Demande d’enquête sur des fautes des Musées de la civilisation de Québec.

Lévis, le 22 juin 2015

Madame Hélène David, ministre

Cabinet de la ministre

Ministère de la Culture et des Communications

225, Grande Allée Est, 1er étage, bloc A

Québec, G1R 5G5

Madame,

J’impute des fautes très graves aux Musées de la civilisation de Québec. Je demande à votre ministère, duquel relève les Musées de la civilisation, d’enquêter sur ces fautes.

Le directeur des Musées de la civilisation de Québec, M. Michel Côté, à qui j’avais écrit le 28 mai 2015, m’a envoyé sa réponse le 29 mai 2015. Cette réponse est totalement insatisfaisante; la voici :

Monsieur Martel,

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez au dossier de la cage de la Corriveau. Le Musée de la civilisation gère avec rigueur ce dossier en effectuant les analyses d’expertises nécessaires et ce, toujours en lien avec l’institution muséale qui a la responsabilité de cet objet. Il est évident que lorsque le tout sera complété, nous ferons connaître les résultats.

Par ailleurs, nous avons expliqué notre démarche de façon transparente et il s’agit-là, d’un processus normal basé sur le travail de recherche et de conservation lié aux collections muséales.

Comme vous l’affirmez, la rigueur intellectuelle s’impose et il faut éviter les accusations globales.

Recevez, Monsieur Martel, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Le 28 mai 2015, j’avais écrit ceci à M. Côté (entre parenthèses, mes observations écrites en majuscules) :

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763) (CETTE AFFIRMATION N’EST PAS CONTREDITE PAR M. CÔTÉ). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada (CETTE AFFIRMATION N’EST PAS CONTREDITE PAR M. CÔTÉ). L’affirmation trompeuse (que diffuse toujours la SHRL) est la suivante : l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer M.-J. Corriveau en public (CETTE AFFIRMATION N’EST PAS CONTREDITE PAR M. CÔTÉ) (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans d’abord s’être enquis des messages et des informations qu’elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté (AUCUNE EXPLICATION N’EST DONNÉE PAR M. CÔTÉ) ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité (AUCUNE EXPLICATION N’EST DONNÉE PAR M. CÔTÉ) ?

S’il est exact que la « cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine (AUCUNE RÉPONSE N’EST DONNÉE PAR M. CÔTÉ) ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté (AUCUNE RÉPONSE N’EST DONNÉE PAR M. CÔTÉ) ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson membres de leur comité scientifique (AUCUNE RÉPONSE N’EST DONNÉE PAR M. CÔTÉ, M. CÔTÉ NE SE PORTE PAS À LA DÉFENSE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DES MUSÉES DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC) ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts (LA RÉPONSE ÉCRITE DE M. CÔTÉ EST MUETTE AU SUJET DE LA QUESTION DES CONFLITS D’INTÉRÊTS) ?

Je vous ai écrit à quelques reprises jusqu’ici, Monsieur Côté; vous, vous ne m’avez jamais écrit (les MCQ ne m’ont envoyé que de brefs courriels de leur service des relations avec la presse). Il m’apparaît essentiel que vous tentiez personnellement de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction, les choses dont je viens de vous parler (ÉVIDEMMENT, LES SILENCES DE M. CÔTÉ NE SAURAIENT CONVAINCRE LES QUÉBÉCOIS QU’AUCUNE FAUTE GRAVE N’A ÉTÉ COMMISE PAR LES MUSÉES DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC).

