Bilinguisation de Montréal par la l’incroyablement décevante nouvelle maire, Valérie Plante.

Source : L’Aut’ Journal, http://lautjournal.info/20180112/bilinguisme-integral-de-la-presentation-et-de-la-documentation-du-budget-2018

Bilinguisme intégral de la présentation et de la documentation du budget 2018

2018/01/12 | Par SSJB-Montréal

 

La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), par la voix de son Président général Me Maxime Laporte, et le Mouvement Montréal français (MMF), représenté par sa porte-parole Sophie Stanké, dénoncent fermement les pratiques linguistiques de la nouvelle administration municipale.

 

Montréal n’est pas Moncton, NB !

 

    « Montréal est une ville de langue française », dit l’article 1 de la Charte de la Ville de Montréal. Tout au plus la législation québécoise permet-elle à quelques arrondissements majoritairement anglophones d’offrir des services municipaux bilingues. Mais Montréal n’est pas une ville bilingue. Montréal n’est pas Moncton. Montréal est Montréal. Et tandis que tant d’élu-e-s insistent sur l’importance de faire du français la langue commune et de convaincre les nouveaux arrivants de l’adopter, l’administration Plante-Dorais a présenté et documenté son budget de façon intégralement bilingue !

    Monsieur Laporte a fait valoir : « On se croirait au Parlement d’Ottawa, plutôt qu’à l’hôtel de ville de Montréal, métropole du Québec ! ».

    D’origine lituanienne et travaillant depuis longtemps en milieux pluriethniques, Madame Stanké a quant à elle affirmé : « À la lumière des données témoignant du constant déclin du français, Valérie Plante devrait réaliser qu’il est de sa responsabilité de mairesse de lancer un message clair quant au statut du français à Montréal, principal lieu d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants au Québec ».

 

Statistique Canada sème la confusion quant à la réalité du français

 

À ce propos, les deux militants ont saisi l’occasion pour rappeler que, comme le révélait en août dernier le mathématicien Charles Castonguay, les données linguistiques du recensement de 2016 ont été traitées différemment de celles des recensements précédents, ce qui a eu pour effet d’embellir artificiellement la situation du français.

Auparavant, lorsqu’une personne déclarait parler à la fois le français et l’anglais à la maison, 0,5 point était attribué pour chacune de ces langues. Or, pour la première fois, en 2016, chaque fois qu’une langue était mentionnée dans une réponse multiple, un point entier lui était attribué. Par exemple, si 5000 personnes déclaraient que leur langue parlée le plus souvent à la maison était à la fois le français et l’anglais, 5 000 personnes étaient ajoutées à la colonne « français » et 5 000 à la colonne « anglais ». Selon cette méthode, il y aurait au Québec 87 % de francophones, 19 % d’anglophones et 18 % d’allophones pour une population totale… de 121 % ! Un chiffre aberrant.

En reprenant la méthode d’analyse généralement utilisée en 2011 ou avant, on obtient que la proportion de la population qui parlait le plus souvent français à la maison au Québec poursuit son déclin, passant de 83,1 % en 2001, à 81,8 % en 2006, à 81,2 % en 2011 et à 80,6 % en 2016.

 

Le Mouvement Montréal français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont tous deux pour mission de faire du français la véritable langue commune dans la métropole.

Le Parc des Meubliers, à Montréal.

 

 

Le Parc des Meubliers, photographié en octobre 2017 par Roger Martel

 

Le Parc des meubliers a été nommé ainsi « en hommage aux artisans des petites fabriques de meubles d’autrefois ».

Trouver sur son chemin un parc qui évoque des artisans peut surprendre un peu : on donne si souvent aux lieux publics le nom d’un personnage de l’histoire, grande ou petite. Le patronyme d’un député qui a collecté des fonds auprès d’entreprises comptant sur un renvoi d’ascenseur, par exemple, ou le nom d’une personnalité condamnée pour harcèlement psychologique, ou le nom d’un voleur de fonds publics. Découvrir un parc qui rappelle les modestes fabricants de meubles d’autrefois, ça fait plaisir.

Roger Martel

 

Meublier (canadianisme de la langue familière ou folklorique, selon le Bélisle.)

Fabricant de meubles. Marchand de meubles. Ébéniste.

(Louis-Alexandre Bélisle, Dictionnaire général de la langue française au Canada, deuxième édition, 1971, p. 775)

Chronique du journaliste et historien Jean-François Nadeau sur l’histoire de Montréal.

