Solidarité sans frontières voit beaucoup, beaucoup, beaucoup de racistes et d’islamophobes au Québec.

« Solidarité sans frontières souhaite dénoncer fortement le projet de loi 21 qui est proposé par le gouvernement CAQ et le discours et visées racistes et islamophobes qui le sous-tendent. »

T’es mal informé, Solidarité sans frontières : le projet de loi québécois sur la laïcité n’est pas l’oeuvre de racistes et d’islamophobes; la majorité des Québécois, qui ne sont ni racistes, ni islamophobes, approuvent ce projet. Lis les quotidiens du Québec : Le Devoir, Le Journal de Montréal, Le Soleil; tu y verras bien des articles et éditoriaux qui applaudissent le projet de loi sur la laïcité; écoute LCN et le Réseau de l’information (RDI); tu y entendras bien des gens favorables au projet de loi sur la laïcité. *

Dans la déclaration que tu es en train de préparer, il serait bien que tu communiques à tes membres ce passage du texte « Droits et devoirs » de François Rioux publié dans Le Devoir aujourd’hui, 5 avril 2019 :

 

« Quel est le pays où 75 % des musulmans sont en faveur de l’interdiction du port du voile islamique chez les fonctionnaires, y compris les enseignants ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il s’agit bien de… la France !

« Voilà en effet ce que nous apprenait une vaste enquête de l’IFOP publiée la semaine dernière. Non seulement la loi de 1905, dite de séparation de l’Église et de l’État, est-elle approuvée par 87 % des Français, mais elle est aussi plébiscitée par trois musulmans sur quatre ! La même enquête nous apprend que 66 % des musulmans s’opposent à toute modification de cette loi qui fonde, en France, l’interdiction faite à tout fonctionnaire de porter un signe religieux.

« Au moment où les accusations fusent contre la loi de François Legault sur la laïcité de l’État, il n’est pas inutile de savoir que la laïcité peut aussi être un objet de consensus. Il restera à nous expliquer comment une telle loi pourrait être à la fois « islamophobe » et approuvée par une majorité de musulmans… »

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/551452/droits-et-devoirs?utm_source=infolettre-2019-04-05&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Comme tu ne désires sans doute pas envoyer tes messages à des racistes et à des islamophobes, je te prie de retirer mon nom de ta liste d’abonnés puisque tu penses que je suis raciste et islamophobe. Et puis, je ne te fais plus confiance : si tu dis dans le monde entier que la majorité des Québécois sont racistes et islamophobes, comment être certain que ce que tu me dis sur d’autres populations et pays est exact?

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

Quand Le Devoir apprendra-t-il que des plaintes ont été déposées à la CNESST contre le maire de Lévis?

Lévis, le 31 août 2018

Monsieur Brian Myles, directeur

Quotidien Le Devoir, Montréal (Québec)

Monsieur,

Est-ce que « mon » camelot, ce matin, aurait retiré de l’édition d’aujourd’hui du Devoir, l’un des organes d’information que je consulte tous les jours, la dernière nouvelle concernant le maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier (des plaintes de harcèlement psychologique ont été déposées contre lui à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail)? Même dans le web, je n’ai trouvé dans Le Devoir aucune ligne consacrée à cette information. Pourtant, il y a beaucoup de médias qui la transmettent : TVA Nouvelles – ICI.Radio-Canada.ca – https://www.lesoleil.comhttp://www.lapresse.cahttps://lactualite.com/https://www.journaldequebec.com/https://www.journaldemontreal.com -www.journaldelevis.com/ – https://www.ledroit.com – rimq.qc.ca/… – https://www.youtube.comhttps://www.journaldequebec.com/https://www.lenouvelliste.ca/. – https://www.blvd.fm -www.iheartradio.ca…

Le maire de Lévis serait-il l’un des membres des généreux Amis du Devoir, des personnes dont Le Devoir refuse de dévoiler le nom (est-ce que c’est pour assurer l’indépendance du journal?). Le Devoir craint-il de ternir la réputation de Lévis, « Ville de la Coopération », ville qui abrite la Cité Desjardins et ses milliers d’employés (en passant, Monsieur Myles, Desjardins est-il toujours l’un des propriétaires du Devoir?). Ses lecteurs veulent être informés correctement.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente et votre réponse au http://www.lepasseurdelacote.com.

23 mai 2016, au Québec : Journée nationale des patriotes.

Source : Mouvement national des Québécois, http://mnq.quebec/fierte-page/journee-nationale-des-patriotes/

Journée nationale des patriotes

Cela fait près de dix ans maintenant que la mémoire des Patriotes s’est inscrite dans le calendrier commémoratif québécois. Peu à peu, d’une année à l’autre, la Journée nationale des patriotes s’est imposée à nous à la manière d’un rappel d’un moment important de notre parcours collectif, appelé à devenir un point de référence de la conscience historique québécoise. Dans le tableau des commémorations québécoises, elle a aussi une place à part : elle suggère une interprétation de l’histoire du Québec qui correspond à celle de la plupart des Québécois, celle d’un peuple qui n’a jamais renoncé à s’affirmer, à faire valoir ses droits à la pleine existence politique.

