La nouvelle Terrasse de Lévis. Courriel au président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis.

 

Lévis, le 19 juin 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Le 23 janvier 2014 je vous ai envoyé un courriel; vous le trouverez reproduit ci-dessous (je l’ai appelé Courriel numéro 1). Le 23 février 2014, j’ai expédié un courriel à M. Benoît Caron, directeur général de la Caisse Desjardins de Lévis; vous le trouverez reproduit ci-dessous (je l’ai appelé Courriel numéro 2).

Le 24 février 2014, vous m’avez écrit, vous et Monsieur Caron. Mais vous ne dites que ceci  : « Bien que vous soyez en désaccord avec l’inscription de la plaque commémorative [il s’agit plutôt d’un panneau d’interprétation, Monsieur Bégin; c’est d’ailleurs le terme que j’emploie dans la lettre que je vous ai envoyée], l’intention de la caisse Desjardins de Lévis, par cette initiative, était d’offrir un legs significatif à la Ville pour son 375e anniversaire. À cet égard, nous ne pouvons qu’être fiers de cette importante contribution et de la collaboration de tous les intervenants dans ce dossier. »

[ J’ouvre une parenthèse pour dire que j’ai exprimé l’avis, en 2012, que la décision d’ériger une statue à la gloire du chevalier de Lévis était malheureuse et qu’il fallait plutôt rendre hommage à Guillaume Couture (le personnage dont le nom remplacera bientôt l’odonyme boulevard de la Rive-Sud, boulevard qui est l’une des deux ou trois voies les plus importantes de Lévis). À ce sujet je vous invite à lire le texte intitulé La statue d’un héros lévisien authentique sur la terrasse de Lévis?Encore une fois, certains de nos décideurs exposent leur ignorance de notre histoire que j’ai publié dans mon site web, lepasseurdelacote.com, le 15 décembre 2012. Pour vous épargner la peine de chercher ce texte dans le web, je le reproduis ci-dessous.]

J’ai le regret de vous dire que votre lettre ne répond pas du tout à la question que je vous ai posée (et que j’ai aussi soumise le 6 septembre 2013 à Madame Françoise Mercure, présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec ou CCNQ, qui n’a pas encore trouvé les mots et les arguments requis pour me répondre). Cette question, toute simple, est la suivante : « De qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Madame Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de la CCNQ, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis? De qui émane l’idée et qu’est-ce qui justifie la mise en œuvre de cette idée? »

J’explique votre refus de répondre de la même manière que j’explique le très long mutisme de la CCNQ : vous êtes incapable de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse de Lévis de l’existence de la Société d’histoire régionale de Lévis (qui a été présidée jusqu’au 3 février 2012 par un employé de Desjardins, Monsieur Claude Genest) et du texte de Madame Claudia Mendez Ishii (compagne d’un employé de Desjardins qui a déjà présidé la SHRL) consacré à la Terrasse de Lévis et publié dans la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis. Personne ne doute que vous auriez été heureux de m’exposer ces raisons si elles existaient, et de les exposer à la population si elles existaient. Si vous êtes incapable de justifier la mention sur un panneau d’interprétation de la Terrasse de Lévis de l’existence de la Société d’histoire régionale de Lévis et d’un petit texte de Madame Claudia Mendez, amateur d’histoire, vous ne pourrez empêcher personne de soupçonner qu’il y a anguille sous roche. Si vous le voulez, vous pouvez refaire votre devoir et tenter de répondre franchement à mes questions.

La Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec n’ont pas raison d’être fières de leur contribution à l’installation sur la Terrasse de Lévis d’une copie de la statue du chevalier de Lévis créée par le célèbre Louis-Philippe Hébert et exposée à Québec, sur la colline parlementaire (en passant, il ne faut que 60, 70 minutes aux Lévisiens et aux touristes attirés à Lévis* pour se rendre à Québec en traversier et gagner à pied la colline parlementaire qui offre à leur admiration l’ « orignal de la copie » de la statue du chevalier de Lévis); la Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec n’ont pas raison d’être fières de la réalisation du panneau d’interprétation qui met en évidence la Société d’histoire régionale de Lévis et une amateur d’histoire et guide touristique qui ont montré manquer de rigueur intellectuelle en répandant une importante information infondée concernant la « cage de la Corriveau »** (la Caisse Desjardins de Lévis, la ville de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec ont contribué à la réalisation d’activités au cours desquelles l’affirmation infondée a été diffusée) (pour être honnête, je mentionne que le panneau le panneau d’interprétation est utile : il contient des renseignements exacts et peut constituer une belle affiche publicitaire pour l’entreprise de la guide touristique, si cette dernière l’utilise pour se faire connaître ou se mettre en valeur).

