La députée libérale Hélène David et la Loi sur la laïcité du Québec

Lévis, le 17 juin 2019

Madame Hélène David, députée

Madame,

J’aimerais beaucoup que vous me fassiez savoir ce que vous pensez du texte suivant (j’en suis l’auteur) :

 

À celle qui est à l’origine du premier recours juridique contre la loi québécoise sur la laïcité

Madame,

Vous protestez publiquement contre le fait que l’État du Québec n’autorise pas les enseignantes musulmanes à porter un hijab au travail. Savez-vous qu’en Iran des femmes manifestent contre l’obligation de porter le hijab et qu’Amnistie Internationale a dû demander aux autorités iraniennes, en janvier 2018, de cesser de persécuter ces femmes? Savez-vous que la célèbre université Al Azhar, en Égypte, a validé la thèse de doctorat sur le voile islamique de Mustapha Mohamed Rached, penseur musulman et professeur de charia et de droit islamique, qui présente le port du voile « plus comme une habitude que comme une obligation religieuse qui n’a d’islamique que « les bonnes intentions » de ceux qui défendent son port » (journal algérien El Watan, 12 février 2018). Savez-vous ce qu’a répondu l’islamologue et historien Malek Chebel, qui a donné une traduction en français du Coran, à la question « Les femmes musulmanes doivent-elles se voiler ? » Il a dit : « Absolument pas. […] S’il faut voiler la femme pour en faire une musulmane, que faire des millions de femmes dévoilées pendant quatorze siècles ? Étaient-elles de mauvaises musulmanes ? Et les Asiatiques non voilées, et les Africaines non voilées, sont-elles encore musulmanes ? Je défends un islam du cœur, pas un islam du fichu. » Enfin, savez-vous que le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohamed Abdelkarim Al-Issa, « estime que les minorités musulmanes dans les pays occidentaux doivent se plier aux lois en vigueur » (Le Monde, 4 mai 2018). Voulez-vous, Madame, par votre plainte, faire passer les musulmans et les musulmanes du Québec comme des victimes, pour obtenir que l’État du Québec laisse faire à peu près n’importe quoi à des musulmans qui ne se soucient nullement du bien commun et du bien-être de la population?

Vous dénoncez l’État du Québec, Madame. Avez-vous déjà critiqué la religion musulmane, votre religion, qui n’est certainement pas votre plus grand ami au Québec? Il y a chez elle bien des choses à dénoncer : l’islam vous interdit de changer de religion ou de nier l’existence des dieux; il vous interdit d’épouser un non-musulman; il défend aux femmes d’entrer dans les mosquées pendant leurs règles; il autorise le mari à infliger des punitions corporelles à sa femme si elle lui désobéit; en islam, la femme hérite de la moitié de la part de l’homme; certains de vos coreligionnaires, Madame, dans des régions du monde, mettent en œuvre des pratiques interdites au Canada – qui sont, parfois (ou souvent?), reproduites au Canada : avortement en fonction du sexe du fœtus, mutilation génitale (excision, infibulation féminine), crime d’honneur; en islam, « Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien » (Coran, IV:34; traduction de Denise Masson); l’islam, vous l’avez peut-être compris en lisant ce qui précède, viole la Charte canadienne des droits et libertés et le Code criminel du Canada. L’islam vous prive de libertés fondamentales; la Loi sur la laïcité du Québec vous empêche de porter un vêtement à l’école seulement, pendant vos seules heures de travail, devant des enfants. Si vous dites que la Loi sur la laïcité vous fait plus de mal que l’Islam, vous ne trouverez pas beaucoup de monde pour vous comprendre.

Si vous croyez pouvoir devenir une bonne enseignante, Madame, terminez donc vos études; et si l’université vous déclare apte à enseigner, postulez un emploi d’enseignante. Et faites une longue et belle carrière, et respectez toujours la liberté de conscience des enfants et la liberté de leurs parents de pratiquer la religion qu’ils veulent ou de n’adhérer à aucune.

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

La présente et votre réponse (si vous me répondez), Madame David, seront publiées au http://www.lepasseurdelacotecom.

