Le Carrefour mondial de l’Accordéon à Montmagny (Québec). Le 2 septembre 2018.

CARREFOUR MONDIAL DE L’ACCORDÉON à Montmagny (Québec)  –  

Site web : http://www.accordeonmontmagny.com/


La ville de Montmagny est située à quelque 80 km de Québec, à l’est de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du Saint-Laurent.


Photos prises le 2 septembre 2018 par Roger Martel

Bienvenue au Carrefour, semble nous dire cette charmante Québécoise.

Le 2 septembre 2018  il pleuvait. On a dansé sous la pluie !

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Sur les terrains du Musée de l’Accordéon

Scène voisine de la Mairie. Artistes finlandais.

Scène voisine de la Mairie

Scène voisine de la Mairie

Rue Saint-Jean-Baptiste

Bistro L’Épi d’Or, rue Saint-Jean-Baptiste

Un accordéoniste, à l’Épi d’Or

Rue Saint-Jean-Baptiste

Rue Saint-Jean-Baptiste

Près de la Mairie

La Bibliothèque municipale de Montmagny présente une exposition de Raynald Légaré, peintre et sculpteur, entre autres.

La belle Bibliothèque municipale de Montmagny

Bibliothèque municipale de Montmagny

Des oeuvres de Pierre Clouâtre sont exposées à la Bibliothèque municipale de Montmagny.

Oeuvre de Pierre Clouâtre

Joseph Marmette (un texte sur J. Marmette est présenté ci-dessous)

Joseph Marmette (un texte sur M.-L. Marmette est présenté ci-dessous)

Oeuvre de Jean-Julien Bourgault (un texte sur J.-J. Bourgault est présenté ci-dessous)

Bibliothèque municipale de Montmagny

Un accordéoniste au restaurant À la Rive

Livres mis en évidence à la Bibliothèque municipale de Montmagny

Les ancêtres Guillaume Fournier et Françoise Hébert

Pont Boulanger

Église Saint-Thomas et cénotaphe

Parc de la mairie

Paroisse Saint-Thomas

Bibliothèque municipale de Montmagny. Le vieil immeuble abritait le presbytère autrefois (la paroisse en occupe encore une partie).

Maison, rue Saint-Thomas

Maison Charles-Poliquin, rue Saint-Thomas

Promenade voisine du Musée de l’Accordéon

À l’année prochaine !

Source : http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/Fiche.aspx?no_seq=135536

Montmagny

© Gouvernement du Québec

Origine et signification

Centre industriel et commercial de la Côte-du-Sud parmi les plus importants, la ville de Montmagny est située à quelque 80 km de Québec, à l’est de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du Saint-Laurent.

Construits originalement aux abords du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de l’embouchure de la rivière à Lacaille, les lieux recevaient les premiers Magnymontois dès 1671, année de la fondation de la mission de Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-Lacaille. Avec le temps, les rives de la rivière des Vases – nom officiel Rivière du Vieux Moulin – de même que les environs de l’embouchure de la rivière du Sud, accueillent des censitaires. La municipalité du village de Montmagny, érigée en 1845 et devenue ville en 1883, fusionne avec Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (1845) en 1966 pour former l’actuelle municipalité. Cette dernière appellation, attribuée sous les formes abrégées de Saint-Thomas ou Saint-Thomas-en-Bas au bureau de poste entre 1817 et 1858, honorait, d’une part, le deuxième desservant de la paroisse, l’abbé Thomas-Joseph Morel (1636-1687), et, d’autre part, Adrien d’Abancourt, dit Lacaille, grand-père de Louis Jolliet, qui se noie en 1640 près de l’embouchure de la rivière à Lacaille.

Quant à Montmagny, ce nom célèbre le souvenir de Charles Huault de Montmagny (1601-1657), premier gouverneur de la Nouvelle-France (1636-1648), à qui la seigneurie de la Rivière-du-Sud est concédée en 1646. C’est à lui que l’on doit la coutume d’allumer des feux de joie à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste. La présence de milliers d’oies blanches qui fréquentent chaque année, à l’automne, les battures de Montmagny et qui donnent lieu au Festival de l’oie blanche ainsi que le rôle économique important que joue la ville sur le plan régional ont donné naissance aux surnoms de Capitale de l’oie blanche et de Capitale de la Côte-du-Sud. Montmagny constitue un centre agricole, commercial et industriel, notamment dans le domaine de l’alimentation, du textile, de la mécanique et de l’électricité.

