Sauver le progrès.

Source : Peter Wagner: «Rendre plus clair le concept de progrès» | Mediapart

Peter Wagner, sociologue allemand, professeur à l’université de Barcelone, publie un livre intitulé Sauver le progrès. Comment rendre l’avenir à nouveau désirable (La Découverte). Pour lui, le « progrès demeure à la fois nécessaire et possible », même s’il faut remplacer la « conception forte du progrès en tant que force quasi autonome de l’histoire par une notion se concentrant sur la capacité d’agir, l’imagination et la critique ».

 

 

La chosification et la mutilation de la vie humaine.

Source : Relations, http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3471 vu le 19-11-2014 Relations no 775,  novembre-décembre 2014

 

 

Des chemins d’humanité

Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de la revue québécoise Relations

 

« Qui nous enseigne par la mort

le sens dévorant de la vie?

Une vie est plus qu’une raison

le sang est plus qu’un théorème

que vaut-elle la vérité

la plus pure, la plus troublante

auprès d’une goutte de sang? »

Benjamin Fondane, Job

 

En 1946, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, Camus s’envolait aux États-Unis pour donner une conférence qu’il intitula La crise de l’Homme. Son constat était implacable : « la bête était morte » mais « le venin n’a pas disparu », il continue à pervertir la société. Il poursuit : « tous vivent avec l’angoisse plus ou moins précise d’être broyés d’une façon ou l’autre par l’Histoire ». Ses paroles sont encore actuelles, mais il conviendrait sans doute de remplacer Histoire par Progrès. De fait, la dignité humaine n’a pas beaucoup de poids devant les impératifs techniques et financiers du progrès, devenu un bulldozer aux dimensions du monde qui écrase sur son passage autant de vies, de cultures et de sociétés que nécessite l’avancée de la globalisation. Les États en sont des pilotes bien dociles. Au service de qui? de quoi? Certainement pas des communautés humaines. Un monde inquiétant qui se fonde sur la loi des plus riches et des plus puissants techniquement. En plus de dévaster la Terre par leur avidité et leur démesure, un petit nombre d’ « adorateurs » modernes du dieu Mammon – pour qui tout se vend et s’achète –, enseigne que les nouveaux noms de la liberté, de la culture et de la paix sont la servitude, l’insignifiance et la guerre.
Ainsi d’une tendance que l’on observe de plus en plus dans le milieu universitaire : la fabrique de techniciens sans âme qui modèlent la réalité à l’idéologie néolibérale et aux inventions technologiques, sans tenir compte des conséquences sur la vie et, encore moins, sur la condition humaine. Nous n’aurions pas d’autres choix que de nous adapter… Ce « réalisme d’adaptation », Bernanos le qualifiait déjà de « bonne conscience des salauds », car dans cette perspective, « soyez réalistes » ne signifie pas autre chose que « soyez lâches ». On nous invite désormais à vivre en baissant la tête. Qui résiste ou questionne est d’emblée un réac impénitent. La douleur humaine, l’humiliation, la perte de sens, la médiocrité, le dégoût, ne sont que des inconvénients, certes ennuyeux, mais le prix à payer pour être de son temps. Toutes les valeurs sont d’ailleurs passées à la moulinette du « progrès » et jugées à l’aune de leur « utilité » dans le bon fonctionnement d’un système qui ne se gêne pas pour écraser l’humain ou ravager la Terre. Même la torture et la terreur se couvrent d’un vernis de normalité.
Si beaucoup sont tétanisés devant le déploiement sans précédent de la puissance technique et financière, il reste que « nous sommes nombreux à n’être pas nombreux » (Béla Tarr), à penser encore que ce qui peut nous «sauver de ce monde désespérant est la dure fraternité des hommes en lutte contre leur destin », selon les mots de Camus. En effet, depuis des siècles, cette solidarité autour de valeurs cardinales telles que la dignité inaliénable de l’être humain, la liberté, l’égalité, les droits humains – qu’évoque particulièrement l’humanisme – caractérise quantité de luttes contre les tentatives de chosification et de mutilation de la vie humaine. Une parole de l’Évangile exprime bien l’esprit subversif qui anime encore aujourd’hui les artisans – croyants et non croyants – d’une société véritablement humaine : « La Loi (le shabbat) a été faite pour l’être humain et non l’être humain pour la Loi » (Marc 2, 27). Encore ici, nous pouvons remplacer Loi, sans trahir sa signification radicalement subversive, par Nation, Histoire, Progrès, Capitalisme, etc., au nom desquels on a cherché et cherche encore aujourd’hui à réduire les humains à l’état de moyens ou de marchandises.