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Dans son courriel daté du 29 mai 2015, le directeur des Musées de la civilisation de Québec écrit: « Le Musée de la civilisation gère avec rigueur ce dossier [celui de la « cage de la Corriveau »] en effectuant les analyses d’expertises nécessaires ». M. Côté n’explique pas pourquoi les Musées de la civilisation de Québec ont invité à participer aux travaux du comité scientifique qu’ils ont créé deux personnes, au moins deux, qui ont fait preuve d’un grave manque de rigueur intellectuelle ces dernières années (et qui, en plus, sont en situation de conflit d’intérêts), et une autre personne dont on ne peut pas être certain de l’impartialité. Les Musées de la civilisation de Québec ont manifestement manqué de rigueur en nommant ces personnes. Le manque de rigueur des Musées de la civilisation de Québec transparaît aussi nettement dans leur décision d’accepter d’être les partenaires officiels d’une organisation qui a répandu et qui continue de répandre une affirmation infondée, et qui refuse, ce qui échappe à l’entendement, de reconnaître être l’auteure d’une affirmation infondée (cette affirmation infondée a fort probablement été entendue à l’intérieur même des Musées de la civilisation de Québec le jour du dévoilement de la « cage de la Corriveau » en présence, peut-on supposer, du directeur des Musées).

Dans son courriel daté du 29 mai 2015, M. Côté dit aussi : « nous avons expliqué notre démarche de façon transparente et il s’agit-là, d’un processus normal basé sur le travail de recherche et de conservation lié aux collections muséales ». La phrase de M. Côté n’est pas claire. Primo : l’explication de la démarche dont parle M. Côté, quelle est-elle, quand et où aurait-elle été donnée, pourquoi ne me l’a-t-il pas fait connaître ? Secundo : de quel « processus normal » parle M. Côté ? La création d’un comité scientifique, l’examen de la cage par des experts, puis la publication des résultats de l’examen ? Pour qu’il soit « ‘normal », le processus, fallait-il que le comité scientifique créé par les Musées de la civilisation de Québec compte parmi ses membres des personnes qui manquent de rigueur intellectuelle et qui sont en conflit d’intérêts ?

Dans son courriel daté du 29 mai 2015, M. Côté ajoute : « Comme vous l’affirmez, la rigueur intellectuelle s’impose et il faut éviter les accusations globales ». Accusations globales ? De quoi parle M. Côté ? Écrire ceci comme je l’ai fait (c’est un exemple, un seul) : « Si les MCQ [Musées de la civilisation de Québec] ont accepté d’aider la SHRL [Société d’histoire régionale de Lévis] sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave », ce n’est pas une « accusation globale », mes paroles portent sur un point très précis : les Musées de la civilisation de Québec ont accepté d’être les partenaires d’une organisation qui a diffusé une affirmation infondée qui a trompé les citoyens !

Considérant l’incapacité flagrante de M. Michel Côté d’expliquer et de justifier le rôle joué par les Musées de la civilisation de Québec, rôle qui fait l’objet du courriel que je lui ai envoyé le 28 mai 2015,

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur la décision des Musées de la civilisation de Québec d’accepter d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis dans la présentation à Lévis de deux expositions consacrées à un objet (la « cage de la Corriveau ») que la Société d’histoire régionale de Lévis certifiait (et certifie encore, à ma connaissance) être un artefact authentique, c’est-à-dire la structure ayant servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public;

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur la décision des Musées de la civilisation de Québec d’accepter d’être le lieu du dévoilement de la « cage de la Corriveau » et de : a) rendre ainsi l’affirmation (clairement infondée) de la Société d’histoire régionale de Lévis susceptible d’être crue et la Société d’histoire régionale de Lévis susceptible d’être digne de confiance; b) risquer ainsi d’entacher gravement leur crédibilité (et celle du ministère dont ils relèvent);

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur la décision des Musées de la civilisation de Québec de nommer membres du comité scientifique mentionné ci-dessus : a) Madame Claudia Mendez Ishii et M. Claude Genest qui ont montré manquer de rigueur intellectuelle et qui sont en situation de conflit d’intérêts, b) M. Clément Samson, membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (comme l’a été Mme Mendez Ishii et comme l’est M. Genest) dont on ne peut être assuré de l’impartialité (une autre raison peut faire douter de l’impartialité de M. Samson : M. Samson a déjà présidé le conseil d’administration du principal partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis pour la présentation des deux expositions consacrées à la « cage de la Corriveau », la Caisse Desjardins de Lévis);

