Courriel envoyé au directeur des Musées de la civilisation, M. Stephan La Roche, le 11 mars 2016 (À propos de la « cage de la Corriveau »)

Courriel envoyé par Roger Martel au directeur des Musées de la civilisation à Québec, M. Stephan La Roche, le 11 mars 2016

Lévis, le 11 mars 2016

Monsieur Stéphan La Roche, directeur
Musées de la civilisation à Québec
Québec
Monsieur,

Le texte ci-dessous a été publié aujourd’hui au lepasseurdelacote.com. J’aimerais savoir ce que vous en pensez.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

————————————————

On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui?

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »
II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».
Roger Martel, citoyen de Lévis

 

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On rit aux Musées de la civilisation à Québec. De qui? (À propos de la « cage de la Corriveau »)

Voici deux affirmations des Musées de la civilisation à Québec :

I Affirmation faite par les Musées de la civilisation dans un communiqué diffusé le 9 novembre 2015 et intitulé La cage de la Corriveau entre dans la collection nationale des Musées de la civilisation à Québec :

« Ainsi, tous ces indices, juxtaposés et liés les uns aux autres, ONT CONVAINCU LES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA VÉRACITÉ DE LA CAGE, MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU. »

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II Affirmation des Musées de la civilisation à Québec transmise par leur service des relations avec la presse le 3 février 2014 :

« NOUS N’AURONS JAMAIS LA PREUVE À 100% QUE C’EST BIEN ELLE [LA « CAGE » DE M.-J. CORRIVEAU] CAR NOUS NE POSSÉDONS PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN… »

cage Corriveau mcq_nous n aurons jamais lapreuve a 100%_a1

Quelle est l’affirmation vraie?

Quelle est l’affirmation fausse?

Un jour, les Musées de la civilisation disent qu’ils peuvent prouver l’authenticité de la « cage » MALGRÉ L’INEXISTENCE DE SUBSTANCES POUVANT RÉVÉLER L’ADN DE LA CORRIVEAU; un autre jour, ils disent qu’ils ne pourront pas acquérir la certitude que la cage est authentique parce qu’ils « NE [POSSÈDENT] PAS D’INDICES SCIENTIFIQUES COMME DES ÉCHANTILLONS D’ADN ».

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec), 11 mars 2016

Le long silence des Musées de la civilisation.

Lévis, le 23 février 2016

Les Musées de la civilisation à Québec et leur directeur général, M. Stéphan La Roche, n’on toujours pas répondu au soussigné, qui leur a écrit ceci, entre autres :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que Mme Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, Monsieur LaRoche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, Monsieur LaRoche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

(…)

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, Monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de Mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez pu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (Mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, Monsieur LaRoche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de Mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

Le conseil d’administration du Musée de la civilisation, présidée par Margaret F. Delisle, ne répond pas aux communications du soussigné.  N’a-t-il pas un code d’éthique qui lui enjoint de traiter les citoyens avec respect?

Les Musées de la civilisation à Québec n’ont-ils pas un code d’éthique qui leur enjoint de traiter les citoyens avec respect?

Roger Martel, citoyen de Lévis

Le texte suivant a été publié le 24 février 2016

Vérification faite, les administrations et les administrateurs des Musées de la civilisation, qui sont publics, sont assujettis au Règlement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics1, dont l’article premier stipule ceci :

1.  Le présent règlement a pour objet de préserver et de renforcer le lien de confiance des citoyens dans l’intégrité et l’impartialité de l’administration publique, de favoriser la transparence au sein des organismes et entreprises du gouvernement et de responsabiliser les administrations et les administrateurs publics. (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=%2F%2FM_30%2FM30R1.htm)

