Il faut suivre de près les événements qui se passent près ou loin de nous.

MeSsage de Lise Payette

« En fait, toute cette chronique pour vous demander de suivre de près les événements qui se passent près ou loin de nous. Nous sommes partie prenante de cette planète. Nous n’avons pas le droit de tout vivre en marge comme si nous n’en faisions pas partie. Ce ne sont pas les idées qui nous manquent, ce sont les lieux où les faire entendre. Un jour, peut-être, pourrons-nous parler de notre propre voix. »

(Lise Payette, Comment en sommes-nous arrivés là? Le Devoir, 25 mars 2016, page A9, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/466470/vaut-mieux-en-rire)

Source : http://www.dictionnaire.enap.ca/dictionnaire/docs/definitions/defintions_francais/participation_citoyenne.pdf

PARTICIPATION CITOYENNE

Pierre André, Professeur, Université de Montréal pierre.andre@umontreal.ca

Avec la collaboration de Patricia Martin et Georges Lanmafankpotin

La participation citoyenne peut se définir comme un processus d’engagement obligatoire ou volontaire de personnes ordinaires, agissant seules ou au sein d’une organisation, en vue d’influer sur une décision portant sur des choix significatifs qui toucheront leur communauté. Cette participation peut avoir lieu ou non dans un cadre institutionnalisé et être organisée sous l’initiative des membres de la société civile (recours collectif, manifestation, comités de citoyens) ou des décideurs (référendum, commission parlementaire, médiation).

Cette brève définition inclut des contextes variés dans lesquels la participation peut s’exercer. Ainsi, les dispositifs institutionnalisés obligatoires sont juridiquement définis et obligent les per-sonnes à participer, à défaut de quoi elles sont passibles de sanctions généralement appliquées sous forme d’amende ou d’emprisonnement. Par exemple, c’est le cas, sous plusieurs juridictions, des élections, des référendums, des sommations à comparaître et des recensements. Les dispositifs institutionnalisés volontaires sont juridiquement ou administrativement définis et invitent les per-sonnes à participer, tout en les laissant libres de le faire. C’est le cas, par exemple, des commissions parlementaires, des débats publics, des commissions d’enquête et des audiences publiques. Enfin, les dispositifs non institutionnalisés sont des formes moins rigides de participation que prennent des personnes, qu’il s’agisse d’individus, de groupes organisés ou de rassemblements spontanés. La participation au sein d’un comité de citoyens ou d’un groupe d’intérêt ou la manifestation en sont des exemples.

Selon son origine, le mot participation implique un engagement au dialogue, un certain partage du pouvoir. Du bas latin participatio, -onis, ce substantif serait apparu vers 1175 avec comme signification l’« action d’avoir part, de participer à » (Centre national de ressources textuelles et lexi-cales14e éd.). L’édition de 1694 du Dictionnaire de l’Académie française (1re éd.) la définit comme « la part qu’on a à quelque chose » ainsi que comme « la communication qu’on donne d’un événement, d’un dessein, d’un projet ». L’édition de 1762 de ce même dictionnaire () souligne que la participation signifie aussi « la connaissance qu’on nous a donnée d’une affaire, et la part que nous y avons eue ». Le Dictionnaire Larousse contemporain donne cinq définitions de la participation, dont sont retenues ici que les deux suivantes : action de participer à quelque chose, part prise à quelque chose et association des citoyens au pouvoir.

Mais qui sont les personnes visées par la participation citoyenne? Durant les années 1950-1960, ce concept apparaît aux États-Unis dans le cadre des programmes de renouvellement urbain et de lutte contre la pauvreté2. Cunningham (1972) reconnaît trois éléments définitoires essentiels : (1) des gens ordinaires3, à savoir les membres de la communauté qui n’ont pas de sources formelles de pouvoir au-delà de leur nombre; (2) un pouvoir assumé par ces gens qui amène le groupe à penser et à agir dans le sens qu’ils pensent; (3) des décisions qui portent sur des choix significatifs et substantifs qui auront une influence sur la communauté. Ainsi, il définit la participation citoyenne comme « un processus dans lequel les gens ordinaires d’une communauté exercent le pouvoir sur des décisions relatives aux affaires générales de leur communauté ». Plus récemment, Hardina (2008) définit la participation citoyenne comme un processus d’implication des gens les plus dé-munis ou marginalisés dans les décisions qui concernent les services qu’ils reçoivent, que prennent ceux qui les représentent, nommément le gouvernement et les organisations à but non lucratif. Elle insiste sur l’effet bénéfique qu’apporte un contrôle local des décisions en réaction aux effets d’oppression économique et sociale que vivent ces groupes de personnes. Ainsi, la participation citoyenne réfère plus spécifiquement à celle des gens ordinaires, de ceux dont les sources de pou-voir sont limitées4.