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

* Aux personnes qui songent à visiter Lévis et qui liront cette lettre dans le web, je dis : « Venez, venez, Lévis est belle, elle possède des attraits variés et son histoire est très-très intéressante! »

** À ce sujet, on peut lire https://lepasseurdelacote.com/2014/06/18/les-membres-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis-induits-en-erreur-par-une-affirmation-infondee-courriel-a-m-claude-genest/.

P.-S La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

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COURRIEL NUMÉRO 1

Lévis (Québec), le 23 janvier 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec) , G6V 0M5

Adresse courriel : https://services.desjardins.com/formulaires/formcaisses.nsf/all/610EEAAFC9B75C4685257C69000C0B05?EditDocument&al=8541

Monsieur le président,

Le six septembre deux mille treize, il y a donc environ cent trente-cinq jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à sa présidente et directrice générale, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous, que vous lirez à votre convenance, bien sûr, mais sans trop tarder, j’espère : il y a déjà 135 jours que je me suis adressé à la CCNQ la première fois.) La CCNQ ne m’a pas répondu. (J’ai relancé la CCNQ à la mi-octobre, en vain.)

Le très long mutisme de la CCNQ s’explique peut-être par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Comme la Caisse populaire Desjardins de Lévis a contribué à la réalisation de la Terrasse du Chevalier de Lévis, elle pourra peut-être m’apporter les réponses et les éclaircissements que j’attendais de la CCNQ; voilà pourquoi je vous écris aujourd’hui.

Si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent. Comme vous êtes certainement d’accord avec moi, Monsieur Bégin, je ne doute pas que vous tâcherez de me répondre aussi bien que vous le pourrez.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le présent courriel et la réponse attendue seront publiés dans le site web lepasseurdelacote.com.


COURRIEL NUMÉRO 2

Lévis (Québec), le 16 février 2014

Monsieur Benoit Caron

Directeur général

Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur le directeur général,

Le 23 janvier 2014, j’ai écrit à M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, votre caisse. Dans mon courriel, je répète des mots que j’avais adressés au milieu de septembre 2013 à la présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » Étant donné que M. René Bégin, comme Mme Françoise Mercure, présidente de la CCNQ, ne m’a pas répondu, j’allume mon clavier et vous soumets ma question.

Si Mme Françoise Mercure et M. René Bégin avaient pu justifier l’inscription sur un panneau d’interprétation du nom d’une amateure d’histoire et celui d’une société d’histoire, je ne doute pas qu’ils se seraient hâtés de me répondre; de toute évidence, ils sont incapables de le faire. Vous, Monsieur Caron, me répondrez-vous autrement que par votre silence?

Recevez, Monsieur le directeur général, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Sociétaire de la Caisse Desjardins de Lévis

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse le rejoigne.


COURRIEL ENVOYÉ LE 6 SEPTEMBRE 2013 À LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC ET À SA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, MADAME FRANÇOISE MERCURE :

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau, vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments « inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraite en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


La statue d’un héros lévisien authentique sur la terrasse de Lévis?Encore une fois, certains de nos décideurs exposent leur ignorance de notre histoire

[Le texte ci-après a été publié au https://lepasseurdelacote.com/2012/12/15/la-statue-dun-heros-levisien-authentique-sur-la-terrasse-de-levis/ le 15 décembre 2012.]

Lettre aux Lévisiens, mes concitoyens.

Vous le savez : il est prévu d’ériger une statue de François-Gaston de Lévis, duc de Lévis, sur la Terrasse de Lévis. Les remarques suivantes ont trait à ce projet.