Ancien nom [ – ] : Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (Municipalité)

Source : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=14807&type=pge#.W4yKViPhB90

Par Line Gosselin

Marmette, Joseph-Étienne-Eugène

Né à Montmagny, le 25 octobre 1844, Joseph-Étienne-Eugène Marmette est le fils de Joseph Marmet, médecin, et d’Élisa Taché, fille d’Étienne-Paschal Taché.

Marmette fait ses études classiques au petit séminaire de Québec de 1857 à 1864. Il étudie ensuite au Regiopolis College de Kingston, de 1864 à 1865, puis il entreprend des études de droit à l’Université Laval en 1865. Il ne termine cependant pas ce cours.

En 1867, Marmette est engagé comme commis au Bureau de la trésorerie de la province de Québec. En 1882, il devient fonctionnaire pour le gouvernement fédéral à Ottawa. Son travail l’amène à effectuer plusieurs voyages en Europe, puisqu’il est d’abord agent spécial de l’immigration en France et en Suisse, puis directeur adjoint des Archives du Canada. Alors qu’il occupe ce dernier poste, Marmette a notamment la responsabilité de faire retranscrire des archives relatives à l’histoire du Canada dans des dépôts français. Il est également responsable, en 1886, de la bibliothèque du pavillon canadien à l’Exposition coloniale de Londres.

Marmette s’est surtout fait connaître à titre de romancier et d’essayiste. Le roman historique est le genre littéraire qui marque principalement ses écrits. L’auteur publie son premier roman, Charles et Éva, sous forme d’un feuilleton dans La Revue canadienne en 1866 et 1867. Il reprend ce modèle pour deux autres romans dans L’Opinion publique. Il participe à la fondation de la Société royale du Canada en 1882, où il occupe le quinzième siège de la section I (Littérature, histoire et archéologie de langue française).

Outre Charles et Éva (1866-1867), Marmette a publié François de Bienville, scènes de la vie canadienne au XVIIe siècle (1870), L’intendant Bigot (1871), Le chevalier de Mornac (1873), Le tomahawk et l’épée (1877), Héroïsme et trahison (1878), Les Macchabées de la Nouvelle-France, histoire d’une famille canadienne, 1641-1768 (1878) et Récits et souvenirs (1891).

Il est décédé à Ottawa, le 7 mai 1895. Il est inhumé à Montmagny.

Il avait épousé, en 1868, Marie-Esther-Joséphine Garneau, fille de François-Xavier Garneau, célèbre historien, et d’Esther Bilodeau.

Source : Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/marmette_marie_louise_15F.html

MARMETTE, MARIE-LOUISE (baptisée Marie-Louise-Joséphine-Esther-Eliza), dite Louyse de Bienville (Brodeur) (elle utilisait également le pseudonyme de Domino noir), auteure et conférencière, née le 29 mars 1870 à Québec, fille de Joseph-Étienne-Eugène Marmette et de Marie-Joséphine Garneau ; le 6 juillet 1892, elle épousa à Ottawa Donat Brodeur (décédé en 1920), et ils eurent trois fils et cinq filles, dont l’une mourut en bas âge ; décédée le 2 mai 1928 à Montréal.

Seule survivante des quatre enfants nés du mariage de Marie-Joséphine Garneau et de Joseph-Étienne-Eugène Marmette, Marie-Louise Marmette appartient à une famille de gens de lettres. Elle a pour grand-père maternel l’historien François-Xavier Garneau* et est la fille d’un écrivain prolifique qui figurera en 1884 parmi les fondateurs du Cercle des Dix, société littéraire d’Ottawa. C’est d’ailleurs un roman de Marmette, intitulé François de Bienville et publié à Québec l’année de sa naissance, qui inspirera à Marie-Louise le nom de plume qu’elle utilisera le plus fréquemment : Louyse de Bienville. Elle se souviendra d’avoir, enfant, accompagné son père dans quelques salons littéraires de Québec. Marie-Louise étudie chez les ursulines de Québec de 1880 à 1882, puis chez les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame à Ottawa. Elle aurait également étudié la littérature à Paris, où elle doit parfois séjourner avec sa famille à cause du travail de son père, alors archiviste pour le gouvernement fédéral. Selon le témoignage de sa fille Marguerite, Marie-Louise aurait passé, au total, quatre années dans la Ville lumière et aurait ainsi cultivé son attachement à la culture française. À l’été de 1892, à Ottawa, Marie-Louise épouse Donat Brodeur, avocat. Le couple s’installera par la suite à Montréal et aura huit enfants.

