C’est Macron qui a ouvert les portes du Panthéon à Veil. Qu’en pensent ceux qu’il appelle « les gens qui ne sont rien » ?

Paroles d’Emmanuel Macron, président de la France, autrefois fille de l’Église catholique :

 

« Une gare, c’est un lieu où on l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. » (29-06-2017)

 

 

https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/de-foutre-le-bordel-ceux-qui-ne-sont-rien-6-phrases-polemiques-d-emmanuel-macron-5293359

 

Simone Veil aurait préféré être accueillie par un rien du tout.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis (Québec)

 

 

SIMONE VEIL, NÉE JABOB, ENTRE AU PANTHÉON LE PREMIER JUILLET 2018.

Paroles de Maurice Szafran, auteur de la biographie Simone Veil : destin :

« Quand vous connaissiez bien Simone Veil, vous constatiez vite qu’elle n’embrassait pas les gens, qu’elle serrait la main simplement. C’était tout à fait marquant. L’autre point essentiel c’est qu’après la déportation, elle qui vivra sur le camp politique plutôt avec le centre droit, elle ne se trompera jamais dans le combat pour les opprimés. Elle prendra toujours le parti des opprimés. Par exemple, pendant les pires moments de la guerre d’Algérie, elle était dans l’administration pénitentiaire et elle protégeait les militantes algériennes du FLN qui étaient traitées dans les prisons françaises de façon absolument scandaleuse, absolument barbare. Cela lui rappelait en partie, même s’il n’y a aucune comparaison à faire, le camp. Et elle obtiendra que les prisonnières du FLN soient transférées dans la région parisienne et soient emprisonnées dans des conditions beaucoup plus humaines. »

Source : https://www.francetvinfo.fr/societe/debats/pantheon/l-entree-de-simone-veil-au-pantheon-un-symbole-tres-fort-de-son-combat-pour-les-femmes-explique-son-biographe_2828989.html


Cet engagement de Simone Veil dont Macron n’a rien dit : son aide discrète aux résistants algériens

1 JUILLET 2018 PAR GILLES MANCERON BLOG : LE BLOG DE GILLES MANCERON

Le président de la République lors de la panthéonisation de Simone Veil a rappelé des aspects essentiels de sa vie et de ses engagements. Mais laissé de côté son combat discret mais efficace lors de la guerre d’Algérie pour défendre le sort des résistants algériens du FLN (Front libération nationale).

La suite au https://blogs.mediapart.fr/gilles-manceron/blog/010718/cet-engagement-de-simone-veil-dont-macron-n-rien-dit-son-aide-discrete-aux-resistants-algeriens

Front libération nationale

« Le Front de libération nationale est formé lors de l’insurrection du 1er novembre 1954, par la fusion du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, 1946) – à l’exclusion de la fraction dissidente du MNA de Messali Hadj – , de l’UDMA (Union démocratique du manifeste algérien, 1946) de Ferhat Abbas, et de l’Association des ulémas (Ben Badis, 1935). Élément moteur de l’insurrection algérienne pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), il se transforme entre 1962 et 1964 en parti du Front de libération nationale (PFLN) et demeure pendant longtemps la principale formation politique de l’Algérie (parti unique très lié à l’armée et à l’État de 1963 à 1989, sous les présidences de Ahmed Ben Bella, Houari Boumediene et Chadli Bendjedid). »

Source : Larousse, http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/FLN/120458

 


https://www.franceculture.fr/histoire/simone-veil-au-pantheon-trois-choses-savoir-sur-cette-liturgie-republicaine

Simone Veil au Panthéon : trois choses à savoir sur cette liturgie républicaine

 


Cérémonie d’hommage aux Invalides, 2017

Le Chant des Marais pour accompagner le cercueil de Simone Veil

https://www.youtube.com/watch?v=UyViReIewSw

Source : http://www.calvados.gouv.fr/IMG/pdf/le_chant_des_Marais.pdf


Source : http://www.lavie.fr/actualite/france/pourquoi-le-chant-des-marais-est-chante-lors-de-l-hommage-a-simone-veil-29-06-2018-91190_4.php

Pourquoi le “Chant des marais“ est chanté lors de l’hommage à Simone Veil

SIXTINE CHARTIER publié le 29/06/2018

Dimanche 1er juillet, le cercueil de Simone Veil remontera jusqu’au Panthéon au son, notamment, du Chant des marais. Une œuvre composée par des prisonniers dans un des premiers camps de concentration nazi, qui devint un symbole de la résistance… et fut reprise par les mouvements scouts.

« Ô terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher »

(…)

Les paroles décrivent l’enfer de la vie quotidienne des prisonniers, sur un rythme qui reproduit la cadence infinie des coups de pioches. Le chant s’achève néanmoins sur une lueur d’espoir, comme en témoigne le dernier refrain :

« Ô terre enfin libre

Où nous pourrons revivre,

Aimer, aimer. »

Lisez le reste au http://www.lavie.fr/actualite/france/pourquoi-le-chant-des-marais-est-chante-lors-de-l-hommage-a-simone-veil-29-06-2018-91190_4.php

Voir aussi :

« Le chant des marais », « Die Moorsoldaten ».