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur le choix des autres membres du comité scientifique susmentionné (la nomination de trois dirigeants ou anciens dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis est assez étrange pour que cette enquête ait lieu);

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur la décision des Musées de la civilisation de Québec de laisser la Société d’histoire régionale de Lévis faire croire (elle continue de faire croire) à ses membres et à la population que les Musées de la civilisation de Québec considèrent eux aussi que la « cage » américaine est la « cage » dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public;

je vous demanderais, Madame la ministre, d’enquêter sur tous les autres aspect de la conduite des Musées de la civilisation de Québec comme partenaire de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je pense qu’il faudrait, Madame la ministre, que vous vous assuriez que les employés des Musées de la civilisation de Québec qui méritent le blâme reçoivent des reproches proportionnels à la gravité de leur manquement.

J’allais oublier, Madame,la ministre, de vous demander de chercher à découvrir pourquoi les Musées de la civilisation de Québec ont pu croire être autorisés et ont cru correct de dépenser l’argent des citoyens du Québec pour aider la Société d’histoire régionale de Lévis à exercer des activités au cours desquelles les citoyens du Québec allaient être trompés et ont été trompés.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je devrai vous écrire de nouveau, Madame David, puisque l’on compte, parmi les nombreux partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis pour la présentation de ses deux expositions sur la « cage de la Corriveau », une autre organisation qui relève de votre ministère : le Musée national des beaux-arts du Québec.

 

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De gros partenaires (et des fonds publics) pour l’étonnamment puissante Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) : Les Musées de la civilisation – Québec (dont le Musée de la civilisation est un élément), le Musée national des beaux-arts du Québec, la Commission de la Capitale nationale du Québec, Tourisme Lévis, la Ville de Lévis, le Musée canadien de l’histoire (autrefois appelé Musée canadien des civilisations), la Caisse Desjardins de Lévis (le principal partenaire, dit la SHRL).

Des questions aux Musées de la civilisation de Québec concernant leur participation à deux expositions d’une société d’histoire régionale

Lévis, le 28 mai 2015

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

Québec

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

S’il est exact que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique. » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts ?

Je vous ai écrit à quelques reprises jusqu’ici, Monsieur Côté; vous, vous ne m’avez jamais écrit (les MCQ ne m’ont envoyé que de brefs courriels de leur service des relations avec la presse). Il m’apparaît essentiel que vous tentiez personnellement de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction, les choses dont je viens de vous parler.

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

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LE DÉVOILEMENT PUBLIC DE L’OBJET AUX MUSÉES DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC LE PREMIER OCTOBRE 2013

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cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 17 - Version 2

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 20

À Québec, le premier octobre 2013, les Musées de la civilisation de Québec ont dévoilé publiquement l’objet montré ci-dessus même s’ils n’en connaissaient ni l’origine ni l’usage qu’il a pu en être fait (on ignore s’ils en savent plus long aujourd’hui). La Société d’histoire régionale de Lévis, qui affirme avoir découvert cet objet par hasard, a participé au dévoilement. On peut craindre qu’elle ait profité de l’événement pour affirmer comme elle l’a fait souvent, sans pouvoir le prouver, que l’objet trouvé est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763. Malheureusement, un ou deux jours après le dévoilement, l’hebdomadaire Le Journal de Lévis induisait en erreur ses lecteurs en écrivant : « Les Lévisiens peuvent maintenant voir de leurs propres yeux la fameuse cage de la Corriveau alors que l’exposition La Corriveau : au-delà de la légende prend son envol aujourd’hui au Centre de congrès et d’expositions de Lévis ».

Le directeur des Musées de la civilisation de Québec restera-t-il muet comme une carpe?

