Monique F. Leroux devient le premier être humain à recevoir le titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis.

Lévis (Québec), 6 juin 2016

Je viens de recevoir un communiqué de la ville de Lévis; il commence ainsi :

« Lévis, le 6 juin 2016. – C’est en présence de nombreux dignitaires que le maire de Lévis, monsieur Gilles Lehouillier, a décerné le premier titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis à madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins de 2008 à 2016. »

Je me réjouis beaucoup que madame Monique F. Leroux, présidente et cheffe de la direction du Mouvement Desjardins de 2008 à 2016, soit le premier être humain à recevoir le titre de Citoyenneté d’honneur de la Ville de Lévis. Elle mérite cet honneur aussi bien en tant qu’ancienne présidente qu’à titre d’ancienne cheffe de la direction, aucun des dignitaires susmentionnés ne criera ni même ne murmurera le contraire, c’est peu dire. Elle est gentille, madame Leroux. Sa gentillesse est si incommensurable qu’elle s’est refusée à gronder l’un des petits dont elle était la gardienne entre 2008 et 2016, la grosse Caisse Desjardins de Lévis, qui n’est pas toujours sage, malheureusement, malgré qu’elle soit l’aînée de la famille. Parmi les fredaines qu’elle a faites, la grosse Caisse, elle a accepté d’être la partenaire et semble toujours jouir d’être la partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis qui depuis 2013 induit en erreur les Lévisiennes et les Lévisiens au sujet d’un objet qu’elle a trouvé aux États-Unis et qu’elle veut à tout prix, mais alors là, vraiment à tout prix! depuis ce temps-là, qu’il soit la « cage de la Corriveau », attrait touristique et générateur de bidous pour les restaurants et hôtels et commerces et guide touristiques et machines banquières, alouette. La population de Lévis est reconnaissante à madame Monique F. Leroux d’avoir honoré leur ville en acceptant de recevoir le premier titre de Citoyenneté d’honneur qu’elle décerne. Les Lévisiens et les Lévisiennes l’accueilleront à bras ouverts si jamais elle succède à son jeune successeur.

Lévis sait faire.

« Cage de la Corriveau » : un chapitre sombre de l’histoire du passage de Monique F. Leroux au Mouvement Desjardins à titre de présidente et de chef de la direction?

Lettre à Madame Monique F. Leroux

Lévis, le 14 mars 2016

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins

Cité Desjardins

100, rue des Commandeurs, Lévis, G6V 7N5

Madame,

L’affaire de la « cage de la Corriveau » sera un chapitre sombre de l’histoire de votre passage au Mouvement Desjardins, comme présidente et chef de la direction, si ce dernier persiste à refuser de se prononcer sur la conduite de la Caisse Desjardins de Lévis et de certains employés d’autres éléments du Mouvement Desjardins dans l’affaire de la « cage de la Corriveau ».

Le 11 décembre 2015, j’ai envoyé un courriel au président du Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, M. Monsieur René Bégin. M. Bégin et la Caisse Desjardins de Lévis ne m’ont pas répondu. Voici ce courriel :

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

En mai 2015, j’ai envoyé un courriel à Mme Sylvie Larouche, membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins, ainsi qu’un courriel presque identique à M. Yves Genest, lui aussi membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins. Mme Larouche ne m’a pas répondu; M. Genest m’a envoyé cet accusé de réception : « J’accuse réception de votre correspondance. Je l’achemine aux personnes concernées dans les meilleurs délais et on vous revient rapidement ». Personne ne m’a écrit, répondu. Voici le message que j’avais transmis à Mme Larouche :

Lévis, le 29 mai 2015

Madame Sylvie Larouche

Membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins

Présidente du conseil régional Québec-Ouest et Rive-Sud

Présidente du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Augustin-de-Desmaures

Madame,

Permettez-moi de vous présenter des faits que les dirigeants du Mouvements Desjardins trouveront peut-être utile de connaître et qu’ils vérifieront très facilement et très rapidement s’ils le veulent bien.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en mai 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement médiatisées de la SHRL aux cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouve encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même, « c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis) numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître la réaction des hauts dirigeants du Mouvement Desjardins au présent exposé de faits.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je vous demanderais de bien vouloir accepter que je publie votre réponse au même endroit. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il va soi que la réaction du Mouvement Desjardins soit rendue publique : l’affaire de la « cage » de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la « cage » de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être et sera public.