Marie-Louise Brodeur poursuit une carrière littéraire qui demeure mal connue. Sa participation, entre 1902 et 1909, au Journal de Françoise, fondé à Montréal par la journaliste Robertine Barry*, dite Françoise, figure sans doute parmi ses premières collaborations à des périodiques. Son association à la presse féminine montréalaise se poursuit ensuite, entre 1913 et 1915, dans les pages du magazine Pour vous mesdames, fondé et dirigé par Georgine Bélanger*, dite Gaétane de Montreuil. Elle publie également, de 1913 à 1916, des articles dans la Bonne Parole, organe de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, dont elle est membre actif (elle donne notamment des conférences au cours des réunions mensuelles de l’Association professionnelle des employées de manufactures et de l’Association professionnelle des employées de magasins [V. Marie-Anne Laporte], associations que chapeaute la fédération). Deux textes de Marie-Louise figurent, en 1920 et en 1924, dans la Revue moderne d’Anne-Marie Gleason*, dite Madeleine. Parallèlement, la journaliste collabore à des publications au contenu plus général, notamment le Temps d’Ottawa, le Pays de Montréal, le Courrier de Montmagny et le Soleil ; elle ne publiera cependant jamais de livre.

Chronique d’actualité et littéraire, biographie, nouvelle, conte et poésie sont autant de genres auxquels s’essaie Marie-Louise Brodeur. Fascinée par les grands personnages (de Jeanne d’Arc à son aïeul François-Xavier Garneau), elle traite également à l’occasion de l’état de la littérature nationale et de l’avènement du féminisme, qu’elle considère comme « l’une des manifestations, la plus grave, qui aient honoré l’humanité, » déclare-t-elle en octobre 1913 dans Pour vous mesdames. Résolument collée à l’actualité, elle s’intéresse à la Grande Guerre, comme mère certes (ses trois fils s’étant engagés comme volontaires), mais aussi comme journaliste en publiant quelques « Pages de guerre » dans Pour vous mesdames (en octobre 1914) et la Bonne Parole (en février, mars, mai et juin 1916). Admiratrice du courage des Françaises dans cette lutte, Marie-Louise écrit ainsi, en juin 1916 : « Un peuple magnifié par de telles femmes ne sera jamais vaincu. » Le 18 janvier 1919, dans une chronique quotidienne de la Presse où des personnes sont appelées à donner leur opinion sur le suffrage féminin, elle revendique, sans détour, ce droit pour les femmes, ainsi que « son libre usage ».

En dépit d’une carrière notable qui a duré près de 25 ans, Marie-Louise Brodeur n’a pas connu la postérité d’une Françoise ou d’une Madeleine. La dispersion de ses écrits dans différents périodiques a sans doute contribué à son effacement. Après la mort de Marie-Louise, sa fille Marguerite a colligé près d’une trentaine de ses textes et les a publiés à Montréal en 1931 sous le titre Figures et Paysages. Par ce volume posthume, annoncé comme le premier d’une série de quatre, elle espérait rendre à sa mère un hommage mérité. Malheureusement pour l’historien, ce livre n’a pas eu de suite.

Line Gosselin

Nous avons dressé la liste des articles de Marie-Louise Marmette parus à Montréal dans le Journal de Françoise, Pour vous mesdames, la Bonne Parole et la Revue moderne. L’inventaire n’est cependant pas exhaustif pour la Bonne Parole, dont nous n’avons pu consulter le premier volume. Un exemplaire de cette liste est conservé au DBC. [l. g.]