Les Musées de la civilisation et le conseil d’administration du Musée de la civilisation pensent-ils « préserver et (…) renforcer le lien de confiance des citoyens dans l’intégrité et l’impartialité de l’administration publique » en refusant de répondre à mes communications? Pensent-ils respecter la « règle de la transparence au sein des organismes et entreprises du gouvernement »? Pensent-ils respecter leur code de déontologie en restant muets quand je leur demande d’expliquer pourquoi ils ont accepté que la Société d’histoire régionale de Lévis (dont ils étaient les partenaires déclarés pour la réalisation d’expositions sur la « cage » de la Corriveau) dévoile la « cage de la Corriveau » au Musée de la civilisation en octobre 2013, avec la participation du Musée, elle qui affirmait catégoriquement depuis toujours, avant d’avoir vu la cage de ses yeux! avant que la cage n’ait été examinée par des experts! (quel incroyable manque de rigueur intellectuelle!) que ladite cage était la structure dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763? Les Musées de la civilisation et le conseil d’administration du Musée de la civilisation pensent-ils respecter leur code de déontologie en restant muets quand je leur demande d’expliquer comment il se fait qu’ils aient accepté que des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis qui avaient affiché plusieurs fois leur manque de rigueur aient été invités à faire partie du comité dit scientifique formé par le Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (!) pour tenter de prouver que la « cage » découverte aux « États-Unis est l’objet dans lequel s’est retrouvée la dépouille corps de Marie-Josephte Corriveau?

Roger Martel, citoyen de Lévis

  1. « Un membre du conseil d’administration est tenu de respecter les principes d’éthique et les règles de déontologie prévus par la loi, par le Règlement sur l’éthique et la déontologie des administrateurs publics adopté en vertu de la Loi sur le ministère du Conseil exécutif et par le présent code. En cas de divergence, les principes et les règles les plus exigeants s’appliquent. (Code d’éthique et de déontologie des membres du conseil d’administration du Musée de la civilisation, article 2, Rapport annuel 2014-2015 https://www.mcq.org/documents/10706/28705/rapport_annuel_14-15.pdf/4c03b61d-d28d-4f44-8c17-dff3136ee54d)

Que les Musées de la civilisation à Québec s’expliquent ! Missive à son directeur général, Stéphan LaRoche.

Lévis, le 21 février 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

85, rue Dalhousie; C. P. 155, succursale B

Québec, G1K 8R2

Monsieur,

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 22 janvier 2016

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musée de la civilisation

Québec

Monsieur,

Madame Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe et affaires juridiques, Secrétariat général, Musées de la civilisation, m’a répété aujourd’hui que le comité de la cage de la Corriveau (appelons-le comme ça) a tenu trois réunions au cours de son existence et qu’il n’a pas établi de procès-verbaux.

Pourriez-vous me dire si c’est la règle, aux Musées de la civilisation, de créer des conseils, des commissions, des comités, et de leur dire qu’il est inutile de rédiger et de soumettre à Pierre, Jean ou Jacques des comptes rendus de leurs discussions, délibérations, décisions, réunions? S’il arrive que les Musées de la civilisation obligent leurs conseils, commissions et comités à présenter des procès-verbaux, pourquoi a-t-on permis au comité de la cage de la Corriveau de ne pas en présenter? Vous ne faisiez pas partie du comité de la cage de la Corriveau, Monsieur LaRoche; comment avez-vous fait pour savoir ce qui a été dit et fait pendant ses réunions? Vous avez demandé à chacun des nombreux membres du comité de vous faire un compte rendu oral des réunions? Votre vie professionnelle vous a-t-elle appris que cette façon de faire donne d’excellents résultats et permet facilement de consulter, au besoin, les informations transmises par la voix et envolées?

Comment feront les historiens, demain, pour savoir quelle contribution a été apportée aux travaux du comité par ses membres : Claudia Mendez, Claude Genest, Clément Samson…

Dans quels cas les procès-verbaux sont-ils utiles et faut-il en rédiger, dans quels cas sont-ils inutiles et ne doit-on pas perdre son temps à en rédiger?

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce courriel et votre réponse seront publiés au http://www.lepasseurdelacote.com.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Il semble que vous ayez oublié de répondre à la communication suivante :

Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan LaRoche, directeur général

Musées de la civilisation

Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que Mme Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, Monsieur LaRoche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, Monsieur LaRoche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, Monsieur LaRoche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par M. Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que M.-J. Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

[ Note ajoutée par Roger Martel le 19 février 2016 :

Parlant des témoignages d’experts devant les tribunaux, M. Sébastien Grenier, chercheur en psychologie à l’Université de Montréal, déclare : « C’est un peu comme une pièce de théâtre, les avocats trient les témoins selon leurs intérêts, et finalement le débat entre les experts n’est pas un débat scientifique. C’est l’expert qui parle le mieux et qui vulgarise le plus qui va [convaincre le jury].» Dans le cas du comité dit scientifique formé par les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), tous les experts appelés à émettre une opinion ont été choisis par les MCQ et la SHRL, et leurs opinions n’ont pas été confrontées avec celles d’autres experts. (M. Grenier est cité par le journaliste Jean-François Cliche : Lumière sur le «magasinage» d’experts, Le Soleil, 30 novembre 2015 à 22h25 | Mis à jour le 01 décembre 2015 à 08h00, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201511/30/01-4926486-lumiere-sur-le-magasinage-dexperts.php.) ]

