Le secteur privé doit réduire les risques de pertes économiques dues aux catastrophes, « actifs toxiques nouveaux », selon l’ONU

source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 15 mai 15 2013

Le bureau de l’ONU pour la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) a exhorté mercredi le secteur privé à prendre en compte les risques de catastrophes dans leurs stratégies d’investissement afin de réduire les pertes qu’elles entraînent. Les pertes économiques des catastrophes ont en effet explosé, explique le bureau.

« Si les gouvernements ont la responsabilité de réduire les risques de catastrophes, ces derniers sont également liés aux choix et aux stratégies d’investissement du secteur privé, auquel il revient de décider quand et où investir », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU lors du lancement du rapport annuel d’évaluation mondial de la SIPC. « 70 à 85% des investissements dans le bâtiment, l’industrie ou les infrastructures dans le monde sont effectués par des sociétés privées », a-t-il ajouté.

Le rapport, qui se base sur des évaluations des pertes lors de catastrophes survenues dans 56 pays, indique que les pertes causées par les inondations, séismes et sécheresses ont été sous-évaluées d’au moins 50%. Depuis 2000, les pertes globales des catastrophes s’élèvent à près de 2.500 milliards de dollars.

« Nous ne pouvons ignorer l’importance de ces chiffres. Les pertes économiques dues aux catastrophes sont incontrôlables », a souligné M. Ban. « Elles ne pourront être réduites que grâce à des partenariats avec le secteur privé, dont les banques d’investissement et les compagnies d’assurance ».

« Depuis trop longtemps, les marchés ont recherché les profits à court terme au détriment de la résilience et de la durabilité. Nous arrivons, enfin, à comprendre que la réduction de l’exposition aux risques de catastrophes n’est pas un coût supplémentaire mais, au contraire, une opportunité d’accroître la rentabilité des investissements à long terme », a-t-il souligné.

La SIPC montre dans son rapport que la transformation rapide de l’économie mondiale au cours des 40 dernières années a conduit à un nombre accru de catastrophes, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres. La recherche de coûts réduits et d’une augmentation de la productivité contraint en effet les entreprises à choisir des emplacements dangereux sans prêter attention aux conséquences sur la chaîne de distribution.

« Dans un monde en expansion démographique, qui connaît en outre une urbanisation effrénée et des changements climatiques, une approche aussi hasardeuse de la réduction des risques de catastrophes ne peut qu’entraîner de nouvelles pertes», a affirmé la Représentante spéciale des Nations Unies pour la SIPC, Margareta Wahlström.

75% des 300 entreprises petites et moyennes situées dans six zones à risque de catastrophes sur les continents américains, et qui figurent dans le rapport, ont subi des interruptions d’activités en raison des dégâts causés par des catastrophes. Seule, une minorité d’entre elles disposait d’une approche de base de la gestion de crise.

« Suite à la crise financière mondiale, les risques de catastrophes représentent une nouvelle catégorie d’actifs toxiques qui pèsent des milliers de milliards de dollars en risque. Les pertes économiques colossales de la catastrophe nucléaire et du tsunami au Japon, des inondations en Thaïlande et des destructions de l’ouragan Sandy aux Etats-Unis, montrent l’importance des enjeux », a affirmé Mme Wahlström.

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Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim

POUR LA FAO, LE SECTEUR PRIVÉ EST PLUS QUE JAMAIS UN PARTENAIRE CLÉ DE LA LUTTE CONTRE LA FAIM

Source : Actualités ONU (UNNews)

New York, 13 septembre 2012

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont annoncé jeudi que la lutte contre la faim peut être gagnée par une collaboration renforcée entre gouvernements, société civile, organisations agricoles et secteur privé.

« Le monde ne pourra être libéré de la faim et de l’insécurité alimentaire sans la participation active de tous les secteurs de la société, notamment du secteur privé », a plaidé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors d’une Conférence rassemblant à Istanbul des décideurs sur les investissements agroalimentaires.

« Outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui n’est pas facile à quantifier, mais qui est crucial. Il nous faut donc dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers cet objectif. L’intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité », a-t-il ajouté.

A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l’investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée – une vaste zone dotée d’un fort potentiel d’accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu’étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l’agriculture, secteur déterminant pour les enjeux de sécurité alimentaire à long terme.

« C’est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées », a souligné le Président de la BERD, Suma Chakrabarti, en s’adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l’agrobusiness.

« Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l’emploi, avec le concours de l’expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l’alimentation et de l’agriculture ».

Dans le courant de l’année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l’investissement privé dans l’agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen, traduisant la pression des deux organismes pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.

Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d’assistance technique pour un montant total d’environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu’à améliorer la transparence et l’efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.

Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/