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

[Gaétan] Barrette et l’intimidation : goujat et ministre

14 décembre 2017

 

EXTRAITS de l’éditorial de Robert Dutrisac publié dans le quotidien montréalais Le Devoir le 14 décembre 2017

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/515395/barrette-et-l-intimidation-goujat-et-ministre

 

[GAÉTAN] BARRETTE ET L’INTIMIDATION: GOUJAT ET MINISTRE

 

Ainsi, le ministre aurait usé et userait toujours d’intimidation. Y a-t-il quelqu’un pour se surprendre d’une telle allégation ? Ce qu’il faut craindre, c’est l’effet que le tempérament vindicatif de cet autocrate aura sur le fonctionnement du réseau de la santé.

[…]

Le ministre s’est comporté en goujat avec la critique péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, qu’il a traitée avec un mépris consommé, la qualifiant d’« ignorante », d’« épileptique », d’« architecte du néant ». […]

La semaine dernière, cinq organisations représentant des membres du personnel, les médecins et les gestionnaires du réseau dénonçaient « l’intimidation, le dénigrement et l’abus de pouvoir » dont faisait preuve l’omnipotent ministre.

La défense fournie par Gaétan Barrette pour expliquer son comportement passé est lamentable. […]

Comme il ne souffre pas la contradiction, il a transformé les gestionnaires du réseau en béni-oui-oui. Et il a aboli le poste de Commissaire à la santé et au bien-être, une institution indépendante qui aurait évalué ses réformes.


GOUJAT : Homme sans usage, manquant de savoir-vivre et d’honnêteté, et dont les indélicatesses sont offensantes. (Le Petit Robert)

GOUJAT : Implique une idée de bassesse. (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Librairie Hachette)

 

 

L’ex-argentier Marc Bibeau du Parti libéral du Québec devrait être autorisé par le gouvernement du Québec à porter le titre d’honorable. Jean Charest et Philippe Couillard le portent bien, eux.

 

L’ex-argentier libéral a organisé des réceptions auxquelles étaient invités Jean Charest et Philippe Couillard

Kimonos et champagne pour ministres et gens d’affaires: reportage

L’ex-argentier libéral Marc Bibeau a organisé au moins sept somptueuses réceptions pour mettre en contact les ministres du gouvernement libéral et les gens d’affaires qui contribuaient à la caisse du parti, a appris notre Bureau d’enquête.


 

LE PASSEUR DE LA CÔTE

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HISTOIRE DE LÉVIS

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VILLE DE LÉVIS

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LÉVIS, MA VILLE

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MA CÔTE DU SUD

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LE QUÉBEC PAR DES CITATIONS

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PAROLES CHERCHENT MÉLODIE

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Réponse du Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec. Le DPCP est-il indépendant du pouvoir politique?

Le 7 novembre 2016, j’ai soumis le courriel suivant à la directrice des poursuites criminelles et pénales du Québec :

Madame la directrice,

Le directeur du quotidien Le Devoir, M. Bryan Miles, signe le 7 novembre 2016 un éditorial qui ne peut qu’augmenter l’inquiétude des Québécoises et des Québécois concernant leur système de justice. Ses derniers mots sont particulièrement troublants; je les reproduis : « Pour les élus [députés], il est toujours délicat d’exiger publiquement des comptes du DPCP [Directrice des poursuites criminelles et pénales], au risque de remettre en question son indépendance. Devant tant d’enquêtes politiques qui sont freinées sans explication (le volet 2 de Diligence [enquête de la Sûreté du Québec sur l’infiltration du crime organisé dans l’économie légale], le financement du PLQ [Parti libéral du Québec] sous l’argentier bénévole Marc Bibeau, et maintenant la fraude alléguée à la SIQ [Société immobilière du Québec]), il y a lieu de se demander si le DPCP est aussi indépendant du pouvoir politique qu’il le prétend. Si le DPCP a l’intention de classer sans suite les enquêtes touchant le PLQ et la SIQ, il doit au moins dire pourquoi à la population.» (Le Devoir, 7 nov. 2016, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/484053/les-pas-bons)

Votre mission, Madame la directrice, lit-on dans votre site Internet, consiste à « [fournir], au nom de l’État, un service de poursuites criminelles et pénales indépendant, [pour contribuer] à assurer la protection de la société »; la population est en droit de s’interroger sur votre capacité de remplir cette mission, vous qui, selon le journaliste Miles qui connaît bien le sujet dont il parle (il a couvert les commissions Gomery et Charbonneau), freinez des enquêtes politiques sans explication et faites craindre que les enquêtes touchant le PLQ et la SIQ soient classées sans suite.

