Pour un Québec solidaire!

RUE SAINT-JEAN

Ville de Québec

 

Vendredi 

24 août 2012. 

À l’heure où commence la soirée,

rue Saint-Jean, dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste.

«Le Faubourg Saint-Jean est depuis toujours un village au cœur de la ville de Québec. Il importe d’abord de bien comprendre ce que signifie le mot faubourg pour comprendre la subtilité de son histoire. Ce terme désigne la partie d’une ville située à l’extérieur de son enceinte. À l’époque de la Nouvelle-France, le Bourg (ville fortifiée) ouvrait ses portes au levé du jour pour les refermer à son coucher laissant ainsi les habitants des faubourgs avoisinants sans services, ni protection militaire. Précisons également  que l’histoire de la rue Saint-Jean intra-muros (le Vieux-Québec) et extra-muros (le Faubourg Saint-Jean) est différente mais combien complémentaire. Cette rue comprend deux zones distinctes offrant aux visiteurs un regard différent sur l’histoire de la ville de Québec.»

(http://faubourgsaintjean.com)

La soirée commence par une chanson sur le parvis de l’église.

Écoutons La Ritournelle.

Tiens! On dirait qu’il y a un rassemblement ici.

Qui sont ces personnes rassemblées?

Ce rassemblement est une fête! Voyez ces enfants!

Ailleurs, rue Saint-Jean, pas très loin de l’église…

Ce qu’elles sont belles, ces fleurs!

La rue Saint-Jean, quelle rue!

Plusieurs librairies, rue Saint-Jean, beaucoup de livres d’hier. Le 24 août 2012, on pouvait  trouver, rue Saint-Jean, La Servitude volontaire, oeuvre de 1549. L’auteur nous dit :« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres».

Qu’est-ce que c’est qu’ça, sur le trottoir?

Le Carré rouge!

Une façade ornée d’un morceau de tissu rouge. Ah! Je comprends! Sur le trottoir, près de la rue, c’était un carré rouge! À ce propos. Jacques Parizeau, a dit (le 24 août 2012, justement) : « Le projet de loi 78 s’apparente à « la tentation fasciste », selon Jacques Parizeau, qui défend les étudiants dans leur volonté de revendiquer la gratuité scolaire, ce qui était, à la base, la volonté des Québécois en matière d’éducation.

[…]

« S’il [M. Parizeau] se dit peu surpris par la loi spéciale, lui qui en a vu passer plus d’une dans sa vie, il estime que celle-ci va trop loin en donnant le droit au ministre d’ordonner aux universités de ne pas payer un trimestre de cotisations étudiantes par jour d’infraction.

« Dans mes souvenirs, il faut remonter à l’arbitraire ministériel [de Duplessis]. C’est une mesure que l’on disait autrefois fasciste. »

« Jacques Parizeau accuse le gouvernement Charest « d’une irresponsabilité inimaginable » en ayant « laissé pourrir la crise » pendant trois mois.

[…]

« Que les étudiants disent, aujourd’hui qu’ils veulent remettre en cause le nouveau modèle pour revenir à celui que leurs parents et grands-parents ont connu, il n’y a rien de mal à cela, au contraire. »

(Jessica Nadeau, Une «tentation fasciste». Jacques Parizeau pourfend le projet de loi 78 du gouverne-ment Charest, Le Devoir, 24 août 2012, http://www.ledevoir.com/societe/education/357623/une-tentation-fasciste)

Sur le parvis de l’église, le rassemblement bat son plein.

La soupe est servie même!

Elle n’est pas jeune, jeune, la bonne rue Saint-Jean.

 

 

La femme vue dans la foule tantôt, c’était Françoise David, la coporte-parole de Québec solidaire.

Françoise David, femme souriante…

Françoise David, femme déterminée.

Françoise David s’est posée la question suivante :

Mais qu’est-ce que le bien commun?

« Le philosophe français Jean-Paul Jouary écrivait, dans la revue Virtualités : « Le bien commun le plus précieux, c’est le fait d’agir en commun pour dépasser ensemble ce qui fait obstacle au progrès de tous et à l’épanouissement de chacun ».