ANQ-Q, CE301-S1, 29 mars 1870.— Le Devoir, 3 mai 1928, 21 mai 1932.— BCF, 1923 : 243.— Georges Bellerive, Brèves Apologies de nos auteurs féminins (Québec, 1920).— DOLQ, 2 : 493s.— Madeleine [A.-M.] Gleason-Huguenin, Portraits de femmes ([Montréal], 1938), 65.— Hamel et al., DALFAN, 946s.— J. Hamelin et al., la Presse québécoise, 4 : 347.— Roger Le Moine, Joseph Marmette, sa vie, son œuvre ; suivi de À travers la vie, roman de mœurs canadiennes de Joseph Marmette (Québec, 1968).— Mariages de la paroisse Sacré-Cœur, Ottawa (1889–1975), Julien Hamelin, compil. (Ottawa, s.d.), 24.— Gaétane de Montreuil [Georgine Bélanger], « Mme Donat Brodeur », Pour vous mesdames, 1 (1913–1914) : 202s.— M.-E. Vézina, « In memoriam », la Rev. moderne, 9 (1928), no 6 : 17.

Source : Ordre national du Québec, https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=20

Jean-Julien Bourgault (1910 – 1996)

Grand officier (1993)

Né à St-Jean-Port-Joli [près de Montmagny] le 24 juin 1910, Jean-Julien Bourgault fabriquait dès son jeune âge des petits bateaux en bois avant même de connaître le mot sculpture. Pourtant, il allait devenir le fondateur de l’École de sculpture de St-Jean-Port-Joli et inspirer une génération de jeunes artisans qui perpétue l’art de la sculpture sur bois. Dès le début de sa carrière, il décrit les scènes de l’actualité populaire; plus tard, guidé par un sens folklorique, il gravera sur bois de nombreuses scènes en relief, fournissant ainsi au patrimoine une documentation importante de la vie typiquement québécoise. Il a aussi participé à l’élaboration d’une trilogie prenant forme de reliefs en fonte, illustrant l’arrivée de Jacques Cartier, un groupe de sculptures monumentales installées à Gaspé.

Ses oeuvres qui ont été exposées au Musée du Louvre et qui ont été répandues au Canada et aux États-Unis témoignent de l’originalité et de la qualité exceptionnelle de cet artiste. Elles se retrouvent dans des collections publiques et privées en Angleterre, au Canada et aux États-Unis.

Récipiendaire du Mérite national français en 1964, nommé à l’Ordre du Canada en 1970, M. Bourgault a reçu plusieurs témoignages d’appréciation de ses concitoyens de St-Jean-Port-Joli, devenu la Capitale de l’artisanat par l’influence de Bourgault.

À l’automne 1991 se tenait à Montmagny l’exposition Riopelle-Bourgault qui a accueilli plus de 25 000 visiteurs. Aux quelque 40 toiles de Riopelle sur la faune et la flore de cette région du Québec et sorties tout droit de son atelier se mêlaient les sculptures, près de 50, de Bourgault dont certaines n’avaient pas été revues depuis une cinquantaine d’années. L’artiste Riopelle sans doute le plus connu au plan international côtoie Jean-Julien Bourgault qui a su donner un nom à l’art populaire de sa région par ses bas reliefs et mises en scène sur bois qui ont fait sa renommée et qui lui méritent le titre de père de la sculpture québécoise. Une heureuse exposition-duo en hommage à cette belle région du Québec.

 

Hélène Guilmette, soprano native de la Côte-du-Sud (Québec).

Helene Guilmette OSM_Le Devoir 09-09-2015

Hélène Guilmette dans le rôle de Mélisande à la Maison symphonique de Montréal le 8 septembre 2015. (Le Devoir, 9 septembre 2015)

Hélène Guilmette

En 2010, Hélène Guilmette déclarait à un journaliste :

«J’ai donné beaucoup à la musique, mais jamais au point de sacrifier ma vie, de négliger mon amoureux, ma famille et mes amis. Covent Garden, c’est bien beau, mais ce n’est pas l’essence de la vie. Je suis encore étonnée de voir que je suis invitée à chanter à Paris, Berlin ou Tokyo, alors que j’étais heureuse d’enseigner la musique à Montmagny, de jouer de l’orgue à Berthier-sur-Mer… et de pratiquer la nage synchronisée. Pour moi, au départ, le chant, c’était en parallèle, en surplus», révèle la jeune soprano, à qui tout sourit.

(article de Régis Tremblay publié dans le quotidien Le Soleil de Québec le 8 février 2010, http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/sur-scene/201002/07/01-947276-la-vie-sourit-a-helene-guilmette.php)

Hélène Guilmette est née en 1977 à Montmagny, dans la région historique de la Côte-du-Sud, au Québec.