Je vous prie, Madame la directrice, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Le 9 novembre 2016, la responsable des demandes de renseignements et des plaintes formulées par les citoyens au Bureau de la directrice des poursuites criminelles et pénales m’a répondu. Malheureusement, son message ne convainc pas que le Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales est aussi indépendant du pouvoir politique qu’il le prétend; jugez-en :

Monsieur,

La présente donne suite à correspondance reçue au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) le 7 novembre dernier.

Le rôle du DPCP est d’agir comme poursuivant dans les affaires découlant, notamment, de l’application du Code criminel. Il agit généralement après avoir étudié le rapport d’enquête soumis par les policiers. Il doit alors déterminer si la preuve est suffisante pour entreprendre une poursuite et s’il est opportun de le faire.

C’est toutefois au tribunal qu’incombe la responsabilité de juger si la preuve soumise par le DPCP le convainc, hors de tout doute raisonnable, de la commission de l’infraction par l’accusé. Il lui appartient également de déterminer la peine juste et appropriée en considération des faits qui lui sont présentés et en fonction des principes prévus par le législateur dans le Code criminel.

Cela dit, nous vous remercions d’avoir communiqué avec nous pour exprimer votre opinion.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Me Martine Bérubé

Procureure aux poursuites criminelles et pénales

Responsable des demandes de renseignements et des plaintes formulées par les citoyens au Bureau du directeur

 

FIN

 

 

Province de Québec : S’il fallait que la directrice des poursuites criminelles et pénales ne soit pas indépendante du pouvoir politique…


Lévis, le 7 novembre 2016

Me Annick Murphy

Directrice des poursuites criminelles et pénales

2828, boulevard Laurier, Tour 1, bureau 500, Québec, G1V 0B9

Courriel : info@dpcp.gouv.qc.ca

 

Madame la directrice,

 

Le directeur du quotidien Le Devoir, M. Brian Myles, signe le 7 novembre 2016 un éditorial qui ne peut qu’augmenter l’inquiétude des Québécoises et des Québécois concernant leur système de justice. Ses derniers mots sont particulièrement troublants; je les reproduis : « Pour les élus [députés], il est toujours délicat d’exiger publiquement des comptes du DPCP [Directrice des poursuites criminelles et pénales], au risque de remettre en question son indépendance. Devant tant d’enquêtes politiques qui sont freinées sans explication (le volet 2 de Diligence [enquête de la Sûreté du Québec sur l’infiltration du crime organisé dans l’économie légale], le financement du PLQ [Parti libéral du Québec] sous l’argentier bénévole Marc Bibeau, et maintenant la fraude alléguée à la SIQ [Société immobilière du Québec]), il y a lieu de se demander si le DPCP est aussi indépendant du pouvoir politique qu’il le prétend. Si le DPCP a l’intention de classer sans suite les enquêtes touchant le PLQ et la SIQ, il doit au moins dire pourquoi à la population.» (Le Devoir, 7 nov. 2016, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/484053/les-pas-bons)

Votre mission, Madame la directrice, lit-on dans votre site Internet, consiste à « [fournir], au nom de l’État, un service de poursuites criminelles et pénales indépendant, [pour contribuer] à assurer la protection de la société »; la population est en droit de s’interroger sur votre capacité de remplir cette mission, vous qui, selon le journaliste Myles qui connaît bien le sujet dont il parle (il a couvert les commissions Gomery et Charbonneau), freinez des enquêtes politiques sans explication et faites craindre que les enquêtes touchant le PLQ et la SIQ soient classées sans suite.

Je vous prie, Madame la directrice, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. La présente et votre réponse seront publiées au www.lepasseurdelacote.com.

Vous trouverez l’éditorial de M. Brian Myles au http://www.ledevoir.com/politique/quebec/484053/les-pas-bons.