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, Monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de Mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez pu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (Mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, Monsieur LaRoche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de Mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, Monsieur LaRoche :

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de Mme Claudia Mendez Ishii et de M. Claude Genest, entre autres – avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage » – qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur? Est-ce mentir que de dire que la « cage » a été dévoilée officiellement au Musée de la civilisation le 1er octobre 2013, soit avant qu’elle n’ait été expertisée, en présence de la Société d’histoire régionale de Lévis qui avait fait preuve d’un grave manque de rigueur en affirmant à plusieurs reprises avoir trouvé la « vraie » « cage de la Corriveau » et qui le 2 octobre 2013, avant que la « cage » ne soit expertisée, invitera les gens à aller au Centre de congrès et d’expositions de Lévis « pour voir la cage de la Corriveau » (cette invitation est reproduite ci-dessous), et qui associera clairement les Musées de la civilisation à son affirmation infondée dans un écrit public (cet écrit est reproduit ci-dessous), qui laissera entendre clairement que les Musées de la civilisation sont convaincus comme elle que la « cage » américaine est celle qui a servi à montrer à la population la dépouille de M.-J. Corriveau en 1763? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’accuser les Musées de la civilisation d’avoir commis une faute grave en décidant d’être l’un des partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la préparation et la présentation par la SHRL, en 2013, de deux expositions sur la « cage de la Corriveau », d’avoir commis une autre faute grave en ne protestant pas quand la SHRL les associait à son affirmation infondée?

cage Corriveau SHRL MCQ 2-10-2013

Il est honteux que la Société d’histoire régionale de Lévis ait publié le message ci-dessus le 2 octobre 2013 et que les Musées de la civilisation aient laissé faire.

Je suis sûr, Monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, Monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

J’apprécierais que vous répondiez à cette communication.

Me permettrez-vous d’ajouter la demande suivante, Monsieur LaRoche : auriez-vous la bonté d’expliquer aux citoyens et aux citoyennes du Québec comment il se fait que dans la liste des membres du comité de la cage de la Corriveau qui m’a été remise le 20 janvier dernier par Mme Sylviane Morrier, secrétaire générale adjointe du Secrétariat général des Musées de la civilisation, figurent les noms de trois membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et que, selon une autre liste, il y avait cinq membres de la SHRL (cinq sur neuf) au sein du comité de la cage de la Corriveau (les trois susmentionnés plus le président de la SHRL,Vincent Couture, et France Desjardins)? Quelle liste est la bonne? La composition du comité a-t-elle été modifiée en cours de route? Si elle a été modifiée en cours de route, combien de fois l’a-t-elle été? Qui sont les personnes qui ont fait partie du comité à un moment ou l’autre de son existence? Pourquoi des personnes ont-elles cessé d’être membres du comité?

Pour terminer, Monsieur, je vous rappelle ce qu’ont dit les Musées de la civilisation, par l’entremise de leur service des relations avec la presse : « nous n’aurons jamais la preuve à 100% que c'[l’objet trouvé par la SHRL] est bien elle [la structure dans laquelle la dépouille de M.-J. Corriveau a été montrée à la population] car nous ne possédons pas d’indices scientifiques comme des échantillons d’ADN (contenus dans le sang, la peau ou dans les cheveux) ».

Corriveau cage_Jamais la preuve_mcq Dufour_03-02-2014_v2

Roger Martel, citoyen de Lévis.

Membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Membres de plusieurs sociétés d’histoire. Principal artisan bénévole de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis. Metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Collaborateur bénévole depuis 2013 d’une organisation qui aide les personnes étrangères arrivées récemment au Québec à s’installer dans leur nouveau pays et à s’intégrer à leur nouvelle collectivité.