« Il y a là tout un programme! Ce qui me paraît intéressant dans cette affirmation, c’est qu’elle n’oppose pas la recherche du bonheur individuel à la nécessaire recherche de justice sociale. M. Jouary nous convie à une réflexion sur notre indépendance, notre appartenance à une communauté et les responsabilités qui en découlent. Comment, en effet, atteindre l’épanouissement du potentiel de chacune et chacun d’entre nous sans le soutien des autres, sans la générosité et la solidarité des autres?

« Plus avant, cette définition du bien commun nous force à analyser ce qui fait obstacle « au progrès de tous et à l’épanouissement de chacun ».

« […] ll nous faut donc questionner les choix politiques, économiques et sociaux qui empêchent une société d’atteindre un plein épanouissement de toute la population. Et ne pas s’en remettre, comme on nous y invite, à la « main invisible » du marché. L’économie doit être au service de la population, dans une perspective de progrès social, de justice et de lutte contre les inégalités.

« […] Rechercher le bien commun, c’est s’appuyer aussi sur les conventions, chartes et déclarations internationales qui consacrent des droits humains fondamentaux individuels et collectifs. C’est s’assurer du maintien et de l’amélioration de nos institutions démocratiques. C’est soutenir les citoyennes et les citoyens de tous les milieux qui veulent participer à la vie démocratique de leur région, de leur province, de leur pays. La recherche du bien commun valorise l’activité humaine solidaire, gratuite ou à but non lucratif et la reconnaît comme une composante fondamentale de la vie en société. Parce que nous avons besoin les uns des autres, nous devons ménager des espaces d’entraide et de développement socio-économique en dehors d’une logique purement marchande.

« Oui, il est exigeant de souscrire à ces valeurs si éloignées du « confort et de l’indifférence ». Cette vision se fonde sur l’utopie assumée d’un monde meilleur, plus juste et plus humain. On criera sans soute à la naïveté mais étaient-ils naïfs ceux et celles qui, au début du XXe siècle, réclamaient l’abolition du travail des enfants en Amérique du Nord, soulevant l’ire des entreprises et l’épouvantail des faillites? Étaient-ils naïfs les esclaves qui revendiquaient leur liberté? Les mouvements féministes qui se battaient pour le droit de vote des femmes?

« Par ou commencer?

« Le changement commence « entre les deux oreilles », par une nouvelle façon de voir le monde. Par le développement d’un esprit critique et constructif. Par la recherche de propositions alternatives à la société purement mercantile que l’on nous propose insidieusement.

(Françoise David, Bien commun recherché, Montréal, Les Éditions Écosociété, 2004, p. 33-36)

 

Un engagement de Québec solidaire :

Québec solidaire mettra en place, dans l’objectif d’éliminer totalement la pauvreté, un revenu minimum garanti et inconditionnel qui sera fixé au départ à 12 000 $ et haussé progressivement par la suite. Ce revenu sera versé sur une base individuelle à partir de 18 ans en remplacement de l’aide sociale ou en complément soit à un revenu de travail, soit à un autre soutien du revenu lorsque celui-ci est inférieur au seuil établi. L’accessibilité à cette mesure augmentera graduellement. (QS, Plate-forme 2012)

Le Québec est en campagne électorale.

Valérie Guilloteau, candidate de Québec solidaire dans Lévis, vue elle aussi rue Saint-Jean.

Dans la plateforme électorale de Québec solidaire – Lévis :

 Le tramway, les transports collectifs, la sécurité routière et la réfection des routes : voici les priorités en transport de Valérie Guilloteau (Lévis) et d’Éveline Gueppe (Chutes-de-la-Chaudière), candidates de Québec solidaire dans notre région.