ÉCRIVEZ À LA DIRECTRICE DES POURSUITES CRIMINELLES ET PÉNALES 

Me Annick Murphy

Directrice des poursuites criminelles et pénales

2828, boulevard Laurier

Tour 1, bureau 500

Québec, G1V 0B9

Courriel : info@dpcp.gouv.qc.ca

Nathalie Normandeau, Gilles Lehouillier et Jean Charest, à la belle époque

Il arrive à Nathalie Normandeau, ex-vice-première ministre sous Jean Charest, de dire des choses qu’il vaut la peine de répéter. Le 6 septembre 2016, elle a déclaré :

« Philippe Couillard, lorsque je l’écoute parler, on dirait que pour lui, il y a deux Parti libéral du Québec. Mais ce qu’il oublie, c’est qu’il n’y a qu’un seul Parti libéral du Québec, a-t-elle insisté. C’est comme si Philippe Couillard essayait de nier, de mettre sous le tapis tout ce qui s’était passé avant qu’il devienne chef du Parti libéral du Québec. Mais il ne faut pas oublier que Philippe Couillard a fait partie d’un gouvernement où j’étais à l’époque, et il était ministre de la Santé. »*

À l’époque où elle faisait partie du gouvernement, Nathalie Normandeau avait aussi pour compagnons de travail Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec, et Gilles Lehouillier, député libéral de la circonscription de Lévis.

M. Charest, M. Lehouillier et la plupart des autres députés libéraux se sont opposés pendant environ deux ans et demi à la création d’une commission d’enquête sur la construction :

« À l’Assemblée nationale, les libéraux ont voté 11 fois contre des motions réclamant qu’une commission d’enquête soit mandatée »**

 

 

En mars 2016, Nathalie Normandeau a été accusée de sept chefs de complot, de corruption, d’abus de confiance et de fraude. (Il est important de rappeler que Mme Normandeau n’a pas été déclarée coupable de quoi que ce soit. Elle se présentera en cour en septembre 2016.)

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

gilles-lehouillier-jean-charest-le-7-mai-2009

Jean Charest et Gilles Lehouillier

philippe-couillard-gilles-lehouillier-le-15-avril-2016-version-2

Gilles Lehouillier et Philippe Couillard

*source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/479368/nathalie-normandeau-l-upac-m-a-declare-la-guerre?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+fluxdudevoir+(Le+fil+de+presse+du+Devoirvu le 07-09-2016

** (http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2014/2014/03/23/011-plq-commission-charbonneau-charest.shtml vu le 07-09-2016).

La Commission Charbonneau : pas d’chance, Renaud! Votre désaccord ne passe pas comme une enveloppe brune…

Lévis, le 26 novembre 2015

Commission Charbonneau_David 26-11-15 a

Le Devoir, 26 novembre 2015, page A3

merci_Karine Otis PLQ_

La députée libérale Karine Otis exprime ses remerciements ce matin dans le site web du Parli libéral du Québec. Sa satisfaction est aussi grande que son sourire.

Le ministre Sam Hamad est aussi heureux que Madame Otis, mais il a un gros problème sur les épaules : il est déçu par la Commission des relations du travail. La solution, je l’ai : que son gouvernement remplace le président de la Commission par Renaud Lachance!

Hamad decu par commission b 26-11-15

Le Soleil (le seul quotidien de Québec avec Le Journal de Québec), 26 novembre 2015, une page

Le bureau du ministre Hamad vient tout juste de m’appeler… M. Hamad a un autre plan pour M. Renaud Lachance, une autre mission, plus digne de M. Lachance.

Récemment, beaucoup de Québécoises et de Québécois ont appris que l’honorable Hamad possède dans ses veines 5 à 6 litres de sang syrien. M. Hamad est en effet un ancien citoyen de la Syrie qui embouche une sourdine quand il doit dire qu’il est né en Syrie (on se demande pourquoi!). Changement de propos,  M. Hamad est aussi un ancien travailleur de la firme d’ingénieurs Roche (bien connue à Lévis), il est membre du Parti libéral du Québec, il est  l’un des ministres de M. Philippe Couillard. Surtout, M. Hamad aurait recommandé ce matin au président de la République arabe syrienne, M. Bachar el-Assad, de nommer M. Renaud Lachance président de la commission qu’il a mis sur pied pour enquêter sur ses prétendus crimes de guerre. M. Hamad aurait exploité la qualité du travail de M. Lachance au sein de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (Commission Charbonneau ou CEIC) pour arracher à M. El-Assad la nomination de M. Lachance. Je pourrai vous en dire plus à ce sujet qand j’aurai joint mon correspondant de guerre.