Note Une copie de la présente communication sera envoyée notamment à Mme Hélène David, ministre de la culture et des Communications et ministre responsable des Musés de la civilisation, à Mme Margaret F. Delisle, présidente du conseil d’administration du Musée de la civilisation, à M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

P.-S. CETTE COMMUNICATION ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

Les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis ont l’air fou. Partie 1

Voici pourquoi les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis ont l’air fou :

Printemps 2013 : Dans le numéro 128 de La Seigneurie de Lauzon, revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Évelyne Fortier, alors trésorière du conseil d’administration de la SHRL et employée du Mouvement Desjardins, écrit ceci : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. »

Le 31 juillet 2013, Claudia Mendez Ishii, alors vice-présidente de la SHRL, affirme qu’un dessin qu’elle dit avoir découvert par hasard dans le web représente la « cage » dans laquelle la dépouille de la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population en 1763. Lisons : « C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto [Manon Pelletier était propriétaire de l’entreprise Tours suivez le guide avec Claudia Mendez Ishii, guide touristique comme Madame Pelletier, à l’époque]. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (« En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», article de la chroniqueure Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Ce n’est pas tout.

Le 27 novembre 2013, M. Claude Genest, ancien président de la SHRL devenu membre honoraire de la SHRL, conjoint de Madame Claudia Mendez Ishii et, à l’époque, historien au Mouvement Desjardins (aujourd’hui, M. Genest ne travaille plus comme historien chez Desjardins), écrit les phrases suivantes dans un hebdomadaire de Lévis : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est [sic] un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

Surprise : le 16 juillet 2013, un document officiel diffusé par le Service des collections, des archives et de la bibliothèque des Musées de la civilisation CONTREDIT clairement Évelyne Fortier, Claudia Mendez Ishii et Claude Genest ainsi que tous les nonis de la SHRL et de ses partenaires qui affirment que le dessin de l’objet découvert dans le web par hasard, selon la SHRL, est celui de la « cage » dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population. Le document officiel dit en effet ceci : « THE HISTORIC DATA AVAILABLE AT THIS POINT IS INSUFFICIENT TO CONFIRM WHETHER THE GIBBET IS THE ONE IN WHICH MARIE-JOSEPHTE CORRIVAUX’S BODY WAS EXPOSED ». (Le document, remis au soussigné par les Musées de la civilisation, est en anglais.)

On a vu que le texte de M. Claude Genest cité ci-dessus est daté du 27 novembre 2013 et que celui de Madame Claudia Mendez Ishii, reproduit ci-dessus lui aussi, porte la date du 31 juillet 2013. Avez-vous remarqué que le document officiel des Musées de la civilisation, qui a été remis au soussigné en janvier 2016 au Musée de la civilisation, est daté du 16 juillet 2013. M. Genest et Madame Mendez Ishii, dans leurs textes écrits après le 16 juillet 2013, expriment une opinion contraire à celle qui est présentée dans le document officiel des Musées de la civilisation, ils disent clairement que la SHRL a découvert la « cage de la Corriveau », la « vraie », la « vraie de vrai » ! Lectrice, lecteur, la chose doit vous surprendre beaucoup. Attendez ! une autre surprise énorme vous attend : le document officiel dont je parle porte la signature de deux auteurs: les Musés de la civilisation et… Oui, c’est bien ça : L’AUTRE AUTEUR EST L’AMUSANTE SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS.

Ce n’est pas tout.

En effet, le 1er octobre 2013, les Musées de la civilisation ont publié un communiqué dans lequel ils disent ceci : « Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son [sic] Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût [sic] exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. » Vous avez compris ? Les Musées disent « une pièce qui pourrait se révéler être la cage »; ils n’affirment pas que la « cage » trouvée par la SHRL est celle qui a servi à montrer la criminelle à la population; ils annoncent qu’ils chercheront à établir si ladite « cage » est incontestablement celle que la SHRL dit être. L’ancien historien du Mouvement Desjardins ne l’a pas compris, semble-t-il : le 27 novembre 2013, près de deux mois après la diffusion du communiqué mentionné ci-haut, et longtemps avant la fin de l’expertise menée par les Musées de la civilisation, M. Claude Genest écrit ceci : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique», comme on l’a vu ci-dessus.

Ce n’est pas tout.

L’expertise demandée par les Musées de la Civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis est terminée.