Lévis, jour de la Fête de l’Immaculée-Conception, 2014

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation, Québec

Monsieur le directeur,

Me permettrez-vous de vous rappeler que vous n’avez pas répondu au courriel que je vous ai envoyé le 8 novembre 2014 et que, par conséquent, vous n’avez pas relever le défi que je vous lançais ce jour-là. Le passage suivant de mon courriel du 27 octobre dernier vous rappellera quel était ce défi :

Je vous prie aussi, Monsieur, d’essayer de relever le défi suivant :

tentez de démontrer que les Musées de la civilisation n’ont pas été associés à la présentation en 2013 d’au moins l’une des deux expositions au cours desquelles la Société d’histoire régionale de Lévis a diffusé une affirmation infondée importante concernant la « cage » dite de La Corriveau qui a induit en erreur ses membres, la population et les médias, ainsi que ses partenaires;

tentez de démontrer que l’aide apportée à la Société d’histoire régionale de Lévis par les Musées de la civilisation et par les autres parties associées à la présentation en 2013 d’au moins l’une des expositions susmentionnées, n’était pas essentielle à la réalisation et à la présentation des expositions susmentionnées par la Société d’histoire régionale de Lévis;

tentez de démontrer que les Musées de la civilisation ont fait les actions nécessaires pour s’assurer que les expositions susmentionnées allaient être réalisées et présentées conformément aux règles de l’art et de conduite intellectuelle;

tentez de démontrer que les membres suivants du comité scientifique mentionnés dans la présente* : Mme Claudia Mendez Ishii et M. Claude Genest, n’ont pas manqué de rigueur intellectuelle en soutenant que la « cage » trouvée par la première est l’authentique « cage » dite de La Corriveau;

tentez de démontrer que rien ne laisse penser ou craindre que le membre suivant du comité scientifique mentionné dans la présente : M. Clément Samson, pourrait être partial et favoriser la Société d’histoire régionale de Lévis;

démontrez que les Musées de la civilisation ont pris les moyens nécessaires pour :

a) informer les membres de la Société d’histoire régionale de Lévis et la population que l’affirmation concernant la cage dite de La Corriveau propagée lors de deux expositions par la Société d’histoire régionale de Lévis était infondée,

b) s’excuser auprès des citoyens de n’avoir pas su empêcher la diffusion de l’affirmation infondée.

Vous ne pouvez pas rester muet comme une carpe, Monsieur le directeur, quand vous constatez que l’aide que les Musées de la civilisation apporte à une personne ou à une organisation n’est pas employée d’une manière acceptable. J’attends donc votre réponse.

Monsieur le directeur, je vous concède qu’aucune loi ne vous obligeait à répondre à mes communications antérieures (mais dans quel monde vivrions-nous s’il n’y avait que des lois pour nous guider!). Pour quelle raison ne me répondriez-vous pas? Pour éviter de mentir? pour ne pas avoir à dire la vérité? pourquoi? Cette fois, il faudrait, me semble-t-il, que vous répondiez. Allez, tentez la chance de réussir à convaincre que vous êtes un directeur qui veille à ce que les fonds publics confiés aux Musées de la civilisation soient utilisés d’une manière acceptable.

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévis

*Il est question du comité scientifique dans l’extrait suivant du courriel que je vous ai envoyé, Monsieur Côté : « Parmi ceux qui démentent la SHRL, il y a les… Musées de la civilisation. L’une de leur conservatrice, Mme Sylvie Toupin, l’a fait (…). Les Musées eux-même ont contredit la SHRL d’une manière royale en créant un comité scientifique qui, selon l’historienne Catherine Ferland, a pour mission de réaliser une « analyse combinée de l’histoire, de l’archivistique, de la chimie et des techniques de forge anciennes » (). Évidemment, les Musées n’auraient pas créé ce comité scientifique s’ils avaient eu la preuve que la « cage de fer » trouvée aux États-Unis est un artefact authentique. Conclusion : la SHRL a commis une faute en faisant une affirmation infondée. »

P .-S. Ce message sera publié au lepasseurdelacote.com; la réponse du destinataire aussi, s’il répond.