Le 15-18 est une émission consacrée à l’actualité et diffusée du lundi au vendredi sur les ondes d’ICI Radio-Canada dans la région de Montréal (CBF-FM). Chaque mercredi, les auditeurs p…

Source : Histoires montréalaises – Patrimoine, Histoire et Multimédia

 

Les étudiants et la police [Montréal, 1909] | Patrimoine, Histoire et Multimédia

Plusieurs constables s’attaquent à la jeunesse étudiante, rue Saint-Jacques, à Montréal…

 

viaLes étudiants et la police [Montréal, 1909] | Patrimoine, Histoire et Multimédia.

 

 

Les Méganticois reçoivent un cadeau du Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic.

En guise de cadeau du Jour de l’An, Monsieur Edward A. Burkhardt, Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, a annoncé aux citoyens de Lac-Mégantic que sa compagnie utiliserait désormais des locomotives pouvant se transformer instantanément en pompe à incendie, si jamais c’est nécessaire (naturellement, M. Burkhardt a pris soin d’assurer à son auditoire qu’une catastrophe comme celle du 2013 ne se reproduira pas, propos salués par maints applaudissements des membres de nombreuses Chambres de commerce présentes).

locomotive servant de pompe a incendie_accident ferroviaire

Savez-vous que le Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, pratique l’art vocal et qu’il adare les chansons de gore. M. Burkhardt enseigne même le chant, c’est un spécialiste de la musique qui dévale rapidement ainsi que des signes qui indiquent une élévation ou un abaissement de tons dans le courant d’un morceau, signes mieux connus sous le nom d’accident. Parolier à ses heures, le Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, a écrit Dans l’train pour Mégantic, une idée que lui a apportée le souffle de l’explosion de son train dans le cœur de Lac-Mégantic; en exclusivité, je vous en présente les premiers vers :

Tchou, tchou

Dans l’train pour Mégantic

Le conducteur avait débarqué

Hélas y avait des explosifs

Et l’train filait cent mille à l’heure

Pauvres gens de Mégantic

Boum, boum

Pauvres gens de Mégantic

Rappel 

« Le 6 juillet 2013, vers 1 h 14, un train de 72 wagons-citernes transportant du pétrole brut et de 5 locomotives de la compagnie Montreal, Maine & Atlantic déraille dans le centre-ville de Lac-Mégantic. Cinq wagons-citernes explosent et un incendie ravage la ville, forçant l’évacuation d’environ 2 000 personnes. Le 19 juillet 2013 , La Sûreté du Québec confirme son bilan de 47 morts notant que cinq corps n’avaient pas été retrouvés. » (Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac-M%C3%A9gantic)

« Lac-Mégantic – La course folle d’un train en flammes aura fait de Lac-Mégantic une ville en deuil, qui se retrouve à souffrir en même temps toutes sortes de morts: disparition de dizaines de victimes []; dévastation totale d’un centre-ville historique; économie touristique grevée et des gens sans emploi, sans maison; jusqu’à une grande fragilité environnementale, les déversements de pétrole ayant porté atteinte à la majesté du lac et la rivière qui se trouve à son embouchure.

« Désolation. C’est devenu le maître mot utilisé à la ronde par plusieurs depuis qu’un train de la Montreal, Maine and Atlantic Railway Inc. a littéralement enflammé le cœur de la ville vers 1 h samedi, dans une série d’explosions à la force destructrice. Il exprime tant la détresse des proches des disparus, évalués par les autorités à environ quarante, que l’ampleur du sinistre urbain, municipal, environnemental et historique. » (Marie-Andrée Chouinard , Lac-Mégantic, ville dévastée, le Devoir, 8 juillet 2013, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/382465/lac-megantic-ville-devastee)

Note 1 : La French Language Version du site web de l’entreprise The Montreal, Maine & Atlantic ne compte qu’une dizaine de lignes en français. D’où l’utilisation dans ce texte de Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic.
Note 2 : L’illustration es tirée de la revue La Science et la Vie, tome 1, numéro 1, avril 2013, p. 83.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal

Denis Coderre, homme de trop peu de caractères ?