Remarque 1 – Je pense qu’il serait nécessaire que les écoles de Lévis donnent aux élèves quelques leçons sur l’histoire de leur ville. S’il avait reçu de telles leçons, un journaliste Lévisien n’aurait pas écrit que le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a joué un grand rôle dans l’histoire de Lévis. Mieux renseigné sur le passé de sa ville, M. Clément Samson, ancien président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, n’aurait pas affirmé que le chevalier François-Gaston de Lévis, duc de Lévis « a prêté son nom à notre communauté » (http://www.capitale.gouv.qc.ca/commission/nouvelles/

ville-de-levis-aura-un-visage-un.html).

Remarque 2 – D’où vient le nom de la ville de Lévis? L’historien Yves Hébert répond : « […] le nom de Lévis donné à la ville en 1861 fait d’abord référence à Pointe Levy et au duc de Ventadour » (La naissance de la ville de Lévis en 1861, La Seigneurie de Lauzon, no 118, été 2010, p. 14-15). M. Hébert rappelle que Samuel de Champlain a écrit le nom Pointe Lévis sur une carte qu’il a dressée en 1629; il précise que « Champlain aurait voulu rappeler Henri de Lévy, duc de Ventadour » [le duc était le vice-roi de la Nouvelle France en 1629]. M. Hébert ajoute ceci : « Ce n’est qu’à partir de 1888 [la ville de Lévis a été fondée en 1861] que l’on commença à établir un lien entre le chevalier François-Gaston de Lévis et le nom de la ville qui va naître sur la cime de la falaise et en bordure du fleuve. Le nom du chevalier de Lévis, il faut le dire, est absent de la toponymie locale et des références culturelles que se donnent les Lévisiens avant les années 1890 ». C’est clair.

Remarque 3 – François-Gaston de Lévis est un personnage exceptionnel de la Nouvelle-France, personne ne le conteste. D’ailleurs, depuis 1895, une statue érigée devant l’hôtel du Parlement, à Québec, le rappelle à la mémoire des Québécois. Mais pourquoi installer à Lévis une copie de cette statue, la statue d’un homme qui ne s’est pas illustré à Lévis ou dans la seigneurie de Lauzon? N’y a-t-il pas, dans le passé de Lévis, un beau personnage que l’on oublie trop? La personne à laquelle je pense a été le premier colon de Lévis. « Les Jésuites […], dans leurs Relations, ne tarissent pas d’éloges sur son dévouement et son courage » (Raymond Douville, texte publié dans le Dictionnaire biographique du Canada et reproduit au http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=724). Cette personne « est […] le premier Français à conquérir une grande influence en Iroquoisie, après y avoir été adopté, et à jouer dans ce pays ennemi même un rôle favorable à la France » (Léo-Paul Desrosiers cité par R. Douville). « [S]a connaissance des langues indiennes et son expérience de la vie des bois sont souvent mises à profit par les autorités [de la Nouvelle-France] » (R. Douville). En 1661, écrit encore Douville, on lui demande de participer à une expédition envoyée par le gouverneur Voyer d’Argenson à la découverte de la mer du Nord. Ce n’est pas tout : il « exerce tour à tour ou cumule les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] : capitaine de milice, greffier, « juge sénéchal de la côte de Lauzon ». Selon un acte de Nicolas Métru du 16 novembre 1684, il aurait fait aussi office de notaire » (R. Douville). Bref, « On peut affirmer que [ce personnage que l’on oublie trop], ce «seigneur» de la terre, fut pendant 50 ans l’âme de la Seigneurie de Lauzon » (abbé Georges-Étienne Proulx, ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, texte publié dans La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997, p. 10).

Vous l’avez compris, c’est à Guillaume Couture que je pense. C’est sa statue (il en existe déjà une, érigée à Lauzon) que l’on devrait installer sur la terrasse de Lévis. La copie de la statue de François-Gaston de Lévis serait certainement belle sur la terrasse, mais elle laisserait les Lévisiens un peu froids, elle serait reçue comme un aimable visiteur étranger, sans plus. Mais la statue de Guillaume Couture, elle, serait accueillie comme un membre de la famille; en voyant Guillaume Couture, les Lévisiens se rappelleraient, s’ils l’ont appris à l’école ou par la lecture, qu’il a foulé le sol sur lequel ils marchent aujourd’hui, qu’il a ouvert des chemins qu’ils empruntent aujourd’hui, ils se rappelleraient qu’il a été l’âme de la seigneurie de Lauzon pendant un demi-siècle, ils se rappelleraient que ce personnage qui est vraiment un des leurs a été exceptionnel et ils en tireraient une grande fierté. S’il y a une personne, dans l’histoire de Lévis, autour de laquelle tous les Lévisiens peuvent se rassembler, c’est bien Guillaume Couture.