Le 19 juin 2014, je vous ai envoyé un courriel, Madame Leroux. Vous ne m’avez pas répondu. Voici ce courriel :

Lévis, le 19 juin 2014

Madame Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des Caisses Desjardins

Montréal ou Lévis (Québec)

Madame,

Vous me permettrez sans doute de vous suggérer de charger l’un de vos compagnons de travail d’accomplir les tâches suivantes :

 1 – prendre connaissance des textes que j’ai publiés ces dernières semaines, et même avant, dans mon site web (lepasseurdelacote.com);

 2 – trouver parmi lesdits textes ceux dans lesquels figurent le nom Desjardins ou les noms d’employés ou d’anciens employés de Desjardins;

 3 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est avantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 4 – déterminer combien de fois les lecteurs peuvent considérer qu’il est désavantageux ou peut-être désavantageux pour Desjardins que ces noms apparaissent dans mes textes;

 5 – établir un rapport sur le résultat de l’accomplissement des tâches précédentes.

Après avoir pris connaissance du rapport, Madame, vous pourrez déterminer, si vous croyez que c’est nécessaire, si tout est sain et conforme à vos valeurs et à celles de votre entreprise chez Desjardins à Lévis.

L’exercice de contrôle que je vous propose ne peut être que bénéfique pour Desjardins.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

P.-S. Assurez-vous que les affirmations que contiennent mes textes sont fondées, exactes, pleines de bons sens. Mettez vos meilleures femmes là-dessus!

Vous ne m’avez pas répondu, Madame Leroux.


La présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, deux membres du conseil d’administration du Mouvement Desjardins et le président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis refusent de répondre aux communications que je leur transmets. Ces personnes se jugent-elles incapables de répliquer à mes communications de façon convaincante, impuissantes à contredire mes affirmations, à faire considérer comme non blâmable la conduite de la Caisse Desjardins de Lévis et de certains employés d’autres éléments du Mouvement Desjardins? Il est permis de se poser la question.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis, client d’une caisse Desjardins depuis l’âge de cinq ou six ans grâce au mouvement des caisses scolaires Desjardins toujours bien vivant au Québec

P.-S. Cette communication et votre réponse, Madame Leroux, si vous me répondez, seront publiées au lepasseurdelacote.com.

Cité Desjardins Dernier immeuble construit  20-05-2015Le dernier-né de la Cité Desjardins de la coopération, à Lévis (Québec)

Photo prise par Roger Martel le 20 mai 2015

Le Mouvement Desjardins et Monique F. Leroux refusent de participer aux travaux de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

Le Mouvement Desjardins et Monique F. Leroux refusent de participer aux travaux de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

C’est ce que dit le quotidien Le Soleil ce matin, 30 septembre 2015. :

« Les institutions financières canadiennes et les grandes firmes de stratèges-comptables ont décidé de bouder la commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

« Aucun membre de ces deux groupes n’a répondu positivement à l’invitation de la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale du Québec, qui se penchera à partir de mercredi sur «le phénomène du recours aux paradis fiscaux à des fins d’évasion et d’évitement fiscaux».

« La liste des personnes, des institutions, des entreprises et des groupes invités demeure généralement confidentielle. Mais l’absence des firmes comptables, des grandes banques, ainsi que du Mouvement Desjardins – tous officiellement invités – a été confirmée par le président de la Commission des finances publiques, le libéral Raymond Bernier. »

Le Soleil, Publié le 30 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h40

(Le Soleil, http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201509/29/01-4905110-les-banques-boudent-la-commission-sur-les-paradis-fiscaux.php)

Desjardins parmi les magouilleurs

source : Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC), http://rjfqc.org/2014/04/21/desjardinsparadisfiscaux/

« Mais croire en un effet de mode n’est peut-être que le symptôme d’un certain défaitisme journalistique devant l’apparente impuissance des individus et des États face à l’ampleur du problème. C’est cette dernière que révèlent les informations divulguées sur l’implication de VMD dans les paradis fiscaux. Peut-être ne sommes-nous pas choqués de voir les grandes banques canadiennes depuis longtemps intriguer avec les législations de complaisance des Caraïbes, mais plusieurs seront probablement surpris de voir Desjardins rejoindre les rangs des magouilleurs. Celle-ci, longtemps entourée d’une aura de sainteté héritée de son histoire et de sa forme coopérative, n’était que rarement écorchée par les médias pour des manquements à l’éthique. Cependant, Joncas et les autres journalistes nous montrent qu’elle n’était pas immunisée contre l’attrait de terres offshore. »

Desjardins: 16 ans de transactions aux Bahamas

source : Les Affaires, http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-financiers/desjardins-16-ans-de-transactions-aux-bahamas/567172Publié le 13/03/2014 à 16:43

Par Hugo Joncas

Une série de documents judiciaires et confidentiels et des témoignages qu’a recueillis Les Affaires permettent d’en savoir plus sur le passé trouble de Desjardins, de la Banque Nationale et de la Banque Laurentienne aux Bahamas.