Fier coordonnateur de cette journée, le Mouvement national des Québécois est fier de s’associer à une journée de commémoration qui est celle de tous les Québécois et qui représente bien la charge universelle de notre expérience historique. Car y a-t-il quelque chose de plus universel qu’un peuple qui lutte pour exister en son nom propre, pour conserver son identité, pour vivre libre, en honorant l’idéal de la liberté démocratique ?

Journée-des-Patriotes_2014

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À propos du Mouvement national des Québécois

Source : http://mnq.quebec/mission/mission-generale/

Quand la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, ancêtre du MNQ, voit le jour en 1947, c’est d’abord pour veiller aux intérêts culturels et linguistiques du Québec. Au fil des ans et des transformations sociales, le Mouvement diversifie ses activités et participe activement aux débats sur les questions d’ordre politique et économique de la société.

D’une fédération d’abord axée sur la survivance d’une langue et d’une culture, on passe à un organisme cherchant à préserver et à développer l’autonomie du Québec.

Aujourd’hui, la mission du MNQ se résume ainsi :

Le MNQ est un mouvement issu de la société civile, indépendant des partis politiques, fédérant des Sociétés membres partout au Québec. Sa mission est de défendre et promouvoir l’identité québécoise, prioritairement sa langue, son histoire, sa culture et son patrimoine, et de faire du Québec un pays français et démocratique.

En prenant part aux débats dans la société civile, en organisant des colloques et en publiant des études entre autres, le MNQ participe activement à la définition de l’identité nationale contemporaine.

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Source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/471495/la-demarche-independantiste-selon-les-patriotes

IDÉES

La démarche indépendantiste selon les patriotes

Le Devoir, 21 mai 2016

Par Gilles Laporte – Historien et enseignant au cégep du Vieux-Montréal

C’est d’abord pour permettre aux francophones de poursuivre leur épanouissement qu’on milite de nos jours en faveur de l’accession à l’indépendance du seul État français d’Amérique.

Tandis que les candidats à la direction du Parti québécois débattent d’échéance référendaire, la Journée nationale des patriotes offre l’occasion de se demander comment leurs pères putatifs, les patriotes de 1837, envisageaient pour leur part le mode d’accession à l’indépendance.

Pour cela, il faut prendre un peu de hauteur et rappeler que c’est d’abord pour permettre aux francophones de poursuivre leur épanouissement qu’on milite de nos jours en faveur de l’accession à l’indépendance du seul État français d’Amérique.

Pour Papineau et ses suivants, l’urgence consistait plutôt à réunir les conditions politiques et sociales devant présider à la naissance du nouvel État et non à tout bonnement faire coïncider un État avec une nation. Les patriotes luttaient d’abord pour que soient reconnus des droits fondamentaux tels que la liberté d’expression, une fonction publique honnête, des juges impartiaux, des ministres responsables et pour que l’État bas-canadien soit enfin mis au service de l’économie locale. L’idéal d’indépendance découle tout naturellement de la conquête de ces droits, un État bas-canadien redevable devant sa population plutôt que devant le Parlement impérial se retrouvant de facto souverain. Lord Durham avait d’ailleurs prédit dans son rapport qu’accorder la démocratie au Bas-Canada mènerait à la création d’un État français en Amérique.

Les 92 résolutions patriotes ne réclament donc nulle part l’indépendance nationale en soi, mais bien celle des institutions, et au premier chef celle du Parlement bas-canadien : « Les privilèges de cette Chambre ne doivent ni être mis en question ni définis par le secrétaire colonial [résolution 49]. Que cette Chambre, comme représentant le peuple de cette province, possède […] les mêmes pouvoirs, privilèges et immunités réclamés et possédés par la Chambre des Communes du parlement, dans le Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et l’Irlande [résolution 79] ». Un Parlement souverain pourrait d’ailleurs bien mieux que la métropole voir aux affaires de la province : « La législature provinciale aurait été tout à fait compétente à passer des lois, pour permettre le rachat de ces charges, d’une manière qui s’harmonisât avec les intérêts de toutes les parties […] Le parlement du Royaume-Uni, bien moins à portée de statuer d’une manière équitable sur un sujet aussi compliqué, n’a pu avoir lieu que dans des vues de spéculation illégale, et de bouleversement dans les lois du pays [résolution 58]. »

La voie élective

L’indépendance politique passe donc par celle des institutions représentatives, qui pourront ensuite assurer la transition pacifique du statut de colonie à celui d’État souverain : « Que le parlement du Royaume-Uni conserve des relations amicales avec cette province comme colonie, tant que durera notre liaison, et comme alliée, si la suite des temps amenait des relations nouvelles [résolution 21]. […] Dans l’intervalle, un changement dans notre constitution, s’il en faut, doit-il être en vue de cette considération ? Et est-il criminel de le demander ? [JALBC, 24 février 1834] »

Quant à consulter le peuple à propos de son avenir, cela passe pour les patriotes par des élections ; des élections qu’ils remportent régulièrement, la dernière fois en raflant 77 des 88 sièges en jeu en octobre 1834. Le devoir de chaque élu patriote aura dès lors consisté à poser des gestes de rupture avec la métropole en vue d’étendre le principe électif à tout le gouvernement et d’accroître l’indépendance des institutions. La souveraineté sera ainsi devenue l’issue inéluctable d’une lutte menée tout entière au nom de la démocratie, de la justice et de la liberté.