Qu’est-ce que la laïcité ?

Par le gouvernement de la France, https://www.gouvernement.fr/qu-est-ce-que-la-laicite

OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITÉ

Qu’est-ce que la laïcité ?

La laïcité repose sur trois principes et valeurs : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir.

Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

La laïcité suppose la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses.

De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers.

La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.

La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public.

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Offert au https://www.gouvernement.fr/qu-est-ce-que-la-laicite

Vidéo n° 1 : Entretien avec Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la laïcité
Vidéo n°2 : Vous avez dit laïcité ? Par Nicolas Cadène, Rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité :
Vidéo n°3 : « La laïcité en trois minutes (ou presque) »
Film de l’association Coexister, lauréat d’une mention spéciale du Prix de la laïcité de la République française 2016
Vidéo n°4 : « La laïcité à l’école »
Le clip du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Voir les autres vidéos réalisées en partenariat avec le CNFPT
Vidéo n°5 :#generationlaicité – Le port de signes distinctifs à l’école
Vidéo n°6 : #generationlaicite – Cours de sport et religion

Si vous avez plus de questions sur la laïcité en pratique, à l’école, au collège ou au lycée, rendez-vous sur : http://www.generationlaicite.fr

La religion la plus simple ne serait-elle pas la meilleure ?

Le texte suivant a été écrit par Voltaire, né en 1694, décédé en 1778. Voltaire était un écrivain et un philosophe; ll est l’un des représentants de la philosophie des Lumières*.

« Après notre sainte religion [christianisme], qui, sans doute est la seule bonne, quelle serait la moins mauvaise ? Ne serait-ce pas la plus simple ? Ne serait-ce pas celle qui enseignerait beaucoup de morale et très peu de dogmes ? Celle qui tendrait à rendre les hommes justes sans les rendre absurdes ? celle qui n’ordonnerait point de croire des choses impossibles, contradictoires, injurieuses à la Divinité et pernicieuses au genre humain, et qui n’oserait point menacer des peines éternelles quiconque aurait le sens commun ? Ne serait-ce point celle qui ne soutiendrait pas sa créance par des bourreaux, et qui n’inonderait pas la terre de sang pour des sophismes inintelligibles ? Celle dans laquelle une équivoque, un jeu de mots, et deux ou trois chartes supposées ne feraient pas un souverain et un dieu d’un prêtre souvent incestueux, homicide et empoisonneur ? Celle qui ne soumettrait pas les rois à ce prêtre ? Celle qui n’enseignerait que l’adoration d’un Dieu, la justice, la tolérance et l’humanité ? ».

(Cité par Abderrazak SAYADI, Entre chrétiens et musulmans, quelles frontières ?, Gric* de Tunis,

21 mars 21 2008, https://gric-international.org/2008/dossiers/entre-chretiens-et-musulmans-quelles-frontieres/frontieres-entre-islam-et-christianisme/ )

* GRIC : Groupe de Recherches Islamo-Chrétien – Le GRIC est né en 1977 de l’initiative d’un petit groupe d’universitaires, chrétiens et musulmans. Ils étaient soucieux de rompre avec le dialogue de sourds aux accents trop souvent apologétiques et polémiques qui tendait à s’établir lors des rencontres entre intellectuels chrétiens et musulmans.)

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* « Le mouvement des Lumières tire son nom de la volonté des philosophes européens du xviiie siècle de combattre les ténèbres de l’ignorance par la diffusion du savoir. […] Confiants en la capacité de l’homme de se déterminer par la raison, les philosophes des Lumières exaltent aussi la référence à la nature et témoignent d’un optimisme envers l’histoire, fondé sur la croyance dans le progrès de l’humanité. L’affirmation de ces valeurs les conduit à combattre l’intolérance religieuse et l’absolutisme politique. » (Siècle des Lumières ou les Lumières, http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res/130660)

Ils tuent au nom de leur religion.