….

Paradis fiscaux: la filière canadienne

L’enfer, c’est le fisc!

Source : http://www.journalensemble.coop/article/2014/03/lenfer-cest-le-fisc/557

4 avril, 2014 SIMON VAN VLIET

Jusqu’en 2004, la coopérative Desjardins a mouillé dans les eaux troubles des paradis bancaires par le biais d’une filiale de Valeurs mobilières Desjardins. Le représentant légal d’une autre filiale de Desjardins enregistrée au Delaware (le même que celui qui y représente Québécor et bon nombre de fleurons du Québec inc. qui y sont enregistrés) est une fiducie elle-même enregistrée à Gibraltar.

—–

Ce qu’est le Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC)

Source : http://rjfqc.org/le-reseau/mission/

Le Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC) est un organisme non partisan, indépendant, sans but lucratif, associé au réseau international Tax Justice Network.

Le RJFQC vise à alimenter la réflexion sur la fiscalité comme outil collectif fondamental permettant de financer les services publics et de maintenir des politiques rigoureuses en matières sociales, environnementales et économiques.

Le RJFQC défend le principe de justice fiscale dans la mouvance internationale du Tax Justice Network, mais concentre ses activités sur le Québec et le Canada.

Les objectifs poursuivis visent principalement à mettre en lumière:

les politiques fiscales et autres règlementations rendant possible l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et financiers;

les intérêts des marchés financiers, institutions financières, entreprises multinationales dans les aires de non-droit;

les conséquences dévastatrices sur le financement des services publics des états et leur fonctionnement démocratique;

la timidité des actions entreprises par les gouvernements pour faire échec à ces lieux de concurrence déloyale;

les politiques publiques du Québec et du Canada ;

Pour ce faire, le Réseau pour la justice fiscale Québec entend entre autres moyens:

mener des recherches en lien avec différents acteurs sociaux et soutenir leurs initiatives;

dispenser des formations et tenir des conférences sur la question;

suivre l’évolution du dossier sur la scène nationale et internationale;

formuler des recommandations.

L’Équipe

Alphonse Desjardins, Le pouvoir d’agir. Un document signé Monique Leroux.

Pour commencer, une petite note
Vous n’avez jamais entendu parler du Mouvement Desjardins et d’Alphonse Desjardins? – Alphonse Desjardins (1854-1920) est né au Québec, dans la ville de Lévis, où il a fondé la première Caisse populaire du Québec en 1900. Aujourd’hui, l’entreprise appelée Mouvement Desjardins est l’un des plus gros joueurs (acteurs, si vous préférez) financiers du Québec : selon un communiqué qu’elle a diffusé le 24 février 2012, elle a enregistré des excédents de 1 582 millions $ pour l’exercice financier 2011 (http://www.desjardins.com/fr/a_propos/salle_presse/la_une/communiques/2012022401.pdf).

Ajoutons que le Mouvement Desjardins est l’une des institutions financières les plus sûres au monde; en 2011, au Canada, seules la Banque Royale du Canada (1re), la Banque Toronto Dominion (2e) et la Banque Scotia (3e) l’ont surpassé.

(Source : http://www.conseiller.ca/nouvelles/des-institutions-canadiennes-parmi-les-plus-sures-au-monde-31663). Le Mouvement Desjardins est une réussite exceptionnelle sur le plan économique. – Attention, les Français! en janvier dernier, il a ouvert à Paris un-petit-bureau-deviendra-grand.

Alphonse Desjardins, Le pouvoir d’agir

La présidente de l’entreprise appelée Mouvement Desjardins, Mme Monique F. Leroux, vient de publier un document numérique intitulé Alphonse Desjardins, Le pouvoir d’agir. Ce document est composé essentiellement de courts extraits de textes de M. Desjardins et de propos que les écrits de M. Desjardins ont inspirés à Mme Leroux. Cette dernière souligne que « la pensée [de M. Desjardins] est encore novatrice ».