« Diplômée en éducation musicale et en piano de l’Université Laval de Québec, la soprano Hélène Guilmette a reçu sa formation vocale auprès de Marlena Malas à New-York. Elle remporte le 2e prix du Concours International Reine Élisabeth de Belgique en 2004.

« À l’opéra, elle a été Sophie (Werther) à la Monnaie de Bruxelles et Lille, Nadia (La Veuve joyeuse) à l’Opéra comique de Paris, Pedro (Don Quichotte) à Tokyo, Frasquita (Carmen) à Avignon, Servilia (Clemenza di Tito) et Crobyle (Thaïs) à l’Opéra de Montréal. En 2007-2008, elle fait ses débuts à Bruxelles dans le rôle de Pamina (La Flûte enchantée) et dans celui de Sophie (Werther) ainsi qu’à l’Opéra National de Paris en Amour (Orphée et Eurydice) et en Mélisande (Ariane et Barbe-Bleue). Récemment, elle interprétait Susanna (Le Nozze di Figaro) à l’Opéra de Lille…

(Lire la suite au http://www.francemusique.fr/personne/helene-guilmette.)

PAROLES D’HÉLÈNE GUILMETTE :

R. M. : Vous êtes originaire de Montmagny. Comment se fait-il qu’un bon nombre de grandes voix proviennent de la même région du Québec ? Avez-vous une explication ? On pense à Raoul Jobin, Léopold Simoneau, Richard Verreau, Lyne Fortin. Est-ce le grand air du large qui façonne la voix ?

H. G. : Ce doit être dans l’eau !!! (rires) Pour bien chanter, il faut un environnement sain. La campagne pour moi est le seul endroit où je voudrais vivre et où je suis vraiment heureuse. Cela fait partie de mon équilibre.

(http://www.resmusica.com/2005/09/05/cette-etrange-poussiere-de-lame-que-lon-nomme-le-chant/)

Helene Guilmette, Raynald Ouellet  et  François Guilbault_03-2013

Hélène Guilmette, Raynald Ouellet (du Carrefour mondial de l’accordéon de Montmagny) et François Guilbault (musicien), en mars 2013.

« Un fait a été déterminant pour moi : mon inscription au Camp musical Saint-Alexandre à Kamouraska à l’âge de 13 ans. Un moment important, un déclic. Cet endroit est magique! Quand j’y retourne même aujourd’hui, je peux le sentir! J’ai pour la première fois été baignée durant 3 semaines dans la musique avec des jeunes comme moi, passionnés et qui aiment la nature. J’ai appris beaucoup là-bas. J’ai même eu le premier rôle dans Starmania. J’ai chanté pour la première fois toute seule accompagnée de la chorale et de quelques musiciens. Tout a commencé là je crois! »

(http://www.resmusica.com/2005/09/05/cette-etrange-poussiere-de-lame-que-lon-nomme-le-chant/)

«Je suis un peu une outsider parmi les jeunes chanteurs, dit-elle. Je n’ai pas fait l’Atelier, et j’habite encore ma région natale. Pendant mes études en musique, mon instrument principal était d’abord le piano, que j’étudiais depuis l’âge de 5 ans. J’ai commencé à me passionner pour le chant en interprétant du Céline Dion et en m’accompagnant au piano dans les restaurants pour gagner un peu d’argent! J’aimais tellement cela que j’ai décidé d’avoir deux instruments principaux à l’université, chant et piano en même temps. J’ai vraiment travaillé fort.»

(http://www.lapresse.ca/arts/musique/entrevues/201109/17/01-4448675-helene-guilmette-les-noces-de-susanna.php)

Une entrevue :

http://www.rtbf.be/video/detail_la-matinale-invitee-du-21-10-helene-guilmette?id=1964893

Un extrait de l’album L’heure rose :

https://www.youtube.com/watch?v=feYYobhGQo4

….

