AGISSONS CONTRE LA PEINE DE MORT

Le texte suivant est tiré de

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Presentation.

La peine de mort est la négation absolue de la dignité et de la valeur de l’être humain. Amnesty International lutte pour faire connaître la nature arbitraire, irréversible et discriminatoire de ce châtiment. L’abolition est en marche dans le monde. Toutefois, le recours à la peine de mort est toujours d’actualité dans des pays tels que la Chine, l’Iran, l’Irak, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis d’Amérique.

Lorsqu’Amnesty International a démarré sa campagne mondiale contre la peine de mort il y a 35 ans, le monde comptait une minorité d’États abolitionnistes, au nombre de 16. Aujourd’hui 140 pays sont désormais abolitionnistes en droit ou dans la pratique, et ce sont les États qui s’accrochent à la peine capitale qui sont l’exception.

Pays abolitionnistes et non abolitionnistes

Plus des deux tiers des pays du monde ont maintenant aboli la peine de mort dans leur législation ou en pratique.

Les chiffres sont les suivants :

Pays abolitionnistes pour tous les crimes : 97

Pays abolitionnistes pour les crimes de droit commun seulement : 8

Pays abolitionnistes en pratique : 35

Total des pays abolitionnistes en droit ou en pratique : 140

Pays et territoires non abolitionnistes : 58

………

Pour signer une pétition contre l’imposition de la peine de mort à titre de peine obligatoire à la Barbade, allez au :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Actions/La-Barbade-doit-cesser-le-recours-la-peine-de-mort-9660

………

97 États ont aboli la peine de mort pour tous les crimes.

« A ce jour, 97 Etats ont aboli la peine de mort pour tous les crimes. Huit autres l’ont aboli pour les seuls crimes de droit commun, alors que 35 Etats respectent un moratoire sur les exécutions depuis au moins dix ans. En 2013, il reste donc 58 Etats et territoires où la peine de mort est toujours appliquée. » (Texte tiré de http://congres.abolition.fr/)

RETOUR AUX VALEURS ?

« Le printemps arabe a touché, par contagion, l’ensemble du monde, et tout particulièrement l’espace méditerranéen. Nous avons été étonnés de voir sur la Puerta del Sol à Madrid, de jeunes espagnols battre le pavé pour revendiquer plus de justice sociale, ou de voir le peuple grec crier son désarroi. Dans le monde arabe, la chute des dictateurs a laissé la place à l’incertitude, inhérente à toute démocratie, mais qui la rend d’autant plus fragile. En quelques mois, en effet, plusieurs pays ont vu l’accession au pouvoir de leaders issus de la mouvance islamiste, eux- mêmes débordés par des mouvements salafistes sectaires inquiétants, prônant un retour aux valeurs « islamistes » strictes et à la « moralité ». Mais que cache ce « retour aux valeurs »? Il est important de rappeler à tous aujourd’hui, cette belle phrase de Khalil Gibran, un des plus grands poètes arabes: « Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d’être nu. » Nous attendons donc des gouvernements égyptiens, tunisiens ou encore marocains de suivre ce sage conseil. Reste à savoir quelles orientations ils prendront sur le champ de la démocratie, du « vivre ensemble », du respect des contre-pouvoirs, des droits de l’homme et de l’abolition.

« C’est à toutes ces questions que nous allons essayer de répondre dans ce numéro du Journal de l’Abolition. Les prochains mois seront ainsi primordiaux pour le processus d’abolition tant attendu dans le monde arabe. C’est pourquoi le Congrès régional de Rabat du 18 au 20 octobre 2012 en préparation du 5e Congrès mondial qui aura lieu à Madrid en juin 2013 sont autant d’événements majeurs pour l’abolition et pour la mobilisation. Nous avons plus que jamais besoin de fédérer les forces abolitionnistes dans le monde. Nous avons besoin de vous. » (Texte tiré de http://congres.abolition.fr/IMG/pdf/journal_abo_-2.pdf le 10 juin 2013)