Il aurait été intéressant que Mme Leroux commente le texte suivant de M. Desjardins :

« La Caisse populaire est une organisation purement paroissiale, elle naît, elle grandit, elle se développe et prospère au milieu de la famille paroissiale. C’est son berceau tout naturel, c’est son foyer d’activité dont elle ne doit pas franchir les limites; elle est, en un mot, sur le terrain économique, le prolongement de la paroisse. »

Il aurait été intéressant que Mme Leroux commente le texte suivant de M. Desjardins :

« C’est vous dire que ce [la Caisse Populaire] n’est pas une banque, mais elle est mieux qu’une Banque. N’est pas membre qui veut de La Caisse Populaire. Il ne suffit pas de lui offrir des piastres pour obtenir son entrée dans ses rangs. Non, il faut posséder notoirement un capital bien plus précieux, mais que le plus humble travailleur ou ouvrier, peut avoir en abondance: l’honnêteté, l’intégrité, c’est-à-dire être un excellent citoyen et un bon chrétien. »

Il aurait été intéressant que Mme Leroux commente le texte suivant de M. Desjardins :

« Pourquoi La Caisse doit-elle restreindre ses activités au rayon de la paroisse? Parce que dans un pareil foyer chacun se connaît et, au cas de prêt, il est plus facile d’assurer la sécurité des fonds que si on avait affaire à des personnes plus ou moins étrangères ou inconnues, le prêt dans ce cas-là, ne reposant que sur des garanties matérielles. »

Il aurait été intéressant que Mme Leroux commente le texte suivant de M. Desjardins :

« L’administration d’une Caisse est toute locale et le contrôle, par conséquent, des intéressés est constant et facile à exercer. C’est aussi un superbe foyer de formation économique […]. Elles [les caisses] développent la mentalité sociale puisque tous les officiers doivent la servir gratuitement, à l’exception toutefois du gérant qui, seul, peut être indemnisé.

« Les bénéfices réalisés ne s’en vont pas ailleurs; non, ils sont répartis parmi les sociétaires et restent dans la paroisse. »

Les paroles de M. Alphonse Desjardins reproduites ci-dessus ont été prononcées le 15 février 1912, soit environ trois ans avant la fin de la vie active du fondateur de la Caisse populaire de Lévis. On les trouve dans la publication suivante :

M. Alphonse Desjardins, Président-Fondateur de « La Caisse Populaire de Lévis », Directeur Général de « L’Action Populaire Économique », Les Caisses Populaires, Conférence donnée devant les délégués de l’Association Canadienne Française d’Éducation d’Ontario le 15 février 1912. La Cie d’Imprimerie Ottawa, Rue Mosgrove, Ottawa.

Entre nous – Claude Béland, ancien président du Mouvement Desjardins, trouve que la cupidité occupe trop de place dans notre monde, y compris au sein du Mouvement Desjardins. Est-ce pour lui répondre que Mme Monique F. Leroux rappelle la générosité d’Alphonse Desjardins? « La fondation des caisses, écrit-elle en parlant de M. Desjardins, ne lui a pas rapporté un seul dollar. Au contraire, il y a investi de son temps, de son argent et sans doute sa santé. » Heureusement, Mme Monique F. Leroux touche une rémunération plus que raisonnable.

Entre nous – Le livre de la présidente du Mouvement Desjardins est publié par Les Éditions Dorimène. Dorimène est le prénom de l’épouse de M. Alphonse Desjardins. Si le Mouvement Desjardins avait voulu rappeler la mémoire de M. Alphonse Desjardins par la création d’une maison d’édition, pensez-vous qu’il aurait baptisé cette entreprise Les Éditions Alphonse?

Le Passeur de la Côte (Roger Martel), Lévis (Québec)

Rappel 

L’automne prochain (2012) aura lieu le Sommet international des coopératives, « organisé à l’initiative du Mouvement Desjardins en partenariat avec l’Alliance coopérative internationale et la Saint-Mary’s University de la Nouvelle-Écosse, qui se tiendra à Québec et à Lévis du 8 au 11 octobre 2012. Ce sommet accueillera des dirigeants de coopératives et mutuelles et proposera notamment 125 conférences autour des thèmes liés la place des coopératives et des mutuelles dans l’économie mondiale ». (source : http://www.desjardins.com/fr/votre_caisse/81530504/annee-internationale-des-cooperatives.pdf) La parution du document numérique de Madame Monique Leroux n’est pas étrangère à cet événement.