Le concept de participation citoyenne revêt, dans la pratique, de multiples connotations qui l’éloignent des caractéristiques définitoires de Cunningham et d’Hardina. Plusieurs auteurs ont regroupé les significations en catégories selon le degré d’engagement des citoyens dans le processus décisionnel, le sens du flux d’information entre les participants ou ceux qui en ont pris l’initiative. L’exemple désormais classique d’une typologie fondée sur le degré d’engagement des citoyens est le travail d’Arnstein (1969). Cette auteure suggère une échelle de la participation com-posée de huit échelons, croissant selon le degré d’engagement des citoyens au processus décisionnel. Au bas de l’échelle (échelons 1 et 2) figurent la manipulation et la thérapie, deux approches qu’elle catégorise comme de la « non-participation ». Aux échelons médians (échelons 3, 4 et 5), elle regroupe l’information, la consultation et la participation accessoire à des comités dans la catégorie « instrumentalisation » (tokenism). Au sommet de l’échelle (échelons 6, 7 et 8), se trouvent le partenariat, la délégation de pouvoir et le contrôle citoyen regroupés sous le vocable « pouvoir citoyen ». Plus la participation se situe en haut de l’échelle, plus les citoyens ont l’assurance que leur opinion sera intégrée à la décision et appliquée dans l’intérêt des communautés. Comme l’auteure le souligne, cette échelle, simplificatrice de la réalité et non exhaustive, illustre la polysémie de la participation citoyenne. .

La participation citoyenne doit être distinguée de la participation publique, d’une part parce que ces deux concepts se chevauchent et d’autre part parce que la première est plus large que la seconde. L’expression participation publique a gagné en importance depuis la fin des années 1970. Plusieurs objectifs de la participation publique font en sorte qu’elle s’éloigne du partage de pouvoir et de la décision des gens ordinaires (Rowe et Frewer, 2005; André et autres, 2006 et 2010). Celle-ci

inclut, sans s’y limiter, à la fois les dispositifs de communication publique, de consultation publique et de participation publique. Ainsi, comme il a été précisé, si la participation citoyenne inclut un partage du pouvoir et une influence sur les décisions majeures de la communauté, cette participation se situe clairement dans la catégorie supérieure d’Arnstein
5, celle de la véritable participation publique comme le soulignent Gauvin et Abelson (2006)6

Malgré toute la valeur que la participation citoyenne revêt, sa pratique soulève plusieurs enjeux. Avec la croissance du cynisme envers les dirigeants et la baisse généralisée des taux de participation aux élections, les limites de la démocratie représentative sont mises en exergue par plusieurs (Rosenvallon, 2008). La participation citoyenne s’inscrit dans la recherche d’un modèle de démocratie plus près des citoyens, s’approchant en ce sens de la démocratie participative. Tant à l’échelle locale qu’internationale, ce concept occupe une place centrale et grandissante dans les agendas de développement, notamment dans ceux de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international; la participation citoyenne s’instrumentalise. Pourtant, comme le soulignait McEwan (2005), les politiques construites autour de la participation citoyenne ont des effets ambigus. Il est possible, par exemple, que les formes les plus radicales de l’engagement citoyen ne soient pas considérées comme de la participation. En ce sens, les pratiques officielles de participation citoyenne peuvent conduire elles-mêmes, selon Foucault, à de nouvelles formes de « gouvernementalité ». Au final, les pratiques participatives risquent de renforcer la position de ceux qui ont le plus de voix dans la société, marginalisant les plus démunis (McEwan, 2005). À la lumière de ce constat, les politiques orientées vers la participation citoyenne ne doivent pas être vues comme une panacée pour combler le déficit démocratique. L’attention doit aussi être dirigée vers les formes d’action politique qui existent à l’extérieur des lieux officiels de l’expression de la citoyenneté. . Par ailleurs, la participation publique est souvent définie comme « l’action de prendre part aux décisions collectives au sein du gouverne-ment, d’une institution publique ou d’un organisme de la société civile » (Thibault, Lequin et Tremblay, 2000). La participation électorale, l’action collective et les manifestations publiques sont autant de formes de participation citoyenne en vue d’influencer une décision qui sont exclues de cette définition de la participation publique. Ainsi, la participation citoyenne comprend plus qu’une participation à une décision dans le cadre de dispositifs participatifs formels.

