Combien de clients du Mouvement Desjardins pourront dire qu’ils ont participé au choix du prochain président du Mouvement?

Lévis, le 26 février 2016

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis

Monsieur,

Le 19 mars 2016, le Mouvement Desjardins déterminera qui succédera à Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction. Comme le Mouvement Desjardins est une entreprise démocratique (il l’affirme), comme je suis client d’une caisse Desjardins, je pensais que j’allais avoir mon mot à dire au sujet du choix du prochain président. Malheureusement, je ne me souviens pas d’avoir reçu de Desjardins des communications m’informant de la tenue de l’élection, me présentant les candidats en lice, me décrivant le processus électoral, m’expliquant comment je pourrai voter; et aucun des trois candidats n’a communiqué avec moi pour essayer de me convaincre de voter pour lui. Aujourd’hui, je comprends pourquoi Desjardins n’a pas pensé à moi: c’est un collège électoral (256 représentants des caisses Desjardins du Québec et de l’Ontario) qui choisira le nouveau président (Desjardins a jugé utile de tenir la réunion à huis clos). Certains penseront peut-être que des membres du collège électoral m’ont approché pour savoir quel candidat je désire voir succéder à Leroux… Aucun ne l’a fait. N’empêche, le 19 ou le 20 mars 2016, Desjardins enverra aux médias ce message : « Monsieur X été élu à la présidence du Mouvement Desjardins par les membres du Mouvement Desjardins ». Par les membres…

Auriez-vous l’amabilité de me dire, Monsieur Bégin, quels moyens la Caisse Desjardins de Lévis a mis en œuvre pour donner à ses clients des informations sur l’élection du prochain président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, sur le processus électoral, sur la façon de voter? J’apprécierais aussi que vous m’expliquiez comment on pourra affirmer que le prochain président de Desjardins a été élu démocratiquement par les membres du Mouvement si ces derniers n’ont pas été informés adéquatement, s’ils n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans une urne, si les membres du collège électoral ayant choisi le président n’ont pas communiqué avec les clients du Mouvement Desjardins, pendant la « campagne électorale », pour savoir qui ils désirent avoir comme président.

Recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.

Roger Martel, citoyen de Lévis, client de la Caisse Desjardins de Lévis

Cette communication et la réponse du destinataire seront publiées au lepasseurdelacote.com.

La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis


Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.

Une affirmation infondée qui induit en erreur la population de Lévis – Courriel à la Caisse Desjardins de Lévis

 

Lévis, le 18 juin 2014

 

Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

a.b.s. de la Caisse Desjardins de Lévis

 

Monsieur,

 

Permettez-moi de vous transmettre le courriel que j’ai envoyé ce matin à M. Claude Genest, membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL).

 

Il convient que je porte à votre attention le courriel susmentionné étant donné que la Caisse Desjardins de Lévis est le principal commanditaire de la revue de la SHRL et qu’elle a été mêlée à des activités importantes (voyez la note 1) au cours desquelles a été transmise l’affirmation infondée que je reproche à la SHRL, à M. Claude Genest en particulier, d’avoir répandue abondamment et que l’on trouvait hier encore dans le site web de la SHRL (est-ce que je me trompe si je dis que la Caisse Desjardins de Lévis a engagé des dépenses pour la tenue de ces activités?).

 

Comme la Caisse Desjardins de Lévis a été mêlée près à la diffusion d’une affirmation infondée qui a induit en erreur la population (par sa participation à des activités au cours desquelles cette affirmation a été présentée, la Caisse Desjardins de Lévis a rendu plus croyable cette affirmation, ce qui est infiniment regrettable), ne pensez-vous pas qu’il serait de son devoir de demander des explications à la SHRL et de rendre public le résultat de sa démarche? Si la Caisse Desjardins de Lévis n’intervient pas auprès de la SHRL, ne pensez-vous pas quelle donnera l’impression de se faire la complice de la communication d’une importante affirmation infondée qui a induit et continue d’induire en erreur des membres de la SHRL et beaucoup d’autres Québécois et Canadiens?

 

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Note 1 : Je pense à l’exposition consacrée à la « cage de la Corriveau », tenue à la Gare intermodale de Lévis, ainsi qu’à l’exposition, portant sur le même objet, présentée au Centre de congrès et d’expositions de Lévis.

 

Note au lecteur de cette page web  :  Le courriel susmentionné, envoyé le 18 juin 2014 à M. Claude Genest, a été reproduit dans ce site web le 18 juin 2014, au :

https://lepasseurdelacote.com/2014/06/18/les-membres-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-induits-en-erreur-par-une-affirmation-infondee-courriel-a-m-claude-genest/.

 

P.-S. Rien ne s’objecte à ce que nos communications soient rendues publiques. Je les rendrai publiques. 

 

 

Nouvel edifice Cité Desjardins__05-06-2014

Un nouvel édifice dans la Cité Desjardins, à Lévis.