Un gouvernement de Québec solidaire favorisera la création et la croissance d’industries et d’infrastructures sociales génératrices d’emplois dans les secteurs qui respectent l’environnement et répondent à des critères d’utilité sociale, notamment les services communautaires, l’agriculture de proximité, le transport collectif et la construction écologique.

un gouvernement de Québec solidaire garantira des soins de santé et des services sociaux publics, universels, gratuits, de qualité et de proximité, 24 heures sur 24.

Un gouvernement de Québec solidaire rééquilibrera la fiscalité de façon à alléger la charge des impôts et des taxes auxquels la classe moyenne est soumise. Il veillera à ce que les travailleurs reçoivent leur juste part des richesses qu’ils produisent.

Un gouvernement de Québec solidaire et sa députée de la circonscription de Lévis agiront sans tarder dans le dossier du Chantier Davie. Ils coordonneront la reprise du chantier par des acquéreurs sérieux porteurs d’une vision à long terme et de projets de longue durée. Ils montreront que le cas du Chantier Davie illustre la nécessité de modifier le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec, laquelle doit miser moins sur les investissements à l’étranger et viser davantage à aider le Québec à développer son économie.

Québec solidaire s’engage à développer le réseau des centres de la petite enfance.

Un gouvernement de Québec solidaire annulera le décret d’autorisation du projet de construction du port méthanier Rabaska. Un gouvernement de Québec solidaire interdira la recherche et l’exploitation de gaz de schiste ainsi que les expropriations pour la construction de gazoducs ou d’oléoducs sur le territoire ou pour tout autre projet relié à des énergies fossiles ou à des produits dangereux.

Un gouvernement de Québec solidaire transformera progressivement le Régime des rentes du Québec en un régime public universel de retraite. Le nouveau régime couvrira le travail autonome et le travail invisible effectué principalement par les femmes.

Solidarité intergénérationnelle – Québec solidaire est convaincu que les services publics québécois ne doivent pas être définis en ne tenant compte que des intérêts strictement individuels et qu’il faut, aujourd’hui, les repenser en fonction des principes de solidarité nationale et de solidarité entre les générations. Les Québécois et les Québécoises savent exprimer leur solidarité; leur passé le prouve; Québec solidaire pense qu’ils doivent retrouver la fierté d’appartenir à une société engagée dans la solidarité.

Éveline Gueppe, candidate de Québec solidaire dans Chutes-de-la-Chaudière

 

Éveline Gueppe est animatrice et biologiste. Elle a travaillé au sein d’organismes communautaires et/ou coopératif, tel que le comité de parents de la Maison de naissance Mimosa, le réseau des groupes de femmes Chaudière Appalaches, comme administratrice, à l’ACEF de Lévis comme chargée de projet. Elle s’est impliquée à la mise en place du comité des usagers du Centre de santé et services sociaux Alphonse-Desjardins pour la promotion et la défense des droits des usagers. Elle collabore au premier projet de Cohabitat à Québec comme trésorière et membre de cette coopérative de solidarité. Elle habite à Saint-Étienne depuis 2003. (Source : Québec solidaire)

 

Un engagement de Québec solidaire :

Québec solidaire procédera à une réforme électorale au cours de laquelle il : a instaurera un mode de scrutin mixte et compensatoire où 60 % des députées et députés seront élus au scrutin uninominal à un tour (mode de scrutin actuel) et 40 % seront répartis entre les régions de façon à ce que le nombre total des députés et députées de chaque parti respecte la proportion du vote obtenu tant à l’échelle régionale que nationale, et ce, pour tout parti ayant obtenu au moins 2 % des votes ; b modifiera la Loi électorale pour instaurer des élections à date fixe ; c mettra en place des mesures contraignantes et incitatives (financières et autres) pour accroître la représentativité des femmes. (QS, Plate-forme 2012)

 

Serge Roy, candidat de Québec solidaire dans Taschereau

 

Serge Roy habite Québec depuis 45 ans et se présente pour Québec solidaire dans Taschereau pour la troisième fois. Serge Roy a travaillé pendant 27 ans au ministère du Revenu Québec. Il a été président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) de 1996 à 2001.