Quelles sont les forces et les faiblesses des dispositifs récents de participation? Comment s’assurer que les gens ordinaires ont une réelle influence sur les décisions majeures? Comment articuler démocratie représentative et démocratie participative? Qu’est-ce qu’un processus de participation citoyenne efficace et comment l’évaluer? Voilà autant de questions sur lesquelles se penchent actuellement les chercheurs.

Notes

1 Certaines définitions renvoient aux affaires religieuses, d’autres aux affaires commerciales, d’autres enfin demeurent plus générales. Ici, ne sont présentées que les plus pertinentes qui se situent dans les définitions les plus générales.

2 Imposée par l’État, la participation citoyenne devait être appliquée par la bureaucratie, ce qui a amené Krause (1968) à parler d’« idéologie bureaucratique de la participation citoyenne ». 3 Arnstein utilise l’expression common amateurs. Pour une discussion de cette idée de personnes ordinaires ou lambda, voir Blondiaux (2007). 4 Ceci rejoint le sens récent donné, par exemple, aux jurys de citoyens ou aux assemblées citoyennes.

5 Celle-ci correspond également à la troisième catégorie définie par Rowe et Frewer (2005).

6 La fiche d’information sur la participation publique produite pour le Conseil canadien de la santé par Gauvin et Abelson (2006) fait reposer une large part de sa discussion sur Rowe et Frewer (2005).

Bibliographie

André, P. et autres (2006). Participation publique : principes internationaux pour une meilleure pratique, Publication spéciale Série no 4, Fargo, USA, International Association for Impact Assessment.
Arnstein, S. R. (1969). « A Ladder of Citizen Participation », Journal of American Institute of Planners, vol. 35, no 4, p. 216-224. Blondiaux, L. (2007). « La démocratie participative, sous conditions et malgré tout. Un plaidoyer paradoxal en faveur de l’innovation démocratique », Mouvements, no 50, p. 118-129, http://www.adels.org/edition/Blondiaux_Mouvements_07.pdf (page consultée en septembre 2010). Cunningham, J. V. (1972). « Citizen Participation in Public Affairs », Public Administration Review, vol. 32, no spécial, p. 589-602. Gauvin, P. et J. Abelson (2006). Fiche d’information sur la participation publique, Conseil canadien de la santé. Hardina, D. (2008). « Citizen Participation », dans T. Mizrahi et L. E. Davis, Encyclopedia of Social Work, National Association of Social Workers and Oxford University Press, (e-reference edition), http://www.oxford-naswsocialwork.com/entry?entry=t203.e57 (page consultée en septembre 2010). Krause, E. A. (1968). « Functions of a Bureaucratic Ideology: “Citizen Participation” », Social Problems, vol. 16, n° 2, p. 129-143. McEwan, C. (2005). « New Spaces of Citizenship? Rethinking Gendered Participation and Empowerment in South Africa », Political Geography, vol. 24, no. 8, p. 969-991. Partoune, C. (2009). « Typologie de la participation », dans Tableau de bord « Participation et espaces publics – Pour un développement et une gestion concertée des espaces publics », Recherche Topozym pour la Poli-tique scientifique fédérale, partenariat Ulg (UGES), UCL (USEG), Institut d’Eco-pédagogie (IEP), Vorming-plus Antwerpen, article 36. Rosenvallon, P. (2008). La légitimité démocratique : impartialité, réflexivité, proximité, Paris, Seuil. Rowe, G. et L. J. Frewer (2005). « A Typology of Public Engagement Mechanisms », Science, Technology, & Human Values, vol. 30, no 2, p. 251-290. Thibault, A., M. Lequin et M. Tremblay (2000). Cadre de référence de la participation publique (Démocratique, utile et crédible), proposé pour avis aux citoyens actifs du Québec, par le Groupe de travail sur la qualité de la participation publique formé à la suite du Forum sur le développement social, Gouvernement du Québec, Conseil de la santé et du bien-être.

REPRODUCTION La reproduction totale ou partielle des définitions du Dictionnaire encyclopédique de l’administration publique est autorisée, à condition d’en indiquer la source.

POUR CITER André, P. avec la collaboration de P. Martin et G. Lanmafankpotin (2012). « Participation citoyenne », dans L. Côté et J.-F. Savard (dir.), Le Dictionnaire encyclopédique de l’administration publique, [en ligne], www.dictionnaire.enap.ca

INFORMATION Pour information veuillez consulter www.dictionnaire.enap.ca

DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque et Archives Canada, 2012 | ISBN 978-2-923008-70-7 (En ligne)

Un expert de l’ONU demande une protection renforcée pour les lanceurs d’alerte et les défenseurs des droits de l’homme

Texte provenant de Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

 

ONU, New York, 11 septembre 2013

Le Rapporteur spécial pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, Alfred de Zayas, a exhorté mercredi les gouvernements du monde entier à assurer la protection des groupes et des individus de la société civile qui interviennent pour renforcer la transparence et garantir la reddition de comptes par les décideurs.

