Glanures de lectures – 11 novembre 2011

Comme dans un champ où on glane, on s’en va d’épi en épi, il s’en allait de chose en chose.

(C. F. Ramuz, Aimé Pache, 1911)


LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA

BLOGUE DE FRANÇOISE DAVID

Source : http://www.francoisedavid.com/2011/11/tant-de-violence-et-tant-d’indifference/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+FrancoiseDavid+%28Françoise+David%29

Tant de violence et tant d’indifférence!, l8 novembre 2011

 La lecture des premières pages de la Presse de ce matin lève le cœur. Depuis trente ans, près de 600 femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées au Canada. 68% des cas sont des meurtres dont la moitié demeurent irrésolus. Les familles autochtones dénoncent l’indifférence avec laquelle leurs plaintes sont accueillies par les corps policiers. Les médias n’en parlent à peu près jamais. Jusqu’à cet article d’Isabelle Hachey ce matin. Enfin!

 Leur peine et leur frustration sont justifiées. Qui n’a entendu parler de la famille Shafia soupçonnée d’avoir commis un horrible crime d’honneur? Qui n’est pas au courant de la disparition tragique des Natasha Cournoyer, Diane Grégoire ou Julie Surprenant?

 Ce traitement différencié nous rappelle nos préjugés et parfois notre intolérance devant les problèmes graves qui affligent les populations autochtones. On évoque souvent la drogue, les violences, l’alcool, lorsque l’on parle des autochtones. On parle beaucoup moins de la surpopulation dans des logements mal isolés et trop petits, du chômage, du désespoir des jeunes, des maladies persistantes comme la tuberculose. On oublie de se rappeler que le Québec s’est engagé à négocier d’égal à égal avec les nations autochtones un partage du territoire et des ressources… sans que rien n’avance.

 Je reviens à ces femmes disparues et trop souvent abattues comme des animaux pris au piège. Cette tragédie se passe au Canada, le « plus meilleur pays au monde » dixit Jean Chrétien. Je propose que nous n’acceptions plus jamais que des femmes, d’où qu’elles viennent, soient victimes d’une violence machiste et à certains moments raciste.

 Nous approchons de la date du 6 décembre qui nous rappelle de bien tristes souvenirs. Beaucoup de personnes se mobilisent en ce moment pour que le gouvernement du Québec établisse son propre registre des armes à feu. Appuyons la coalition polysesouvient.ca .

 Et veillons à ce que nos sœurs, conjointes, mères, amies, vivent en paix dans un Québec qui doit reconnaître l’égalité des femmes non seulement dans les chartes des droits mais dans la vie de tous les jours.

 Françoise David

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LES DROITS DE LA FEMME

Consultez :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/femmes/citoyennete_politique_revolution.asp

Vous connaissez Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges (1748-1793, morte sur l’échafaud), écrivaine, femme politique, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne? Consultez ces espaces web :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges#La_fin.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Déclaration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

http://fr.wikisource.org/wiki/Déclaration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

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Juste quelqu’un de bien

Une femme,

« Debout devant ses illusions »

 « Que retient-elle de sa vie »

 « Elle a rêvé comme tout le monde »

 « Maintenant son espoir serait d’être »

 « Juste quelqu’un de bien

Quelqu’un de bien

Le coeur à portée de main

Juste quelqu’un de bien

Sans grand destin

Une amie à qui l’on tient

Juste quelqu’un de bien

Quelqu’un de bien »

 (Les paroles entre guillemets sont de Enzo Enzo; le texte, une chanson, s’intitule Juste quelqu’un de bien.)

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Les épices de chambre 

Le plus vieux « métier » du monde : la prostitution, prétendent certains. Est-ce un hasard si les plus vieux bonbons du monde sont les épices de chambre? 

« Au moyen-âge, lorsque le sucre fut enfin connu en France, il arrivait en très petites quantités et seulement chez les rois et les seigneurs.
Un jour, un cuisinier lança la mode des « épices de chambre » : il roula des graines, des pignons, des amandes, de la cannelle, et du gingembre dans du sucre et les fit rissoler dans une poêle. Les invités les emportaient dans leur chambre pour mieux s’en régaler. Les ancêtres des bonbons étaient nés.
Les épices de chambre rencontrèrent très rapidement un vif succès à la cour des rois. A cette époque, on les mangeait surtout pour digérer après des repas souvent « gargantuesques »… * Source : « Voyage au pays des mille et un bonbons » – Marion et Tordjman – Actes Sud Junior – mars 1998

(http://www.confiserie.org/html/tout.html)