« Toutes les religions sont susceptibles d’être violentes dans un contexte national, régional ou local particulier », explique le sociologue des religions Jean-Louis Schlegel. Aujourd’hui, les projecteurs sont braqués sur l’islam, en particulier sur les atrocités commises par des groupes terroristes comme Daech et Al-Qaïda. Pour autant, les autres religions ne sont pas en reste. En Israël, les juifs extrémistes qui colonisent les Territoires palestiniens pour reconstituer le « Grand Israël » biblique marquent clairement le conflit territorial israélo-palestinien du sceau religieux. Et même les traditions a priori les plus pacifistes peuvent faire preuve de violence, à l’instar de certains moines bouddhistes birmans qui s’attaquent à la minorité musulmane Rohingya. Depuis une trentaine d’années, l’Inde est également le théâtre de violents affrontements entre hindous et minorités religieuses. Chrétiens et musulmans y sont régulièrement la cible d’attaques, voire de lynchages. »

(Louise Gamichon, Ils tuent au nom de leur foi (dossier Le mal au nom de Dieu), Le Monde des religions, numéro 75, janvier-février 2016, p. 36, http://www.lemondedesreligions.fr/papier/2015/75/ils-tuent-au-nom-de-leur-foi-23-12-2015-5172_220.php)

Massacre de Haarlem (Pays-Bas), 1572 / Les troupes espagnoles catholiques massacrent des protestants.

Le député néo-démocrate Jagmeet Singh se trompe quand il affirme être en faveur de la séparation de l’État et de la religion.

Le 12 septembre 2017, Anne-Marie Dussault, animatrice de l’émission 24 heures en 60 minutes, mène une entrevue avec Jagmeet Singh, député qui aspire à devenir le chef du Nouveau Parti Démocratique du Canada (NPD). M. Singh, qui est sikh, a affirmé être en faveur de la séparation de l’État et de la religion (note 1).

Mme Dussault ne l’a pas interrompu pour lui demander s’il n’avait pas démontré dans le passé qu’il était CONTRE la séparation de l’État et de la religion quand, par exemple, il a déposé à l’Assemble législative de l’Ontario, en 2013, un projet de loi pour exempter les motocyclistes sikhs de l’obligation porter un casque sur les voies, et quand il a déclaré, dans la même enceinte, que « L’Ontario est une province diversifiée et nous devons respecter la diversité de croyances lorsqu’il s’agit d’éduquer nos enfants » (note 2). Étant donné que la vie quotidienne des sikhs doit s’ordonner selon trois préoccupations, dont celle-ci : accomplir honnêtement son travail (note 3), on peut dire que M. Singh a péché devant l’auditoire de Mme Dussault.

NOTES

1 http://ici.radio-canada.ca/tele/24-60/site/episodes/389591/jeanlouis-dufresne-jagmeet-singh-feux-alberta

2 Hélène Buzzetti – Jagmeet Singh nuirait aux chances du NPD au Québec, selon certains, Le Devoir, 11 juillet 2017, http://www.ledevoir.com/politique/canada/503137/la-foi-de-singh-sera-t-elle-un-obstacle-au-quebec).

3 Frédéric Castel (religiologue), Les sikhs du Québec, Relations, numéro 714, février 2007, http://cjf.qc.ca/revue-relations/publication/article/les-sikhs-du-quebec/

La naissance de la religion.

Source : Théo, L’encyclopédie catholique pour tous

Nihil obstat Paris le 4 février 1989 C. Chopin

Imprimatur Paris le 6 février 1989 M. Vidal, vicaire épiscopal

Paris, Éditions Droguet-Ardant/Fayard, 1992, p. 136

On considère aujourd’hui que l’homme (homo habilis) est apparu en Afrique orientale il y a 2 à 3 millions d’années, mais on ignore quand et comment la vie religieuse a pris naissance; on s’accorde aujourd’hui sur le fait que les Paléoanthropiens, dont on sait qu’ils avaient déjà domestiqué le feu 700 à 600 millénaires avant J.-C., avaient une religion; mais il est difficile et sans doute impossible d’en préciser le contenu. Les plus anciennes sépultures connues ne datent que de 100 millénaires, et sont le fait de l’homo sapiens; elles révèlent la pratique des rites funéraires (offrandes à côté des corps, parures, etc.) qui font supposer la croyance en une forme de survie.

