Des gilets jaunes au Québec?

 

Le 17 novembre [2018], la France s’est réveillée en jaune. Près de 290.000 Français ont manifesté un ras-le-bol qui dépasse la hausse de la taxe carbone.

(Frédéric Legrand, Olivier Nouaillas, Jordan Pouille, Youna Rivallain et Pascale Tournier, Les “gilets jaunes”, une colère française, revue française La Vie, 20/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/les-gilets-jaunes-une-colere-francaise-20-11-2018-94490_4.php

 

les gilets jaunes sont le contraire de nantis. Ils sont, par définition, des perdants de l’économie mondialisée et libérale.

(La lettre politique de Laurent Joffrin, Journal Libération, 22 novembre 2018, https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/22/gilets-jaunes-insurrection-des-beaufs-ou-juste-colere-du-peuple_1693631?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot)

 

La plupart d’entre eux [les gilets jaunes] ont pour point commun de vivre désormais dans les territoires qui créent le moins d’emplois, à savoir dans les territoires ruraux, les petites villes et villes moyennes, comme la majorité des Français, d’ailleurs. Leur mouvement est une confirmation presque naturelle de ce qui se passe dans notre pays. Je le vois tous les jours en allant sur le terrain, dans les petites villes ou moyennes, mais aussi en banlieue. Il y a un ressentiment gigantesque.

(Christophe Guilluy : “Les gilets jaunes témoignent d’un conflit de classes” Interview Henrik Lindell, revue La Vie, 21/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/christophe-guilluy-les-gilets-jaunes-temoignent-d-un-conflit-de-classes-21-11-2018-94494_4.php)

Parution du webmagazine québécois VIVRE ENSEMBLE du printemps 2014

 

On trouve le numéro du printemps 2014 de Vivre ensemble au http://cjf.qc.ca/userfiles/file/VE/PRINTEMPS-2014/VE_Vol21-No73.pdf. Il est gratuit.

 

SOMMAIRE

L’hospitalité est-elle subversive pour repenser l’enjeu migratoire? ANDRÉ JACOB

L’hospitalité dans la Première lettre de Pierre : centre de la vie communautaire MARTIN BELLEROSE

Un engagement envers les personnes réfugiées honoré JANET DENCH

L’engagement jésuite auprès des personnes réfugiées :

entretien avec Mario Brisson MOULOUD IDIR

La nécessité de mondialiser l’hospitalité : une relecture du

roman Continents à la dérive de Russel Banks WOOLDY EDSON LOUIDOR

Recension de livre : L’hospitalité divine : l’autre dans le dialogue des théologies chrétienne et musulmane GREGORY BAUM

Recension de livre : Le Québec expliqué aux immigrants GREGORY BAUM

 

EXTRAIT 1 : La mondialisation et ses exigences

Fondamentalement, avec le renforcement de la mondialisation, notre ère vit la prédiction fondamentale de Karl Marx, à savoir le capitalisme tendant vers une concentration monopolistique fondée sur la libre circulation des capitaux, des biens produits, mais aussi (et j’ose dire surtout) des ressources en main-d’œuvre. On trouve là les trois piliers de la concentration monopolistique et du développement de type capitaliste au sein duquel une minorité contrôle le système financier, social, politique et culturel.

 