Roger Martel, le Passeur de la Côte, citoyen de Lévis (Québec)

La une qui fait rire une seconde.

 

Santé annee bissextile coupée PLQ Devoir 30 07 2015

 

Pour comprendre :

« Déjà aux prises avec des compressions sans précédent, les hôpitaux doivent assumer un nouveau manque à gagner supplémentaire allant de 45 à 64 millions pour payer le personnel et le fonctionnement des établissements sur une journée de plus en raison de l’année bissextile, une dépense qui, contrairement aux années bissextiles précédentes, ne sera pas assumée par Québec. »

(Le Devoir, 30 juillet 2015, première page, http://www.ledevoir.com/societe/sante/446320/compressions-quebec-ne-financera-pas-les-hopitaux-le-29-fevrier?utm_source=infolettre-2015-07-30&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)

Le ministre de l’Éducation ne discréditerait-il pas l’Université du Québec à Montréal ?


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La  réputation de l’UQÀM mise à mal, Le Devoir, 14 avril 2015

Par ses déclarations jugées « indignes d’un ancien professeur, d’un ancien administrateur ayant occupé des postes de responsabilité universitaires, d’un ministre responsable de l’Éducation supérieure et de la recherche », le ministre François Blais ne discréditerait-il pas l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Pourquoi ? Parce qu’il en est un diplômé. Vous comprenez ?

Le Passeur de la Côte

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Monsieur le ministre,

vous n’êtes pas le Père des étudiants-es : lettre ouverte à François Blais

Par Pascal Scallon-Chouinard

source : Histoire engagée,  http://histoireengagee.ca/monsieur-le-ministre-vous-netes-pas-le-pere-des-etudiants-es-lettre-ouverte-a-francois-blais/ vu le 6 avril 2015

Publié le 4 avril 2015

(Extrait)

Mardi 31 mars 2015, vous affirmiez que « expulser deux ou trois personnes par jour » des universités « refroidirait les ardeurs de certains » et « ferait réfléchir les autres ».  Vous avez ajouté : « on fait ça avec les enfants ».

Monsieur Blais, les étudiants-es ne sont pas vos enfants. Vous n’êtes pas leur « père ». Vous êtes un ministre élu et une contestation sociale ne se gère pas à coup de « punitions » soi-disant pédagogiques. De quelle pédagogie ou de quelle paternité parlez-vous ici, d’ailleurs ?

Ces propos sont indignes d’un ancien professeur, d’un ancien administrateur ayant occupé des postes de responsabilité universitaires, d’un ministre responsable de l’Éducation supérieure et de la recherche. La contestation étudiante actuelle n’est pas le caprice d’une génération trop gâtée qu’il faut punir. Elle est l’expression d’une jeunesse animée par un désir de changement, qui revendique le droit à l’éducation pour le plus grand nombre. Ce droit à l’éducation que vous défendez maintenant pour quelques-uns, avez-vous seulement compris que les étudiants-es et bien des citoyens-nes derrière eux le revendiquent pour toute la société, celle d’aujourd’hui comme celle de demain ?

Ministre élu, vous rappelez régulièrement votre passé de professeur pour justifier vos positions en matière d’éducation. Nous, professeurs-es, ne pouvons admettre qu’à ce titre, vous justifiiez la sanction, la répression comme des remèdes contre l’engagement social et politique d’étudiants-es au profit d’autres étudiants-es. Maurice Duplessis disait gérer la province comme un père de famille; n’en étions-nous pas revenus ? L’éducation n’est pas une famille. Elle contribue au bien commun, elle est l’affaire de tous et toutes. Une attitude paternaliste nie la mission de l’éducation. C’est ne pas assumer ses responsabilités.