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

Madame Ferland est claire, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

(Les déclarations de Mesdames Toupin et Ferland sont publiées dans une page Web de Radio-Canada datée du 9  novembre 2015; cette page se trouve à l’adresse suivante : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Les opinions de Sylvie Toupin et de Catherine Ferland n’ont pas pesé lourd : les Musées de la civilisation et leur directeur général, monsieur Stéphan La Roche, de même que la Société d’histoire régionale de Lévis, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure utilisée pour montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. [Déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ». Authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître ». Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été pendue en 1763 à Québec, un autre déclaré que la « cage » découverte au 21e siècle a été construite au 18e siècle, un troisième avoir trouvé des documents qui prouvent que l’on pendait des criminels « dans les chaînes » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières, on n’aura jamais la preuve que la « cage » examinée à Québec est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. (La page citée du TLFI se trouve au http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier.)]

Plus de la moitié des membres du « comité scientifique » (c’est ainsi que ses créateurs l’appellent) mis sur pied par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis appartenaient à la Société d’histoire régionale de Lévis, selon un document des Musées de la civilisation. Madame et Monsieur tout le monde sont en droit de se poser des questions au sujet de cette domination de la Société d’histoire régionale de Lévis, dont les dirigeants avaient fait preuve d’un incroyable manque de rigueur intellectuelle, avant la formation du « comités scientifique », en affirmant qu’un objet découvert par la SHRL était la « cage de la Corriveau », et ce, avant même d’avoir vu et avoir pu examiner le moindrement cet objet.

La Caisse Desjardins de Lévis, la Ville de Lévis, les Musées de la civilisation à Québec, la Commission de la capitale nationale du Québec, le Musée canadien de l’histoire et l’ancien député Christian Dubé ont été des partenaires de la SHRL pour la réalisation par cette dernière de deux expositions sur la « cage de la Corriveau » en 2013. Il faudrait qu’ils justifient leur décision d’aider la SHRL et qu’ils essaient de démontrer, aujourd’hui, qu’ils ont toutes les raisons d’être heureux et fiers d’avoir pris cette décision.

Roger Martel, citoyen de Lévis, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves.

CE DOCUMENT, PUBLIÉ AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM, SERA TRANSMIS AU PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS (VINCENT COUTURE), AU DIRECTEUR GÉNÉRAL DES MUSÉES DE LA CIVILISATION (STÉPHAN LA ROCHE), AU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CAISSE DESJARDINS DE LEVIS (RENÉ BÉGIN), AU MAIRE DE LÉVIS (GILLES LEHOUILLIER), À LA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE DE LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC (FRANÇOISE MERCURE) ET AU PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DU MUSÉE CANADIEN DE L’HISTOIRE (MARK O’NEILL
). LES RÉPONSES SERONT PUBLIÉES AU WWW.LEPASSEURDELACOTE.COM.

 

Note

« Les équivalents français les plus courants de la locution anglaise to make a fool of oneself sont se rendre ridicule, se couvrir de ridicule et avoir l’air fou. » (http://ici.radio-canada.ca/radio/francaisaumicro/index.asp?dateachercher=21112011&date=7/1/2011)

« Cage de la Corriveau » : deux membres du comité dit scientique contredisent les Musées de la civilisation.

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général
Musées de la civilisation
Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que madame Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, monsieur La Roche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, monsieur La Roche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, monsieur La Roche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par monsieur Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que madame Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez lu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, monsieur la Roche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, monsieur La Roche.

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de madame Claudia Mendez Ishii et de monsieur Claude Genest, entre autres, qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a fait cette affirmation à plusieurs reprises avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage »? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur?

Je suis sûr, monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

La Commission Charbonneau publie son gros rapport. Les Musées de la civilisation à Québec tiennent secrets des documents d’un petit comité.

Lévis, le 26 novembre 2015

Oui, les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) ne veulent pas faire connaître aux citoyennes et aux citoyens des documents créés par ou pour un petit comité qu’ils ont formé il y a environ vingt mois, avec la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL, dont la crédibilité est secrète elle aussi), pour s’occuper de l’expertise d’une « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard.

J’ai demandé à la directrice des communications des MCQ, Mme Geneviève DeBlois, de me permettre de prendre connaissance des documents; le 13 novembre dernier, elle me dit quelle refuse, mais ne me donne pas les raisons de son refus. Le 17 novembre, j’écris au directeur général des MCQ, M. Stéphan La Roche; je lui dis que je ne comprends pas le refus de Mme DeBlois et je lui demande d’autoriser que l’on me permette de prendre connaissance des documents (je reproduis des extraits de mon courriel ci-dessous). Malheureusement, M. La Roche ne m’a pas répondu.

