Le Royaume de la Paix

Hicks Edward Le royaume de la Paix_vers 1834

Le Royaume de la Paix, œuvre du peintre américain Edward Hicks, vers 1834 *

Le peintre américain « Edward Hicks (1780-1849) commence à peindre des tableaux à un âge avancé, et non sans une certaine réticence. Tout en craignant que l’art ne soit contraire à la religion, il prouve qu’il peut aussi donner du sens à la vie. Hicks est incapable de faire une peinture dénuée de morale ; ses tableaux s’accompagnent souvent de vers édifiants qu’il compose lui-même, comme ceux qui encadrent sa vue des chutes du Niagara.

« Hicks fait partie des « primitifs » américains. Ses tableaux naïfs représentent les fermes et les paysages des États de Pennsylvanie et de New York. Mais il est surtout connu pour ses nombreuses peintures du Royaume de la Paix. [] Ce thème illustre la croyance de Hicks dans une Pennsylvanie, l’État des quakers, destinée à l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe (xi, 6-9) qui annonçait le règne de la justice et la paix parmi les hommes et les animaux. William Penn et d’autres quakers sont représentés sur la gauche du tableau, concluant le traité avec les Amérindiens, tandis que les bêtes décrites par Isaïe, parmi lesquelles jouent des enfants, sont rassemblées sur la droite. Le paysage, les personnages et les animaux composent une vision charmante et étrange des idées des quakers. » (source : Universalis, http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-hicks/)

Isaïe, Chapitre XI

Is 11,6. Le loup habitera avec l’agneau, et le léopard se couchera auprès du chevreau; le veau, le lion et la brebis demeureront ensemble, et un petit enfant les conduira.

Is 11,7. Le veau et l’ours iront dans les mêmes pâturages, leurs petits se reposeront ensemble, et le lion mangera la paille comme le boeuf.

Is 11,8. L’enfant encore à la mamelle se jouera sur le trou de l’aspic, et celui qui aura été sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.

Is 11,9. Ils ne nuiront point, et ils ne tueront point sur toute Ma montagne sainte, parce que la terre est remplie de la connaissance du Seigneur, comme la mer des eaux qui la couvrent.

Le texte suivant a été publié dans le quotidien montréalais Le Devoir le 12 août 2013 au http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/384904/le-pape-salue-les-musulmans-et-exhorte-a-l-amour.

Le pape salue les musulmans et exhorte à l’amour

Cité du Vatican – Le pape François a une nouvelle fois adressé un salut chaleureux aux musulmans dimanche lors de l’angélus, place Saint-Pierre, pour la fin du ramadan, en appelant en parallèle les chrétiens à donner la priorité à l’amour.

« Je voudrais adresser un salut aux musulmans du monde entier, nos frères, qui ont il y a peu de temps fêté la conclusion du mois de ramadan », a lancé le pape devant plusieurs milliers de personnes.

Il a rappelé avoir déjà transmis un message début août à l’attention des communautés musulmanes. « J’ai souhaité que chrétiens et musulmans s’engagent pour promouvoir le respect réciproque, en particulier à travers l’éducation des nouvelles générations », a-t-il dit juste après la prière de l’angélus.

Le 2 août, il avait envoyé un texte qu’il avait voulu signer de sa main « comme expression d’estime et d’amitié envers tous les musulmans, spécialement envers leurs chefs religieux ». Dans son texte, François avait appelé aussi à « éviter la critique injustifiée ou diffamatoire » à l’égard des deux religions.

Le pape a consacré l’essentiel de ses déclarations de dimanche à une exhortation à « l’amour de Dieu » qui « a un nom et un visage ; celui de Jésus ». « Nous ne pouvons pas aimer l’air, pour les chrétiens l’espoir est la rencontre avec Jésus », a-t-il ajouté en sortant du texte écrit à l’avance.

« C’est l’amour qui donne de la valeur et de la beauté à tout le reste : la famille, le travail, les études, l’amitié, les arts et toutes les activités humaines », a repris le pape sous les acclamations des fidèles.

Pour François, l’amour donne « du sens aux expériences négatives, parce qu’il permet d’aller au-delà, de ne pas rester prisonniers du mal » ; il donne « un sens aux difficultés et aux soubresauts » de la vie humaine.

Il a appelé les fidèles à s’interroger « en silence » (…) : « votre coeur est-il plein de l’espoir de rencontrer Dieu ou est-il fermé, endormi, anesthésié ? » et aussi  « où est ton trésor, quelle est pour toi la réalité la plus précieuse ? n’est-ce pas aimer Dieu et faire du bien aux autres ? ».

Juste avant de prendre congé d’une foule enthousiaste, le pape a lancé son désormais classique : « bon dimanche et bon appétit », en ajoutant un « au revoir » comme s’il avait eu envie de s’attarder davantage. (Agence France-Presse)

* Cette illustration provient de ce livre magnifique : Mon premier livre d’art, Grandes oeuvres, premiers mots choisis par Lucy Micklethwait, Montréal, Fides (pour l’édition en langue française au Canada), 1993.