Les multiples croyances des peuples primitifs, telles qu’on les connaît actuellement peuvent être ramenées à quelques catégories fondamentales, plus ou moins combinées entre elles selon les religions :

croyance en l’âme (âme-souffle ou âme-ombre, le plus souvent considérée comme indestructible, d’où le culte des morts;croyance aux esprits, bienveillants ou hostiles, qui peuplent la nature et l’univers, et peuvent être influencés par les actes du culte ou de la magie;personnification de la nature;

animalisme (forme particulière de la croyance aux esprits);

croyance en une force mystérieuse, soit impersonnelle et magique, soit émanant d’êtres spirituels supérieurs;

croyance en n dieu suprême, personnel et spirituel, créateur de l’homme et du monde, parfait et éternel, placé au-dessus de tous les esprits, et recevant parfois le titre de Père;

polythéisme, croyance en une multitude d’êtres supérieurs, souvent hiérarchisés, souvent aussi rattachés aux forces de la nature, aux classes sociales, aux professions.

La croyance en la poursuite de l’existence humaine après la mort étant pratiquement partagée par toutes les religions…

 


 

Oh Bonne Mère ! Vous avez vu le drapeau européen ? On est obligé de supporter ça ?

« Le drapeau européen est le symbole non seulement de l’Union européenne, mais aussi de l’unité et de l’identité de l’Europe dans un sens plus large. Le cercle d’étoiles dorées représente la solidarité et l’harmonie entre les peuples d’Europe. […]  Les douze étoiles disposées en cercle symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples européens.» (http://publications.europa.eu/code/fr/fr-5000100.htm)

 

DRAPEAU EUROPÉEN

 

Le 20 juin 2017, en France, un nouveau député découvre l’Assemblée nationale et demande aussitôt, pointant le drapeau de l’Europe  : « On est obligé de supporter ça ? » Il ajoute : « C’est la République française ici, c’est pas… la Vierge Marie. » Ce député est Jean-Luc Mélenchon, chef du parti La France insoumise.

Explication :

Le drapeau européen a été conçu par Arsène Heitz. En 1989, Ce dernier révèle que « la petite médaille miraculeuse qui orne son cou est sa première source d’inspiration. L’objet – bien connu des fidèles de la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, lieu d’apparitions mariales situé rue du bac, à Paris – montre la Sainte Vierge couronnée d’un cercle d’étoiles qu’évoque l’Apocalypse de saint Jean. Arsène Heitz a aussi déclaré avoir été touché par un texte de la liturgie de la solennité de l’Assomption, célébrée le 15 août : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Sophie Lebrun, Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison, La Vie, 21/06/2017, http://www.lavie.fr//debats/histoire/drapeau-europeen-et-vierge-marie-pourquoi-melenchon-a-raison-21-06-2017-83038_685.php)

 

Le drapeau européen été adopté en 1955 par le Conseil de l’Europe, le jour de la fête de l’Immaculée Conception… Depuis 1986, il représente aussi l’Union européenne.

 

Pas toujours facile de réaliser la nécessaire séparation de la religion et de l’État…


 

Levons notre chapeau à la reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, et du Canada,  Elizabeth II, qui n’a pas peur d’afficher ses couleurs.

Elizabeth II  en juin 2017

(Photo : https://mobile.twitter.com/MirrorPolitics/status/877487416050896896/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Finternational%2Froyaume-uni-le-chapeau-de-la-reine-elizabeth-aux-couleurs-de-l-europe-fait-reagir-1191900.htm)

Roger Martel, sujet d’Elizabeth II