espace circulaire ou ovale, entouré d’une rampe, situé au centre du parquet et autour duquel les agents de change se font leurs offres et demandes (comme vous le voyez, nous sommes à la bourse). En 1966, ce que le président français a tenu à dire, c’est que: « La bourse n’a pas pour rôle de déterminer les politiques de l’État! »

Aujourd’hui, la zone euro est assujettie aux marchés financiers, soutiennent bien des spécialistes. Démocratie, où es-tu?

« La bourse n’a pas pour rôle de déterminer les politiques de l’État! »