Les entreprises de tous les domaines souhaitent sans doute en secret, comme à l’époque de la colonisation, pouvoir contrôler «leur» main-d’œuvre étrangère de la première étape du recrutement jusqu’à la fin des contrats de travail. Rappelons qu’au X1Xe siècle et au début du XXe les entreprises privées participant au développement du Canada dans des domaines névralgiques comme le transport par train, l’agriculture et les mines, recrutaient elles-mêmes leurs travailleurs, ce au nom du gouvernement; elles avaient les mains libres dans le recrutement et l’établissement des ouvriers et des travailleurs agricoles. Au fil du temps, particulièrement depuis le début du XXe siècle, elles ont confié la gestion du statut de l’immigrant à l’État et peu à peu des normes d’encadrement des migrations ont été mises en place. Depuis, malgré l’adoption de nombreuses mesures de contrôle au fil des ans, une tendance lourde s’impose en vertu des lois du marché, soit l’utilisation constante d’immigrants et d’immigrantes comme main-d’œuvre à bon marché et comme «outil» de pression à la baisse sur les salaires. Cette stratégie de développement explique pourquoi les entreprises cherchent une main-d’œuvre encadrée par l’État, mais définie à la lumière de leurs besoins immédiats. Les catégories de travailleurs temporaires ou saisonniers, d’immigrants investisseurs et d’aides domestiques, pour ne citer que ces exemples, correspondent aux exigences entrepreneuriales. La même dynamique s’applique d’ailleurs dans d’autres domaines; le milieu patronal demande de plus en plus aux écoles secondaires et aux institutions d’éducation supérieure de modeler des programmes de formation sur les exigences des entreprises. Ce discours dominant était patent lors de la dernière campagne électorale provinciale de 2014, particulièrement dans la bouche du chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, prototype du patron posant ses conditions à l’État.

 

[ Auteur : André Jacob (professeur associé à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal et collaborateur du secteur Vivre ensemble du Centre justice et foi), L’hospitalité est-elle subversive pour repenser l’enjeu migratoire? Vivre ensemble, printemps 2014, page 4 ]

 

EXTRAIT 2 : La mondialisation hospitalière

La question de fond soulevée par Russell Banks dans son roman demeure jusqu’ici sans réponse : pourquoi la migration d’êtres humains pose-t-elle problème et se termine-t-elle en tragédie dans de nombreux cas, et ce, dans les cinq continents? Mondialiser l’hospitalité en vue d’humaniser la mondialisation fait partie de la solution; mais avant, il nous faut détruire le monde tel qu’il est, selon le vœu de Continents à la dérive : détruire notre petit monde intérieur, dont nous sommes prisonniers. Afin de nous ouvrir à l’autre-étranger, venu d’ailleurs, et aussi au monde extérieur en vue de créer une «autre» mondialisation à même de faciliter la rencontre, le partage, l’échange entre les êtres humains, les plus divers et issus de pays et cultures différents.

 

C’est la seule mondialisation possible, la vraie : il n’y a de monde que pour les êtres humains et là où il existe la pluralité du genre humain, disait déjà la philosophe Hanna Arendt. La mondialisation qui vaudra la peine et dont l’humanité pourra s’enorgueillir à bon droit. La mondialisation hospitalière, se substituant enfin à la mondialisation généralisée des lois du marché : vœu cher au philosophe René Schérer et à une quantité de plus en plus nombreuse de penseurs, d’écrivains, de défenseurs de droits humains et de citoyennes et citoyens d’un peu partout sur le globe.

 

[ Auteur : Wooldy Edson Louidor (professeur de philosophie du droit à la Pontificia Universidad Javeriana et de sociologie à l’Universidad Santo Tomas, à Bogota, en Colombie), La nécessité de mondialiser l’hospitalité : une relecture du roman Continents à la dérive de Russel Banks, Vivre ensemble, printemps 2014, page 20 ]

 

Société et démocratie – État des lieux pour préparer une reconquête

Extraits d’un texte à lire à tout prix

État des lieux pour préparer une reconquête

par Serge Halimi,directeur de la rédaction du Monde diplomatique

Le Monde diplomatique, numéro 710, mai 2013, pages 1 et 8-9

( L’article de M. Halimi est réservé aux abonnés du mensuel Le Monde diplomatique. Retrouvez-en la version intégrale dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique. http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/HALIMI/49056 )

Extrait 1

Nul ne croit plus que la raison l’emportera sur des politiques d’austérité insensées, ni que la morale préviendra les scandales mêlant argent et pouvoir. Désormais, l’espoir d’un changement de direction repose sur la mise en cause frontale des intérêts en jeu.

