JOURNÉE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS : L’ONU APPELLE À RENFORCER LA PROTECTION SOCIALE – 2014

 

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 12 juin 2014

 

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, a souligné que les enfants avaient droit à la protection, et notamment à la protection sociale, grâce à laquelle les enfants ne sont pas obligés de travailler ou peuvent être libérés du travail.

 

« Les chiffres les plus récents de l’OIT, publiés en septembre 2013, révèlent qu’à l’échelle mondiale, le nombre d’enfants qui travaillent s’élève à 168 millions, soit un sur dix. Et parmi eux, 85 millions effectuent des travaux dangereux », a indiqué M. Ryder dans son message pour la journée.

 

« Cette situation n’est pas irrémédiable et, d’ailleurs, elle évolue dans la bonne direction puisque le travail des enfants a diminué de plus de 30% depuis l’année 2000, et surtout entre 2008 et 2012. Néanmoins, cette évolution est trop lente. Pour en accélérer le rythme, nous devons adopter une démarche globale, c’est-à-dire nous attaquer à la cause du problème tout en portant, sans attendre, assistance aux enfants qui en ont besoin. Et pour ce faire, la protection sociale et la promotion des principes et droits fondamentaux au travail sont essentiels », a-t-il ajouté.

 

Les facteurs déclencheurs du travail des enfants sont la pauvreté des familles, souvent associée à une perte soudaine de revenu. Il faut briser ce cercle en garantissant aux familles indigentes des ressources suffisantes, un revenu sûr et l’accès aux soins de santé. Ce sont là des mesures de protection sociale qui peuvent aider les familles à résister aux chocs sans avoir à retirer leurs enfants de l’école ni à les faire travailler.

 

Selon le Rapport mondial de l’OIT sur la protection sociale 2014-15, beaucoup d’enfants ne bénéficient ni des prestations et ni de l’appui dont eux-mêmes et leur famille ont besoin et qui changeraient radicalement leur vie, aujourd’hui et demain.

 

De plus, les instruments de protection sociale destinés aux adultes, comme les prestations de chômage, les prestations de maternité et l’accès aux soins de santé, rendent les familles moins vulnérables, et réduisent le risque d’obliger les enfants à travailler pour compenser la perte de revenu des adultes.

 

« Nous voulons des systèmes de sécurité sociale bien conçus, qui tiennent compte des besoins des plus jeunes et contribuent à la lutte contre le travail des enfants. Le fait de ne pas investir suffisamment pour eux porte atteinte aux droits des enfants, surtout à celui de ne pas devoir travailler, et compromet leurs propres perspectives d’avenir et celles de leur pays », a affirmé M. Ryder.

 

La bonne réponse au problème du travail des enfants consiste, selon l’OIT, à combiner la protection sociale, l’instruction universelle obligatoire, formelle et de qualité au moins jusqu’à l’âge minimum d’admission à l’emploi, le travail décent pour les adultes et les jeunes en âge de travailler, une législation efficace et un dialogue social fort.

 

« Aujourd’hui, nous appelons tous les acteurs du mouvement mondial contre le travail des enfants – les gouvernements, les organisations de travailleurs et d’employeurs, les organisations internationales, les entreprises, la société civile et les organisations de jeunes –; à réaffirmer leur volonté d’agir et à unir leurs efforts », a déclaré M. Ryder.

 

« Nous devons choisir les bonnes politiques et renforcer la solidarité. Rien ne doit nous freiner sur la voie de l’élimination du travail des enfants. Ensemble, passons à la vitesse supérieure et reléguons le travail des enfants au passé ».

 

 

La faible reprise économique ne touche pas l’emploi

Organisation internationale du travail : La faible reprise économique ne touche pas l’emploi

 

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

 

New York, 20 janvier 2014

La faible reprise économique mondiale n’a pas suscité d’amélioration sur les marchés du travail mondiaux: à l’échelle mondiale, le nombre de chômeurs a presque atteint les 202 millions en 2013, affirme l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un nouveau rapport.

 

Ce rapport intitulé les « Tendances mondiales de l’emploi 2014 » relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que beaucoup de travailleurs découragés restent en dehors du marché du travail.

 

Des profits ont été réalisés dans de nombreux secteurs mais ils sont essentiellement investis sur les marchés boursiers et pas dans l’économie réelle, nuisant aux perspectives d’emploi à long terme.

 

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Selon l’OIT, opérer un virage vers des politiques plus favorables à l’emploi et augmenter les revenus du travail permettraient d’accélérer la croissance économique et la création d’emplois, conclut le rapport. Dans les pays émergents ou en développement, il est vital de renforcer les socles de protection sociale et de promouvoir la transition vers l’emploi formel.