 

« Un système international démocratique et équitable ne peut être réalisé tant que les acteurs de la société civile continuent d’être victimes d’intimidation, de harcèlement et de violences et les individus privés de leur droit de participer à la conduite des affaires publiques », a affirmé M. de Zayas devant le Conseil des droits de l’homme.

Selon l’expert indépendant de l’ONU, l’accès à des informations fiables de sources diverses, publiées ou mises en ligne par des médias indépendants, est essentiel pour permettre aux gens de former leurs propres opinions et de prendre part à la vie publique.

« Des mesures de protection spécifiques doivent être prises pour les défenseurs des droits de l’homme et les lanceurs d’alertes qui sont dans certains cas accusés d’être des ennemis de l’État, alors qu’en réalité, ils rendent un service démocratique à leur pays et contribuent au respect des droits de l’homme de leurs compatriotes », a souligné M. de Zayas.

« En dépit de leur soutien de façade à la démocratie, trop de gouvernements oublient qu’en démocratie, le peuple est souverain », a-t-il ajouté, en précisant que de nombreux gouvernements sont plus attentifs aux lobbys et aux intérêts particuliers qu’aux aspirations de leurs propres populations.

Le rapporteur a exprimé sa préoccupation devant la tendance de certains gouvernements à vouloir défendre les intérêts de l’industrie militaire, des banques et des multinationales plutôt que ceux de leur propre population, ce qui crée souvent des troubles aux plans national et international.

« À cet égard, les Cours constitutionnelles ont un rôle primordial pour lancer des poursuites judiciaires à l’encontre des dirigeants d’un pays en cas de manquements à leurs responsabilités », a indiqué M. de Zayas.

Dans son rapport, l’expert a fait plusieurs recommandations pour mieux protéger les voix émanant des groupes marginalisés et encourager la participation de tous les individus aux décisions ayant un impact direct sur eux.

« Les mouvements populaires qui ont récemment vu le jour dans plusieurs régions du monde mettent en évidence la nécessité d’encourager la participation directe aux processus de décisions nationales et internationales », a indiqué M. de Zayas.

« Il est également nécessaire de réformer le système des Nations Unies, le Conseil de sécurité, les institutions issues de Bretton Woods et l’Organisation mondiale du commerce afin d’ouvrir la voie à un nouvel ordre international plus démocratique et équitable », a-t-il ajouté, préconisant également la création d’une Cour mondiale des droits de l’homme et d’une Assemblée parlementaire mondiale.

« Un ordre international plus démocratique et plus équitable n’est pas une utopie. C’est possible si les gouvernements et la société civile oeuvrent ensemble à réaliser les objectifs et principes de la Charte des Nations Unies pour nous et les générations futures », a affirmé M. de Zayas.

L’importance de l’action individuelle

JOURNÉE MONDIALE HUMANITAIRE : L’ONU SOULIGNE L’IMPORTANCE DE L’ACTION INDIVIDUELLE

Source : Actualités ONU (UNNews)

New York, 17 août 2012

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné vendredi l’importance des actions individuelles pour déclencher des changements et il a salué le travail des humanitaires qui fournissent une assistance aux personnes vulnérables dans le monde.

« Cette année la Journée mondiale de l’aide humanitaire offre une occasion historique de rassembler un milliard de personnes du monde entier pour soutenir une idée puissante : l’entraide des gens », a déclaré M. Ban dans son message à l’occasion de la Journée.

« Des efforts pour éviter la famine au Sahel à ceux pour apporter une assistance urgente aux civils en Syrie, ou encore d’un simple geste d’un voisin à un autre, l’esprit d’entraide améliore les conditions humaines pour tous. C’est la meilleure façon de rendre hommage aux nombreux travailleurs humanitaire tombés que nous commémorons et de célébrer les efforts de ceux qui poursuivent la noble mission en apportant une assistance à ceux qui souffrent », a-t-il ajouté.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire a été proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU en 2008 afin de sensibiliser l’opinion publique au travail humanitaire dans le monde. Le 19 août a été choisi comme date pour rendre hommage aux victimes de l’attaque perpétrée contre les bureaux de l’ONU à Bagdad en 2003. Cet attentat a tué 22 employés de l’ONU, dont l’Envoyé de l’ONU, Sergio Vieira de Mello, et a blessé plus de 150 personnes.