Militant syndical convaincu depuis 1967, Serge s’est également dévoué plus récemment pour la cause du droit à l’eau. En 1999, il a participé à la fondation de l’Association québécoise pour le contrat mondial de l’eau. Il est devenu président de l’organisation pour six ans après avoir complété son mandat au SFPQ.

L’organisme propose la reconnaissance de l’eau comme bien commun de l’humanité et veut que l’accès à l’eau potable devienne un droit humain fondamental. Ces engagements l’ont conduit au Forum social mondial à Porto Alegre  en 2002 et au Forum alternatif mondial de l’eau à Florence en 2003 et Genève en 2005.

Il est depuis longtemps engagé dans divers groupes sociaux et populaires du centre-ville de Québec. Par exemple en 1968, il a participé à la mise sur pied du Comité de citoyen de Saint-Jean-Baptiste. (Source : http://www.quebecsolidaire.net/equipe/serge-roy/)

L’église Saint-Jean-Baptiste se trouve dans la circonscription de Taschereau.

Son parvis a accueilli Serge Roy le vendredi 24 août 2012.

On mange très  bien, rue Saint-Jean.

Engagements de Québec solidaire :

«Québec solidaire mettra en place une politique de souveraineté alimentaire basée sur le développement viable des ressources.» (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire utilisera tous les leviers économiques à la disposition de l’État pour favoriser une économie au service du bien commun. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire interdira l’exploration et la production d’énergies fossiles (incluant les gaz de schiste) et d’énergie nucléaire sur le territoire québécois. Il mettra en place une stratégie pour abandonner l’utilisation des diverses formes d’énergie fossile d’ici 2030. (QS, Plate-forme 2012)

Fête de l’Arc-en-Ciel de Québec, en 2012

Engagements de Québec solidaire :

Québec solidaire a pris l’engagement d’établir une véritable stratégie nationale de lutte contre l’homophobie, l’hétérosexisme et la transphobie en s’inspirant des recommandations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Québec solidaire prend très au sérieux la violence et l’intimidation dans les écoles. Les jeunes gais et lesbiennes en sont particulièrement victimes. (Source : http://www.quebecsolidaire.net/sainte-marie-saint-jacques/articles/mes-engagements-en-matiere-de-droits-des-minorites-sexuelles/)

Québec solidaire renforcera et étendra l’application de la Loi sur l’équité salariale à tous les milieux de travail. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire garantira des soins de santé et des services sociaux publics, universels, gratuits, de qualité et de proximité, 24 heures sur 24. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire adoptera une politique globale en itinérance, incluant les autochtones en milieu urbain. (QS, Plate-forme 2012)

Charlie trouvait qu’il faisait un peu trop chaud, ce vendredi 24 août 2012.

 

Autres engagements de Québec solidaire :

Québec solidaire transformera progressivement le Régime des rentes du Québec en un régime public universel de retraite. Ce régime couvrira le travail autonome et le travail invisible effectué principalement par les femmes. Le financement sera assuré par les employeurs, l’État et les travailleurs et travailleuses. Ces derniers posséderont au moins 50 % des sièges à l’instance décisionnelle du régime. Les rentes offertes seront prédéterminées et indexées au coût de la vie. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire rééquilibrera la fiscalité, et à cet effet : a instituera un impôt réellement progressif en y ajoutant des paliers d’imposition qui tiennent compte des écarts de revenus ; b révisera la participation fiscale des entreprises pour qu’elles occupent leur part de l’assiette fiscale. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire fera la promotion du français, langue officielle du Québec, comme langue commune dans tous les espaces voués à la vie collective, prioritairement dans les milieux de travail. À cet effet, Québec solidaire : a raffermira l’application de la Charte de la langue française dans l’ensemble des milieux de travail. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire développera le réseau des centres de la petite enfance (CPE) pour offrir des services adaptés aux besoins des différentes familles et des milieux. (QS, Plate-forme 2012)

 

Gens de la solidarité, qu’entrevoyez-vous pour le 4 septembre 2012? Vous vous voyez participant à une grande démonstration de la joie, rue Saint-Jean et partout!