(Photo de Roger Martel, juin 2014)

COMMUNICATION ENVOYÉE PAR ROGER MARTEL, LE 20 NOVEMBRE 2012, À M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS :

Lévis, le 20 novembre 2012

Monsieur René Bégin, président

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Centre financier Les Galeries Chagnon

1200, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 6Y8

Monsieur le président,

Monsieur Clément Samson n’étant plus le président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, le temps est venu, pour cette dernière, de s’excuser auprès des membres de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et de chacune des personnes qui formaient le conseil d’administration de cette dernière aux alentours du dernier trimestre de 2006 et du premier trimestre de 2007. Comme je n’ai pas le pouvoir de prendre la parole au nom de la SHRL et de son conseil d’administration, je ne parlerai ici qu’en mon nom.

 

En 2006 et 2007, j’étais l’un des administrateurs de la SHRL. À cette époque, M. Clément Samson, alors président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, a réagi à un article du numéro 104 (Hiver 2007) de la revue de la SHRL dans lequel des réserves très importantes étaient émises au sujet de la Fresque Desjardins de Lévis (l’article soutenait entre autres que le Mouvement Desjardins et Alphonse Desjardins étaient trop présents dans la Fresque). M. Clément Samson, dans sa lettre, qui m’a stupéfié et qui a semblé stupéfier tous ceux qui la découvraient en même temps que moi, mentionne que la Caisse populaire Desjardins de Lévis apporte une contribution financière importante au milieu lévisien pour favoriser la diffusion des connaissances sur l’histoire locale; il ajoute – et là, il commet une faute, il ajoute ne pas comprendre que la SHRL critique la Caisse populaire Desjardins de Lévis.

 

M. Clément Samson avait le droit de ne pas aimer l’article dont il n’a pas pu s’empêcher de parler à la SHRL, mais rien ne l’autorisait à écrire à la SHRL elle-même qu’il ne comprenait pas qu’elle l’ait publié dans sa revue, La Seigneurie de Lauzon, et ce, même si la Caisse populaire Desjardins de Lévis était le commanditaire le plus important de cette revue. M. Clément Samson aurait dû savoir que son intervention pouvait être perçue comme un avertissement sévère du… commanditaire.

 

La SHRL avait-t-elle abusé de sa liberté d’expression? Absolument pas! La SHRL avait et a toujours le droit d’exprimer son opinion sur la Fresque Desjardins de Lévis comme le journal Le Soleil a le droit de publier un compte rendu de lecture comme celui dans lequel le chroniqueur Didier Fessou écrit qu’ « Alphonse Desjardins était affreusement dépensier », qu’ « Alphonse Desjardins était ambitieux, voire carriériste », qu’ « Alphonse Desjardins n’était pas hostile au « bon » patronage », qu’ « Alphonse Desjardins s’opposait catégoriquement au droit de votre des femmes » et, enfin, qu’ « Alphonse Desjardins utilisait du papier à en-tête de la Chambre des communes dans ses relations épistolaires », que, pour cette raison, « ses correspondants européens croyaient avoir affaire à un parlementaire » et que, « Évitant de la dissiper, il (Alphonse Desjardins) sut tirer partie de cette… méprise », tous des passages dommageables à la réputation du cofondateur de la Caisse populaire de Lévis et qui, pourtant, n’ont probablement pas poussé un personnage important du Mouvement Desjardins à protester auprès du journal Le Soleil (il aurait été bizarre qu’on blâme M. Fessou étant donné que ce dernier recensait une biographie d’Alphonse Desjardins écrite par un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse-Desjardins, créée par le Mouvement Desjardins).

Maintenant que Maître Clément Samson a quitté la présidence de la Caisse populaire Desjardins de Lévis pour aller jouer le rôle de juge à la Cour supérieure du Québec, je compte sur le nouveau président, vous, M. René Bégin, pour faire savoir que la Caisse populaire Desjardins de Lévis regrette l’intervention de M. Clément Samson et présente ses excuses à l’ensemble des membres de la SHRL, aux autres administrateurs de la SHRL directement concernés et au signataire de la présente.

 

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel

 

Lévis

 

P.-S. Cette lettre sera publiée dans le web. Je rendrai votre réponse publique, si vous voulez bien me répondre.

 

 

COMMUNICATION ENVOYÉE LE 26 NOVEMBRE 2012 PAR M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS, À M. ROGER MARTEL :

Desjardins

Caisse populaire de Lévis

 

Monsieur Roger Martel

Lévis

 

Objet : Réponse à votre courriel du 20 novembre 2012

 

Monsieur,

 

Nous avons bien reçu votre courriel du 20 novembre dernier dans lequel vous demandez des excuses de la part de la Caisse populaire Desjardins de Lévis concernant un article publié dans la revue de la Société d’histoire régionale Lévis (SHRL) et rédigé par notre président de l’époque, M. Clément Samson.

 

Dans un premier temps, j’aimerais préciser, au nom du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, que l’événement dont il est question dans votre requête remonte à cinq ans et que, conséquemment, nous pensions que le sujet était clos.

 

Vous comprendrez sans doute notre surprise de recevoir à nouveau une communication au sujet d’un incident dont la nature réside dans une interprétation bien personnelle des faits.Nous jugeons que, dans cette affaire, les allégations « d’avertissement » que vous émettez à l’égard de l’article composé par M. Samson ne sont nullement fondées et, par conséquent, ne requièrent aucune justification de notre part.