La campagne lancée par les Nations Unies pour sensibiliser l’opinion publique internationale à l’importance des activités humanitaires dans le monde permet aux participants de transmettre des messages de soutien dans lesquels ils s’engagent en faveur d’une action humanitaire, quelle que soit son envergure. Les personnes intéressées sont encouragées à s’enregistrer avant le 19 août sur le site Internet : http://www.whd-iwashere.org.

Coordonnée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la campagne a pris de l’élan au cours des derniers jours à la suite du tournage, vendredi dans la salle de l’Assemblée générale à New York, d’une vidéo de la chanteuse Beyoncé devant un public de 1 200 personnes.

Le lancement de cette vidéo, dont Beyoncé et l’auteur de la chanson, Dianne Warren, ont fait don à la campagne, aura lieu le 19 août sur des écrans géants dans les rues de Dubaï, Genève, Addis-Abeba ou encore New York.

« Chacun d’entre nous peut être un humanitaire. Tout ce qu’il faut faire, c’est aider quelqu’un d’autre », a résumé vendredi la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, lors d’une manifestation animée par le journaliste américain Anderson Cooper.

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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Glanures de lectures – 6 juin 2012

Comme dans un champ où on glane, on s’en va d’épi en épi, il s’en allait de chose en chose.

(C. F. Ramuz, Aimé Pache, 1911)


Quand la participation citoyenne dérange une mairesse…

Le 15 novembre 2011, la mairesse de Lévis, Mme Danielle Roy Marinelli, prend la parole devant des promoteurs, des gestionnaires immobiliers, des membres de Institut de développement urbain du Québec. Le Journal de Lévis dit qu’elle « a parlé des projets majeurs à Lévis… et des contraintes qui retardent leur concrétisation, par exemple la plainte au MAM (ministère des Affaires municipales du Québec) pour le complexe aquatique ou le référendum qui a fait échoué le projet Roc Pointe. » La journaliste cite Mme Marinelli : « Moi je considère que c’est totalement inadmissible à partir du moment où une ville réussit à faire en sorte que plusieurs promoteurs bonifient leur projet pour faire un projet de développement durable, un projet avec des espaces parc, un projet avec un emplacement pour une future école, un projet qui correspond à 100% aux orientations gouvernementales, à la densification et que la loi permette qu’un petit groupe de citoyens réussissent à bloquer un projet majeur comme celui-là (Roc Pointe). Heureusement, la loi sur l’aménagement de l’urbanisme est en révision actuellement et on travaille très fort pour faire en sorte que les critères de signature des registres soient modifiés pour faire en sorte que les villes ne subissent pas ce genre de préjudice là à leur développement ». [] « Il y a certains citoyens qui requestionnent nos façons de faire et il y a une plainte actuellement au MAM, a-t-elle mentionné. On n’a aucune inquiétude sauf que ça met des bâtons dans les roues et ça fait en sorte que le projet est malheureusement retardé ». (Marie-Christine Patry, Journal de Lévis, http://www.icilevis.com/fr/archive.aspx?sortcode=1.34.39&id_article=5713)

MATIÈRE À RÉFLEXION

RÉSISTANCES CITOYENNES

LA FORCE DE PROPOSITION DES MOUVEMENTS CITOYENS

Paco Ignacio Taibo II et la résistance citoyenne

Source : http://altermondes.org/spip.php?article954, Altermondes, revue trimestrielle de solidarité internationale)

De la mobilisation des sociétés civiles en marge des sommets des G8 et G20, les médias ne recherchent et retiennent souvent que les images d’affrontement voire de violence. C’est négliger la force de proposition des mouvements citoyens et oublier que le progrès naît souvent de résistances citoyennes. Témoignage.