Compléments pour les enseignants.

http://www.resistance-deportation18.fr/IMG/pdf/Le_chant_des_marais_complement_pour_les_enseignants.pdf


Une source très riche :

https://www.franceculture.fr/personne-simone-veil.html#biography

 


Simone Veil : « Nous ne sommes jamais sortis de la Shoah, nous vivons dans la Shoah »

https://www.franceculture.fr/histoire/simone-veil-nous-ne-sommes-jamais-sortis-de-la-shoah-nous-vivons-dans-la-shoah

 


Les génocides de masse du vingtième siècle

https://francearchives.fr/file/7bd0e1fa55a58a91aeb49f01d03cfccd3d465e94/dossier_de_presse_Genocides_du_XXe_siecle.pdf

 


SHOA, HOLOCAUSTE

Source : http://unesdoc.unesco.org/images/0025/002597/259701f.pdf

Le terme « Holocauste » (ou Shoah, qui signifie « catastrophe » en hébreu) désigne la persécution et le massacre de six millions de Juifs, organisés de manière systématique et bureaucratique, sous l’égide de l’État, par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs.

Holocauste est un mot d’origine grecque qui signifie « sacrifice par le feu ». Le régime nazi, arrivé au pouvoir en Allemagne en janvier 1933, croyait que les Allemands appartenaient à une « race supérieure » et que les Juifs menaçaient l’existence de cette prétendue communauté raciale allemande.

Durant l’Holocauste, les autorités allemandes ont également pris pour cibles d’autres groupes en raison de leur prétendue « infériorité raciale », parmi lesquels les Roms (tsiganes), les personnes handicapées et certains peuples slaves (Polonais, Russes…). D’autres groupes encore ont été persécutés pour des raisons politiques ou idéologiques, ou leur comportement, notamment les communistes, les socialistes, les Témoins de Jéhovah et les homosexuels.

Qu’est-ce que l’Holocauste ?

Dans les premières années du régime nazi, le gouvernement national-socialiste a créé des camps de concentration pour y détenir, indéfiniment et en dehors de tout cadre judiciaire ou administratif, des opposants politiques et idéologiques réels ou imaginaires.

Après l’invasion de l’Union soviétique en juin 1941, des unités spéciales ont mené des opérations d’extermination massive des Juifs, des Roms et des cadres de l’État soviétique et du Parti communiste, derrière les lignes allemandes. Sur les territoires occupés, notamment l’Union soviétique et la Pologne, les SS, la police et les unités militaires allemands ont massacré plus de deux millions de Juifs, hommes, femmes et enfants, et des centaines de milliers d’autres personnes, sans considération de leur âge ou de leur sexe.

Entre 1941 et 1944, les autorités allemandes ont déporté près de trois millions de Juifs raflés en Allemagne, dans les territoires occupés et sur les territoires de certaines puissances de l’Axe qui étaient leurs alliées, vers des centres d’extermination où ils étaient gazés dans des installations construites à cet effet.

En 1933, l’Europe comptait plus de neuf millions de Juifs. En 1945, les Allemands et leurs collaborateurs en avaient massacré près des deux tiers dans le cadre de la « solution finale », nom donné par les Nazis à leur politique d’extermination des Juifs d’Europe.

Pour plus d’information, consulter l’encyclopédie en ligne du Musée du Mémorial de l’Holocauste (États-Unis) : https://www.ushmm.org/learn/holocaust-encyclopedia

Comment un État moderne, avec le concours de tous les segments importants de la société et des institutions de l’appareil étatique, a-t-il pu entraîner des millions de personnes dans toute l’Europe à participer, apporter leur soutien ou donner leur assentiment à une destruction ciblée et à une extermination de masse d’une telle ampleur ? Comment des fonctionnaires, des médecins, des juristes, des éducateurs, des ingénieurs, des journalistes et des citoyens ordinaires ont-ils pu, dans plusieurs pays, soutenir des politiques qui ont conduit au massacre systématique de leurs collègues et voisins ? L’enseignement de l’Holocauste porte non seulement sur la dimension historique de l’événement, mais aussi sur ces questions.

 


 

Carte de scolarité de Simone Veil :

https://www.franceculture.fr/histoire/ce-que-jai-pu-observer-en-allemagne-au-sujet-de-la-race-juive-le-temoignage-de-simone-veil

Simone Veil est morte. Il ne faut pas déformer sa pensée, qu’on soit d’accord ou non avec elle.

Extrait d’un article de la revue française La Vie publié le 3 juillet 2017 :

PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE CHAUDEY publié le 03/07/2017

Après le vote de la loi qui porte son nom, Simone Veil n’a eu de cesse de rappeler l’esprit qu’elle avait voulu insuffler à ce projet législatif en 1975. Dressant un bilan de cette loi dans La Vie en 1993, elle en rappelait les objectifs : « Mettre fin aux avortements clandestins et développer la prévention par une meilleure information sur la contraception ».

La Vie : Quel bilan faites-vous de [l’]application [de votre loi] ?

Simone Veil : Je crois que la loi répond largement aux objectifs qu’elle s’était fixés, et notamment à celui d’éviter les situations de détresse que l’on a connues jusqu’en 1975. Il ne s’agissait pas, en effet, comme certains l’ont cru, d’apporter une caution morale à l’avortement. Il fallait offrir une autre solution aux femmes que l’avortement clandestin. Car il entraînait, dans le meilleur des cas, une intervention médicale d’urgence et, dans le pire, des centaines de morts chaque année, les principales victimes étant souvent les femmes les moins informées et les plus marginalisées. Il était de la responsabilité de l’État d’intervenir et de mettre fin à l’hypocrisie qui régnait en ce domaine depuis trop longtemps.

Source : http://www.lavie.fr/actualite/societe/il-ne-s-agissait-pas-d-apporter-une-caution-morale-a-l-ivg-quand-simone-veil-revenait-sur-sa-loi-03-07-2017-83361_7.php