 

On peut le penser après avoir lu l’éditorial de Bernard Descôteaux paru le 17 mai 2013 dans Le Devoir. M. Descôteaux écrit : « Le député libéral de Montréal-Bourassa lançait ce jeudi sa campagne à la mairie d’une manière propre à soulever des doutes quant au maire qu’il pourrait être. Il nous a révélé si peu de sa vision de l’avenir de Montréal qu’il faut croire que tout se résume en sa personne. (…) Véritable roi des tweets, il fera de Twitter son principal canal de communication. Ici aussi, le médium est le message. Réduit à 144 caractères, une pensée ne peut être que sommaire. (…)  Ce lancement de campagne a raté sa cible. Le député de Montréal-Bourassa le préparait depuis si longtemps qu’on attendait qu’il soit davantage convaincant. Pour le moment, on est obligé de conclure que ce que l’on voit est ce que l’on aura, soit un parti virtuel qui n’existe ni par son organisation ni par sa pensée. » (Source : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/378458/un-faux-depart)

Roger Martel, Lévis, 17 mai 2013

 

Le port du masque interdit à Montréal – Réactions

Le Soleil > Opinions > Éditoriaux > Psychose masquée

Publié le 20 mai 2012 à 05h00 | http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201205/19/01-4527002-psychose-masquee.php

 

 

Pierre Asselin (éditorialiste), Le Soleil

 

(Québec) Le conseil municipal de Montréal a finalement adopté le règlement interdisant à tout participant de se couvrir le visage «sans motif raisonnable» durant une manifestation. Si c’était une bonne idée au départ, compte tenu des manifestations étudiantes qui ont dégénéré, le remède en place est pire que la maladie qu’on veut soigner.

 

On a certes raison de vouloir neutraliser les «casseurs» qui perturbent un rassemblement légitime, exposant policiers et citoyens à des risques de blessures graves et de séquelles permanentes.

 

Mais quand Montréal, tout comme la Ville de Québec d’ailleurs, rend illégale toute manifestation dont le lieu et l’itinéraire n’auront pas été d’abord approuvés par le service de police, on porte atteinte à nos droits constitutionnels. Le bâtonnier du Québec, Louis Masson, l’a souligné dans une lettre, cette semaine, où il cite un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a jugé qu’interdire un rassemblement pour la seule raison qu’il n’a pas été préalablement approuvé «constitue une restriction disproportionnée à la liberté de réunion pacifique».

 

Il faut tracer une frontière entre l’exercice légitime de droits dont nous sommes fiers et les abus qui risquent de pervertir cette expression. Et les abus ne sont pas toujours causés par des jeunes gens cachés derrière un masque.

 

Le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police de Toronto nous l’a rappelé mercredi, dans un rapport où il conclut que les policiers municipaux ont bafoué les droits fondamentaux lors du Sommet du G20, en 2010, par des arrestations massives et aveugles. Il n’y a pas que les manifestations qui dérapent. Le gouvernement fédéral, avec le projet de loi privé C-309, qui criminalise le port d’un masque lors d’une émeute ou d’un attroupement illégal, a lui aussi perdu tout sens de la mesure. C-309 est un amalgame douteux entre les articles qui traitent d’attroupements illégaux, d’émeutes, et ceux qui traitent de cambriolage.

 

Le résultat? Alors que la participation à une émeute est un crime passible d’un maximum de deux ans de prison, le maximum pour le simple port d’un masque lors de cette même émeute sera de 10 ans de prison. Pour arriver à cette conclusion tordue, on invoque «l’harmonisation» avec les articles du Code criminel qui traitent du déguisement, mais dans le contexte de vol par effraction.

 

Le sujet a amené Peter Worthington, cofondateur du Toronto Sun, à écrire dans le Huffington Post que porter un masque lors d’une manifestation est l’équivalent d’avoir en sa possession un fusil chargé («loaded gun»). Vraiment? Et les verres fumés? Ou les pancartes?

 

Ce raccourci un peu paranoïaque cause plus de tort que bien des manifestations.

 

Le port du masque, tout comme le déguisement, fait partie de nos moyens d’expression. En janvier dernier, des députés polonais se sont couvert le visage avec le masque d’Anonymous, en plein parlement, pour protester contre l’adoption d’une loi antipiratage.

 

Évidemment, se couvrir le visage pour lancer un cocktail Molotov est autre chose. Mais il doit y avoir moyen de contrer cet abus sans pour autant sacrifier nos libertés.

 

On devrait songer à un mécanisme par lequel les autorités auraient à déclarer, comme elles le font pour un attroupement illégal, que le port de masques ou de déguisements ne sera pas autorisé dans un cas précis, en fonction de critères légaux. À cet égard, la loi 78 a au moins le mérite d’avoir une limite dans le temps.

 

C’est mieux que la psychose sécuritaire qui est derrière le projet C-309.