L’affaire de la « cage de la Corriveau » m’oblige à garder fermées les fenêtres de ma maison : les MCQ, voyez-vous, sont mes voisins d’en face, de l’autre côté du Saint-Laurent, et l’odeur voyage bien au-dessus du fleuve. Ils auraient donc dû laisser la cage aux États-Unis!

Roger Martel, citoyen de Lévis

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3

« Cage de la Corriveau ».

Les MCQ n’ont pas réussi à prouver que cette structure est celle qui a servi à exhiber la dépouille de Marie-Josephte Corriveau après sa pendaison en 1763. Mais ils disent quand même que la « cage » a été authentifiée… L’une de leurs conservatrices, Mme Syvie Toupin, affirme que les MCQ ne peuvent pas avoir la certitude que c’est bien la cage tant désirée par des guides touristiques de Lévis et par d’autres personnes. L’historienne Catherine Ferland abonde dans le même sens. À noter que Mmes Toupin et Ferland ont fait partie du comité chargé de s’occuper de l’expertise de la « cage »…

Photo de Roger Martel.

…………………………………………..

Prière de transmettre ce courriel à Monsieur Stéphan La Roche, directeur général des MCQ

Lévis, le 17 novembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

[]

Non, Monsieur La Roche, je ne comprends absolument pas que vous et les Musées de la civilisation refusiez de rendre publics les documents que j’ai demandés. Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de votre expert en métaux pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos historiens pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos deux experts en forge traditionnelle pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Donnez-moi, donnez aux Québécois, je vous prie, une petite idée des dangers auxquels seraient exposés le pays du Québec si vous rendiez publics les documents que je voudrais consulter.

[]

Le comité dit scientifique des Musées de la civilisation comptait dans ses rangs Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest, entre autres [deux de ces personnes, M. Vincent Couture et M. Clément Samson, sont membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Mme Desjardins l’ont déjà été]. Pouvez-vous dire aux Québécois comment il se fait que vous ayez choisi comme membres ces personnes qui ont démontré avec éloquence savoir parfaitement manquer de rigueur intellectuelle. Mme Claudia Mendez Ishii, M. Vincent Couture et M. Claude Genest ont écrit noir sur blanc, à plusieurs reprises, longtemps avant que le comité dit scientifique des Musées ne soit formé, que l’objet (la cage) que leur société d’histoire, la SHRL, aurait découvert par hasard dans le Web, était incontestablement la structure métallique ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau, et leur société a commencé à faire cette affirmation avant même d’avoir vu, touché, senti, goûté et entendu la cage (faut l’faire!). À ma connaissance, Mme Desjardins et M. Samson n’ont rien écrit au sujet de la découverte de leur société; mais leur silence au sujet de l’affirmation infondée de la SHRL et le travail qu’ils font pour la société donnent à penser qu’ils sont du côté des Mendez Ishii, Couture et Genest (par exemple, Mme Desjardins et M. Samson ont travaillé pour leur société, à L’Anglicane, à la vue de tous, le jour de l’activité offerte par les Musées de la civilisation et la SHRL ce mois-ci). Je vous parle de Mme Claudia Mendez Ishii, de Mme France Desjardins, de M. Vincent Couture, de M. Clément Samson et de M. Claude Genest parce que je pense qu’il est nécessaire que vous disiez aux Québécoises et aux Québécois quel a été l’apport de ces personnes au travail du comité dit scientifique. L’avocat et juge Clément Samson, par exemple, a-t-il été utile à l’expert Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux et restaurateur de sculptures métalliques? A-t-il été utile à l’experte Catherine Ferland, docteure en histoire et coauteure d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau? A-t-il été utile à vos autres experts, Youri Harvey et Martin Dauphinais qui doivent déborder de connaissances sur la forge traditionnelle? Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest ont-ils laissé des traces écrites de leur travail au sein du comité dit scientifique? Si oui, pourriez-vous montrer ces traces aux Québécoises et aux Québécois, ne serait-ce que pour l’amour de la transparence?

Vous comprenez, Monsieur La Roche, que je vous demande la même chose qu’à Madame Geneviève de Blois : Serait-il possible que vous me procuriez un exemplaire des documents créés par ou pour le comité chargé par les Musées de la civilisation d’essayer de déterminer si l’objet appelé « cage de la Corriveau » est bien la structure métallique qui a servi à montrer en public la criminelle après sa pendaison en 1763?

Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Ce courriel et votre réponse seront publiés au lepasseurdelacote.com.