« Je veux savoir d’où je pars

Pour conserver tant d’espoir »

(Paul Eluard, Poésie ininterrompue)

Certaines révélations renvoient à ce que nous savions déjà. Venons-nous d’apprendre que des responsables politiques aiment l’argent, fréquentent ceux qui en possèdent ? Qu’ensemble ils s’ébrouent parfois comme une caste au-dessus des lois ? Que la fiscalité dorlote les contribuables les plus fortunés ? Que la libre circulation des capitaux leur permet d’abriter leur magot dans des paradis fiscaux ?

Le dévoilement des transgressions individuelles devrait nous encourager à remettre en cause le système qui les a enfantées (lire « Le carnaval de l’investigation »). Or, ces dernières décennies, la transformation du monde a été si rapide qu’elle a pris de vitesse notre capacité à l’analyser. Chute du mur de Berlin, émergence des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), nouvelles technologies, crises financières, révoltes arabes, déclin européen : chaque fois, des experts se sont relayés pour nous annoncer la fin de l’histoire ou la naissance d’un nouvel ordre mondial.

Au-delà de ces mises en bière prématurées, de ces accouchements incertains, trois grandes tendances se sont dégagées, plus ou moins universelles, dont dans un premier temps il importe de dresser le bilan : l’envol des inégalités sociales, la décomposition de la démocratie politique et le rétrécissement de la souveraineté nationale. Pustule d’un grand corps malade, chaque nouveau scandale nous permet de voir les éléments de ce triptyque resurgir séparément, et s’emboîter l’un dans l’autre. La toile de fond générale pourrait se résumer ainsi : parce qu’ils dépendent prioritairement des arbitrages d’une minorité favorisée (celle qui investit, spécule, embauche, licencie, prête), les gouvernements consentent à la dérive oligarchique des systèmes politiques. Lorsqu’ils se cabrent devant ce reniement du mandat que le peuple leur a confié, la pression internationale de l’argent organisé s’emploie à les faire sauter.

Extrait 2

(Halimi cite François Hollande, président de la France)

« Jusqu’à ces dernières années, nous avions la conviction que nos enfants vivraient mieux que nous. Cette croyance s’est dissipée. »

Extrait 3

Une économie mondialisée où « le gagnant rafle tout »; des syndicats nationaux en capilotade; une fiscalité légère pour les revenus les plus lourds : la machine inégalitaire façonne la planète entière. Les soixante-trois mille personnes (dont dix-huit mille en Asie, dix-sept mille aux États-Unis et quatorze mille en Europe) qui détiennent un pactole supérieur à 100 millions de dollars possèdent une fortune cumulée de 39 900 milliards de dollars. Faire payer les riches ne tiendrait plus seulement du symbole.

Extrait 4

Éclairer les vrais ressorts de ce qui se trame, les mécanismes grâce auxquels richesses et pouvoirs ont été captés par une minorité contrôlant à la fois les marchés et les États, réclamerait un travail continu d’éducation populaire. Il rappellerait que tout gouvernement cesse d’être légitime quand il laisse se creuser les inégalités sociales, entérine l’affaissement de la démocratie politique, accepte la mise sous tutelle de la souveraineté nationale.

Dans un prochain article, l’auteur parlera de « stratégies politiques susceptibles de dégager des voies alternatives ».

Les perdants de l’économie globale (mondialisation)

Parmi les perdants du meilleur des mondes

Enquêtes infiltrées

Livre de Günter WALLRAFF

Günter Wallraff est journaliste. Il est l’auteur de Tête de Turc (La Découverte, 1986) qui s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires.