Il vit au Mexique, pays hôte du G20 en 2012, et écrit des polars (dont « Des morts qui dérangent » avec le Sous-commandant Marcos) qui sont lus dans le monde entier. Mais Paco Ignacio Taibo II est surtout un observateur sans concession du monde : « Pourquoi les médias ne montrent-ils que les violences lors des contre sommets ? Tout simplement, parce qu’ils sont une partie du système. La perception qu’ils essaient de transmettre est qu’il y a un ordre bien défini et qu’en dehors de cet ordre, c’est le chaos. C’est une vision fausse et perverse parce que ce qu’ils appellent l’ordre est en réalité le chaos.Les médias ont atteint un tel niveau de cynisme qu’ils présentent comme élégant ce qui est barbarie. Un jour, sur les instructions du dirigeant d’une banque internationale, 25 camions remplis de dollars et d’or ont traversé la frontière d’un pays. Illégalement. Du jour au lendemain, ce pays se transforme en un pays de 20 millions de pauvres. Créer 20 millions de pauvres en une nuit est l’un des actes de barbarie les plus profonds que j’ai vus dans ma vie. Le résultat de ces 25 camions, c’est aussi des centaines de suicides, des gens qui perdent leur maison, qui perdent leur emploi, qui dorment dans la rue, qui n’ont plus d’argent pour s’acheter à manger… Ce que je vous raconte, c’est la genèse de ce que l’on appelle el corralito, la grande crise économique qui a frappé l’Argentine en 2001 et qui a été produite par la finance internationale. C’est donc de la barbarie pure que l’on nous présente comme étant l’ordre. Le cynisme n’a plus de limite.Nous ne pouvons donc vivre que dans la résistance. Elle n’est pas plus nécessaire qu’avant : elle l’a toujours autant été. La résistance citoyenne est le seul espace de survie de la civilisation car elle rassemble les gens qui critiquent, les gens qui pensent, les citoyens responsables. C’est le monde de la solidarité contre le monde de la rapine. »

PROPOS RECUEILLIS PAR JULIE BARON ET DAVID ELOY

(« Revue de la solidarité internationale, du développement durable et des droits humains, Altermondes propose à ses lectrices et lecteurs un autre regard sur le monde, en donnant la parole aux sans voix, à celles et ceux qui, inlassablement et souvent dans l’ombre, oeuvrent à la construction d’un monde juste, durable et solidaire. »)

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IL NE FAUT JAMAIS LAISSER LE BIEN-ÊTRE ET LE BONHEUR DES GENS ENTRE LES MAINS DES FOUS DE L’ARGENT

« En Irak, les antiquités millénaires ne font pas le poids face à une industrie pétrolière en plein développement: malgré les protestations, un oléoduc traverse désormais le site archéologique mondialement connu de Babylone. « Le ministère du Pétrole a causé des dommages inestimables au site en creusant, sous les terrains archéologiques de Babylone, un tunnel de 1.550 mètres de long pour faire passer un oléoduc acheminant des produits pétroliers du sud du pays vers Bagdad », se lamente Qaïs Hussein Rachid, chef de la commission générale archéologique d’Irak. « Il y a des risques de pollution et cet ouvrage porte un coup mortel à tous nos efforts pour inscrire Babylone au Patrimoine mondial de l’Unesco », dit-il à l’AFP. » (Le Figaro, 17 mai 2012, http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/17/97001-20120517FILWWW00404-irak-un-oleoduc-traverse-babylone.php)

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(Maintenant, détendons-nous, propose le Passeur de la Côte.)

Rimes riches à l’œil

Par Alphonse Allais

L’homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l’homme à l’humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n’agis qu’à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient!
Qu’ils soient de Château-l’Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d’où qu’ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares !
Ou rois des îles Baléares!
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m’entretient!

(Le sourire, 7 décembre 1901)

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Glanures, 19 novembre 2011

DIGNITÉ HUMAINE – Un message de 1938

« Appel aux vivants

« Voici vingt-cinq siècles que des hommes ont aperçu clairement que la dignité humaine était la seule valeur authentique, et nous en sommes encore, au sein de cette civilisation qui n’existe qu’en se nourrissant de cette certitude morale, à la voir piétinée chaque jour dans la personne de millions d’hommes, de femmes, d’enfants.

« Bien plus : parce qu’une crise de croissance de la société humaine met en question quelques biens matériels, certains se sentent prêts à humilier et égorger leurs frères pour sauver les valeurs d’utilité ou d’agrément dont ils sont petit à petit devenus les esclaves.

« Ami, Amie : si tu crois fermement qu’il vaudrait mieux que les hommes fussent au besoin un peu moins riches, mais que la dignité d’aucun ne fut jamais amoindrie ou avilie, joins-toi à nous, et forme, avec nous, la chaîne sacrée des hommes en qui la conscience morale demeure éveillée. »

Appel publié par la revue de libre pensée Homo en 1938 (reproduit dans http://www.ulb.ac.be/cal/actions/references/references.html)

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience. »

René CHAR, Fureur et Mystère (1948)