C’est la statue de Guillaume Couture, héros lévisien authentique, qu’il faudrait élever fièrement sur la terrasse de Lévis!

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

F Gaston de levis statue de l-p hebert 18 mai 2010

Statue de François de Lévis réalisée dans les années 1890 par Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

(Photo de Roger Martel, 18 mai 2010)

On trouve une courte biographie de L.-P. Hébert au http://www.biographi.ca/fr/bio/hebert_louis_philippe_14F.html.

 

 

 


Roger Martel, Lévisien depuis les années 1970

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007; membre de la Caisse Desjardins de Lévis.

 

Autre message à la Commission de la Capitale nationale du Québec concernant la Terrasse de Lévis

Lévis, le 16 octobre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Le 6 septembre 2013, il y a donc une longue quarantaine de jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à vous, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous.) Quarante jours plus tard, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) ne m’a pas encore répondu.

J’imagine que personne ne me refusera le droit d’émettre l’hypothèse que le mutisme de la Commission de la capitale nationale du Québec s’explique par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Cette absence de raisons valables devrait normalement pousser la CCNQ à corriger le texte du panneau d’interprétation installé sur la Terrasse Chevalier de Lévis; après tout, si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent; vous serez sans doute d’accord avec moi, Madame Mercure.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de sept sociétés d’histoire du Québec

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le présent courriel et la réponse que la CCNQ donnera (si elle en donne une) seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


COURRIEL DESTINÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE (ce courriel a été publié dans ce site le 6 septembre 2013)

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


La Terrasse de Lévis, la Société d’histoire régionale de Lévis et la Commission de la Capitale nationale du Québec

LE COURRIEL SUIVANT A ÉTÉ ENVOYÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC, IL Y A UN MOIS. LA RÉPONSE NE DEVRAIT PAS TARDER.

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

La Terrasse de Lévis : lettre à la Commission de la Capitale nationale du Québec

COURRIEL DESTINÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale
Commission de la Capitale nationale du Québec
Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est
Québec, G1R 5S9
Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »
Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :
« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction
– dates de construction
– main d’œuvre et organisation du travail
– budget, matériaux, délais et dimensions
– fonction de dépotoir municipal (1932-38)
– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937
– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,
Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

72, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

La Terrasse de Lévis, Claudia Mendez, Claude Genest, Commission de la Capitale nationale du Québec

Lévis, le 9 septembre 2013

Je conteste l’affirmation de certains selon laquelle Madame Claudia Mendez aurait découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis.

Monsieur Claude Genest m’a écrit le 2 septembre 2013. Je reproduis son courriel en entier ci-après.

Roger Martel

Bonjour M. Martel,

 

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

 

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

 

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

 

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

 

Cordialement.

 

Claude Genest

 

 

Voici les mots qu’il me plaît de soumettre à l’attention de M. Claude Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Roger Martel, Lévis

…………………………………………………

Vous saurez à peu près tout sur ma contestation si vous lisez ce qui suit.

Le 29 août 2013, j’ai invité Monsieur Claude Genest à dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information sur la Terrasse Chevalier-de-Lévis que Mme Claudia Mendez Ishii, amateure d’histoire de Lévis, aurait été la première à découvrir et que lui, M. Genest, historien de Lévis, appelle « éléments inédits substantiels ». Vous trouverez son message et ma réplique à la fin de la présente page (parties 5 et 6).

MONSIEUR CLAUDE GENEST, ESSAYEZ VITE D’EXPLIQUER COMMENT MME CLAUDIA MÉNDEZ ISHII A ENRICHI LES LÉVISIENS D’ ÉLÉMENTS INÉDITS SUBSTANTIELS CONCERNANT LA TERRASSE DE LÉVIS

MESSAGE ADRESSÉ À MONSIEUR CLAUDE GENEST

Lévis, 29 août 2013

Claude Genest, historien et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Monsieur,

UN

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans le site web lepasseurdelacote.com un message destiné à Mme Claudia Méndez Ishii; voici ce message :

Madame,

Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). 