 

Nous sommes également surpris que vous réclamiez des excuses pour les dirigeants de la SHRL qui ne vous ont pas officiellement mandaté pour le faire et qui ne semblent aucunement informés de vos démarches.

 

Pour conclure, vous comprendrez sans doute que nous ne pouvons tolérer des allégations publiques basées sur des perceptions et ayant pour conséquence de mettre en doute l’intégrité des dirigeants de la Caisse ou de son personne, ainsi que l’action démocratique de notre organisation.

 

En souhaitant que cette réponse puisse clore, une fois pour toutes, ce dossier, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

René Bégin,

président

COMMUNICATION ENVOYÉE PAR ROGER MARTEL, LE 30 JANVIER 2013, À M. RENÉ BÉGIN, PRÉSIDENT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE LÉVIS :

Lévis, le 30 janvier 2013

Monsieur René Bégin, président

Caisse populaire Desjardins de Lévis, Lévis

Monsieur,

Je réponds à votre lettre datée du 26 novembre 2012.

 

Dans la communication que je vous ai envoyée le 20 novembre 2012, je vous parle d’une LETTRE écrite par la personne à laquelle vous avez succédé à la présidence de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, M. Clément Samson; cette lettre était destinée à la Société d’histoire régionale de Lévis. Dans le premier paragraphe de votre lettre, Monsieur Bégin, vous écrivez que la démarche que j’ai faite auprès de vous et de la Caisse populaire Desjardins de Lévis « [concerne] un ARTICLE publié dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) en 2007 et rédigé par notre président de l’époque, M. Clément Samson ». L’article publié en 2007 dont vous parlez, Monsieur Bégin, N’EXISTE PAS. Dans ma communication du 20 novembre 2012, c’est bien d’une LETTRE dont il est question, une lettre qui n’a pas été rendue publique; je vous ai en effet écrit ceci : «  M. Clément Samson, DANS SA LETTRE, qui m’a stupéfié… ». Il y a une différence entre un article paru dans la revue de la SHRL et une lettre adressée au conseil d’administration de la SHRL : l’article peut être lu par tous les membres de l’organisation, la lettre n’est destinée qu’aux yeux d’un petit nombre de personnes de l’organisation. Est-ce bien la lettre dont je vous ai parlé que vous avez lue avant de me répondre ? Je vais continuer ce message en supposant que votre réponse serait oui.

 

Vous m’avez écrit, Monsieur Bégin, que ma communication du 20 novembre 2012 avait trait à « un incident dont la nature réside dans une interprétation bien personnelle des faits ». Ce que vous écrivez ne signifie pas, bien sûr, que d’autres personnes ne pourraient pas avoir la même interprétation que moi, ni que votre interprétation n’est pas moins personnelle que la mienne. QUE DIRIEZ-VOUS SI NOUS DONNIONS AUX LÉVISIENS (AU MOINS AUX MEMBRES DE LA SHRL) LA POSSIBILITÉ DE FAIRE SUR EUX-MÊMES L’EXPÉRIENCE DE LA LECTURE DE LA LETTRE DE M. CLÉMENT SAMSON ? JE SERAIS HEUREUX QUE L’ON PERMETTE À TOUS LES MEMBRES DE LA SHRL DE FORGER LEUR OPINION SUR LA LETTRE DE M. CLÉMENT SAMSON. Naturellement, je ne m’objecte pas à ce que ma réaction à cette lettre soit portée à la connaissance de tous les membres de la SHRL. Je vais envoyer une copie de la présente au président de la SHRL, qui est M. Vincent Couture (aux dernières nouvelles), et à M. Clément Samson pour qu’ils sachent que je souhaite que la lettre de M. Clément Samson et ma réaction à cette lettre soient rendues publiques et pour les inviter à faire ce qu’il faut, de leur côté, pour qu’elles le soient. Pour votre part, Monsieur Bégin, vous pourriez inciter M. Clément Samson et la SHRL à agir pour rendre possible la mise en œuvre de mon idée.

 

Un mot sur d’autres points de votre lettre, Monsieur Bégin. – Vous dites que la question que je soulève est vieille; je réponds : le temps ne fait rien à l’affaire. Vous dites que personne ne m’a mandaté pour vous écrire; je réponds : tout au début de ma communication du 20 novembre 2012, je vous dis que je ne parle qu’en mon nom. Vous écrivez que vous êtes « surpris que [je réclame] des excuses pour les dirigeants de la SHRL »; je réponds : quand la lettre de M. Clément Samson a été reçue par la SHRL, j’étais l’un des dirigeants de la SHRL.

 

J’agis dans l’espoir de faire progresser la société, avec mes faibles moyens, comme tous les êtres humains devraient vouloir tout le temps viser le progrès de la société (sans toujours y parvenir, à cause de leurs défauts, faiblesses ou manques). Il serait merveilleux que la question que j’ai soulevée nous fasse grandir tous les deux et fasse grandir les autres personnes concernées.

 

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel

Lévis

 

P.-S. Cette communication sera rendue publique, votre réponse aussi si vous voulez bien en offrir une.