Traduit du par Olivier CYRAN, Marianne DAUTRAY, Monique RIVAL

Éditions La Découverte

Collection : La Découverte Poche / Essais n°379

Parution : novembre 2012

Prix : 12 €

ISBN : 9782707174932

Dimensions : 125 * 190 mm

Nb de pages : 324

Vingt-cinq ans après le succès de Tête de Turc, qui dénonçait le racisme de la société allemande, Günter Wallraff est de retour. Dans ce livre, composé de huit enquêtes, il part à la rencontre des perdants du « meilleur des mondes » que nous promettaient les apôtres de l’économie globale.

Déguisé en Noir, caméra cachée dans la boutonnière, il révèle les nouveaux visages du racisme. En SDF [sans domicile fixe], il raconte les ravages du chômage et de la précarité. Embauché dans une boulangerie industrielle, il témoigne des conditions de travail épouvantables qui y règnent. Il va jusqu’à se mettre dans le rôle d’un dirigeant d’entreprise voulant vendre son affaire et sollicite les conseils d’un cabinet de consultants pour qu’il trouve le meilleur moyen de débarrasser son entreprise des syndicats, histoire de valoriser sa vente auprès de futurs acquéreurs…

« Lorsque j’ai commencé mon travail, il y a quarante ans, je n’étais pas le seul – peut-être même une majorité parmi nous – à espérer un lent progrès vers plus d’humanité et plus de justice. Si je continue à me battre par mes reportages et mes livres, je suis de plus en plus saisi par le doute. Nous avons subi, ces derniers temps, trop de revers : l’injustice a progressé, les conditions de vie ne sont pas devenues plus humaines, bien au contraire. »

Source : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707174932

De chose en chose

LE GOUVERNEMENT DU CANADA, LE CANADA ET LE DANGEREUX STEPHEN HARPER

STEPHEN HARPER ET SES PROJETS DE LOI DIGNES D’UN ÉTAT POLICIER.

LE PRÉSIDENT DE LA LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS PROTESTE ET INVITE À LA CONTESTATION.

Dans le numéro de février 2012 de la revue Relations, M. Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés (Québec), proteste avec force contre les projets de loi C-46 – Loi sur les pouvoirs d’enquête et C47 – Loi sur l’assistance au contrôle d’application des lois au 21e siècle, que le gouvernement Harper veut faire adopter. « Bien que ces lois permettraient une intrusion dans la vie privée sans commune mesure avec l’écoute électronique, le contrôle judiciaire auquel seront astreintes les autorités est beaucoup moindre », écrit M. Peschard.

M. Peschard fait une comparaison qui aide à comprendre la gravité de la menace que le gouvernement Harper fait peser sur les Canadiens : « C’est comme si on demandait à Postes Canada de photocopier toutes vos lettres… au cas où ».

M. Peschard conclut par ces mots : « Nous devons refuser ces projets de loi dignes d’un État policier ».

Si vous voulez que le gouvernement Harper renonce à faire adopter les projets de loi dont il est question ci-dessus, empressez-vous de signer la pétition que vous trouverez à cette adresse :

http://www.openmedia.ca/fr/ArretezLEspionnage

Pour lire la protestation de M. Peschard, allez au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/impr_article.php?ida=2810.

CHACUN A DROIT À LA PROTECTION CONTRE LES FOUILLES, LES PERQUISTIIONS OU LES SAISIES ABUSIVES. (Charte canadienne des droits et libertés, article 8)

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QUAND SARKOZY ET MERKEL RÊVENT

« Les choses qu’ils [Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et compagnie] demandent au nom de leur vision romantique sont souvent cruelles, impliquant d’énormes sacrifices pour les salariés ordinaires et leurs familles…. Leurs visions sont mues par des rêves sur la façon dont les choses devraient être, plutôt que par une analyse rationnelle de ce qu’elles sont. » (Paul Krugman, économiste américain, cité par Guillaume Duval dans Alternatives Economiques n° 308 – décembre 2011) (Le texte de Krugman est tiré de Boring Cruel Romantics, The New York Times, 20 novembre 2011.)