Hélène Guilmette sur facebook : https://www.facebook.com/heleneguilmettesoprano

et bientôt dans le web :

http://www.heleneguilmette.com (site en préparation)

Hélène Guilmette chez Analekta :

http://www.analekta.com/artistes/?guilmette-helene.html

Une interprète très exceptionnelle, un duo inoubliable, à voir au Carrefour mondial de l’accordéon de Montmagny (3 – 7 sept. 2015)

Carrefour mondial de l’accordéon de Montmagny, au Québec

(3 – 7 sept. 2015), http://www.accordeonmontmagny.com

David Venitucci, accordéoniste (son site web : http://www.davidvenitucci.fr)

Annick Cisaruk, comédienne et chanteuse (son site web : http://annickcisaruk.wix.com/annick-cisaruk)

Montmagny Carrefour accordeon Venitucci et Cisaruk

David Venitucci et Annick Cisaruk sur scène au Carrefour mondial de l’accordéon,

le 3 septembre 2015. (Photo de Roger Martel)

Annick Cisaruk, la plus-value de Ferré

Ajouté par Michel Kemper le 25 février 2015. – Sauvé dans En scène

Source : Source : http://www.nosenchanteurs.eu/wp-content/uploads/2015/02/annick-c.jpg

Reprises toujours… Mais pas d’effet de mode en ce cas : Annick Cisaruk est interprète. Elle le fut de Barbara, elle l’est de Ferré. La voix Ferré la mène parfois loin, elle et son accordéoniste et complice David Venitucci : dans l’espace francophone, mais aussi sur les routes du Nicaragua et du Costa-Rica, au Guatemala comme au Salvador.

[]

Ce soir, elle est presque au Bataclan, à deux pas : en sous-sol du bar d’à côté, Le Mélange des genres. C’est pas grand, mais y’a d’la place, bien soixante spectateurs. Des parisiens comme des gens de province, de belles personnes de la chanson aussi.

Rudimentaire, pas de savants éclairages, de noirs, de rond de lumière ni de rideau qui s’ouvre et se ferme sur l’artiste. Rien que David et son soufflet à touches, juché sur un haut tabouret, et elle, micro en main, à quelques centimètres de vous, à mêler son regard au vôtre, à chanter tant avec ses yeux qu’avec sa voix, à croire qu’elle ne chante que pour vous. Que pour moi.

Eux et un répertoire de premier choix, une sélection sur l’amour selon Ferré, celui qui vient, celui qui va, qui s’en va. Ça t’va ? Ça nous convient.

Bien sûr, la féminité de Cisaruk crève l’écran noir de nos nuits blanches, bien sûr. Mais ça va bien plus loin. Annick Cisaruk s’approprie les mots, pas la posture. Pas d’imposture donc : elle est elle, fait miel d’un matériau d’exception, qu’elle traduit, qu’elle travaille, qu’elle digère et régurgite. « Sur la scène y’a des mots qui ne demandent qu’à se placer / Sur la scène y’a des airs qu’ont l’air de n’en pas avoir… » Pas un seul moment Ferré ne s’impose à nous, si ce n’est, parfois, en lointaine filigrane. Tant qu’on pourrait croire que ces vers n’ont été écrits que pour elle, que par elle. Y’a pas grand’messe, pas pèlerinage : on ne s’en vient pas voir et entendre Ferré mais bien Cisaruk faire vivre le répertoire de Ferré et de quelques de ses poètes (Verlaine, Apollinaire…), lui faire prendre l’air. Oserais-je dire le dépoussiérer sans m’attirer les foudres des gardiens du temple, des autoproclamés es-Ferré ?

David Venitucci, accordéoniste

Extrait de Jazz notes (publié au http://www.davidvenitucci.fr) :

À propos de l’album Cascade, octobre 2003

«L’artiste est accordéoniste et compositeur, il s’engage dans un exercice de haut vol, seul avec son instrument, utilisant la technique des basses chromatiques (les deux claviers sont également libres sans accords pré-composés à la main gauche); à la recherche de nouvelles pistes musicales. On est saisi par son utilisation qui fait l’effet d’un orchestre. Jolies mélodies dans un registre à la fois musique actuelle, improvisations, chansons, valses, jazz et pour finir Avec le Temps de Ferré. Un certain tour de force que devraient apprécier les amateurs de musique, car nous avons à faire désormais à un garçon qui donne une fois de plus ses lettres de noblesse à l’instrument.»

