La sécurité des enfants dans les garderies du Québec. Il faut vérifier l’absence d’empêchement.

Lévis, le 17 juillet 2015

À la télé je viens d’entendre une représentante d’une association québécoise de garderies affirmer qu’il existe des garderies où la sécurité des enfants n’est pas garantie; autrement dit, il y a aujourd’hui des Québécoises et des Québécois qui, sans le savoir, confient leurs enfants à des garderies que notre État n’oblige pas à subir une « vérification de l’absence d’empêchement [ayant] pour objet de garantir la sécurité des enfants », comme dit le ministère de la Famille. Évidemment, ça n’a pas de bon sens.

Il me semble qu’il serait facile pour le service de police des villes de vérifier l’absence d’empêchement. Cette vérification devrait consister à vérifier si les personnes qui postulent un emploi ou travaillent dans une garderie ont déjà été mises en accusation ou condamnées « pour une infraction ou un acte criminel ayant un lien avec la conduite exigée en service de garde » (ministère de la Famille, https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/services-de-garde/cpe-garderies/sante-securite/verification-absence-empechement/pages/index.aspx). Les services de police font déjà ce travail pour les organisations qui recourent aux services de bénévoles, par exemple.

J’invite fortement mes compatriotes, en particulier les Lévisiennes et les Lévisiens, à demander à leur ville de se charger rapidement de la « vérification de l’absence d’empêchement qui a pour objet de garantir la sécurité des enfants ». Je ne vois pas d’autres façons pour les familles d’obtenir rapidement la garantie que leurs enfants ne seront pas gardés par une personne dont la présence dans une garderie n’est pas souhaitée.

Roger Martel (le Passeur de la Côte), citoyen de Lévis

P.-S. La Ville de Lévis frappe aux portes de ses habitants pour vérifier s’ils ont un chien. Elle acceptera certainement de vérifier les antécédents judiciaires des candidates et des candidats à un emploi dans une garderie.

ÉCRIVEZ AU MAIRE DE LÉVIS, M. GILLES LEHOUILLIER : 

gilles.lehouillier@ville.levis.qc.ca

Pas de sécurité sans droits humains

source : Amnistie internationale, http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Presentation

Certains défendent l’idée selon laquelle la menace représentée par le terrorisme est si grave que les règles de droit national et international en vigueur devraient être mises entre parenthèses pour permettre aux gouvernements de protéger leurs ressortissants de telles attaques. Ils affirment que l’obligation de respecter les droits humains constitue un obstacle à l’efficacité de la lutte contre le terrorisme et à l’amélioration de la sécurité.

La lutte contre le terrorisme ne saurait justifier de graves violations des droits humains

Après les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’administration du Président américain de l’époque, George W. Bush, a eu recours à ces arguments. Les forces armées américaines, parfois de connivence avec d’autres États, ont arrêté arbitrairement des personnes en diverses régions du globe, les ont maintenues au secret, les ont transférées d’un pays à l’autre sans aucun respect de la procédure à suivre, les ont placées en détention illégale et prolongée sans inculpation ni jugement et les ont torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements.

De nombreux États ont profité du climat instauré par la « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis pour intensifier des méthodes déjà existantes de violations des droits humains ou pour justifier le recours à de nouvelles pratiques abusives utilisées au nom de la sécurité. Certains ont exploité ce climat de peur comme un écran de fumée permettant de réprimer les opinions dissidentes légitimes et l’opposition politique. De nombreux gouvernements, notamment ceux d’Éthiopie, d’Inde et de Jordanie, ont adopté une législation antiterroriste comportant des définitions vagues du terrorisme, facilitant ainsi le recours à la détention arbitraire et parfois l’engagement de poursuites contre des personnes au seul motif qu’elles avaient exercé légitimement leurs droits.

Dans le cadre de la campagne « Pas de sécurité sans droit humains », Amnesty International dénonce les gouvernements qui violent les droits humains au nom de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme et exige que les responsables répondent de leurs actes. La campagne est aussi menée en faveur des droits des victimes, tant de violations commises par des États que d’attaques menées par des groupes armés.

Les principaux objectifs de cette campagne sont les suivants :

Faire campagne pour mettre un terme aux détentions illégales ;

Exiger que les gouvernements respectent l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements ;

Appeler les gouvernements à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ;

Exhorter les gouvernements à enquêter sur les accusations de violations des droits humains commises au nom de la sécurité nationale ou de la lutte contre le terrorisme, à traduire les responsables en justice et à accorder une réparation aux victimes ;

Veiller à ce que les victimes d’atteintes aux droits humains, qu’elles aient été commises par des États, des groupes armés ou des terroristes, ne sombrent pas dans l’oubli et voient leurs droits respectés.

Pour téléchargez la brochure Pas de sécurité sans droits humains, allez au http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Presentation.