Aujourd’hui, les chemins d’humanité qui s’ouvrent à nous devraient cependant pouvoir se dégager de certains aspects de l’humanisme des Lumières qui ont permis à de nouveaux maîtres de se revendiquer les héritiers de l’humanisme, mais qui ont engendré en réalité des formes nouvelles de servitude. Pensons, notamment, à la primauté donnée à la raison abstraite, instrumentale, calculatrice, comme l’expression par excellence de l’humain, marginalisant des dimensions essentielles que sont l’expérience sensible, l’imagination et les émotions, jugées secondaires, voire « parts animales » de l’humain à mettre en cage. Cette primauté a contaminé jusqu’aux idées mêmes de liberté et d’autonomie, les mettant au service de l’atomisation de la société en agrégat d’individus autosuffisants et de la réduction du monde à un pur réservoir de ressources exploitables à souhait jusqu’à la dévastation.
Le déploiement d’une telle rationalisation n’est pas étranger à ce que Hannah Arendt appelle, dans Condition de l’homme moderne, « l’aliénation du monde ». Cette notion cherche à rendre compte du fait que, de plus en plus incités à nous arracher, au nom de la raison, à ce qui nous relie intimement et symboliquement au monde – la culture, le langage, la mémoire, les récits –, nous avons fini par nous considérer comme lui étant étrangers. Les limites de la condition humaine, inhérentes au fait d’être des « habitants de la Terre », en viennent à être perçues comme des contraintes méprisables qu’il faut transgresser par tous les moyens techniques à notre disposition.
Chercher des chemins d’humanité conduit dès lors à remettre en cause cette coupure, toujours prévalente à notre époque, entre l’être humain et son monde, entre la raison et l’émotion, entre l’esprit et le corps. C’est établir un nouveau rapport au monde qui n’est plus caractérisé par une volonté de mainmise absolue sur l’environnement et par une obsession de contrôle, mais par une relation de respect et d’attachement à l’égard de la vie et de la Terre. Enfin, c’est ramener l’abstraction dans l’orbite de l’existence concrète et la fragilité au cœur de la compréhension de la condition humaine. Une place centrale est ainsi laissée au dialogue, au partage, à la sollicitude dans les rapports humains et, particulièrement, à l’attention aux voix de la souffrance qui nous appellent à répondre de la vie : « Je suis le gardien de ma sœur, de mon frère ». La liberté murit en responsabilité.
Emprunter les chemins d’humanité, c’est par ailleurs réenchanter un monde aplati, obsédé par l’inessentiel, en y réintroduisant la quête et la profondeur du sens. La transcendance peut exprimer l’« ouverture à l’abyssalité de l’humanité » (Karel Kosik), « l’insaisissable dans l’immanence » (Merleau-Ponty), qui conduit à habiter aussi le mystère, l’obscurité intérieure. Elle est Présence d’un manque – Dieu pour certains – qui met l’existence en mouvement, en devenir. Soif de justice avivée. Personne ou Rien, la transcendance évoque le tragique de la vie et sa beauté, faisant barrage à l’insignifiance et au trop-plein de vide qui ont pris possession du monde. Elle n’est pas synonyme d’oppression ni d’aliénation. Portée par l’humain, elle est fragile, comme la beauté et la bonté qui dépouillent et émerveillent.
Ces chemins d’humanité, à travers lesquels nous habitons poétiquement le monde, nous ramènent au cœur de l’existence comprise comme résistance et chant.

 

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Le monde regorge de beautés. Exemple : le beau qui agit en profondeur, qui redonne à l’homme dignité et espérance.

 

Source : http://www.congres-beaute.org/congres.php?na=3

 

Et si la beauté pouvait sauver le monde ?

… Une alternative au mythe du progrès.