CITOYENNETÉ

« Le renouveau de la citoyenneté n’est pas un sous-produit, mais au contraire un présupposé de la démocratie, … La citoyenneté, c’est le courage, l’amour de la vérité, la conscience toujours en éveil, la liberté intérieure et la responsabilité librement assumée pour la chose publique. Autant de valeurs dont on ne pourra jamais prétendre que la mesure soit comble… »

Vaclav Havel (http://www.ulb.ac.be/cal/laiciteAZ/citoyennete.html

« In altis non deficio » : « Aux nobles causes je ne fais défaut » (Devise de la famille de Quatrebarbes ). »

Source : http://www.cvh53.fr/pdf/la_houssaye_telethon_2008.pdf

LA GRATUITÉ SCOLAIRE AU QUÉBEC

« La hausse des frais de scolarité est une mesure injuste » soutient Amir Khadir le porte-parole national de Québec solidaire []. Amir Khadir et Françoise David, expliquent comment un gouvernement de Québec solidaire mettrait en œuvre des solutions concrètes pour enrayer le sous-financement des études post-secondaires et instaurer la gratuité scolaire : l’ajout d’un palier d’imposition, une diminution de 20 % des subventions aux grandes entreprises et de vraies redevances sur les ressources naturelles du Québec font parties de ces solutions. » – Source : http://www.quebecsolidaire.net/«nous_sommes_solidaires_de_la_lutte_etudiante»_flavie_trudel_candidate_de_quebec_solidaire_joliette

CHARTE D’OCCUPY TOGETHER

  1. Adopter une discipline non-violente, peu importe la situation. Tolérance zéro pour quelconque violence, incluant la violence verbale.

  2. Il faut que le message soit unifié à travers les organismes et les personnes. Il doit y avoir une cohérence dans le message et les revendications qui sont émises, et les participants devraient les connaître et les partager.

  3. Il doit y avoir une stratégie cohérente et à long terme, pas simplement des tactiques et des actions sans liens entre elles (peu importe leur ingéniosité).

  4. Les forces de l’ordre / de police sont considérées comme des alliés potentiels au mouvement, et non pas comme des adversaires. Elles font partis du 99%.

  5. Il faut garder en tête l’auditoire élargi (national et international) lorsque le message est défini. L’objectif est de gagner les gens à la cause, pas de les aliéner.

  6. Ne répondez pas aux attaques verbales ou à la propagande hostile en utilisant le même langage que l’opposant. Une stratégie défensive ne réussit pas. Il faut plutôt recentrer le débat sur les enjeux.

  7. Il faut souligner les victoires à chaque occasion possible. C’est important pour le moral et l’enthousiasme. Il faut dissiper la colère et la rage en utilisant l’humour et l’action solidaire.

  8. Le mouvement Occupons Québec fonctionne par démocratie directe. 

http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/?q=node/5549

INTRODUIRE LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE AU SEIN DE L’ENSEMBLE DES ENTREPRISES

14-11-2011 Texte tiré de http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire–la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html

Une proposition pour introduire la responsabilité sociétale au sein de l’ensemble des entreprises:

Préambule :

Les programmes politiques de gauche se contentent soit de gérer différemment le système économique en place pour en limiter les dégâts (en jouant essentiellement sur la fiscalité), soit d’en contester radicalement la légitimité sans proposer d’alternative.

Si on veut pouvoir mobiliser les citoyens, il faut leur proposer une évolution vers un mode de fonctionnement plus équitable et qui prenne en compte la préservation de l’environnement. Le capitalisme ne le permet pas, puisque les décideurs finaux sont les co-propriétaires de l’entreprise (ou leurs représentants), les actionnaires, qui ont pour principal critère d’appréciation le retour sur investissement. Le communisme y a de son côté échoué.

L’enjeu politique primordial est donc d’inventer une organisation nouvelle où les processus de prise de décision intégreront les critères d’équité et de préservation de l’environnement. C’est bien sûr un projet qui ne pourra pas être mis en œuvre du jour au lendemain, mais tant qu’on ne lui aura pas donné un contenu on ne pourra pas en faire un projet politique, et encore moins commencer à l’engager. Or cet enjeu est quasi absent du discours politique actuel !

Constat :

L’économie de marché, en faisant disparaître les entreprises les moins performantes, conduit naturellement à la formation d’oligopoles qui dominent les principaux marchés mondiaux, et la théorie de la « destruction créatrice » est de plus en plus prise en défaut. En dehors du fait que la concurrence entre eux est largement faussée en raison de leur faible nombre, les décisions prises par les dirigeants de ces groupes de taille mondiale ont un impact de plus en plus considérable. Elles concernent souvent des millions de personnes et peuvent avoir des conséquences majeures sur l’environnement. Dans certains cas même, c’est l’ensemble de la planète et de ses habitants qui pourraient subir les conséquences de leurs choix, s’ils impliquent un risque de catastrophe écologique majeure par exemple.