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MONDIALISATION FINANCIÈRE ET TERRORISME

Livre de René Passet et Jean Liberman

Éditions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-71-9 / 175 pages, 18 $

Le décryptage du nouveau terrorisme qui, pour la première fois, a frappé de plein fouet les États-Unis montre qu’il est inséparable de la mutation du monde et de l’instauration d’un type de pouvoir global plus inhumain que jamais. En effet, la politique économique néolibérale planétaire menée par la sphère financière, devenue maîtresse du globe, a complètement perverti les immenses promesses humaines de la mondialisation. La misère, l’exclusion de masse et l’humiliation sont la contrepartie de la marchandisation accélérée d’une part croissante des activités humaines: le fanatisme kamikaze, issu de populations en perdition, ne saurait se dissocier de la financiarisation du monde, de son information en réseaux et de son financement par un «argent sale» intégré au système.

Renonçant à prendre en compte ce diagnostic, le leadership néolibéral, au premier chef les États-Unis, se refuse toujours, malgré quelques faux-semblants, à prendre les mesures connues qui assécheraient le terreau de la barbarie hyperterroriste. Comment, donc, une mondialisation à finalité humaine pourrait parvenir à l’éradiquer en changeant les racines du pouvoir actuel, c’est le défi politique que propose René Passet dans cet ouvrage.

René Passet est professeur d’économie à l’Université Paris VII et a été président du conseil scientifique d’ATTAC jusqu’en décembre 2001. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’économique et le vivant (Économica), L’illusion néolibérale (Fayard) et Éloge de la mondialisation par un anti présumé (Fayard).

(Souce : http://www.ecosociete.org/tep04.php)

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LES TROIS TEMPS

 » Les choses passées et les choses futures ne sont point, et à proprement parler, on ne saurait dire qu’il y ait trois temps, le passé, le présent, le futur : mais peut être on pourrait dire avec vérité, qu’il y a trois temps :

le présent des choses passées

le présent des choses présentes

le présent des choses futures.

Et je trouve dans l’esprit ces trois choses que je ne trouve nulle part ailleurs :

le présent du passé, c’est la mémoire

le présent du présent, c’est l’attention

le présent du futur, c’est l’attente »

(Saint Augustin, Confessions)

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QUAND MENT-ON?

« On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. » (Bon mot attibué à Georges Clémenceau, homme politique français).

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MOTS ET ARSENIC

Les « mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir » (Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIe Reich. Carnets d’un philologue, Paris, Albin Michel, Agora, Pocket, 2003 (réed.)p. 40).

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TORTURE

Tous les jours, des milliers d’hommes, de femmes et même d’enfants sont livrés à l’imagination des bourreaux.

En ce moment même, dans la majorité des pays du monde, l’usage de la torture est une pratique courante, voire routinière.

Le rapport Un monde tortionnaire 2011 fait suite à celui publié il y a un an par l’ACAT-France, avec une même ambition : rendre compte de l’ampleur et de la réalité des pratiques tortionnaires dans 23 nouveaux pays tout en poursuivant l’analyse des multiples dimensions de ce phénomène et des facteurs qui l’y encouragent.

(Texte de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), organisation internationale non gouvernementale de défense des droits de l’homme. Pour en savoir plus, allez au http://www.unmondetortionnaire.com/La-Federation-internationale-de-l.)

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LE MYTHE DU DÉVELOPPEMENT

 Le mythe du développement. Les économies non viables du XXIe siècle

 Livre d’Oswaldo De Rivero

Édtions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-86-7 / 241 pages, 18 $

Qu’arrive-t-il à la majorité des peuples du tiers-monde? Soyons honnêtes: ces peuples n’ont pas profité et ne profiteront pas des apports des projets de développement, promis depuis plus de cinquante ans. Les investissements nécessaires font défaut et les technologies modernes réduisent le besoin de main-d’œuvre au lieu de créer les emplois nécessaires aux multitudes des villes du Sud.