 

Et si la beauté pouvait sauver le monde ? Quel monde me direz-vous ? Le nôtre, celui que nous refaisons si souvent dans nos conversations. Ce monde qui crie violence aux quatre coins de la planète. Notre monde, rationnel et organisé, déconcertant, ou décalé dirait-on, injuste autant que magnifique, contradictoire, que les spécialistes définissent comme ayant été moderne, et, devenu de nos jours postmoderne. On l’admire et on le déteste, il nous séduit et nous fait peur, cependant il nous envoûte. On voudrait le changer ce monde, qu’il soit écologique, équitable, en paix, que les pauvres ne soient plus pauvres, que s’arrête la frénésie du temps après lequel on court toujours, que le silence se fasse, un peu. On voudrait agir et on agit, et on s’agite et on s’épuise, on se sent impuissant. On travaille et on a, au fond de soi, le sentiment d’être voué à la rentabilité, à l’efficacité. Quel que soit l’environnement et les conditions apparemment idéales, il n’en faut pas moins produire toujours plus de richesses. On attend avec impatience nos temps libres, on aspire à débrancher comme on dit ! Mais encore là, impossible de sortir de cet engrenage. Pourtant, est-ce qu’on ne nous avait pas promis que la technique allait nous libérer, nous sauver ? On voudrait un peu d’air, briser cet espace étroit, angoissant du fini.

 

Et si tout commençait d’abord au-dedans ? Si nous pouvions être véritablement sujets des actes que nous posons plutôt qu’objets d’une société qui semble se jouer de nous ? Et si la beauté était bien plus profonde que l’esthétique ? Si c’était cette « chose » qui nous saisit parfois dans le plus banal de notre quotidien et ouvre jusqu’au plus profond de nous une brèche vers l’infini, nous engendre à notre être et à l’autre, aux autres, au monde ?

 

Et si les paroles de Dostoïevski étaient prophétiques ? Si la beauté pouvait sauver le monde ? Pas le changer, le sauver. Des pauvres il y en aura toujours, mais qu’est-ce que la pauvreté ? On la confond si souvent avec la misère. Et si la beauté prenait sa source dans nos pauvretés accueillies, traversées par la lumière ? Le beau et le don, qu’ont-ils en commun? Et le sacré ? Quelle place laissons-nous au symbole ? Et le temps ? Est-il possible de le créer, d’effacer les contours, d’entrer dans des espaces vibrants, de retrouver des rythmes profonds ? Et si c’était cela vivre l’instant présent ?

 

Blog du Congrès : http://blog.congres-beaute.org/

 

Et si la beauté pouvait sauver le monde ?
… Une alternative au mythe du progrès.

Congrès, Montréal 21-24 août 2014

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Des progrès futurs de l’esprit humain (texte de la fin du siècle des Lumières)

Le texte reproduit ci-dessous a été écrit par Nicolas de Condorcet (1743-1794), mathématicien, philosophe et homme politique français. Je l’ai découvert dans le livre L’Histoire de Jean Ehrard et Guy Palmade (McGraw-Hill et Armand Colin, 1964). Sa lecture est très intéressante pour les citoyens des années 2000. Ehrard et Palmade le présentent ainsi :

« Lorsqu’ils scrutent le passé, les « philosophes » n’oublient jamais le présent. Il leur arrive même de rêver l’histoire de l’avenir. »

Roger Martel

Texte de Condorcet :

Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain

Dixième époque. Des progrès futurs de l’esprit humain.

Si l’homme peut prédire, avec une assurance presque entière les phénomènes dont il connaît les lois ; si, lors même qu’elles lui sont inconnues, il peut, d’après l’expérience du passé, prévoir, avec une grande probabilité, les événements de l’avenir ; pourquoi regarderait-on comme une entreprise chimérique, celle de tracer, avec quelque vraisemblance, le tableau des destinées futures de l’espèce humaine, d’après les résultats de son histoire ? Le seul fondement de croyance dans les sciences naturelles, est cette idée, que les lois générales, connues ou ignorées, qui règlent les phénomènes de l’univers, sont nécessaires et constantes ; et par quelle raison ce principe serait-il moins vrai pour le développement des facultés intellectuelles et morales de l’homme, que pour les autres opérations de la nature ? Enfin, puisque des opinions formées d’après l’expérience du passé, sur des objets du même ordre, sont la seule règle de la conduite des hommes les plus sages, pourquoi interdirait-on au philosophe d’appuyer ses conjectures sur cette même base, pourvu qu’il ne leur attribue pas une certitude supérieure à celle qui peut naître du nombre, de la constance, de l’exactitude des observations ?