L’hôpital : un nouveau modèle québécois…

Un ancien hopital_Le Livre de la vie active, manuscrit 16e s- v2

Lévis (Québec), veille du premier avril 2015 – Le gouvernement du Québec, dirigé par le médecin Philippe Couillard, connu sous le même nom en Arabie saoudite où il s’est illustré dans le commerce des tulipes fouettées et des œillets tout aussi fouettés, planche sur un nouveau modèle d’hôpital. L’exquise esquisse au crayon noir reproduite ci-dessus porte la signature, qui en impose par sa taille, du médecin Gaétan Barrette, ministre de la Santé, ainsi que celle, qui contient une faute, du médecin Yves Bolduc, ancien ministre de l’Éducation pourtant. C’est Madame Lise Thériault, ministre de la Sécurité publique, qui a suggéré aux médecins du Parti au pouvoir pour le moment d’ouvrir les salles toutes communes du futur hôpital québécois au dévouement des seules personnes de sexe féminin (« le sexe qui sécurise », a dit la ministre) que l’on aurait pris soin, sans jeu de mots idiot, de couvrir généreusement d’un uniforme qui rappellerait aux citoyens assez âgés pour les avoir connues, et qui, pour ce qui est des hommes, n’ont pas oublié non plus les belles danseuses à gogo qui à la télé de Radio-Canada ou du Canal 10 embellissaient les chansons qu’interprétaient Donald Lautrec, Pierre Lalonde ou Joël Denis – un uniforme qui rappellerait, disions-nous, les religieuses catholiques qui agrémentaient le paysage québécois avant la création du ministère de l’Éducation en 1964. Madame Thériault n’aurait pu trouver quelque chose de plus excitant que sa suggestion pour faire venir l’eau à la bouche de Martin Coiteux, assoiffé président du Conseil du trésor du Québec : « Des femmes, rien que des femmes ! salivait-il, on les convaincrait de travailler pour moins cher que les hommes ! » Si vous avez comment améliorer le modèle d’hôpital du Parti Néolibéral du Québec, envoyez-lui un mot ou écrivez ce mot sur une plaque de carton et allez vous promener dans les rues.
Roger Martel (le Passeur de la Côte)

CITATIONS DE PIERRE BOURDIEU, sociologue français (1930-2002). « Auteur d’une des œuvres théoriques les plus importantes du XXe s., Pierre Bourdieu a contribué à renouveler entièrement la sociologie et l’ethnologie tant françaises que mondiales. Il fut aussi un intellectuel très engagé auprès des mouvements sociaux. »

(Encyclopédie Larousse, http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Bourdieu/109786)

NÉOLIBÉRALISME

« Le néolibéralisme vise à détruire l’Etat social, la main gauche de l’Etat (dont il est facile de montrer qu’il est le garant des intérêts des dominés, démunis culturellement et économiquement, femmes, ethnies stigmatisées, etc.) Le cas le plus exemplaire est celui de la santé que la politique néo-libérale attaque par les deux bouts, en contribuant à l’accroissement du nombre des maladies (à travers la corrélation entre la misère, causes structurales – et la maladie : alcoolisme, drogue, délinquance, accident du travail, etc.) et en réduisant les ressources médicales, les moyens de soigner (c’est l’exemple de la Russie, où l’espérance de vie a baissé de 10 ans en 10 ans ! – de l’Angleterre). »

Pierre Bourdieu – Contre-feux 2, 2001

« Contrairement à l’idée répandue que la politique de « mondialisation » tend à favoriser leur dépérissement, les Etats continuent en fait à jouer un rôle déterminant au service de la politique qui les affaiblit. Il est remarquable que les politiques visant à déposséder les Etats au profit des marchés financiers ont été édictés par des Etats, et, qui plus est, des Etats gouvernés par des socialistes. Ce qui signifie que les Etats, et tout spécialement ceux qui sont gouvernés par des sociaux-démocrates, contribuent au triomphe du néo-libéralisme, non seulement en travaillant à la destruction de l’Etat social (c’est-à-dire notamment des droits de travailleurs et des femmes, mais aussi en cachant les pouvoirs qu’ils relaient. »

Pierre Bourdieu – Contre-feux 2, 2001

(Source : http://www.toupie.org/Citations/Neoliberalisme.htm)