LE MONDE EST MAL PRÉPARÉ AUX RISQUES LIÉS AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES. Québec solidaire veut un Québec vert.

 Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 31 mars 2014

Les effets des changements climatiques se font déjà ressentir sur tous les continents et dans les océans et le monde est souvent mal préparé aux risques liés à ces changements, selon un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) publié lundi.

Le rapport, intitulé « Changements climatiques 2014: conséquences, adaptation et vulnérabilité » et produit par le Groupe de travail II du GIEC, indique qu’il existe des possibilités de réagir à ces risques, même si ceux-ci doivent être difficiles à gérer dans le cas d’un réchauffement important.

Au total, 309 auteurs coordonnateurs principaux, auteurs principaux et réviseurs représentant 70 pays ont été choisis pour produire le rapport. Ils ont bénéficié de l’aide de 436 contributeurs et de 1729 réviseurs experts et gouvernementaux.

Le GIEC a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) afin d’offrir aux décideurs des évaluations régulières du fondement scientifique de l’évolution du climat, des incidences et des risques associés et des possibilités d’adaptation et d’atténuation.

Le rapport publié lundi conclut que pour réagir face aux changements climatiques, il faut faire des choix quant aux risques courus dans un monde en évolution. La nature des risques liés aux changements climatiques est de plus en plus claire, bien que l’évolution du climat doive continuer à produire des surprises.

Selon le rapport, les risques sont dus à la vulnérabilité (manque de préparation) et à l’exposition (populations et biens menacés), associées à des dangers (apparition de phénomènes climatiques ou de tendances). Chacun de ces trois éléments peut donner lieu à des actions intelligentes pour réduire les risques.

Selon M. Vicente Barros, coprésident du Groupe de travail II, « dans de nombreux cas, nous ne sommes pas préparés aux risques climatologiques auxquels nous faisons déjà face. Investir dans une meilleure préparation peut être payant tant à l’heure actuelle qu’à l’avenir.»

Selon M. Chris Field, autre coprésident du Groupe de travail II, « une adaptation visant à réduire les risques dus aux changements climatiques commence à se produire, mais elle est axée davantage sur une réaction à des événements passés que sur une préparation à un avenir en évolution. » D’après lui, « l’adaptation à l’évolution du climat n’est pas un programme exotique dont nous n’aurions pas l’expérience. Des gouvernements, des entreprises et des collectivités du monde entier acquièrent une expérience de l’adaptation. Cette expérience est un point de départ en vue de mesures d’adaptation plus audacieuses et plus ambitieuses qui prendront de l’importance à mesure que le climat et la société continueront d’évoluer. »

Les risques à venir imputables aux changements climatiques dépendent largement de l’ampleur de ces changements. Un réchauffement croissant augmente la probabilité d’incidences graves et généralisées pouvant être surprenantes voire irréversibles.

Toujours selon M. Field, « vu le réchauffement considérable dû à l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre, les risques vont être difficiles à gérer et même des investissements importants et soutenus dans l’adaptation auront leurs limites. »

Les changements climatiques touchent déjà l’agriculture, la santé, les écosystèmes terrestres et océaniques, l’approvisionnement en eau et les moyens de subsistance de certaines populations. Ce qui est frappant dans les incidences observées de ces changements, c’est qu’ils se produisent depuis les tropiques jusqu’aux pôles, depuis les petites îles jusqu’aux grands continents et depuis les pays les plus riches jusqu’aux plus pauvres.


Québec solidaire

Un Québec vert

Nous proposons un plan clair pour sortir le Québec du pétrole par le développement d’énergies propres, l’efficacité énergétique et la transition généralisée vers des transports électriques. Cette stratégie créerait des dizaines de milliers d’emplois au Québec. Au contraire des vieux partis qui ont choisi le camp du pétrole, nous souhaitons que l’exploitation pétrolière qui menace le fleuve Saint-Laurent ne soit plus au programme. Pas plus que le passage de pipelines qui transportent le pétrole sale des sables bitumineux.

http://www.quebecsolidaire.net/engagements-electoraux/

Le mode de développement actuel doit être repensé

Le 2 août 2013, dans les journaux :

Le Devoir _ Énergie Est – TransCanada va de l’avant L’entreprise veut construire 1400 km de pipeline au Québec pour y transporter 1,1 million de barils de brut par jour

La Presse _ TransCanada (T.TRP) confirme son intention de bâtir un pipeline qui reliera l’Alberta au Nouveau-Brunswick, une infrastructure qui traversera le Québec d’Ouest en Est.

POURTANT :

« Le mode de développement actuel doit être repensé dans la perspective d’une politique de civilisation et d’une politique pour le bien et la survie de l’humanité. Certains en viennent à penser que nous allons vers un état de chaos et évoquent « l’agonie » de notre planète et de nos systèmes socio-économiques, mais nous savons aussi que le mot « agonie » signifie lutte suprême entre les forces de la mort et les forces de la vie et que, paradoxalement, ce qui peut apporter la mort, peut apporter la vie. QUE FAIRE ? Nous sommes désormais confrontés à un véritable dilemme, conséquence de politiques de laisser-faire et du tout économique. Tout ceci repose sur une croyance erronée : le mode de développement actuel peut se perpétuer et la Terre demeurera à peu près en état, au moins durant encore quelques décennies. Enfermée dans cette logique de pensée, l’humanité pourrait se retrouver bientôt prise au dépourvu et confrontée à la plus redoutable épreuve de son histoire. L’accélération du changement climatique en cours va balayer l’environnement confortable auquel nous sommes adaptés. Nous sommes convaincus que nous devons dépasser l’idolâtrie de la croissance. […] Nous devons œuvrer pour nous assurer que les lois et réglementations soutiennent réellement un développement qui s’inscrit dans le temps, plutôt que la croissance économique. Nous voici maintenant à la croisée des chemins. Deux routes s’offrent à nous, mais elles ne sont pas également belles. Celle qui prolonge la voie que nous avons déjà trop longtemps suivie est trompeusement dangereuse ; c’est une voie où toutes les vitesses sont permises, mais qui mène droit au désastre. L’autre, nullement promise à la victoire, nous offre – qui sait – notre dernière et unique chance d’atteindre une destination qui garantira la préservation de notre Terre-Patrie. »