Nos espérances sur l’état à venir de l’espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l’inégalité entre les nations ; les progrès de l’égalité dans un même peuple ; enfin, le perfectionnement réel de l’homme. Toutes les nations doivent-elles se rapprocher un jour de l’état de civilisation où sont parvenus les peuples les plus éclairés, les plus libres, les plus affranchis de préjugés, tels que les français et les anglo-américains ? Cette distance immense qui sépare ces peuples de la servitude des nations soumises à des rois, de la barbarie des peuplades africaines, de l’ignorance des sauvages, doit-elle peu à peu s’évanouir ?

Y a-t-il sur le globe des contrées dont la nature ait condamné les habitants à ne jamais jouir de la liberté, à ne jamais exercer leur raison ?

Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, observée jusqu’à présent chez tous les peuples civilisés entre les différentes classes qui composent chacun d’eux ; cette inégalité, que les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour ainsi dire produite, tient-elle à la civilisation même, ou aux imperfections actuelles de l’art social ? Doit-elle continuellement s’affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier but de l’art social, qui, diminuant même les effets de la différence naturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu’une inégalité utile à l’intérêt de tous, parce qu’elle favorisera les progrès de la civilisation, de l’instruction et de l’industrie, sans entraîner, ni dépendance, ni humiliation, ni appauvrissement ; en un mot, les hommes approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire d’après leur propre raison dans les affaires communes de la vie, et la maintenir exempte de préjugés, pour bien connaître leurs droits et les exercer d’après leur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l’état habituel d’une portion de la société ?

Enfin, l’espèce humaine doit-elle s’améliorer, soit par de nouvelles découvertes dans les sciences et dans les arts, et, par une conséquence nécessaire, dans les moyens de bien-être particulier et de prospérité commune ; soit par des progrès dans les principes de conduite et dans la morale pratique ; soit enfin par le perfectionnement réel des facultés intellectuelles, morales et physiques, qui peut être également la suite, ou de celui des instruments qui augmentent l’intensité et dirigent l’emploi de ces facultés, ou même de celui de l’organisation naturelle de l’homme ?

En répondant à ces trois questions, nous trouverons, dans l’expérience du passé, dans l’observation des progrès que les sciences, que la civilisation ont faits jusqu’ici, dans l’analyse de la marche de l’esprit humain et du développement de ses facultés, les motifs les plus forts de croire que la nature n’a mis aucun terme à nos espérances.

Si nous jetons un coup d’œil sur l’état actuel du globe, nous verrons d’abord que, dans l’Europe, les principes de la constitution française sont déjà ceux de tous les hommes éclairés. Nous les y verrons trop répandus, et trop hautement professés, pour que les efforts des tyrans et des prêtres puissent les empêcher de pénétrer peu à peu jusqu’aux cabanes de leurs esclaves ; et ces principes y réveilleront bientôt un reste de bon sens, et cette sourde indignation que l’habitude de l’humiliation et de la terreur ne peut étouffer dans l’âme des opprimés.

[…]

Telles sont les questions dont l’examen doit terminer cette dernière époque. Et combien ce tableau de l’espèce humaine, affranchie de toutes ces chaînes, soustraite à l’empire du hasard, comme à celui des ennemis de ses progrès, et marchant d’un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur, présente au philosophe un spectacle qui le console des erreurs, des crimes, des injustices dont la terre est encore souillée, et dont il est souvent la victime ! C’est dans la contemplation de ce tableau qu’il reçoit le prix de ses efforts pour les progrès de la raison, pour la défense de la liberté. Il ose alors les lier à la chaîne éternelle des destinées humaines : c’est là qu’il trouve la vraie récompense de la vertu, le plaisir d’avoir fait un bien durable, que la fatalité ne détruira plus par une compensation funeste, en ramenant les préjugés et l’esclavage. Cette contemplation est pour lui un asile, où le souvenir de ses persécuteurs ne peut le poursuivre ; où, vivant par la pensée avec l’homme rétabli dans les droits comme dans la dignité de sa nature, il oublie celui que l’avidité, la crainte ou l’envie tourmentent et corrompent ; c’est là qu’il existe véritablement avec ses semblables, dans un élysée que sa raison a su se créer, et que son amour pour l’humanité embellit des plus pures jouissances.