Dans le système économique actuels, les seuls décideurs finaux légitimes sont les représentants des actionnaires, au nom du droit de propriété de ces derniers. Ils ont certes la contrainte de se soumettre aux lois des pays concernés par leurs projets, mais les lois, même quand elles sont bien faites et respectées, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, ne peuvent pas tout anticiper quand il s’agit de projets complexes conduits à l’échelle mondiale.

Les décisions prises au sein de ces groupes sont donc prises par des intérêts privés en fonction d’un critère principal, celui de la rentabilité (à court terme de préférence) des capitaux investis.

La question primordiale à régler pour aboutir à un fonctionnement sain de l’économie mondiale est donc la suivante : comment introduire des représentants de l’intérêt général dans la gouvernance des entreprises ?

ON LIT LA SUITE AU http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire—la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html.

CRI DU COEUR DE LA PRESSE INDÉPENDANTE!

LES JOURNAUX INDÉPENDANTS DU QUÉBEC SE REGROUPENT

Le texte suivant a été publié dans l’hebdo L’Oie blanche de Montmagny, au http://oieblanc.typepad.com/oiejour/2011/11/14-4.html

Trois-Rivières, 14 novembre 2011 – Les journaux indépendants du Québec se regroupent pour former une association afin de faire face à la convergence des grands groupes de presse et dénoncer des pratiques commerciales qui mettent en péril 160 années de journalisme hebdomadaire au Québec.

Notez que L’Oie Blanche sera impliquée de près puisque son directeur général Yannick Patelli a été nommé secrétaire de l’association de la presse indépendante du Québec.

Ce regroupement – qui représente déjà à ce jour une trentaine de journaux indépendants de partout au Québec – réagit ainsi à la guerre que se mènent actuellement deux groupes de presse importants, une guerre initiée par Quebecor Media, dont les pratiques commerciales «sur le terrain» mettent en péril la presse hebdomadaire locale.

«Avec ces pratiques commerciales déloyales, comme la vente systématique de publicités à rabais, destinées à occuper l’ensemble du territoire, ces groupes de presse ébranlent carrément la démocratie, dont l’une des assises demeure une presse vivante et diversifiée, particulièrement en région, souligne la présidente de l’Association de la presse indépendante du Québec (APIQ), Josée Pilotte. Que ce soit clair: nous ne dénonçons pas la concurrence, mais seulement des pratiques commerciales déloyales. Si les grands groupes de presse peuvent se permettre une guerre de prix, il en est tout autrement de nous de la presse indépendante, qui donnons pourtant de l’oxygène aux débats publics et participons activement à la vitalité de nos régions respectives. Nous faisons les frais d’une guerre absurde, qui se déroule bien au-dessus de nous, mais dont les conséquences pourraient s’avérer à court terme désastreuses pour tout un pan du journalisme au Québec, qui pourrait s’écrouler très bientôt.»

L’APIQ interpelle Michael Sabia et Christine St-Pierre

Rappelant que Quebecor Media est détenue et financée à hauteur de 45% par des fonds publics via la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’APIQ demande formellement à son président, Michael Sabia, de faire les représentations nécessaires auprès de ce groupe de presse afin de stopper cette hémorragie qui, selon l’Association, finira par tuer la presse hebdomadaire locale; l’APIQ considère qu’il est du devoir de M. Sabia de réagir rapidement sur la question.

De même, l’APIQ espère que Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, saura être attentive à cette problématique et prendre les actions nécessaires à sa résolution.

N’excluant aucune avenue pour mener à bien son action et ce combat qu’elle estime juste, de la tenue d’une Commission parlementaire jusqu’à la nécessité pour le gouvernement de légiférer afin de préserver la presse hebdomadaire indépendante et de rétablir un équilibre entre celle-ci et les grands groupes de presse, l’APIQ souhaite en premier lieu sensibiliser le public et ses lecteurs à cette réalité qui se doit d’être dénoncée.

Mission de l’APIQ (fondation: 9 novembre 2011, Trois-Rivières, Québec): L’APIQ représente et défend les intérêts des éditeurs indépendants et soutient toute initiative visant à promouvoir et à protéger la liberté de presse et sa diversité.

Pour informations et entrevues:

Josée Pilotte , Présidente de l’APIQ

450 227-7999

514 246-3700

Paul Brisson , Vice-président de l’APIQ

418 589-9990

418 297-5773