Lettre au directeur des Musées de la civilisation de Québec concernant un comité scientifique des Musées et une « cage ».

Lévis, le 27 octobre 2014

 

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

 

Objet : Comité scientifique formé par les Musées de la civilisation de Québec pour déterminer si une « cage » trouvée par hasard par une guide touristique citoyenne de Lévis et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis, cage dite de La Corriveau, est un objet authentique ou non

 

Monsieur le directeur,

 

Vendredi dernier j’ai expédié un courriel à l’employée de votre service des Relations de presse qui m’avait écrit en réponse à une demande que je lui avais soumise. Aujourd’hui, je prends la peine de vous transmettre une version différence de ce courriel, pour les deux raisons suivantes : il me semble qu’il serait normal que votre bureau me réponde lui-même et que la réponse qu’il élaborera avec vous porte votre signature; je pourrais penser que la réponse donnée est parfaitement conforme à votre pensée.

Votre employée, dans son message, parle des « experts qui ont eu à spécifier des éléments plus pointus du dossier » . Pourriez-vous me dire si ces experts sont membres du « comité scientifique »?

Que faut-il entendre par « spécifier des éléments plus pointus du dossier »?

Pourriez-vous me dire si des experts sont membres du « comité scientifique »? Si la réponse est non, voudriez-vous me dire à quel titre les personnes qui ne sont pas des experts font partie du « comité scientifique »?

Qui se prononcera sur l’authenticité de la cage? Les experts seulement? Le « comité scientifique » seulement? Le message de votre employée n’est pas clair à ce sujet.

Qui a choisi les experts et les membres du « comité scientifique »?

L’employée des Relations de presse qui m’a écrit m’a informé que les experts et les membres du comité scientifique doivent « [respecter] une clause de confidentialité jusqu’à ce que les rapports soient déposés ». Est-ce que je peux comprendre que le silence ne sera plus imposé aux experts et aux membres du comité scientifique après l’annonce de la décision concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau », et que les experts et membres du comité scientifique auront la liberté de rendre publiques toutes les informations en lien avec leur mission qu’ils possèdent, et qu’ils auront la liberté de dire s’ils sont d’accord ou non avec la décision annoncée concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau »?

Pour terminer, je reviens sur une question que je vous ai déjà posée Monsieur le directeur. – Pourriez-vous me dire clairement si vous acceptez que la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ait associé en 2013 les Musées de la civilisation de Québec à son affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Joseph Corriveau et qu’elle les associe encore à cette affirmation, en octobre 2014, dans le passage suivant de son site web : « Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763 »? À ma connaissance, vous n’avez pas encore démenti la SHRL (rien ne prouve que la « cage » trouvée par hasard par une guide touristique, Mme Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL à l’époque, est le gibet qui a reçu l’exosquelette de la criminelle); pourquoi ne l’avez-vous pas fait pour rétablir la vérité, et pour protéger la réputation des Musées? Et pourquoi ne réagissez-vous pas contre le fait que l’aide que vous avez apportée à la SHRL pour réaliser ses deux expositions en 2013 ait pu permettre la propagation d’une affirmation infondée importante (il fallait que l’affirmation soit importante pour que de nombreux organismes publics ou paragouvernementaux, la ville de Lévis et une entreprise privée aident la SHRL à réaliser ses deux expositions sur la « cage » en 2013; la société d’histoire n’aurait pas reçu cette aide, j’ose croire, si elle avait voulu exposer un gibet qu’il lui était impossible de lier avec certitude au drame de Marie-Josephte Corriveau)?

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Ce message et la réponse des Musées de la civilisation seront publiés au lepasseurdelacote.com.

 

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M. Michel Côté, directeur en 2014 des Musées de la civilisation de Québec (Photo des Musées)