(Intégral du message de Roger Martel destiné à Mme Claudia Méndez Ishii et publié le 12 août 2013 au https://lepasseurdelacote.com/2013/08/12/lettre-a-madame-claudia-mendez-ishii/ 🙂

DEUX

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Méndez Ishii; la voici intégralement :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Claudia Méndez Ishii

TROIS

Voici ce que j’ai répondu à Mme Méndez Ishii :

Dans mon message du 12 août 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
éditeur adjoint et vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 :

«  M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez Ishii portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez Ishii cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez Ishii a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez Ishii cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez Ishii se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez Ishii, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Je pense que la démonstration ci-dessus est claire.

Bien à vous, Mme Claudia Méndez Ishii.

QUATRE

Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Mme Claudia Mendez Ishii a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). 

Roger Martel, Lévisien, amateur d’histoire, heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

P.-S. Ce message sera publié au lepasseurdelacote.com de même que votre réponse (si vous voulez bien en donner une).

CINQ

Claude Genest a répondu au Passeur de la Côte le 2 septembre 2013. Je reproduis son courriel en entier :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Cordialement.

Claude Genest

SIX

Voici les mots qu’il me plaît de soumettre à l’attention de M. Claude Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Roger Martel, Lévis

M. Claude Genest, essayez vite d’expliquer comment Madame Claudia Mendez Ishii a enrichi les Lévisiens d’éléments inédits substantiels concernant la Terrasse de Lévis

MESSAGE ADRESSÉ À MONSIEUR CLAUDE GENEST

Lévis, 29 août 2013

Claude Genest, historien et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Monsieur,

UN

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans le site web lepasseurdelacote.com un message destiné à Mme Claudia Méndez Ishii; voici ce message :

Madame,

Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com).

(Intégral du message de Roger Martel destiné à Mme Claudia Méndez Ishii et publié le 12 août 2013 au https://lepasseurdelacote.com/2013/08/12/lettre-a-madame-claudia-mendez-ishii/ 🙂

DEUX

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Méndez Ishii; la voici intégralement :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Claudia Méndez Ishii

TROIS

Voici ce que j’ai répondu à Mme Méndez Ishii :

Dans mon message du 12 août 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
éditeur adjoint et vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 :

«  M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez Ishii portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez Ishii cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez Ishii a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez Ishii cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez Ishii se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez Ishii, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Je pense que la démonstration ci-dessus est claire.

Bien à vous, Mme Claudia Méndez Ishii.

QUATRE

Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Mme Claudia Mendez Ishii a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com).

Roger Martel, Lévisien, amateur d’histoire, heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

P.-S. Ce message sera publié au lepasseurdelacote.com de même que votre réponse (si vous voulez bien en donner une).

Claudia Mendez Ishii n’apporte pas d' »éléments inédits substantiels » concernant la Terrasse de Lévis

MME CLAUDIA MÉNDEZ ISHII N’APPORTE PAS

D’« ÉLÉMENTS INÉDITS SUBSTANTIELS »

CONCERNANT LA TERRASSE DE LÉVIS

UN

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans lepasseurdelacote.com un message destiné à Madame Claudia Méndez Ishii; voici ce message :

Madame,

Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). 

(Intégral du message de Roger Martel destiné à Mme Claudia Méndez Ishii et publié le 12 août 2013 au https://lepasseurdelacote.com/2013/08/12/lettre-a-madame-claudia-mendez-ishii/ 🙂

DEUX

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Méndez Ishii; la voici intégralement :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Claudia Méndez Ishii

TROIS

Ma réponse au dernier message de Madame Méndez Ishii est la suivante :

Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
 éditeur adjoint et vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 :

«  M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez Ishii portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez Ishii cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez Ishii a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez Ishii cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez Ishii se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez Ishii, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Je pense que la démonstration ci-dessus est claire.

Bien à vous, Mme Claudia Méndez Ishii.

Roger Martel

FIN