(Le texte de Condorcet présenté ci-dessus est tiré dehttp://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Esquisse_d%E2%80%99un_tableau_historique_des_progr%C3%A8s_de_l%E2%80%99esprit_humain/Texte_entier&printable=yes)

……

Le 20 septembre 2013, Lise Payette, Québécoise, indépendantiste, ministre au gouvernement du Québec entre 1976 et 1981, femme de combat, animatrice à la radio et à la télévision, auteure de téléromans, Lise Payette répondrait-elle à Condorcet ? Lisez-la.

Lise Payette, À tous les dieux qui règnent dans les cieux

Chronique parue dans Le Devoir le 20 septembre 2013

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/387926/a-tous-les-dieux-qui-regnent-dans-les-cieux

Vous avez beau faire la sourde oreille, vous ne pourrez pas continuer à faire semblant de ne pas entendre les Terriens qui vous crient après pour que vous daigniez les aider à sortir du bourbier dans lequel vous les avez laissés. Je comprends que ça doit être pas mal plus drôle au paradis, car personne n’est jamais revenu nous dire que la vie éternelle, quand les conditions sont réunies, c’est un gros plus.

Sur terre, c’est l’enfer. Les efforts qui ont été dépensés depuis des siècles et des siècles pour faire marcher la petite planète, notre gros lot à nous, n’ont jamais rien donné. On continue de s’entre-tuer un peu partout dans le monde. Chaque jour fournit son lot de bombes et de produits chimiques pour permettre à un Tout-Puissant (il y en a même plusieurs qui ne se privent pas) de s’en donner à coeur joie. Les humains, souvent, crèvent de faim. Ils sont frappés et méprisés. Certains fous qui les dirigent vont même jusqu’à les torturer, les brûler ou les exécuter sur la place publique. Ne perdez pas votre temps, vous, les dieux, à lever votre verre à la santé de ces pauvres gens, ça ne servirait à rien.

La planète elle-même s’épuise. Nous finirons par manquer de tout (…).

 

FIN

 

Madame Payette continue le combat.

 

Haïti : des progrès considérables dans les domaines de la nutrition, de la santé, de l’éducation des enfants ainsi que l’assainissement depuis 2006.

HAÏTI : UN RECENSEMENT SOUTENU PAR L’ONU MONTRE DES PROGRÈS CONSIDÉRABLES POUR L’ÉDUCATION ET LA SANTÉ DES ENFANTS

New York, 10 janvier 2013

source : Centre de nouvelles ONU, http://www.un.org/french/newscentre/

Près de trois ans après le séisme dévastateur en Haïti, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié jeudi les résultats préliminaires d’un recensement conduit avec le soutien de l’ONU, qui montre qu’il y a eu des progrès considérables dans les domaines de la nutrition, de la santé, de l’éducation des enfants ainsi que l’assainissement depuis 2006.

Selon les résultats préliminaires du ( href = « http://www.unicef.org/media/media_67182.html« > ) recensement démographique et sanitaire d’Haïti, qui a pris en compte 13, 500 foyers et 77% des enfants âgés de 6 à 11 ans enrôlés dans les écoles primaires en 2012. Cela est nettement supérieur au recensement précédent de 2005-2006 qui prenait en compte un peu moins de 50%.

La malnutrition aiguë a été réduite de moitié parmi les enfants de 5 à 59 mois de 10% à 5%, et la malnutrition chronique a été réduite de 29% à 22% entre 2005-2006 et 2012.

« Les résultats du recensement montrent que les efforts en Haïti au cours des trois dernières années ont contribué au progrès réalisés dans de nombreux secteurs et ont atténué l’impact du séisme de 2010, l’épidémie de choléra et autres catastrophes », a expliqué le Représentant de l’UNICEF en Haïti, Edouard Beigbeder.

« Ces résultats montrent qu’il faut un engagement continu pour soutenir le pays à rendre ces succès durables tout en soulevant les défis existants et de redoubler d’efforts dans les domaines où le progrès a été plus lent », a-t-il ajouté.

Haïti a été en reconstruction depuis qu’un séisme violent avait ravagé le pays en janvier 2010, faisant près de 220,000 morts et des destructions massives privant près d’un million et demi de personnes de leurs domiciles.

Le recensement a été conduit par l’Institut haïtien de l’enfance, sous la direction du ministère de la population et de la santé, et soutenu par l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).