Cisaruk et Venitucci photo de René Pichot

David Venitucci et Annick Cisaruk (Photo de René Pichot)

Chroniques historiques de la Société d’histoire de Montmagny

 
Pour entendre et voir les chroniques historiques du lundi de la Société d’histoire de Montmagny, allez au
 

 

Émile Gagné, président

Société d’histoire de Montmagny
4, rue de la Station 
Montmagny (Québec)
G5V 3T2 
418-248-5660 

Deux noms : Montmagny et ses îles ET Côte-du-Sud, un débat

Le journaliste Sylvain Fournier écrit : « C’est parce qu’une forte majorité de touristes québécois ignorent où se trouve exactement la Côte-du-Sud que le comité touristique du CLD de la MRC de Montmagny a décidé de faire un virage promotionnel en optant pour la nouvelle appellation «Montmagny et ses îles». (http://oieblanc.typepad.com/oiepolitique/2012/04/montmagny-et-ses-îles-la-nouvelle-image-de-marque-de-la-région.html) Ce changement suscite un débat.

Le nom Côte-du-Sud désigne depuis longtemps une région historique; cette région s’étend de Beaumont à Notre-Dame du Portage et comprend l’arrière-pays montagneux. On n’aurait pas dû employer l’appellation Côte-du-Sud pour désigner une partie de son territoire. Il est bien que l’erreur soit corrigée; il fallait qu’elle soit corrigée.

Voyons ce que dit la Commission de toponymie du Québec du toponyme Côte-du-Sud:

« Entrée dans l’usage dès la seconde moitié du XVIIe siècle, l’appellation Côte-du-Sud a d’abord désigné une série de paroisses établies graduellement dans les seigneuries de la rive sud du Saint-Laurent, entre Beaumont et la rivière du Loup. Les treize paroisses situées sur ce ruban littoral de près de 200 km furent occupées en 1759 pendant que les troupes anglaises assiégeaient Québec. Au cours du siècle suivant la Conquête, une douzaine de nouvelles paroisses allaient être créées dans les basses-terres et sur les premiers contreforts des Appalaches. Depuis 1867, grâce à l’arrivée du chemin de fer et au développement du système routier, une trentaine de nouvelles localités firent leur apparition dans l’arrière-pays appalachien dont les ondulations s’étendent vers le sud jusqu’à la frontière des États-Unis, soit sur près d’une centaine de kilomètres, dans Bellechasse. L’économie sudcôtoise, fondée traditionnellement sur l’agriculture, la pêche et l’exploitation forestière, compte un secteur manufacturier fort actif, principalement à Saint-Damien-de-Buckland, Montmagny, L’Islet et La Pocatière. Le tourisme représente un apport significatif, notamment à Saint-Jean-Port-Joli dont la réputation repose sur l’artisanat. Bien que le terme côte soit connu régionalement dans le sens de rang de peuplement, l’origine du toponyme repose sans doute ici, comme dans le cas de la Côte-de-Beaupré, sur le sens de rivage, littoral. Peu après 1663, en effet, alors que la région amorçait à peine son peuplement, les missionnaires parlaient déjà de cette «coste du sud». La position géographique des lieux par rapport au Saint-Laurent a été par ailleurs marquée très tôt dans la toponymie : la rivière du Sud a donné son nom à la seigneurie de la Rivière-du-Sud, concédée en 1646 à Charles Huault de Montmagny, et l’île aux Oies a déjà porté le nom d’Île du Su. Longtemps négligé au profit des appellations Bas-du-Fleuve et Bas-Saint-Laurent, le régionyme Côte-du-Sud, préservé par les historiens et les géographes, est réapparu dans l’usage courant depuis les années 1960. Il désigne aujourd’hui un circuit touristique revendiqué par la région touristique de la Chaudière-Appalaches, qui s’arrête à l’est à Saint-Roch-des-Aulnaies. Mais cela n’empêche pas des organismes de promotion touristique de présenter sous le nom de Côte-du-Sud le territoire s’étendant de L’Islet jusqu’à Kamouraska. Enfin, selon une carte de l’Institut québécois de recherche sur la culture (1990), la région s’étend de Beaumont à Saint-André, dans Kamouraska, et comprend le vaste arrière-pays montagneux. Cette dernière définition territoriale devrait sans doute s’imposer dans l’usage. » (http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/fiche.aspx?no_seq=142063)

 Le Passeur de la Côte (Roger Martel)