De nombreux pays s’effondrent en des «entités ingouvernables» contrôlées par des seigneurs de la guerre ou les mafias. Les modèles de développement fondés à la fois sur la régulation étatique et sur le libre marché ont failli. Il est erroné de qualifier de nombreux pays comme étant «en développement»: il vaudrait mieux les décrire comme des «économies nationales non viables».

Que faire? L’ordre du jour de la «richesse des nations» doit être remplacé par celui de «la survie des nations». Afin d’éviter l’accroissement de la misère humaine et du désordre politique, de nombreux pays doivent abandonner le rêve du développement et adopter des politiques de stabilisation de leur démographie et de survie nationale en assurant approvisionnement en eau, nourriture et énergie de base.

Oswaldo de Rivero a été ambassadeur du Pérou aux Nations Unies et a dirigé la délégation de son pays lors des négociations du GATT. Il vit aujourd’hui à Genève où il a travaillé comme consultant jusqu’à ce que le nouveau gouvernement péruvien le nomme ambassadeur auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

(Source : http://www.ecosociete.org/tep06.php)

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LA VIE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

La vie n’est pas une marchandise. Les dérives des droits de propriété intellectuelle

Livre de Vandana Shiva

Éditions Écosociété, Montréal / Collection Enjeux Planète / ISBN 2-921561-93-X / 159 pages, 18 $

 Qui ne connaît la brebis Dolly ? Mais qui sait comment le droit de propriété sur cet animal a été acquis ? Nouveauté des années 1980, des brevets sur les êtres vivants sont désormais accordés. Brevets exclusifs sur toutes les cellules du cordon ombilical des fœtus et des nouveau-nés, sur le gène du cancer du sein, sur le gène de l’obésité… Main basse sur les plantes médicinales indigènes, et 190 animaux transgéniques en attente d’être brevetés !

L’écologiste de renommée internationale et spécialiste en politiques scientifiques Vandana Shiva brosse dans cet ouvrage un tableau éloquent des lourdes conséquences pour l’humanité, tant sur le plan moral qu’écologique et économique, de l’extension des brevets à tous les domaines, y compris celui des êtres vivants (micro-organismes, semences, plantes, forêts, animaux et cellules -humaines).

Fournissant de nombreux exemples, l’auteure montre comment les géants du commerce mondial se servent du droit de propriété intellectuelle sur ces brevets pour légitimer leur propriété exclusive des ressources, produits et procédés biologiques utilisés depuis des siècles par des peuples de pays non industrialisés. Le brevetage par des transnationales de médicaments provenant de pharmacopées autochtones prend des proportions épidémiques dans les pays du Sud, et le savoir séculaire lui-même, appliqué depuis toujours aux besoins quotidiens des gens, court le danger imminent d’être breveté par l’Occident à des fins commerciales.

Cette scientifique défait aussi les mythes de ces brevets et explique les ravages de la biopiraterie légalisée. Mais elle ne se limite pas à démonter ce système. Elle propose une voie à suivre au sujet des lois, des brevets et des accords commerciaux internationaux, une voie qui respecte tous les êtres vivants, les droits fondamentaux des individus, notamment à la nourriture et aux médicaments, le patrimoine culturel et intellectuel des collectivités et des pays ainsi que la conservation de la biodiversité de la nature et de l’agriculture, indispensable à la survie des peuples.

Écologiste de renommée internationale, Vandana Shiva dirige la Research Foundation for Science, Technology and Ecology et est l’auteure de nombreux ouvrages dont La guerre de l’eau (Parangon), Le terrorisme alimentaire (Fayard) et La biopiraterie ou le pillage de la nature et de la connaissance (Alias etc.).

(Source : http://www.ecosociete.org/tep08.php)

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