(Guilloteau, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), France, http://www.iiac.cnrs.fr/CentreEdgarMorin/spip.php?article591 consulté le 2 août 2013)

Après le drame de Lac-Mégantic, le citoyen ne doit pas rester inactif dans sa municipalité

Madame, Monsieur,

Dans votre ville, des trains circulent-ils? Transportent-ils des matières dangereuses? Du pétrole? Les infrastructures ferroviaires sont-elles en bon état? Les trains roulent-ils à une vitesse acceptable? Des voies ferrées devraient-elles être déplacées pour réduire les risques d’accident mortel ou d’endommagement majeur de l’environnement? Pensez-vous que les contrôles exercés par le gouvernement du Canada et les transporteurs ferroviaires sont suffisants, que les inspecteurs gouvernementaux sont trop peu nombreux, que l’État a eu tort de réduire la réglementation concernant le transport ferroviaire et de privatiser des services de transport par train?

Vous savez ce qu’on entend dire à Lac-Mégantic ces jours-ci? Écoutez cette citoyenne à qui une journaliste donne la parole : « Tout le monde se connaît ici, c’est un village. On a tous un mort à pleurer au moins », dit Hélène, qui en a contre les autorités pour être restées apparemment indifférentes aux demandes incessantes des citoyens – formulées depuis au moins trente ans – de mettre fin à cette circulation des trains au coeur du village. « Il passe six fois dans la place le train », dit Jocelyn. » Les fameux wagons noirs au contenu explosif ont un nouveau nom désormais : « On les appelle les wagons de la mort », laisse tomber Hélène. » (Marie-Andrée Chouinard, Le choc brutal de la réalité, Le Devoir, 9 juillet 2013, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/382538/le-choc-brutal-de-la-realite)

Aujourd’hui, 10 juillet 2013, un quotidien de Québec, Le Soleil, informe ses lecteurs que « la raffinerie d’Énergie Valero [située à Lévis] – mieux connue comme la raffinerie d’Ultramar – confirme que du pétrole de l’Ouest canadien sera acheminé par train à ses installations de la Rive-Sud, dès la fin de l’été » et que « Cette décision d’Énergie Valero préoccupe la direction du Service de protection contre les incendies de Lévis (SPVL) ». Le journal ajoute que « ce sont entre 1 500 et 2 100 wagons de pétrole qui seront acheminés à la raffinerie lévisienne chaque mois ». Jusqu’à 2 100 wagons par mois! Qui dit que ce nombre n’augmentera pas?

Il faut que les citoyennes et citoyens du Québec, sans être alarmistes ni paniquards, interviennent tout de suite auprès de leurs élus des paliers municipal, provincial et fédéral, qu’ils leur posent des questions, qu’ils n’acceptent que des réponses claires et qu’ils exigent la mise en oeuvre rapide des mesures nécessaires à leur sécurité. Il faut aussi qu’ils se rebellent s’ils constatent que leurs élus restent inactifs ou les pressent d’être patients. À Lac-Mégantic, ils ont attendu pendant trente ans! Nous savons ce que ça a donné.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. 1 Dans l’édition du 10 juillet 2013 du journal Le Peuple Lévis, le journaliste Pierre Duquet nous rafraîchit la mémoire : « La catastrophe ferroviaire survenue à Lac-Mégantic, écrit-il, vient rappeler que plusieurs municipalités de Chaudières-Appalaches ont aussi frôlé la catastrophe ».

P.-S. 2 « Lévis, Cornwall, Maxville, La Tuque… Dans toutes ces villes, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a pointé du doigt la vulnérabilité des wagons-citernes de catégorie 111A, rendus funestement célèbres depuis la tragédie de Lac-Mégantic. » (Amélie Daoust-Boisvert, Des wagons-citernes jugés vulnérables, Le Devoir, 10 juillet 2013, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/382599/des-wagons-citernes-juges-vulnerables)

P.-S. 3 Un titre du journal Le Soleil, édition du 11 juillet 2013 : « L’Ultratrain d’Ultramar utilise les mêmes wagons que MMA ». (Pour en savoir plus, allez au http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201307/10/01-4669697-lultratrain-dultramar-utilise-les-memes-wagons-que-mma.php)

 Pont ferroviaire a Levis

 Beaucoup de personnes passent en-dessous de ce pont ferroviaire, route du Président-Kennedy, à Lévis.

À proximité, il y a des restaurants, des hôtels, des concessionnaires automobiles, une ou deux stations-service, et le Centre de congrès et d’expositions n’est pas loin.

Un grand nombre de personnes peuvent donc se retrouver en même temps sur ce petit espace de Lévis.

(La photo a été prise le 10 juillet 2013.)


					

L’avenir de l’île d’Anticosti. La position de Québec solidaire.

La candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Jean-Talon, Madame Émilie Guimond-Bélanger, expose rapidement la position de Québec solidaire concernant l’avenir de l’île d’Anticosti. On peut l’écouter  au :

http://www.quebecsolidaire.net/external-videos/émilie-guimond-bélanger-repond-a-une-question-sur-lile-danticosti/

Autres vidéos de Québec solidaire : http://www.quebecsolidaire.net/external-videos/émilie-guimond-bélanger-repond-a-une-question-sur-lile-danticosti/